mercredi 30 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2106799 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | FAUVEAU IVANOVIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 juillet 2021, M. A C, représenté par Me Fauveau Ivanovic, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du préfet de Seine-et-Marne du 26 avril 2021 refusant le dépôt d'une demande de titre de séjour en sa qualité d'étranger malade ;
2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne, à titre principal, d'enregistrer sa demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans un délai d'un mois ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros à verser à Me Fauveau Ivanovic, son avocate, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision contestée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux et personnalisé et a été prise au terme d'une procédure irrégulière au regard des dispositions de l'article D. 311-3-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant qu'il enregistre sa demande de titre au motif qu'il ne justifie pas d'un an de présence sur le territoire français alors qu'il ne disposait que d'un délai de trois mois pour déposer cette demande ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'il ne disposait que d'un délai de trois mois pour déposer sa demande de titre ;
- elle est entachée d'inexactitude matérielle des faits dès lors qu'il justifie d'un an de présence sur le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation, le préfet n'ayant pas tenu compte de sa demande de protection au titre de l'asile, sa demande relevant de la responsabilité de la France.
Le préfet de Seine-et-Marne, auquel la présente procédure a été communiquée, n'a pas présenté d'observations.
M. C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 septembre 2021.
Par une ordonnance du 9 mai 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 9 juin 2022 à midi.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions aux fins d'annulation de la décision du 26 avril 2021, laquelle n'est pas un acte décisoire faisant grief.
Des observations ont été produites par M. C le 8 novembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle ;
- décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de conclure dans cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Ont été entendus au cours de l'audience publique le rapport de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant pakistanais né le 29 décembre 1979 au Pendjab (Pakistan) a déposé une demande d'asile en France le 30 septembre 2019, enregistrée en procédure normale le 29 juin 2020 en raison de l'absence de transfert vers l'Italie, responsable de l'examen de sa demande d'asile. M. C a sollicité en parallèle un titre de séjour en qualité d'étranger malade en déposant une demande en ligne le 22 avril 2021. Par une décision du 26 avril 2021, le préfet de Seine-et-Marne a refusé de procéder à l'enregistrement de la demande d'admission au séjour au motif de l'incomplétude de son dossier. M. C demande au tribunal l'annulation de cette décision.
2. En dehors du cas d'une demande à caractère abusif ou dilatoire, l'autorité administrative chargée d'instruire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour ne peut refuser de l'enregistrer, et de délivrer le récépissé y afférent, que si le dossier présenté à l'appui de cette demande est incomplet. En revanche, le refus d'enregistrer une telle demande au soutien de laquelle est présenté un dossier incomplet ne constitue une décision susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir que si le requérant apporte la preuve du caractère complet du dossier déposé auprès des services préfectoraux.
3. Pour refuser d'enregistrer sa demande de titre de séjour en sa qualité d'étranger malade le préfet de Seine-et-Marne a indiqué à M. C qu'il ne justifiait pas d'un an de présence sur le territoire pour solliciter un tel titre. M. C, n'allègue, ni n'établit que son dossier aurait été complet ou qu'il ne pouvait lui être demandé la preuve de présence d'un an sur le territoire français. A cet égard, la circonstance qu'il disposait d'un récépissé lié à sa demande d'asile, depuis le 30 septembre 2019, ne saurait établir qu'il aurait transmis à la préfecture les éléments qui lui était demandé. Dans ces conditions, le refus d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. C ne constitue pas une décision susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête présentée par M. C est irrecevable et doit, dès lors, être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, et au préfet de Seine-et-Marne.
Délibéré après l'audience du 15 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Dewailly, président,
Mme Bourdin, première conseillère,
M. Lacote, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 novembre 2022.
Le rapporteur,
J.-N. B
La présidente,
S. DEWAILLYLa greffière,
Y. SADLI
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026