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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2108735

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2108735

vendredi 2 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2108735
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantDAVID

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 septembre 2021 sous le n° 2108735, M. G C, se faisant domicilier par France Terre d'Asile (FTDA) au 24 rue Viet à Créteil (94000), représenté par Me David, demande au tribunal :

1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'ordonner la communication de l'ensemble des documents sur lesquels la préfète a fondé son arrêté ;

3°) d'annuler l'arrêté en date du 26 juillet 2021 par lequel la préfète du Val-de-Marne :

- l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;

- a fixé le pays de destination ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le reversement à son conseil de la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat allouée au titre de l'aide juridictionnelle.

M. C soutient que :

En ce qui concerne les moyens de légalité externe :

- les décisions contestées sont entachées d'incompétence de leur signataire ;

- l'arrêté litigieux viole les dispositions de l'article L. 212-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- les décisions litigieuses sont entachées d'un défaut de motivation ;

- elles sont entachées d'absence d'information du demandeur des conséquences d'un rejet de sa demande d'asile ;

- elles violent l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

En ce qui concerne les moyens de légalité interne :

- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'erreur manifeste d'appréciation en ce que la demande d'asile de sa fille est en cours d'instruction ;

- elle est entachée d'erreur de droit en violation des articles 41 et 48 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne en ce qu'il n'a pas été en mesure de présenter des observations des observations écrites et orales ;

- la décision de délai de départ volontaire est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- la décision fixant le pays de renvoi est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle viole l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Vu :

- l'arrêté litigieux de la préfète du Val-de-Marne en date du 26 juillet 2021 ;

- les pièces, produites pour la préfète du Val-de-Marne par Me Termeau, enregistrées le 22 août 2022 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 portant application de cette loi ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. E pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue au II de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en application des dispositions de l'article R. 776-13-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus, au cours de l'audience publique tenue le 1er septembre 2022 en présence de Mme Riellant, greffière d'audience :

- M. Freydefont, magistrat désigné, qui a présenté son rapport ;

- les observations de Me Jacquard, substituant Me Termeau, représentant la préfète du Val-de-Marne, qui conclut au rejet de la requête en faisant valoir que la demande d'asile de M. C a été rejetée successivement par l'OPFPRA et la CNDA par décisions successives des 21 décembre 2020 et 16 juin 2021 ; or, l'intéressé n'a apporté à la préfète aucun élément relatif à sa vie privée et familiale ou aux risques encourus en cas de retour dans son pays d'origine ; de plus, la demande d'asile de son épouse ayant également été rejetée, la cellule familiale peu se reconstituer en Côte d'Ivoire ; par suite, l'arrêté pris sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers est légal.

M. C, requérant, n'est ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3°() " ; aux termes de l'article L. 614-1 du même code : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. " ; aux termes de l'article L. 614-5 dudit code : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 1°, 2° ou 4° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quinze jours suivant la notification de la décision. "

2. Par un arrêté en date du 26 juillet 2021 notifié le 3 septembre suivant, la préfète du Val-de-Marne a, sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, obligé M. G C, ressortissant ivoirien né le 10 mars 1979 à Bouaké, à quitter le territoire français dans un délai de trente jours à compter de la notification de l'arrêté et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office. Par la requête susvisée, M. C demande l'annulation des décisions contenues dans cet arrêté.

Sur la demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :

3. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président () ". Aux termes de l'article 62 du décret n°91-1266 du 19 décembre 1991 pris pour l'application de ces dispositions : " L'admission provisoire est demandée sans forme au président du bureau ou de la section ou au président de la juridiction saisie () / L'admission provisoire peut être prononcée d'office si l'intéressé a formé une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été définitivement statué. " M. C ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du bureau d'aide juridictionnelle en date du 16 mars 2022, ses conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire sont devenues sans objet ; il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions tendant à la production, par l'administration, de l'entier dossier de M. C :

4. Aux termes de l'article L. 613-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une décision portant obligation de quitter le territoire français est également informé qu'il peut recevoir communication des principaux éléments, traduits dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de supposer qu'il la comprend, des décisions qui lui sont notifiées en application des chapitres I et II. " L'affaire est en état d'être jugée ; le principe du contradictoire a été respecté ; il n'apparaît donc pas nécessaire, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner la communication de l'entier dossier du requérant détenu par l'administration.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :

5. En premier lieu, par un arrêté n° 2021/1836 du 28 mai 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour, la préfète du Val-de-Marne a donné à Mme F B, cheffe de bureau de l'asile au sein de la direction des migrations et de l'intégration, délégation de signature aux fins de signer la décision litigieuse. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée doit être écarté.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. " La préfète a produit le 22 août 2022 copie de l'arrêté portant la signature de Mme F B ; par suite, le moyen tiré de la violation de l'article L. 212-1 précité doit être écarté comme manquant en fait.

7. En troisième lieu, aux termes L. 612-12 de code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français mentionne le pays, fixé en application de l'article L. 721-3, à destination duquel l'étranger est renvoyé en cas d'exécution d'office. " ; aux termes de aux termes de l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. " ; aux termes de l'article L. 613-2 dudit code : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. "

8. D'une part, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci comporte les considérations de droit et de fait de l'obligation faite à M. C de quitter le territoire français puisqu'il vise l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et notamment le 4° de son article L. 611-1, et précise que la demande d'asile du requérant a été rejetée par décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) en date du 22 décembre 2020 notifiée le 29 et que l'intéressé s'est abstenu de déférer cette décision devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) dans le délai d'un mois. L'arrêté indique également que la décision opposée au requérant ne contrevient pas aux dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il résulte de ce qui précède que, nonobstant l'emploi de quelques formules types, l'obligation de quitter le territoire français est suffisamment motivée conformément à l'obligation prévue à l'article L. 613-1 précité.

9. D'autre part, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci comporte les considérations de droit et de fait de la décision fixant le pays de destination puisqu'il vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, précise la nationalité de M. C, en l'espèce ivoirienne, et mentionne en son article 2, que l'intéressé n'établit pas que sa vie ou sa liberté sont menacées en cas de retour dans son pays d'origine ni qu'il y serait exposé à des peines ou traitements contraire à cette convention. Ces considérations suffisent à caractériser une décision fixant le pays de destination motivée en droit comme en fait.

10. En quatrième lieu, M. C soulève la méconnaissance de son droit d'être entendu consacré à l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne aux termes duquel : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () " Or, d'une part, il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que cet article s'adresse non pas aux États membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Ainsi, le moyen tiré de sa méconnaissance par une autorité d'un État membre est inopérant.

11. D'autre part, et en tout état de cause, si le droit d'être entendu en tant qu'il fait partie intégrante du respect des droits de la défense, lequel constitue un principe général du droit de l'Union européenne, se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts, un tel droit ne saurait toutefois être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente serait tenue, dans tous les cas, d'entendre de façon spécifique l'intéressé. Notamment, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision. Or, il ne ressort pas des pièces du dossier, pas plus que de la situation personnelle, familiale et professionnelle de M. C, qu'à supposer que celui-ci ait détenu des informations relatives à sa situation personnelle, de telles informations, si elles avaient pu être communiquées à l'autorité préfectorale avant que ne soit pris l'arrêté litigieux, auraient été de nature à faire obstacle à l'édiction des décisions qu'il contient. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire doit être écarté comme infondé.

12. En cinquième lieu, M. C soutient que les décisions contenues dans l'arrêté litigieux sont entachées d'absence d'information du demandeur des conséquences d'un rejet de sa demande d'asile ; toutefois, l'intéressé ne conteste s'être vu remettre, à l'occasion de sa demande d'asile, un certain nombre de documents relatifs à la procédure de demande d'asile, et il lui appartient dès lors de les produire devant le juge pour démontrer que ceux-ci ne comportaient pas l'information en cause. A défaut, ce moyen ne pourra être qu'écarté comme infondé.

En ce qui concerne les moyens spécifiques à l'obligation de quitter le territoire français :

13. En premier lieu, aux termes de l'article 48 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Tout accusé est présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie () ". M. C, qui n'a pas la qualité d'un accusé au sens des stipulations précitées dans la présente instance, ne peut utilement invoquer à l'encontre de la décision administrative que constitue l'obligation de quitter le territoire français la méconnaissance de l'article 48 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Ainsi, ce moyen doit être écarté comme inopérant.

14. En second lieu, M. C soutient que la mesure d'éloignement dont il fait l'objet est entachée d'erreur dès lors que la demande d'asile de sa fille de deux ans, Mlle H C née le 8 mars 2019 à Villeneuve-Saint-Georges, est toujours en cours, comme l'atteste sa convocation pour un entretien à l'OFPRA le 3 septembre 2021. Toutefois, il résulte de l'instruction que la demande d'asile du requérant et de son épouse, Mme D A, a été définitivement rejetée par la CNDA par décision du 26 mai 2021 lue le 16 juin suivant au motif que les requérants " n'ont apporté aucun élément concret permettant de démontrer qu'ils seraient personnellement exposés à des traitements inhumains ou dégradants de la part de leur entourage social et familial du fait de leur opposition à l'excision de leur fille ". Ainsi, à défaut d'éléments nouveaux, les craintes d'excision ayant motivé la demande d'asile de la jeune H n'étaient pas, à la date de l'arrêté litigieux, jugées comme suffisamment fiables par la CNDA. Par suite, rien ne s'oppose à ce que cette dernière suive son père et sa mère, également en situation irrégulière, dans leur pays d'origine. Il en résulte que l'obligation de quitter le territoire français n'est entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation sur ce point.

En ce qui concerne les moyens spécifiques aux autres décisions :

15. En premier lieu, compte tenu de la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision de délai de départ volontaire et celle fixant le pays de destination seraient illégales par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.

16. En dernier lieu, aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. " ; aux termes de cet article 3 : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. " M. C ne démontre pas de manière probante qu'il serait directement et personnellement exposé à des risques de traitements inhumains et dégradants en cas de retour forcé dans son pays d'origine, soit du fait des autorités de cet Etat, soit même du fait de personnes ou de groupes de personnes ne relevant pas des autorités publiques, dès lors que, dans ce dernier cas, les autorités de l'Etat de destination ne sont pas en mesure de parer à un tel risque par une protection appropriée. De plus, il ressort des pièces du dossier que la demande d'asile de M. C a été rejetée le 22 décembre 2020 par l'OFPRA, décision confirmée par la CNDA le 26 mai 2021 ; or, le requérant n'apporte toujours aucun élément nouveau sur lequel ces instances ne se seraient pas déjà prononcées.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté préfectoral du 26 juillet 2021 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, il convient également de rejeter les conclusions tendant au bénéfice de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. G C et à la préfète du Val-de-Marne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 septembre 2022.

Le magistrat désigné,

Signé : C. ELa greffière,

Signé : N. Riellant

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N. Riellant

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