LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2108360

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2108360

mercredi 5 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2108360
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème chambre
Avocat requérantSARHANE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 septembre 2021, M. B C, représenté par Me Sarhane, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler la décision du 24 juin 2021 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de Créteil a refusé de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;

3°) d'enjoindre à l'OFII de lui rétablir rétroactivement les conditions matérielles d'accueil, dans un délai de 3 jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

4°) d'enjoindre à l'OFII de réexaminer sa situation, dans un délai de 3 jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

5°) de mettre à la charge de l'OFII la somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à verser à lui-même s'il n'est pas admis définitivement à l'aide juridictionnelle.

M. C soutient que :

- la décision attaquée n'a pas été signée par une autorité compétente pour ce faire ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- sa situation particulière n'a pas été examinée, en méconnaissance des dispositions alors codifiées à l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision contestée est entachée d'erreurs de droit, en méconnaissance des dispositions alors codifiées aux articles L. 744-8, L. 744-6 et L. 744-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ce qu'il a respecté l'ensemble de ses obligations, et eu égard à sa situation de vulnérabilité ;

- elle porte atteinte à ses droits fondamentaux, relatifs à l'asile et au respect de sa dignité ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

La requête a été communiquée le 14 septembre 2021 à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), qui n'a pas produit de mémoire en défense avant clôture de l'instruction.

Par une lettre du 19 janvier 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 28 février 2023 sans information préalable.

Une ordonnance portant clôture de l'instruction immédiate a été prise le 12 mai 2023.

Un mémoire, présenté pour le requérant, a été enregistré le 27 février 2023 et n'a pas été communiqué.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 octobre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Leconte a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C, ressortissant afghan né le 1er février 1992 à Herat (Afghanistan), a présenté une demande d'asile enregistrée en guichet unique, sous procédure " Dublin ", le 30 octobre 2018, et a accepté le lendemain l'offre de prise en charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). A la suite de la suspension du bénéfice de ses conditions matérielles d'accueil, l'intéressé en a demandé le rétablissement. Par une décision du 26 juin 2021, notifiée le 13 juillet suivant, dont celui-ci demande l'annulation, le directeur territorial de l'OFII de Créteil a refusé d'y procéder.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 62 du décret du 19 décembre 1991 pris pour l'application de ces dispositions : " L'admission provisoire est demandée sans forme au président du bureau ou de la section ou au président de la juridiction saisie () / L'admission provisoire peut être prononcée d'office si l'intéressé a formé une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été définitivement statué. "

3. M. C ayant été admis à l'aide juridictionnelle totale par la décision du 20 octobre 2021 susvisée du bureau d'aide juridictionnelle, il n'y a plus lieu d'admettre à titre provisoire l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. Aux termes de l'article 20 de la directive du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale : " 1. Les États membres peuvent limiter ou, dans des cas exceptionnels et dûment justifiés, retirer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil lorsqu'un demandeur () b) ne respecte pas l'obligation de se présenter aux autorités, ne répond pas aux demandes d'information ou ne se rend pas aux entretiens personnels concernant la procédure d'asile dans un délai raisonnable fixé par le droit national () ". Aux termes des dispositions alors codifiées à l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans leur rédaction issue de la loi du 29 juillet 2015 relative à la réforme du droit d'asile : " Le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut être : / 1° Suspendu si, sans motif légitime, le demandeur d'asile () n'a pas respecté l'obligation de se présenter aux autorités, n'a pas répondu aux demandes d'informations ou ne s'est pas rendu aux entretiens personnels concernant la procédure d'asile () / La décision de suspension () prend en compte la vulnérabilité du demandeur () ".

5. Par une décision n° 428314 du 17 avril 2019, le Conseil d'Etat statuant au contentieux a jugé que si les termes de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été modifiés par différentes dispositions du I de l'article 13 de la loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018, il résulte du III de l'article 71 de cette loi que ces modifications, compte tenu de leur portée et du lien qui les unit, ne sont entrées en vigueur qu'à compter du 1er janvier 2019 et ne s'appliquent qu'aux décisions initiales, prises à compter de cette date, relatives au bénéfice des conditions matérielles d'accueil proposées et acceptées après l'enregistrement de la demande d'asile. Les décisions relatives à la suspension et au rétablissement de conditions matérielles d'accueil accordées avant le 1er janvier 2019 restent régies par les dispositions antérieures à la loi du 10 septembre 2018.

6. En premier lieu, par une décision du 24 février 2020, publiée le même jour, le directeur général de l'OFII a donné délégation de signature à Mme A D, signataire de la décision attaquée et adjointe au directeur territorial de l'OFII de Créteil, pour signer, en cas d'absence ou d'empêchement de ce dernier, tout acte relatif aux missions dévolues à la direction territoriale de Créteil. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté comme manquant en fait.

