mardi 7 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2106697 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET LANDOT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 14 juillet 2021, le 22 juillet 2021, le
17 juin 2023 et le 4 mars 2024, la société civile immobilière Predamm doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision par laquelle le maire de la commune de Dammartin-sur-Tigeaux a rejeté sa demande tendant au raccordement des bâtiments situés 33 grande rue à Dammartin-sur-Tigeaux au réseau public d'eau et lui a demandé de régulariser sa situation par le biais d'un permis de construire modificatif ou une déclaration préalable ;
2°) de condamner la commune de Dammartin-sur-Tigeaux à lui verser une indemnité compensatoire de 8 000 euros ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Dammartin-sur-Tigeaux le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense enregistrés les 1er mars et 18 avril 2024, la commune de Dammartin-sur-Tigeaux, représentée par Me Landot, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce qu'il soit prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et à ce qu'il soit mis à la charge de la SCI Predamm la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 3Constater qu'il n'y a pas lieu à statuer sur une requête ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ;
5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
Sur les conclusions aux fins de non-lieu à statuer présentées en défense :
2. Par sa requête, la SCI Predamm demande au tribunal d'annuler la décision par laquelle le maire de la commune de Dammartin-sur-Tigeaux a rejeté sa demande tendant au raccordement des bâtiments situés au 33 grande rue à Dammartin-sur-Tigeaux au réseau public d'eau. Il est constant que, postérieurement à l'introduction de la requête, le raccordement de ces bâtiments au réseau public d'eau a été effectué. A supposer que la SCI Predamm ait entendu maintenir ses conclusions à fin d'annulation dans son dernier mémoire, celles-ci ont nécessairement perdu leur objet du fait de l'autorisation et de la réalisation de ces travaux et il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions indemnitaires :
3. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la
réclamation () ".
4. Par ses mémoires enregistrés le 17 juin 2023 et le 4 mars 2024, la SCI Predamm a sollicité la condamnation de la commune de Dammartin-sur-Tigeaux à lui verser une indemnité de 10 000 euros puis de 8 000 euros en réparation des préjudices subis du fait des retards dans le raccordement des deux bâtiments dont elle est propriétaire au réseau public d'eau. Or à ce jour, et en dépit de la fin de non-recevoir soulevée à cet égard en défense, la société requérante n'a pas produit la demande par laquelle elle aurait préalablement sollicité ces sommes auprès du maire de Dammartin-sur-Tigeaux ou, le cas échéant, la décision de cette même autorité rejetant sa demande indemnitaire préalable. Par suite, les conclusions indemnitaires présentée par la SCI Predamm sont manifestement irrecevables et doivent, dès lors, être rejetées en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Sur les frais liés à l'instance :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par la SCI Predamm, qui ne justifie au demeurant pas avoir exposé de tels frais.
6. D'autre part, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la SCI Predamm le versement d'une somme sur le fondement des dispositions de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête de la SCI Predamm.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société civile immobilière Predamm et à la commune de Dammartin-sur-Tigeaux.
Le président de la 2ème chambre,
D. LALANDE
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2106697
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026