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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2106426

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2106426

vendredi 13 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2106426
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème chambre
Avocat requérantGERPHAGNON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 6 juillet 2021, le 9 juillet 2021 et le 12 novembre 2021, M. A et Mme E D, représentés par Me Leboucher, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 10 mars 2021 par lequel le maire de Saint-Pathus ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de M. B tendant à la division du terrain situé 8 allée des Mimosas et cadastré ZC n°293 ;

2°) de mettre à la charge de la commune la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Les requérants soutiennent que :

- ils disposent d'un intérêt leur donnant qualité à agir ;

- le dossier de déclaration préalable est irrégulier dès lors que le dossier a été signé par Mme B qui n'a pas reçu de mandat pour représenter le pétitionnaire ;

- le dossier de déclaration préalable est incomplet au regard des dispositions de l'article R. 441-10 du code de l'urbanisme dès lors qu'il ne comporte pas de document indiquant l'aménagement projeté ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles UB 3 et UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme, dès lors que l'accès à la nouvelle parcelle se ferait en virage, se terminerait en impasse sans possibilité de faire demi-tour et qu'il ne serait pas possible de créer trois places de stationnement sur le terrain à bâtir ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article UB 13 du règlement de plan local d'urbanisme dès lors qu'un noyer devra être abattu ;

- elle est également entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article UB 5 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que la parcelle créée serait de 483 m² alors que le plan local d'urbanisme autorise une construction nouvelle pour un minimum d'une surface de 800 m² ;

- elle méconnait les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.

Par un mémoire en défense enregistré le 7 septembre 2021, la commune de Saint-Pathus, représentée par Me Agostini, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce que le tribunal mette en œuvre les dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et, en tout état de cause, à ce que la somme de 2 500 euros et les entiers dépens soient mis à la charge des requérants au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le dossier de déclaration préalable était complet ;

- l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme n'a pas été méconnu ;

- le maire n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles UB 3, UB 5, UB 12 et UB 13 du règlement du plan local d'urbanisme.

Par un mémoire enregistré le 12 octobre 2021, Mme et M. B, représentés par Me Gerphagnon, concluent au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- le dossier de déclaration préalable était complet ;

- l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme n'a pas été méconnu ;

- le maire n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles UB 3, UB 5, UB 12 et UB 13 du règlement du plan local d'urbanisme.

Par une lettre du 4 mars 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 1er avril 2022 sans information préalable.

Une ordonnance de clôture immédiate a été prise le 24 mai 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Senichault de Izaguirre, conseillère,

- les conclusions de Mme Morisset, rapporteure publique,

- et les observations de Me Leboucher, représentant de Mme et M. D, et de Me Buonomo, représentant de la commune de Saint-Pathus.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 10 mars 2021, le maire de Saint-Pathus ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par M. B le 3 février 2021 pour la division de son terrain de 1 105 m² en deux lots en vue de créer un lot à bâtir d'une surface maximum de 483 m² destiné à recevoir une construction nouvelle sur la parcelle cadastrée ZC 293 située 8 allée des Mimosas. Par la présente instance, les requérants demandent l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire () sont adressées () ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; / b) Soit, en cas d'indivision, par un ou plusieurs co-indivisaires ou leur mandataire ; / c) Soit par une personne ayant qualité pour bénéficier de l'expropriation pour cause d'utilité publique ". Aux termes de l'article R. 431-5 du même code : " La demande de permis de construire précise : a) L'identité du ou des demandeurs () La demande comporte également l'attestation du ou des demandeurs qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R. 423-1 pour déposer une demande de permis ".

3. Il résulte de ces dispositions que les déclarations préalables doivent seulement comporter, comme les demandes de permis de construire en vertu de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme, l'attestation du pétitionnaire qu'il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1 précité. Les autorisations d'utilisation du sol, qui ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme, étant accordées sous réserve du droit des tiers, il n'appartient pas à l'autorité compétente de vérifier, dans le cadre de l'instruction d'une déclaration ou d'une demande de permis, la validité de l'attestation établie par le demandeur. Les tiers ne sauraient donc utilement, pour contester une décision accordant une telle autorisation au vu de l'attestation requise, faire grief à l'administration de ne pas en avoir vérifié l'exactitude. Toutefois, lorsque l'autorité saisie d'une telle déclaration ou d'une demande de permis de construire vient à disposer au moment où elle statue, sans avoir à procéder à une instruction lui permettant de les recueillir, d'informations de nature à établir son caractère frauduleux ou faisant apparaître, sans que cela puisse donner lieu à une contestation sérieuse, que le pétitionnaire ne dispose, contrairement à ce qu'implique l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme, d'aucun droit à la déposer, il lui revient de s'opposer à la déclaration ou de refuser la demande de permis pour ce motif.