7. En deuxième lieu, la décision attaquée vise les articles 20 de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dispositions qui font mention des cas de cessation des conditions matérielles d'accueil rappelés au point 4, ainsi que la décision du Conseil d'État citée au point 5. Elle énonce en particulier que M. C n'a pas respecté les obligations auxquelles il a consenti lors de l'acceptation de l'offre de prise en charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), en s'abstenant de se présenter aux autorités chargées de l'asile. Ainsi, la décision attaquée comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, conformément aux articles L. 211-1 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.

8. En troisième lieu, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que l'OFII n'aurait pas, préalablement au prononcé de la décision attaquée, procédé à un examen des circonstances susceptibles de caractériser une situation spécifique de vulnérabilité du requérant. Il n'est notamment pas apporté de contestation précise à la mention, dans cette décision, d'un entretien intervenu à peine un mois avant son édiction, le 25 mai 2021, lors duquel il a été procédé à l'examen des besoins et de la situation personnelle et familiale de M. C. Il s'ensuit que le moyen tiré du défaut d'examen de sa vulnérabilité, en méconnaissance des dispositions figurant alors à l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, désormais codifiées aux articles L. 522-1 et suivants du même code, doit être écarté.

9. En quatrième lieu, pour refuser à M. C le rétablissement des conditions matérielles d'accueil, le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de Créteil s'est fondé sur le motif déterminant que celui-ci n'aurait pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti lors de l'acceptation de l'offre de prise en charge des demandeurs d'asile, en s'abstenant de se présenter aux autorités dans le cadre de l'instruction de sa demande enregistrée sous procédure " Dublin ", raison pour laquelle il a été déclaré en fuite par la préfecture de police de Paris, le 29 mai 2019.

10. Le requérant, tout en assurant avoir respecté l'ensemble de ses obligations, reconnaît avoir manqué deux convocations en préfecture, les 16 et 23 mai 2019, pour lesquelles il affirme que son état de santé ne lui permettait pas de les honorer. Pour justifier de ses allégations, l'intéressé se prévaut d'une attestation d'une monitrice éducatrice de la Croix Rouge française du 15 mai, mentionnant qu'il a subi une " intervention dorsale " la veille et que son état de santé nécessite un repos d'une durée de sept jours, ainsi qu'un courrier de son conseil, établi le 22 mai à l'attention de la préfecture, indiquant que l'état de santé de M. C fait obstacle à sa présentation auprès des services le lendemain. Or le requérant ne produit pas le moindre élément dressé par un médecin justifiant des circonstances invoquées. Il n'est ainsi versé aux débats aucun document établissant de façon suffisamment probante que la gravité de son état de santé l'empêchait de se rendre auprès des services préfectoraux sur la période concernée. En conséquence, celui-ci doit être regardé comme s'étant volontairement, sans motif légitime, soustrait à deux convocations, et, ainsi, comme n'ayant pas respecté les obligations auxquelles il était tenu. Par ailleurs, si M. C, âgé de 29 ans à la date de la décision, invoque une situation de vulnérabilité particulière, en raison d'un besoin de " prise en charge médicale continue et régulière ", il n'apporte à l'appui de ses allégations aucun élément probant. Il suit de là que les moyens tirés de l'erreur de droit, en méconnaissance des dispositions alors codifiées aux articles L. 744-8 et L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doivent être écartés.

11. En cinquième lieu, le requérant, qui ne justifie pas, ainsi qu'il vient d'être dit, de l'existence d'une situation de vulnérabilité particulière au regard de sa pathologie, n'établit pas davantage que la décision contestée porterait une atteinte illégale à son droit à des conditions de vie digne ni au droit d'asile, ni ne méconnaîtrait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales qui prévoit que : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Ces moyens doivent, par suite, être écartés.

12. En dernier lieu, si le requérant invoque la méconnaissance de l'article L. 744-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ces dispositions concernent l'attribution des conditions matérielles d'accueil et non leur cessation. Par suite, ce moyen, qui est inopérant, ne peut qu'être écarté.

13. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de Melun du 24 juin 2021, ses conclusions à fin d'annulation devant ainsi être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de celles présentées par ce dernier aux fins d'injonction et d'astreinte et au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire présentée par M. C.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et à Me Sarhane.

Délibéré après l'audience du 15 juin 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Lopa Dufrénot, présidente,

Mme Leconte, conseillère,

Mme Delon, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 5 juillet 2023.

La rapporteure,

S. LECONTELa présidente,

M. LOPA DUFRÉNOT

La greffière,

C. TRÉMOUREUX

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions