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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2106729

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2106729

mardi 24 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2106729
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6ème chambre
Avocat requérantCABINET ATHON-PEREZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 juillet 2021 et 12 septembre 2023, M. A B, représenté par le cabinet Athon-Perez, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite du 22 mai 2021 par laquelle le ministre de la transition écologique a rejeté sa demande de paiement de l'allocation temporaire d'invalidité ;

2°) d'enjoindre, à titre principal, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, de procéder au versement de l'allocation temporaire d'invalidité à compter du 1er mai 2018, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre, à titre subsidiaire, au ministre de la transition écologique, de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

4°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 183 800 euros en réparation du préjudice qu'il estime avoir subi, majorée des intérêts au taux légal à compter de la notification de sa réclamation préalable, et de leur capitalisation ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision portant rejet de sa demande d'allocation temporaire d'invalidité méconnaît les dispositions de l'article 65 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique d'Etat ;

- la responsabilité sans faute du ministre doit être engagée du fait de sa maladie reconnue imputable au service ;

- la responsabilité pour faute de son administration doit être engagée, du fait de l'inertie dans la gestion de son dossier de maladie professionnelle d'une part, et du manquement à l'obligation de protection de sa santé d'autre part.

Par un mémoire enregistré le 18 août 2023, le préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris conclut :

- au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation, dès lors que l'allocation temporaire d'invalidité lui a été accordée par décision du 27 juin 2022 ;

- au rejet des conclusions à fin d'indemnisation.

Il fait valoir que :

- le requérant n'apporte pas la preuve d'une faute de l'administration, tant s'agissant de la prétendue inertie dans la gestion de son dossier, que s'agissant de la méconnaissance de l'obligation de protection de sa santé ;

- il n'établit pas la réalité du déficit fonctionnel temporaire, des souffrances endurées ainsi que du préjudice esthétique temporaire et permanent ;

- à supposer ces préjudices établis, les sommes demandées sont surévaluées.

La requête a été communiquée au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires qui n'a pas produit de mémoire en défense.

La requête a été communiquée au préfet de la Guyane qui n'a pas produit d'observations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Seignat ;

- les conclusions de Mme Deleplancque, rapporteure publique.

- les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, a été recruté au sein de la subdivision des bases aériennes de la direction départementale de l'équipement de la Guyane le 1er janvier 1991. Il a été titularisé le 1er janvier 1992 dans le corps des personnels d'exploitation des travaux publics. Par arrêté du 27 novembre 2007, l'intéressé a été muté sur sa demande au centre d'entretien et d'intervention de Montgeron, au grade de chef d'équipe d'exploitation principal des travaux publics, avant d'être muté à l'unité exploitation de la route de Chevilly-Larue, par arrêté du 22 septembre 2011. Le 1er septembre 2021, M. B a été admis à la retraite et radié des cadres. Dès le 22 octobre 1992, un déficit auditif bilatéral était constaté chez M. B. Le 25 avril 2002, la commission de réforme émettait un avis favorable à la reconnaissance d'une maladie professionnelle, avis suivi par le directeur départemental de l'équipement de la Guyane dans une décision du 4 septembre 2007 reconnaissant l'imputabilité au service de la maladie. Par un avis du 19 mars 2019, la commission de réforme a fixé la date de consolidation de la maladie professionnelle au 24 avril 2018 avec un taux d'incapacité permanente partielle de 30 %, avis suivi par le directeur des routes d'Ile-de-France dans une décision du 28 mars 2019. Par courrier du 7 mai 2019, notifié le 13 mai 2019, M. B sollicitait l'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité auprès du directeur des routes d'Ile-de-France. Une expertise médicale était alors diligentée, et le rapport d'expertise était rendu le 10 mai 2021, concluant à une consolidation au 17 avril 2018, avec un taux d'incapacité permanente partielle de 30%. Par courrier du 19 mars 2021, notifié le 22 mars 2021, M. B sollicitait le versement de son allocation temporaire d'invalidité et présentait une demande indemnitaire préalable, demande rejetée implicitement par le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires. Le 27 juin 2022, l'administration a octroyé l'allocation temporaire d'invalidité à M. B, à compter du 17 avril 2018, au taux d'incapacité permanente partielle de 30 %, liquidée en août 2022, puis mensuellement à compter de cette date. M. B demande au tribunal d'annuler la décision implicite refusant le versement de son allocation temporaire d'invalidité et d'indemniser le préjudice qu'il estime avoir subi.

Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction :

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, par décision du 27 juin 2022, l'allocation temporaire d'invalidité a été accordée à M. B, à compter du 17 avril 2018, au taux d'incapacité permanente partielle de 30 %, liquidée en août 2022, puis mensuellement à compter de cette date.

3. Par suite, les conclusions à fin d'annulation ont perdu leur objet et il n'y a plus lieu de statuer sur ces dernières, ainsi que, par voie de conséquence, sur les conclusions à fin d'injonction.

Sur les conclusions à fin d'indemnisation :

En ce qui concerne la responsabilité de l'administration :

S'agissant de la responsabilité pour faute :

4. En premier lieu, l'article 23 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires dispose que " des conditions d'hygiène et de sécurité de nature à préserver leur santé et leur intégrité physique sont assurées aux fonctionnaires durant leur travail. " L'article 2-1 du décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l'hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu'à la prévention médicale dans la fonction publique prévoit que : " Les chefs de service sont chargés, dans la limite de leurs attributions et dans le cadre des délégations qui leur sont consenties, de veiller à la sécurité et à la protection de la santé des agents placés sous leur autorité ". Aux termes de l'article 3 du même décret : " Dans les administrations et établissements mentionnés à l'article 1er, les règles applicables en matière de santé et de sécurité sont, sous réserve des dispositions du présent décret, celles définies aux livres I er à V de la quatrième partie du code du travail ". Aux termes de l'article L. 4121-1 du code du travail : " L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. / Ces mesures comprennent : / 1° Des actions de prévention des risques professionnels, y compris ceux mentionnés à l'article L. 4161-1 ; / 2° Des actions d'information et de formation ; / 3° La mise en place d'une organisation et de moyens adaptés. / L'employeur veille à l'adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l'amélioration des situations existantes. " Aux termes de l'article L. 4121-2 du même code: " L'employeur met en œuvre les mesures prévues à l'article L. 4121-1 sur le fondement des principes généraux de prévention suivants : / 1° Eviter les risques ; / 2° Evaluer les risques qui ne peuvent pas être évités ; / 3° Combattre les risques à la source ; / 4° Adapter le travail à l'homme, en particulier en ce qui concerne la conception des postes de travail ainsi que le choix des équipements de travail et des méthodes de travail et de production, en vue notamment de limiter le travail monotone et le travail cadencé et de réduire les effets de ceux-ci sur la santé; / 5° Tenir compte de l'état d'évolution de la technique ; / 6° Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n'est pas dangereux ou par ce qui est moins dangereux ; / 7° Planifier la prévention en y intégrant, dans un ensemble cohérent, la technique, l'organisation du travail, les conditions de travail, les relations sociales et l'influence des facteurs ambiants, notamment les risques liés au harcèlement moral et au harcèlement sexuel, tels qu'ils sont définis aux articles L. 1152-1 et L. 1153-1, ainsi que ceux liés aux agissements sexistes définis à l'article L. 1142-2-1 ; / 8° Prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle ; / 9° Donner les instructions appropriées aux travailleurs. ".

