jeudi 25 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2106346 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | VI VAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 juillet 2021, M. A C B, représenté par Me Vi Van, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 5 mai 2021 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de Melun lui a suspendu le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
3°) d'enjoindre à l'OFII de lui rétablir rétroactivement les conditions matérielles d'accueil, dans un délai de 3 jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'OFII la somme de 1 200 euros, à verser à son conseil, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à verser à lui-même s'il n'est pas admis à l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- il n'a pas été mis en mesure de présenter ses observations préalablement à l'édiction de la décision attaquée, en méconnaissance du principe du contradictoire ;
- il n'a pas bénéficié de l'entretien de vulnérabilité visé à l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ;
- la décision en litige n'a pas été précédée d'un examen de sa vulnérabilité, en méconnaissance de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen sérieux de sa situation ;
- elle est privée de base légale en raison de l'inconventionnalité de l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur de fait ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 janvier 2022, l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 23 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 9 février 2023 à 12 h 00.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 août 2021.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la décision du Conseil d'Etat n° 428530 et 428564 du 31 juillet 2019, Association LA CIMADE et autres, A.
Vu :
- la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018 ;
- le décret n° 2018-1359 du 28 décembre 2018 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Leconte a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C B, ressortissant de nationalité afghane né le 10 janvier 1996 à Wardak (Afghanistan), a présenté une demande d'asile enregistrée en guichet unique, sous procédure " Dublin ", le 7 octobre 2020, et a accepté le même jour l'offre de prise en charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Par une décision du 5 mai 2021, notifiée le 17 mai suivant, dont M. B demande l'annulation, la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de Melun a suspendu le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 62 du décret du 19 décembre 1991 pris pour l'application de ces dispositions : " L'admission provisoire est demandée sans forme au président du bureau ou de la section ou au président de la juridiction saisie () / L'admission provisoire peut être prononcée d'office si l'intéressé a formé une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été définitivement statué. "
3. M. B ayant été admis à l'aide juridictionnelle totale par la décision du 18 août 2021 susvisée du bureau d'aide juridictionnelle, il n'y a plus lieu d'admettre à titre provisoire l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. D'une part, aux termes de l'article 20 de la directive du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale : " 1. Les États membres peuvent limiter ou, dans des cas exceptionnels et dûment justifiés, retirer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil lorsqu'un demandeur () b) ne respecte pas l'obligation de se présenter aux autorités, ne répond pas aux demandes d'information ou ne se rend pas aux entretiens personnels concernant la procédure d'asile dans un délai raisonnable fixé par le droit national () 5. Les décisions portant limitation ou retrait du bénéfice des conditions matérielles d'accueil ou les sanctions visées aux paragraphes 1, 2, 3 et 4 du présent article sont prises au cas par cas, objectivement et impartialement et sont motivées. Elles sont fondées sur la situation particulière de la personne concernée, en particulier dans le cas des personnes visées à l'article 21, compte tenu du principe de proportionnalité. () ". En outre, aux termes de l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction issue de la loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018, applicable au litige dès lors que M. B a bénéficié des conditions matérielles d'accueil après le 1er janvier 2019 : " Le bénéfice des conditions matérielles d'accueil prévues à l'article L. 744-1 est subordonné : / () / 2° Au respect des exigences des autorités chargées de l'asile, notamment en se rendant aux entretiens, en se présentant aux autorités et en fournissant les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes. () ".
5. D'autre part, par sa décision n° 428530, 428564 du 31 juillet 2019 visée ci-dessus, le Conseil d'Etat a dit pour droit que les dispositions des articles L. 744-7 et L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leur rédaction issue de la loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018, étaient partiellement incompatibles avec la directive n° 2013/33/UE du 26 juin 2013. Le Conseil d'Etat a, par la même décision, précisé les conditions dans lesquelles les autorités compétentes pouvaient, dans l'attente de la modification des articles L. 744-7 et L. 744-8 par le législateur, limiter ou supprimer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil aux demandeurs d'asile qui quittent leur lieu d'hébergement ou la région d'orientation déterminée en application de l'article L. 744-2 du même code ou qui ne respectent pas les exigences des autorités chargées de l'asile. Ainsi, il reste possible à l'OFII de refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, après examen de sa situation particulière et par une décision motivée, au demandeur qui a refusé le lieu d'hébergement proposé ou la région d'orientation. Il lui est également possible, dans les mêmes conditions et après avoir mis, sauf impossibilité, l'intéressé en mesure de présenter ses observations, de suspendre le bénéfice de ces conditions lorsque le demandeur a quitté le lieu d'hébergement proposé ou la région d'orientation ou n'a pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile, notamment de se rendre aux entretiens, de se présenter aux autorités et de fournir les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes. Enfin, si le bénéfice des conditions matérielles d'accueil a été suspendu, le demandeur d'asile peut en demander le rétablissement à l'OFII qui doit apprécier la situation particulière du demandeur à la date de la demande de rétablissement au regard notamment de sa vulnérabilité, de ses besoins en matière d'accueil ainsi que, le cas échéant, des raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acceptation initiale des conditions matérielles d'accueil.
6. En premier lieu, la décision attaquée vise l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la décision du Conseil d'Etat mentionnée au point précédent. Elle mentionne notamment que M. B n'a pas respecté les obligations auxquelles il a consenti lors de l'acceptation de l'offre de prise en charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), en s'abstenant de se présenter au autorités chargées de l'asile. Ainsi, la décision attaquée comporte un énoncé suffisamment précis des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.
