jeudi 15 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2106162 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | EL HAMEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 juin 2021, Mme A B épouse C, représentée par Me El Hamel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 mai 2021 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de renouveler son certificat de résidence, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle serait susceptible d'être reconduite d'office ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de renouveler son certificat de résidence algérien dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
- il n'est pas motivé ;
- il est entaché d'un vice de procédure tenant à l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;
- il est entaché d'erreur de droit dès lors que, d'une part, sa situation ne relève pas des stipulations de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien, visé à tort par l'arrêté attaqué, mais de celles du 2) et du dernier alinéa de l'article 6 de l'accord franco-algérien et, d'autre part, la préfète du Val-de-Marne ne pouvait se fonder sur l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour rejeter sa demande ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- il n'est pas exclu que la décision fixant le pays de destination méconnaisse les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La requête a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne, qui n'a produit aucun mémoire en défense malgré une mise en demeure du 10 décembre 2021.
Par une ordonnance du 2 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au
2 octobre 2022 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E,
- les conclusions de Mme Letort, rapporteure publique,
- et les observations de Me El Hamel, avocat de Mme B épouse C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B épouse C, ressortissante algérienne née le 12 mai 1996 à Motaganem (Algérie), entrée en France le 30 décembre 2019 sous couvert d'un visa court séjour " famille de français ", a obtenu, le 11 mars 2020, un premier certificat de résidence algérien sur le fondement des stipulations du 2) de l'article 6 de l'accord franco-algérien, valable du
11 février 2020 au 10 février 2021. Par un arrêté du 27 mai 2021, dont elle demande l'annulation, la préfète du Val-de-Marne a refusé de renouveler son certificat de résidence algérien, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourrait être reconduite d'office.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, par un arrêté n° 2021/660 du 1er mars 2021, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Val-de-Marne du même jour, Mme D F, sous-préfète de L'Haÿ-les-Roses, signataire de l'arrêté en litige, a reçu délégation de la préfète du Val-de-Marne à l'effet de signer tous arrêtés et décisions " relevant des attributions de l'Etat dans l'arrondissement de l'Haÿ-les-Roses ", à l'exclusion de certains actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions portant refus de délivrance de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté en litige manque en fait et ne peut qu'être écarté.
2. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ". Aux termes de l'article L. 211-5 de ce code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
3. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué comporte l'indication suffisante des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. D'une part, la circonstance que cet arrêté ait, à tort, visé les stipulations de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien n'est pas suffisante pour considérer qu'il ne serait pas motivé en droit. Il ressort, en effet des termes de cet arrêté que la préfète du Val-de-Marne a relevé que la requérante ne remplissait plus les conditions de délivrance d'un certificat de résidence algérien en qualité de conjoint de français dès lors qu'elle ne justifiait plus d'une communauté de vie, les violences conjugales invoquées n'étant pas démontrées. L'énoncé de ces éléments factuels permettait ainsi à la requérante de comprendre que la préfète du Val-de-Marne avait entendu rejeter sa demande de premier renouvellement de son certificat de résidence algérien en application du dernier alinéa de l'article 6 de l'accord franco-algérien. D'autre part, la circonstance que cet arrêté ne précise pas l'intégralité des éléments de la situation personnelle et familiale de la requérante et se borne à indiquer que les pièces produites ne suffisent pas à démontrer la réalité de violences conjugales ne permet pas davantage de caractériser une insuffisance de motivation en fait de l'arrêté litigieux. Enfin, si la requérante se plaint de ce que l'arrêté critiqué comporte des contradictions et serait mal motivé, le bien-fondé des motifs de l'arrêt auquel se rapporte cette argumentation ne se confond pas avec l'exigence de motivation. Il suit de là que le moyen tiré du défaut de motivation ne peut qu'être écarté.
4. En troisième lieu, Mme B épouse C soutient que la préfète du Val-de-Marne a entaché l'arrêté attaqué d'erreur de droit. D'une part, et ainsi que cela a été dit au point précédent du présent jugement, l'erreur de visa des stipulations de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien n'a eu aucune incidence sur la légalité de l'arrêté contesté dès lors qu'il ressort de l'énoncé de ces éléments factuels retenus par la préfète du Val-de-Marne qu'elle a bien entendu se fonder sur les stipulations du dernier alinéa de l'article 6 de l'accord franco-algérien pour refuser le premier renouvellement du certificat de résidence algérien de la requérante. D'autre part, et contrairement à ce que soutient la requérante, la préfète du Val-de-Marne n'a pas rejeté sa demande de renouvellement de son certificat de résidence algérien en se fondant sur les dispositions de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile mais a seulement entendu relever qu'une régularisation sur un autre fondement était subordonnée à un visa de long séjour en cours de validité dont la requérante ne pouvait justifier. Il suit de là que le moyen tiré d'erreur de droit ne peut qu'être écarté.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. Mme B épouse C soutient qu'elle a épousé M. C, de nationalité française, le 22 novembre 2016, qu'elle réside régulièrement en France depuis plus d'un an et demi, notamment, sous couvert d'un certificat de résidence algérien valable du 11 février 2020 au 10 février 2021, que ses attaches familiales se trouvent sur le territoire français, qu'elle a déposé plainte, le 24 mars 2021, pour des faits de " menace de délit contre les personnes avec ordre de remplir une condition, commise par une personne étant ou ayant été conjoint " commis le 22 mars 2021 et qu'elle est insérée dans la société française.