5. M. B soutient que son employeur a manqué à son obligation de sécurité dès lors que les protections auditives fournies étaient insuffisantes et qu'il aurait dû être reclassé sur un poste ne l'exposant pas aux nuisances sonores. Il résulte de l'instruction que, dès 1992, suite au premier test audiométrique, conformément aux préconisations du médecin du travail, il a été doté d'un casque de protection auditive, matériel ayant été amélioré en 1994. Au vu du certificat médical du 19 novembre 1992, comme du compte rendu de la visite d'information et de prévention périodique du médecin du travail du 11 avril 2019, seul le port de protections auditives était impérativement préconisé. Par suite, l'intéressée n'établit pas l'existence d'une faute de l'administration résultant d'une carence à prendre les mesures nécessaires et suffisantes pour assurer sa sécurité.

6. En deuxième lieu, M. B invoque le délai anormalement long des procédures de reconnaissance de sa maladie professionnelle. Il résulte de l'instruction que le déficit auditif de l'intéressé a été constaté, pour la première fois, le 22 novembre 1992. La commission de réforme, saisie pour avis sur la demande de reconnaissance d'une maladie professionnelle, s'est prononcée favorablement le 25 avril 2002. Par décision du 4 septembre 2007, le directeur départemental de l'équipement de Guyane reconnaissait l'imputabilité au service de la maladie de M. B. Une expertise était réalisée le 24 avril 2018, confirmant le déficit auditif bilatéral de l'intéressé et fixant son taux d'incapacité permanente partielle à 30 %. Par un avis du 19 mars 2019, la commission de réforme fixait la date de consolidation de sa pathologie au 24 avril 2018. Par décision du 28 mars 2019, le directeur des routes d'Ile-de-France admettait un taux d'incapacité permanente partielle de 30% et une date de consolidation au 24 avril 2018, informant M. B de la possibilité de bénéficier de l'allocation temporaire d'invalidité. Par suite, au vu des cinq années qui séparent l'avis positif de la commission de réforme sur l'existence d'une maladie professionnelle et sa reconnaissance par l'employeur, M. B est fondé à soutenir que l'administration a commis une faute au regard des délais déraisonnables dans lesquels elle a reconnu le caractère professionnel de sa pathologie.

7. Si M. B invoque un délai anormalement long de la prise en charge financière de ses prothèses auditives, il résulte de l'instruction, que l'intéressé a demandé à bénéficier d'aides auditives en août 2011 et qu'il a été fait droit à sa demande en avril 2012, soit dans un délai de 8 mois qui n'apparaît pas déraisonnable. Par conséquent, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'administration aurait commis une faute du fait de son inertie dans la prise en charge de ses prothèses auditives.

8. Enfin, M. B invoque un délai anormalement long dans le versement de son allocation temporaire d'invalidité, dès lors qu'il a formé sa demande en mai 2019 et que l'allocation temporaire d'invalidité lui a été accordée seulement en juin 2022. Toutefois, il résulte de l'instruction que le délai de traitement de sa demande a été prolongé, d'une part, du fait de la crise sanitaire et d'autre part, du fait que l'intéressé ne se soit pas présenté à l'examen médical du 19 mai 2020, ce qui a repoussé la tenue de la commission départementale de réforme. Dans ces circonstances, le délai de traitement de deux ans n'apparaît pas anormalement long et M. B n'est pas fondé à soutenir que l'administration aurait commis une faute du fait de son inertie dans le versement de son allocation temporaire d'invalidité.

S'agissant de la responsabilité sans faute :

9. Les dispositions qui instituent, en faveur des fonctionnaires victime d'accidents de service ou de maladies professionnelles, une rente d'invalidité en cas de mise à la retraite et une allocation temporaire d'invalidité en cas de maintien en activité déterminent forfaitairement la réparation à laquelle les intéressés peuvent prétendre, au titre des conséquences patrimoniales de l'atteinte à l'intégrité physique, dans le cadre de l'obligation qui incombe aux collectivités publiques de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions. Elles ne font en revanche obstacle ni à ce que le fonctionnaire qui subit, du fait de l'invalidité ou de la maladie, des préjudices patrimoniaux d'une autre nature ou des préjudices personnels, tels que des souffrances physiques ou morales, un préjudice esthétique ou d'agrément ou des troubles dans les conditions d'existence, obtienne de la personne publique qui l'emploie, même en l'absence de faute de celle-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice, ni à ce qu'une action de droit commun pouvant aboutir à la réparation intégrale de l'ensemble du dommage soit engagée contre la personne publique, dans le cas notamment où l'accident ou la maladie serait imputable à une faute de nature à engager la responsabilité de cette personne.

