LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2107649

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2107649

jeudi 12 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2107649
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème chambre
Avocat requérantCABINET BARDON & DE FAY - BF2A

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 août 2021, M. B A, représenté par Me de Lagarde, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 25 février 2021 par laquelle l'adjointe au maire de Montereau-Fault-Yonne a refusé de faire droit à sa demande de protection fonctionnelle, ensemble la décision par laquelle cette autorité a rejeté son recours gracieux du 16 juin 2021 ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune de Montereau-Fault-Yonne de réexaminer sa demande de protection fonctionnelle ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Montereau-Fault-Yonne la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. A soutient que :

- les décisions attaquées ont été prises par une autorité incompétente ;

- elles sont entachées d'une insuffisance de motivation ;

- elles sont entachées d'une erreur de droit, en ce qu'aucun motif ne permettait de déroger à l'obligation de protection due par la commune à raison des faits de diffamation subis.

Par un mémoire en défense enregistré le 25 juillet 2023, présenté par Me de Faÿ, la commune de Montereau-Fault-Yonne, représentée par son maire en exercice dûment habilité, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par ordonnance du 26 juillet 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 8 septembre 2023 à 12 h 00.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code général de la fonction publique ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Massengo, rapporteure,

- les conclusions de M. Gauthier-Ameil, rapporteur public,

- et les observations de Me de Lagarde, avocat du requérant, et celles de Me Belal-Cordebar, se substituant à Me de Faÿ, représentant la commune de Montereau-Fault-Yonne.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, , a adressé le 25 janvier 2021 une demande de protection fonctionnelle au maire de la commune, en raison de différents agissements dont il aurait été victime, détaillés dans un projet de plainte joint à sa demande. Suite au rejet de sa demande par décision du 25 février 2021 prise par l'adjointe au maire, l'intéressé a formé un recours gracieux, également rejeté par cette autorité le 16 juin 2021. M. A demande l'annulation de la décision initiale de refus de sa demande de protection fonctionnelle, et de la décision de rejet de son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et, en l'absence ou en cas d'empêchement des adjoints ou dès lors que ceux-ci sont tous titulaires d'une délégation, à des membres du conseil municipal ".

3. Aux termes de l'arrêté du 6 juillet 2020, le maire de Montereau-Fault-Yonne a donné délégation à Mme C, adjointe déléguée aux finances, au personnel et au dialogue social, à la lutte contre les discriminations, à l'effet de signer notamment les correspondances portant avis, décision, communication d'informations ou de pièces, dans son domaine d'intervention comprenant la gestion du personnel. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions manque en fait et doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; /()/ ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

5. Il résulte des termes de la décision du 25 février 2021 que celle-ci vise les dispositions de l'article 11 IV de la loi du 13 juillet 1983, alors en vigueur, sur lesquelles elle se fonde. Elle développe, par ailleurs, longuement et précisément les considérations de fait relatives à la demande de l'intéressé, permettant à ce dernier de comprendre les motifs du rejet de cette demande. Il en est de même de la décision du 16 juin 2021 rejetant le recours gracieux, qui comporte, outre les motifs de rejet initiaux, de nouvelles considérations de droit et de faits fondant le refus de protection fonctionnelle. Il suit de là que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des décisions doit être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur : " I.-A raison de ses fonctions et indépendamment des règles fixées par le code pénal et par les lois spéciales, le fonctionnaire ou, le cas échéant, l'ancien fonctionnaire bénéficie, dans les conditions prévues au présent article, d'une protection organisée par la collectivité publique qui l'emploie à la date des faits en cause ou des faits ayant été imputés de façon diffamatoire./()/ IV. La collectivité publique est tenue de protéger le fonctionnaire contre les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu'une faute personnelle puisse lui être imputée. Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté. /()/.

7. Le requérant soutient que l'adjointe au maire ne pouvait légalement lui refuser la protection fonctionnelle, dès lors qu'il a été victime de propos diffamatoires diffusés sur un réseau social, par lesquels il était publiquement accusé d'avoir dérobé 12 000 euros de matériel à la commune et qu'aucun motif ne permettait au maire de déroger à son obligation de protection. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la demande de protection fonctionnelle formulée par M. A le 25 janvier 2021 ne comportait aucun élément permettant à cette autorité d'apprécier la matérialité des faits de diffamation allégués. Celle-ci n'était donc pas tenue de faire droit à cette demande initiale de protection fonctionnelle.

8. A la suite du recours gracieux formé par M. A, l'adjointe au maire a confirmé son refus de protection, en invoquant notamment la faute personnelle détachable du service, commise par l'intéressé, le privant du droit à être protégé par la commune. Il ressort des pièces du dossier que suite à l'enquête administrative diligentée au sein des services de la commune et finalisée le 17 juin 2021, M. A a fait l'objet d'une procédure disciplinaire pour des faits de détournement de biens publics, à savoir du matériel de sonorisation et d'éclairage. Le 30 septembre 2021, le maire de la commune a prononcé une sanction de révocation à l'encontre de l'intéressé, suivant ainsi l'avis du conseil de discipline rendu à l'unanimité le 20 septembre 2021. Ces faits sanctionnés correspondent aux accusations diffusées sur le réseau social et pour lesquelles M. A avait demandé la protection fonctionnelle. Par ailleurs, eu égard à leur gravité, à leur répétition et au niveau de responsabilité de l'intéressé, ils sont constitutifs de fautes personnelles détachables du service. Dans ces conditions, l'adjointe au maire n'a commis aucune erreur de droit en refusant la protection fonctionnelle à M. A.

9. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 25 février 2021 refusant à M. A le bénéfice de la protection fonctionnelle, et de la décision du 16 juin 2021 rejetant son recours gracieux doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

10. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Montereau-Fault-Yonne, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. A, au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. A une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Montereau-Fault-Yonne et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : M A versera à la commune de Montereau-Fault-Yonne une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Montereau-Fault-Yonne.

Délibéré après l'audience du 21 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Billandon, présidente,

Mme Massengo, conseillère,

Mme Issard, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 12 octobre 2023.

La rapporteure,

C. MASSENGOLa présidente,

I. BILLANDON

La greffière,

V. TAROT

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions