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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2106735

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2106735

jeudi 30 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2106735
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème chambre
Avocat requérantMISSEOU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2021, Mme E A, représentée par Me Misseou, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 9 avril 2021 par lequel le préfet du Val-de-Marne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire en qualité d'étranger malade ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

Sur le refus de titre de séjour :

- la décision attaquée est entachée d'incompétence, à défaut de preuve d'une délégation de signature dont bénéficiait son auteur ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation en fait ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation particulière ;

- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière, en l'absence de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration permettant de vérifier que le médecin à l'origine du rapport médical n'a pas siégé au sein du collège de médecins ayant rendu l'avis du 8 décembre 2020 ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 313-11 11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle viole les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'un défaut de motivation en fait ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation particulière ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est illégale, du fait de l'illégalité entachant les décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juillet 2021, la préfète du Val-de-Marne conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 6 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 6 octobre 2022 à 12 h 00.

Mme E A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 juin 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord du 23 septembre 2006 entre le Gouvernement de la République Française et le Gouvernement de la République du Sénégal relatif à la gestion concertée des flux migratoires ainsi que son avenant signé le 25 février 2008 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique, le rapport de Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. Mme E A, ressortissante sénégalaise née le 23 août 1997, est entrée en France le 1er septembre 2017 sous couvert d'un visa long séjour en qualité d'étudiante. Elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade. Par un arrêté du 9 avril 2021, dont elle demande l'annulation, le préfet du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la légalité de la décision portant refus de séjour :

2. En premier lieu, par arrêté n° 2021/659 du 1er mars 2021 publié au recueil des actes administratifs du 1er mars 2021, le préfet du Val-de-Marne a délégué à M. C D, en sa qualité de sous-préfet de Nogent-sur-Marne, sa signature de l'ensemble des actes relatifs aux attributions de l'Etat dans l'arrondissement de Nogent-sur-Marne, au nombre desquels figure la décision attaquée. Le moyen manque ainsi en fait et doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". En vertu de l'article L. 211-5 du même code, la motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision.

4. Il résulte des termes de la décision attaquée que sont mentionnés l'ensemble des considérations de fait qui la fondent, notamment la teneur de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ainsi que les éléments tenant à l'état de santé et à la situation personnelle de Mme A depuis son entrée sur le territoire français. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut de motivation en fait doit être écarté.

5. En troisième lieu, il ne résulte pas davantage des termes de la décision attaquée que celle-ci, au seul motif que le préfet s'est fondé sur l'avis du collège des médecins de l'OFII, serait entachée d'un défaut d'examen de sa situation particulière, alors qu'il ressort des termes de cette même décision que son droit au séjour a également été examiné au regard de sa vie privée et familiale, de sorte que le moyen ne peut qu'être écarté.

6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur, désormais codifié à l'article L. 425-9 du même code : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / () 11° A l'étranger résidant habituellement en France, si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La condition prévue à l'article L. 313-2 n'est pas exigée. La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission () ". Aux termes de l'article R. 313-22 du même code, alors en vigueur, désormais codifié à l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application du 11° de l'article L. 313-11, le préfet délivre la carte de séjour au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé () ". Aux termes de l'article R. 313-23 du même code, alors en vigueur, désormais codifié à l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 313-22 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa de l'article R. 313-22. () Le collège à compétence nationale, composé de trois médecins, émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du présent article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'office. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège () ". Enfin, aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le collège de médecins à compétence nationale de l'office comprend trois médecins instructeurs des demandes des étrangers malades, à l'exclusion de celui qui a établi le rapport () ".

7. D'une part, il ressort des termes de l'avis du collège des médecins de l'OFII du 9 décembre 2020, versé au débat par le défendeur, que le médecin qui a établi le rapport médical sur l'état de Mme A, le docteur F, ne figurait pas parmi les médecins ayant siégé et délibéré au sein du collège de l'OFII, de sorte que le moyen invoqué manque en fait et doit être écarté.

8. D'autre part, il ressort des termes de la décision attaquée que, pour refuser de délivrer à Mme A le titre de séjour sollicité, le préfet du Val-de-Marne s'est fondé, notamment, sur l'avis du 10 décembre 2020 du collège de médecins de l'OFII selon lequel l'état de santé de la requérante nécessite un traitement médical dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais dont elle peut bénéficier de manière appropriée au Sénégal, pays vers lequel elle peut voyager sans risque. Il ressort des pièces du dossier, notamment du certificat médical du 4 juillet 2019 établi par un médecin endocrinologue, produit par la requérante, que celle-ci souffre de diabète, diagnostiqué quand elle résidait encore au Sénégal, au titre duquel elle dispose d'un traitement à base d'insuline. Si Mme A fait valoir son impossibilité d'accéder effectivement à un traitement approprié au Sénégal, en raison notamment de l'offre médicale limitée et du coût élevé du traitement en cause, elle ne produit qu'un article de presse, faisant état des perspectives de subventionnement public de l'insuline au Sénégal à partir de 2021, et une étude relative au plan stratégique contre le diabète au Sénégal, non datée, décrivant les différents centres anti-diabètes présents au Sénégal, les modalités de prise en charge ainsi que le coût élevé des traitements et, ainsi, ne l'établit pas. De plus, l'intéressée n'apporte pas d'éléments sur son absence de ressources au Sénégal lui permettant d'accéder aux traitements nécessaires à son état, ni même n'évoque l'absence de couverture médicale permettant une prise en charge. Dès lors, en l'état des pièces versées au dossier, Mme A n'établit pas l'impossibilité dans laquelle elle se trouve d'accéder au traitement nécessaire au diabète dans son pays d'origine et, par suite, ne remet en cause sérieusement les conclusions de l'avis émis par le collège des médecins de l'OFII, sur lequel s'est légalement fondé le préfet du Val-de-Marne pour prendre la décision attaquée. Cette décision ne méconnaît pas, par conséquent, les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur, désormais codifié à l'article L. 435-1 du même code : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir () ".

10. En se bornant à invoquer la présence en France de ses intérêts privés et familiaux, sans décrire lesquels, et à faire valoir les formations suivies et son intégration professionnelle, Mme A ne fait état d'aucun motif exceptionnel, ni considération humanitaire, justifiant que le préfet du Val-de-Marne fasse usage de son pouvoir de régularisation en application des dispositions précitées de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de sorte que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la décision attaquée doit être écarté.

11. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

12. Il ressort des termes de la décision attaquée que, pour refuser le droit au séjour de Mme A, le préfet du Val-de-Marne s'est fondé également sur son absence d'attaches privées et familiales en France. A cet égard, si Mme A, présente depuis trois ans et demi sur le territoire à la date de l'arrêté contesté, fait valoir le décès de sa mère en 2011 et la disparition de son père depuis 2005, il est constant qu'elle est célibataire, sans enfant, qu'elle a vécu vingt ans au Sénégal et elle n'établit aucunement disposer d'attaches privées et familiales en France. Dans ces conditions, en prenant la décision attaquée, le préfet du Val-de-Marne n'a pas porté une atteinte manifestement disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale et, par suite, n'a pas méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par Mme A à fin d'annulation de la décision portant refus de séjour doivent être rejetées.

En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

14. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur, désormais codifié aux articles L. 611-1 et L. 613-1 du même code : " I. ' L'autorité administrative peut obliger à quitter le territoire français un étranger non ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse et qui n'est pas membre de la famille d'un tel ressortissant au sens des 4° et 5° de l'article L. 121-1, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas suivants : / () 3° Si la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé à l'étranger () La décision énonçant l'obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour dans les cas prévus aux 3° () ".

15. Il résulte de ce qui a été énoncé au point 4 du présent jugement que la décision portant refus de séjour est correctement motivée, de sorte que, en application des dispositions précitées, le moyen tiré du défaut de motivation dont serait entachée la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

16. En deuxième lieu, si Mme A soutient que la mesure d'éloignement contestée est entachée d'un défaut d'examen, elle n'assortit son moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé, lequel doit dès lors être écarté.

17. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur, désormais codifié à l'article L. 611-3 du même code : " Ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français : / () 10° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ".

18. Il résulte de ce qui a été énoncé au point 8 du présent jugement que l'état de santé de Mme A, qui peut faire l'objet d'une prise en charge médicale au Sénégal, ne fait pas obstacle à son éloignement du territoire français, de sorte que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.

19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.

En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :

20. Eu égard à la légalité des décisions portant refus de séjour et portant obligation de quitter le territoire français, prises par le préfet du Val-de-Marne à l'encontre de Mme A, celle-ci n'est pas fondée à se prévaloir de leur illégalité, par voie d'exception, à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de renvoi. Ainsi, le moyen invoqué ne peut qu'être écarté et, par suite, ses conclusions à fin d'annulation doivent également être rejetées.

21. Il résulte de tout ce qui précède que l'ensemble des conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E A, à la préfète du Val-de-Marne et à Me Misseou.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 16 mars 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Lopa Dufrénot, présidente,

Mme Leconte, conseillère,

Mme Delon, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mars 2023.

La rapporteure,

E. B

La présidente,

M. GLa greffière,

V. TAROT

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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