10. Il est constant que la pathologie de M. B revêt un caractère professionnel. Par suite, il est fondé à invoquer la responsabilité sans faute de l'Etat à raison de cette maladie professionnelle.

En ce qui concerne les préjudices :

S'agissant des préjudices subis au titre de la responsabilité pour faute :

11. M. B sollicite l'indemnisation des souffrances morales résultant du délai anormalement long de reconnaissance du caractère professionnel de sa pathologie, cinq années s'étant écoulées entre l'avis positif de la commission de réforme sur l'existence d'une maladie professionnelle et sa reconnaissance par l'employeur, délai qu'il soutient avoir vécu comme une remise en question de la réalité de sa maladie et une absence de soutien de son administration. Par suite, il sera fait une juste appréciation des souffrances endurées par le requérant en évaluant ce poste de préjudice à la somme de 1 200 euros.

S'agissant des préjudices subis au titre de la responsabilité sans faute :

Quant aux préjudices temporaires :

12. En premier lieu, M. B sollicite l'indemnisation des souffrances morales liées à l'isolement et à la tristesse résultant de sa surdité. Il sera fait une juste appréciation des souffrances endurées par le requérant en évaluant ce poste de préjudice à la somme de 1 200 euros.

13. En second lieu, il résulte de l'instruction que M. B a subi un déficit fonctionnel temporaire partiel de classe III de la constatation de sa maladie le 22 octobre 1992 à sa date de consolidation le 24 avril 2018. Il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en l'évaluant à la somme de 27 945 euros.

Quant aux préjudices permanents :

14. En premier lieu, l'intéressé sollicite l'indemnisation du préjudice esthétique résultant du port de prothèses auditives. Il sera fait une juste appréciation de son préjudice esthétique en lui allouant une somme de 800 euros.

15. En deuxième lieu, s'il est demandé l'indemnisation d'un préjudice d'agrément résultant de ce que M. B ne peut plus pratiquer la chasse, ce dernier n'apporte aucun élément de nature à établir l'existence d'un tel préjudice.

16. En dernier lieu, M. B sollicite l'indemnisation de son déficit fonctionnel permanent. Il résulte de l'instruction que le taux d'incapacité permanente partielle a été fixé à 30 % avec une date de consolidation de la pathologie au 24 avril 2018, date à laquelle l'intéressé avait 57 ans. Il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en l'évaluant à la somme de 40 000 euros.

17. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est fondé à demander la condamnation de l'Etat à lui verser la somme de 71 145 euros.

Sur les intérêts et leur capitalisation :

18. M. B a droit aux intérêts de la somme de 71 145 euros à compter de la date de réception de sa demande indemnitaire préalable le 22 mars 2021.

19. La capitalisation des intérêts a été demandée lors de l'introduction de la requête le 15 juillet 2021. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 15 juillet 2022, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.

Sur les frais liés au litige :

20. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

21. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à M. B au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

DÉCIDE :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de M. B.

Article 2 : L'Etat est condamné à verser à M. B une somme de 71 145 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 22 mars 2021. Les intérêts échus à la date du 15 juillet 2022, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.

Article 3 : L'Etat versera à M. B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié M. A B et au préfet de la région d'Ile-de-France.

Copie en sera adressée au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Délibéré après l'audience du 10 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Dewailly, président,

Mme Iffli, conseillère,

Mme Seignat, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 septembre 2024.

La rapporteure,

D. SEIGNAT

Le président,

S. DEWAILLYLa greffière,

L. SUEUR

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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