7. Il ressort des pièces du dossier que la requérante, qui réside en France depuis le 30 décembre 2019, soit depuis dix-sept mois à la date de l'arrêté attaqué, a contracté mariage avec un ressortissant français le 22 novembre 2016, qu'elle est venue rejoindre sur le territoire français. Si au soutien de son argumentation tirée de ce qu'elle a été victime de violences conjugales, la requérante a produit le récépissé d'un dépôt de plainte contre son époux établi le 24 mars 2021 dénonçant des faits de menaces à son endroit commis le 22 mars 2021, ce document, qui n'est pas circonstancié, n'est corroboré par aucun autre document précisant les circonstances dans lesquelles les faits dénoncés ont été commis ainsi que leur nature précise. Dans ces conditions, la préfète du Val-de-Marne, qui n'a pas été en mesure de saisir avec suffisamment de précision la réalité des faits de menaces dont la requérante se prévaut, a pu estimer qu'il ne pouvait se déduire de ce seul document qu'elle avait subi des violences conjugales. La requérante ne conteste, par ailleurs, pas que la communauté de vie a cessé. Alors même que la requérante a signé un contrat d'intégration républicaine et suivi une formation en linguistique, elle ne peut, toutefois, justifier d'une insertion particulière en France. Dans ces circonstances, eu égard à la durée et aux conditions de son séjour, la requérante, qui se prévaut de la présence de sa sœur ainsi que de neveu en France, ne peut, toutefois, être regardée comme dépourvue de toutes attaches familiales dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de vingt-trois ans, et n'est pas fondée à soutenir que la préfète du Val-de-Marne a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels l'arrêté a été pris et a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
8. En cinquième lieu, les stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien régissent de manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, ainsi que les conditions dans lesquelles leurs conjoints et leurs enfants mineurs peuvent s'installer en France. Si une ressortissante algérienne ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au renouvellement du titre de séjour lorsque l'étranger a subi des violences conjugales et que la communauté de vie a été rompue, il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressée, et notamment des violences conjugales alléguées, l'opportunité d'une mesure de régularisation. Il appartient seulement au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation portée sur la situation personnelle de l'intéressée. Toutefois, au vu de la situation décrite au point précédent du présent jugement, Mme B épouse C n'est pas fondée à soutenir que la préfète du Val-de-Marne aurait entaché son arrêté d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
9. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles
L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / () ". Il résulte des dispositions de l'article L. 432-13 que le préfet est tenu de saisir la commission du titre de séjour du cas des étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues à l'article L. 423-1 ou, dans le cas d'un ressortissant algérien, par les stipulations de portée équivalente de l'article 6 de l'accord franco-algérien, auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité et non de celui de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions et stipulations. En l'espèce, Mme B épouse C, qui ne conteste pas n'avoir pas eu de communauté de vie avec son conjoint à la date de la décision attaquée, n'était pas au nombre des étrangers pouvant obtenir de plein droit le renouvellement de son certificat de résidence algérien. Par suite, la préfète du Val-de-Marne n'était pas tenue, en application des dispositions précitées, de soumettre son dossier à la commission du titre de séjour avant de rejeter sa demande. Il suit de là que le moyen invoqué ne peut qu'être écarté.
10. En septième et dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
11. Mme B épouse C, qui se prévaut des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dont la méconnaissance peut être utilement invoquée à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, se borne à alléguer sans apporter davantage de précision qu'elle risquerait des pressions ou des représailles en Algérie, et n'apporte aucun élément susceptible d'établir qu'elle encourrait des risques pour sa vie ou pour sa liberté en cas de retour dans son pays d'origine ou qu'elle risquerait d'y être personnellement exposée à des traitements prohibés par ces stipulations. Il suit de là que le moyen invoqué ne peut qu'être écarté.
12. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B épouse C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 27 mai 2021 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de renouveler son certificat de résidence, l'a obligée à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles que la requérante a présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme B épouse C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B épouse C et à la préfète du Val-de-Marne.
Délibéré après l'audience du 20 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Bonneau-Mathelot, présidente,
- Mme Réchard, première conseillère,
- Mme Luneau, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 décembre 2022.
La rapporteure,
J. RECHARD
La présidente,
S. BONNEAU-MATHELOT La greffière,
S. SCHILDER
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026