4. Si les requérants soutiennent que le formulaire de déclaration préalable n'était pas régulier dès lors qu'il a été signé par Mme B et non par le déclarant M. B, il ressort de ce qu'il vient d'être dit qu'il n'appartient pas à l'autorité compétente de vérifier, dans le cadre de l'instruction d'une déclaration préalable, la validité de l'attestation établie par le demandeur en application de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que la commune de Saint-Pathus a sollicité le 8 février 2021, une demande de régularisation portant sur la signature apposée sur formulaire de déclaration préalable et que le formulaire rectifié a été transmis aux services de la mairie le 15 février 2021 dûment signé par M. B. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité du dossier doit être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 441-10 du code de l'urbanisme : " Le dossier joint à la déclaration comprend : / a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; / b) Un plan sommaire des lieux indiquant les bâtiments de toute nature existant sur le terrain ; / c) Un croquis et un plan coté dans les trois dimensions de l'aménagement faisant apparaître, s'il y a lieu, la ou les divisions projetées./ Il est complété, s'il y a lieu, par les documents mentionnés aux articles R. 441-4-1 et R. 441-5, au a de l'article R. 441-6, aux articles R. 441-6-1 à R. 441-8-1 et au b de l'article R. 442-21 ".

6. Le dossier de déclaration préalable précise que le projet consiste dans la division de la parcelle ZC n°293 en vue de construire. Il comporte un plan de situation, un plan sommaire des lieux ainsi qu'un plan coté permettant d'identifier les parcelles dont la division est projetée au sein de l'unité foncière existante. Ces plans, qui comportaient une description suffisante du projet de division, étaient les seuls que le pétitionnaire était tenu de joindre à sa déclaration en application des dispositions précitées du code de l'urbanisme. Le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de déclaration préalable sera par suite écarté.

7. Aux termes de l'article L. 421-6 du code de l'urbanisme : " Le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé que si les travaux projetés sont conformes aux dispositions législatives et réglementaires relatives à l'utilisation des sols, à l'implantation, la destination, la nature, l'architecture, les dimensions, l'assainissement des constructions et à l'aménagement de leurs abords et s'ils ne sont pas incompatibles avec une déclaration d'utilité publique. / () ". Il résulte des dispositions du code de l'urbanisme que les lotissements, qui constituent des opérations d'aménagement ayant pour but l'implantation de constructions, doivent respecter les règles tendant à la maîtrise de l'occupation des sols édictées par le code de l'urbanisme ou les documents locaux d'urbanisme, même s'ils n'ont pour objet ou pour effet, à un stade où il n'existe pas encore de projet concret de construction, que de permettre le détachement d'un lot d'une unité foncière. Il appartient, en conséquence, à l'autorité compétente de refuser le permis d'aménager sollicité ou de s'opposer à la déclaration préalable notamment lorsque, compte tenu de ses caractéristiques telles qu'elles ressortent des pièces du dossier qui lui est soumis, un projet de lotissement permet l'implantation de constructions dont la compatibilité avec les règles d'urbanisme ne pourra être ultérieurement assurée lors de la délivrance des autorisations d'urbanisme requises.

8. En troisième lieu, l'article UB 3 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à l'accès et à la voirie précise que : " Pour être constructible un terrain doit avoir un accès à une voie publique ou privée ouverte à la circulation automobile (). ". " () Les accès doivent être situés en des points les plus éloignés possible des carrefours existants, des virages et autres endroits ou la visibilité est mauvaise (). / En cas de création d'une ou plusieurs voies desserte, celles-ci devront être aménagées, si elles se terminent en impasse, de telle sorte que les véhicules puissent faire demi-tour () ".

9. D'une part, s'il est constant que le projet litigieux prévoit que l'accès au terrain détaché se fera dans une partie de l'allée des Mimosas qui forme un arc de cercle, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'un autre accès soit possible et que la visibilité soit mauvaise à cet endroit. D'autre part, contrairement à ce que soutiennent les requérants, le projet ne prévoit pas de création d'une voie de desserte, mais seulement une voie interne au projet. Il en résulte que la branche du moyen tiré de la méconnaissance des dispositions imposant l'aménagement d'une voie de desserte permettant les demi-tour des véhicules est inopérant. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.