7. En deuxième lieu, le requérant n'allègue pas sérieusement ne pas avoir été mis à même de présenter ses observations avant qu'intervienne la décision de suspension en litige, en se bornant à invoquer l'exigence d'un tel préalable contradictoire. L'intéressé n'apporte aucune contestation précise aux éléments produits en défense, justifiant que celui-ci a réceptionné un courrier du 15 avril 2021 l'informant de l'intention de l'OFII de lui suspendre le bénéfice des conditions matérielles d'accueil et l'invitant à présenter ses observations sous quinzaine. Ce vice de procédure ne peut qu'être écarté.
8. En troisième lieu, il résulte des dispositions figurant alors à l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, désormais codifiées aux articles L. 522-1 et suivants du même code, que tout étranger qui demande pour la première fois l'asile en France doit bénéficier d'un entretien personnel à l'Office français de l'immigration et de l'intégration en vue d'une évaluation de sa vulnérabilité. En revanche, il ne ressort ni de ces dispositions ni d'aucun principe général que l'OFII doive obligatoirement proposer un nouvel entretien de vulnérabilité lorsqu'il envisage de mettre fin au bénéfice des conditions matérielles d'accueil mais seulement qu'il doive prendre en compte les vulnérabilités de l'intéressé. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'absence de l'entretien prévu par les dispositions précitées, qui est inopérant, ne peut qu'être écarté.
9. En quatrième lieu, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que l'OFII n'aurait pas, préalablement au prononcé de la décision attaquée, procédé à un examen des circonstances susceptibles de caractériser une situation spécifique de vulnérabilité du requérant. Notamment, celui-ci, dont il n'est pas contesté qu'il n'a produit aucune observation préalablement à l'édiction de la décision en litige, ne saurait soutenir que l'OFII n'aurait pas pris en compte des éléments, tels qu'un certificat médical du 11 décembre 2020, sans même alléguer en avoir fait part ou les avoir communiqués à l'administration. Le moyen tiré du défaut d'examen de sa vulnérabilité, en méconnaissance des dispositions alors codifiées à l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doit être écarté.
10. En cinquième lieu, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que l'OFII aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen, eu égard notamment à ce qu'il vient d'être dit. Ce moyen doit, par suite, être écarté.
11. En sixième lieu, l'OFII a pu se fonder, pour suspendre les conditions matérielles d'accueil du requérant, sur le motif, mentionné par les dispositions de l'article L. 744-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lesquelles sont partiellement incompatibles avec celles de la directive n° 2013/33/UE du 26 juin 2013, tiré du respect des exigences des autorités chargées de l'asile, conformément aux précisions apportées par le Conseil d'Etat, et dans la limite énoncées par celles-ci, ainsi qu'exposé au point 5. Le moyen tiré de ce que la décision contestée serait dépourvue de base légale ne peut, ainsi, qu'être écarté.
12. En septième lieu, pour suspendre le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, la directrice territoriale de l'office s'est fondée sur le motif tiré de la non-présentation de M. B au autorités chargées de l'asile. Tout d'abord, le requérant n'apporte aucune contestation sérieuse, en se bornant à évoquer son " supposé placement en fuite ". Or, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a été déclaré en fuite par les services préfectoraux, sa convocation en vue de son transfert aux autorités autrichiennes, reconnues responsables de l'examen de sa demande d'asile, étant restée infructueuse. Ensuite, le requérant expose être atteint de stress post-traumatique à raison d'un vécu particulièrement violent en Afghanistan, produisant pour corroborer ses dires un certificat médical du 11 décembre 2020, qui constate des cicatrices, et une description de symptômes psychiques, compatibles avec les atteintes à son intégrité physique et psychique déclarées par M. B. Toutefois, ni ces éléments, ni l'avis émis postérieurement à la décision attaquée, le 12 août 2021, par le médecin coordonnateur de zone, recommandant l'attribution d'un logement " sans caractère d'urgence " afin de favoriser le suivi médical de M. B, ne suffisent à établir un état de santé caractérisant une vulnérabilité faisant obstacle à une suspension des conditions matérielles d'accueil. En outre, il ressort des déclarations de l'intéressé lors de l'entretien de vulnérabilité du 7 octobre 2020, ainsi que celles faites deux mois après la décision contestée, le 3 août 2021, que celui-ci, alors âgé de vingt-cinq ans, n'est pas isolé en France, où réside l'un de ses frères et où il a pu durablement bénéficier d'un hébergement chez des amis. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit être écarté.
13. En dernier lieu, le requérant n'assortit d'aucune précision le moyen tiré d'une erreur de fait. A supposer ces écritures dirigées contre les mentions de son placement en fuite et d'une absence de facteur particulier de vulnérabilité, eu égard à ce qui a été dit au point précédent, ce moyen ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision de la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de Melun du 5 mai 2021, ses conclusions à fin d'annulation devant ainsi être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de celles présentées par ce dernier à fin d'injonction et au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire présentée par M. B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C B, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et à Me Vi Van.
Copie en sera communiquée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au préfet de Seine-et-Marne.
Délibéré après l'audience du 4 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Lopa Dufrénot, présidente,
Mme Leconte, conseillère,
Mme Delon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 25 mai 2023.
La rapporteure,
S. LECONTELa présidente,
M. LOPA DUFRÉNOTLa greffière,
V. TAROT
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026