jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2108536 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | BEGUIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 septembre 2021, le syndicat local départemental de la FSU territoriale du Val-de-Marne, le syndicat CGT actifs et retraités du conseil départemental du Val-de-Marne, le syndicat UGICT-CGT du Val-de-Marne, le syndicat autonome de la fonction publique territoriale et le syndicat F.O.S.P.S.D 94, représentés par Me Beguin, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la délibération n° 2021-4-1.13.13 du 19 juillet 2021 portant mise à jour du tableau indicatif des grades et emplois du personnel du conseil départemental du Val-de-Marne, publiée le 5 août 2021 ;
2°) de mettre à la charge du département du Val-de-Marne la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur recours est recevable ;
- la délibération attaquée est entachée d'un vice de procédure dès lors que le comité technique n'a pas été consulté sur la suppression d'un emploi d'attaché territorial et d'un emploi de rédacteur territorial ;
- elle est entachée d'illégalité dès lors qu'elle prévoit la suppression de ces deux emplois à une date antérieure à sa publication ;
- elle méconnait l'article 34 de la loi du 26 janvier 1984.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 septembre 2024, le département du Val-de-Marne conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer sur la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête.
Il soutient que :
- à titre principal, les conclusions aux fins d'annulation de la délibération n° 2021-4-1.13.13 du 19 juillet 2021 sont sans objet dès lors que, postérieurement à l'introduction de la requête, l'article 1er de la délibération attaquée a été abrogé et que cette disposition, qui est la seule contestée au soutien de la requête, n'a pas reçue exécution ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 26 septembre 2024, le syndicat local départemental de la FSU territoriale du Val-de-Marne, le syndicat CGT actifs et retraités du conseil départemental du Val-de-Marne, le syndicat UGICT-CGT du Val-de-Marne, le syndicat autonome de la fonction publique territoriale, le syndicat F.O.S.P.S.D 94 informent le tribunal, par la voie de leur conseil, qu'ils se désistent de leurs conclusions aux fins d'annulation de la délibération n° 2021-4-1.13.13 du 19 juillet 2021 mais maintiennent leurs conclusions tendant à l'application de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Demas,
- et les conclusions de Mme Van Daële, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération n° 2021-4-1.13.13 du 19 juillet 2021, le conseil départemental du Val-de-Marne a approuvé la modification du tableau indicatif des grades et emplois du personnel départemental. Par la présente requête, le syndicat local départemental de la FSU territoriale du Val-de-Marne, le syndicat CGT actifs et retraités du conseil départemental du
Val-de-Marne, le syndicat UGICT-CGT du Val-de-Marne, le syndicat autonome de la fonction publique territoriale, le syndicat F.O.S.P.S.D 94 demandent au tribunal d'annuler cette délibération du conseil départemental du Val-de-Marne.
Sur le désistement :
2. Par un mémoire, enregistré le 26 septembre 2024, le syndicat local départemental de la FSU territoriale du Val-de-Marne, le syndicat CGT actifs et retraités du conseil départemental du Val-de-Marne, le syndicat UGICT-CGT du Val-de-Marne, le syndicat autonome de la fonction publique territoriale et le syndicat F.O.S.P.S.D 94 déclarent se désister de leurs conclusions tendant à l'annulation de la délibération n° 2021-4-1.13.13 du 19 juillet 2021 portant mise à jour du tableau indicatif des grades et emplois du personnel du conseil départemental du Val-de-Marne. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés à l'instance :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par le syndicat local départemental de la FSU territoriale du Val-de-Marne, le syndicat CGT actifs et retraités du conseil départemental du Val-de-Marne, le syndicat UGICT-CGT du Val-de-Marne, le syndicat autonome de la fonction publique territoriale et le
syndicat F.O.S.P.S.D 94 sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées sur le même fondement par le département du Val-de-Marne sont, dans les circonstances de l'espèce, également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance du syndicat local départemental de la FSU territoriale du Val-de-Marne, du syndicat CGT actifs et retraités du conseil départemental du
Val-de-Marne, du syndicat UGICT-CGT du Val-de-Marne, du syndicat autonome de la fonction publique territoriale, et du syndicat F.O.S.P.S.D 94.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au syndicat local départemental de la FSU territoriale du Val-de-Marne, au syndicat CGT actifs et retraités du conseil départemental du Val-de-Marne, au syndicat UGICT-CGT du Val-de-Marne, au syndicat autonome de la fonction publique territoriale, au syndicat F.O.S.P.S.D 94 et au département du Val-de-Marne.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bonneau-Mathelot, présidente,
Mme Luneau, première conseillère,
M. Demas, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2024.
Le rapporteur,
C. DEMAS
La présidente,
S. BONNEAU-MATHELOTLa greffière,
S. SCHILDER
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2108536
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026