10. En quatrième lieu, aux termes du point 2 de l'article UB 12 du même règlement relatif au stationnement pour les constructions à usage d'habitation individuelle : " Il doit être créé trois places de stationnement par logement dont une au moins sera couverte ".

11. Le projet litigieux, qui consiste uniquement en la division d'un lot à bâtir, ne permet pas de déterminer en l'état actuel le nombre de places de stationnement et il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment du plan de division produit que, compte tenu des caractéristiques et de la superficie du terrain, le nouveau lot créé ne permettrait pas la création de trois places de stationnement. Ainsi, il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet d'aménagement litigieux est de nature à permettre l'implantation de constructions dont la compatibilité avec les dispositions de l'article UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme ne pourra être ultérieurement assurée lors de la délivrance des autorisations d'urbanisme requises. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.

12. En cinquième lieu, aux termes de l'article UB 13 relatif aux espaces libres et plantations et espaces boisés classés du règlement du plan local d'urbanisme : " Les plantations existantes doivent être maintenues ou remplacées par des plantations en nombre équivalent ".

13. Il ressort des pièces du dossier qu'en l'état actuel du projet, l'arbre situé sur la parcelle ne sera pas abattu et, eu égard aux caractéristiques et à la superficie du terrain, il ne peut pas être soutenu qu'un arbre similaire ne pourrait pas être replanté ailleurs sur le terrain. Ainsi, il ne ressort pas des pièces du dossier que ce projet est de nature à permettre l'implantation de constructions dont la compatibilité avec les dispositions de l'article UB 13 du règlement du plan local d'urbanisme ne pourra être ultérieurement assurée lors de la délivrance des autorisations d'urbanisme requises. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.

14. En sixième lieu, les dispositions de l'article 157 de la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové font obstacle à ce que les dispositions du règlement de la zone UB du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Pathus fixent la superficie minimale des terrains constructibles, à son article UB 5. Il en résulte que, depuis l'entrée en vigueur de la loi précitée du 24 mars 2014, les règles de surface minimale de terrain constructible existantes sont devenues inopposables aux demandes de permis de construire, une autorité administrative ne devant pas appliquer un règlement devenu illégal. Dans ces conditions, les requérants ne peuvent utilement soutenir que le projet litigieux méconnaîtrait les dispositions de l'article UB 5 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, ce moyen doit être écarté comme étant inopérant.

15. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".

16. Il résulte de ces dispositions que si les constructions projetées portent atteinte aux paysages naturels ou urbains avoisinants, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage naturel ou urbain de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site naturel ou urbain sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.

17. Il ressort des pièces du dossier que le projet actuel, qui consiste en la division parcellaire d'un terrain, ne prévoit aucune construction. En outre, il ressort notamment des plans et des photographies produites que le terrain d'assiette de projet, qui est entouré par des constructions, est localisé au sein d'une zone urbanisée pavillonnaire ne faisant l'objet d'aucune protection patrimoniale, environnementale, historique ou urbanistique. Dans ces conditions, il n'est pas établi que le projet d'aménagement litigieux ne permettrait pas une implantation de constructions dont la compatibilité avec les règles d'urbanisme précitées ne pourrait être ultérieurement assurée lors de la délivrance des autorisations d'urbanisme requises.

18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 10 mars 2021 du maire de la commune de Saint-Pathus doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

19. D'une part, en l'absence de dépens exposés dans le cadre de la présente instance, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées par la commune de Saint-Pathus au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative.

20. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Pathus, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.

21. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge des requérants la somme de 750 euros à verser à la commune de Saint-Pathus et la somme de 750 euros à verser à M. B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme et M. D est rejetée.

Article 2 : Mme et M. D verseront une somme de 750 euros à la commune de Saint-Pathus au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Mme et M. D verseront une somme de 750 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme E et M. A D, à la commune de Saint-Pathus et à M. C B.

Délibéré après l'audience du 22 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Mullié, présidente,

Mme Blanc, conseillère,

Mme Senichault de Izaguirre, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 octobre 2023.

La rapporteure,

J. SENICHAULT DE IZAGUIRRELa présidente,

N. MULLIE

La greffière,

C. ROUILLARD

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

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