mardi 12 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2107376 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | CALVO PARDO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 août 2021, M. B A, représenté par
Me Calvo Prado, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté non daté et notifié le 20 juillet 2021 par lequel la préfète du Val-de-Marne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'État (la préfète du Val-de-Marne) la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que :
La décision de refus de titre de séjour :
- est insuffisamment motivée ;
- est illégale en raison d'erreurs de fait de la préfète sur la date et les conditions de son entrée sur le territoire national ;
- méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les préconisations de la circulaire du 28 novembre 2012 ;
- méconnaît l'article L. 423-23 et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- méconnaît l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- est insuffisamment motivée ;
- est illégale en raison d'erreurs de fait de la préfète sur la date et les conditions de son entrée sur le territoire national ;
- méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les préconisations de la circulaire du 28 novembre 2012 ;
- méconnaît l'article L. 423-23 et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- méconnaît l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Les éléments de la procédure ont été communiqués à la préfète du Val-de-Marne qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Potin, conseillère.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant chinois né le 21 septembre 1983 à Fuqing (Province du Fujian - Chine), serait entré, selon ses déclarations, dans l'espace Schengen le 14 juillet 2012 muni d'un visa d'étudiant de six mois délivré par les autorités consulaires italiennes en Chine. Le 29 septembre 2015, il a déposé une demande d'asile à la préfecture de police de Paris qui a été rejetée par une ordonnance de la présidente de la Cour nationale du droit d'asile du 25 juillet 2016. Il a fait l'objet d'un arrêté de refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français du 27 septembre 2016 et d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français du 25 septembre 2019 qui a été annulé par un jugement n° 1908662 du 30 juillet 2020 du tribunal administratif de Melun. Le 11 mai 2021, M. A a sollicité la régularisation de sa situation administrative en déposant une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté notifié le 20 juillet 2021, la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions contestées :
2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
3. L'arrêté litigieux de la préfète du Val-de-Marne comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il est suffisamment motivé même s'il ne reprend pas l'ensemble des éléments dont M. A entend se prévaloir. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision du titre de séjour doit être écarté.
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / () La décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. () ".
5. Ainsi, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour dont il ressort du
point 3 qu'elle est suffisamment motivée. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 / () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. A réside sur le territoire national avec sa femme, elle aussi en situation irrégulière ainsi qu'avec son fils mineur, scolarisé depuis 2018. D'une part, si le requérant fait valoir qu'il justifie d'une promesse d'embauche par la
société Guangming pour un poste de cuisinier à temps plein, ce seul élément est insuffisant pour constituer un motif exceptionnel de nature à permettre la délivrance d'un titre de séjour dans le cadre de l'admission exceptionnelle au séjour. D'autre part, il ressort également des pièces du dossier que le requérant n'apporte pas la preuve de sa résidence continue sur le territoire national depuis 2012 notamment en ce qui concerne les années 2017 et 2018 dès lors que les seuls documents produits pour ces années sont essentiellement des documents médicaux. Enfin, le requérant n'établit pas avoir fait du territoire national le centre de ses intérêts personnels et professionnels dès lors qu'il n'apporte aucun élément de preuve d'une intégration particulière, qu'il est entré sur le territoire national à l'âge de vingt-neuf ans et n'établit ni même n'allègue être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. Le fait que la préfète du Val-de-Marne ait commis une erreur sur la date et les modalités d'entrée du requérant en France, à la supposer démontrée en l'absence de tout élément en ce sens, n'est pas de nature à remettre en cause les circonstances exposées. Ainsi, ces dernières ne sont pas suffisantes pour constituer, au sens et pour l'application des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, des motifs exceptionnels ou des considérations humanitaires de nature à permettre la délivrance d'un titre de séjour dans le cadre de l'admission exceptionnelle au séjour. Par suite, le moyen tiré d'une méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
8. En troisième lieu, les énonciations de la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constituent des orientations générales que le ministre de l'intérieur a pu adresser aux préfets pour les éclairer dans la mise en œuvre de leur pouvoir de régularisation, dont les intéressés ne peuvent utilement se prévaloir devant le juge. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de la circulaire susvisée doit dès lors écarté.
9. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
10. D'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant ait sollicité la régularisation de sa situation sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de cet article est inopérant et doit être écarté.
11. D'autre part, il ressort des circonstances exposées au point 7 ci-dessus que le requérant ne se prévaut d'aucune autre attache familiale ou personnelle en France en dehors de sa femme et de son fils mineur, ni d'aucune activité professionnelle. Par ailleurs, le requérant ne justifie d'aucune insertion sociale ou professionnelle, ni qu'il serait isolé dans son pays d'origine. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que la cellule familiale de M. A ne pourrait pas se reconstituer dans son pays d'origine. Dès lors, dans les circonstances de l'espèce, la décision attaquée par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer au requérant un titre de séjour n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise, ni n'a porté une atteinte à l'intérêt supérieur de son enfant mineur. Par suite, cette décision n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, la préfète du Val-de-Marne n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale / () ". Il résulte de ces dernières stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
13. En l'espèce, l'arrêté n'a en lui-même ni pour objet, ni pour effet, de séparer le requérant de son fils. Il n'a pas d'avantage pour objet ou pour effet d'interrompre la relation de ce dernier avec sa mère dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la cellule familiale de M. A ne pourrait pas se reconstituer dans son pays d'origine. Enfin, il n'est pas d'avantage établi que son fils, compte tenu de son âge, ne pourrait pas suivre une scolarité normale dans ce pays. Dès lors, la décision de refus de séjour qui lui est opposée ne porte pas d'atteinte disproportionnée aux intérêts supérieurs de son enfant. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations citées ci-dessus doit donc être écarté.
14. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que la préfète du Val-de-Marne a refusé de faire droit à sa demande de régularisation de sa situation administrative.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
15. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus concernant le refus de titre de séjour que les moyens tirés des erreurs de fait, de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la circulaire du 28 novembre 2012, de la méconnaissance de l'article L. 423-23 et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent, pour les motifs précédemment exposés, être écartés.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté par lequel la préfète du Val-de-Marne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, avec obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète du Val-de-Marne.
Délibéré après l'audience du 28 juin 2022 à laquelle siégeaient :
M. Gracia, président,
M. Israël, premier conseiller,
Mme Potin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2022.
La rapporteure,
M. Potin
Le président,
J-Ch. GraciaLa greffière,
C. Mahieu
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026