mardi 12 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2108793 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | RICHER & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
I./ Par une requête, enregistrée le 27 septembre 2021 sous le numéro 2108793, et deux mémoires, respectivement enregistrés les 1er décembre 2021 et 14 février 2022,
Mme B A, représentée par le cabinet Richer et Associés droit public avocats, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le syndicat Seine-et-Marne numérique a refusé de lui communiquer les documents sollicités ;
2°) d'enjoindre au syndicat Seine-et-Marne numérique de lui communiquer sous format dématérialisé la décision de déployer la fibre optique en aérien et non en souterrain dans le secteur de Thoury-Férottes, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du syndicat Seine-et-Marne numérique la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Thoury-Férottes la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la délibération du 23 mars 2012 aux termes de laquelle une convention de déploiement de la fibre optique aurait été décidée puis signée, le compte-rendu des débats ayant conduit à l'adoption de cette délibération, et la convention signée avec la société concessionnaire, sont des documents administratifs communicables ;
- la commission d'accès aux documents administratifs a confirmé dans son avis du
24 novembre 2021, que la décision de déployer la fibre optique en aérien et non en souterrain dans les zones de Thoury-Férottes situées dans le site classé de la Vallée de l'Orvanne est un document administratif communicable ;
- l'envoi du syndicat est incomplet, dès lors qu'il manque la demande initiale correspondant à ce qui a été accordé en octobre 2020 et la réponse à la demande de permission de voirie du 18 décembre 2020 s'agissant notamment de la rue de la gare ;
- l'envoi du syndicat ne comprend pas la décision d'un organe exécutif de déployer la fibre en aérien dans un site classé ;
- contrairement à ce qu'elle prétend, la commune de Thoury-Férottes dispose d'éléments en lien avec le déploiement de la fibre.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 octobre 2021, la commune de
Thoury-Férottes représentée par son maire en exercice et par Me Van Elslande, conclut au rejet de la requête et demande à ce qu'il soit mis à la charge de Mme A une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'elle n'est pas compétente pour transmettre le document sollicité par la requérante.
Par un mémoire en défense et un mémoire complémentaire, respectivement enregistrés les 7 février et 20 juin 2022, le syndicat Seine-et-Marne numérique, représenté par son président en exercice et par Me Noel, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- le 31 décembre 2021, ont été communiqués à la requérante les actes détachables relatifs au déploiement de la fibre optique par voie aérienne et non souterrain dans la zone protégée par la règlementation du site classé pour la protection des paysages de la Vallée de l'Orvanne sous format dématérialisé ;
- il a invité Mme A à se rapprocher de l'équipe technique du syndicat pour toute information complémentaire.
II./ Par une requête, enregistrée le 19 avril 202 sous le numéro 2203884, et un mémoire enregistré le 8 juin 2022, Mme B A, représentée par le cabinet d'avocats Richer et Associés droit public avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le maire de la commune de Thoury-Férottes a refusé de lui communiquer les documents sollicités ;
2°) d'enjoindre à la commune de lui communiquer sous format dématérialisé le
compte-rendu de la visio-conférence de juin à juillet 2020 à laquelle le maire indiquait avoir assisté visant le développement de la fibre sur la commune, la convention liant la commune au syndicat Seine-et-Marne numérique et les déclarations préalables relatives à l'installation des nouveaux poteaux électriques érigés en février / mars 2021 dans le site classé de la rue de Flagy, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de
50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Thoury-Férottes une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les documents sollicités sont des documents administratifs communicables.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mai 2022, la commune de Thoury-Férottes, représentée par son maire en exercice et par Me Van Elslande, conclut au rejet de la requête et demande à ce qu'il soit mis à la charge de Mme A une somme de 2 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la demande de communication du compte-rendu de la visio-conférence de juin ou
juillet 2020 est imprécise ;
- en tout état de cause, le compte-rendu de la réunion dont il est fait état dans le courrier du 10 juillet 2020 est détenu par le syndicat Seine-et-Marne numérique ;
- la convention liant la commune au syndicat et les déclarations préalables relatives à l'installation des nouveaux poteaux électriques rue de Flagy n'existent pas.
La requête a été communiquée au syndicat Seine-et-Marne numérique, qui n'a pas produit en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gracia, président-rapporteur,
- les conclusions de Mme Salenne-Bellet, rapporteure publique,
- les observations de Mme A, de Me Azizi, pour le syndicat Seine-et-Marne numérique et de Me Van Elslande pour la commune de Thoury-Férottes.
Une note en délibéré a été enregistrée le 8 juillet 2022 pour le syndicat Seine-et-Marne numérique, dans l'affaire n° 2108793.
Considérant ce qui suit :
1. Par courrier du 15 juillet 2021, Mme A a sollicité du syndicat Seine-et-Marne numérique la communication de sa décision de déployer la fibre optique en aérien et non en souterrain dans le secteur de Thoury-Férottes dans les zones situées dans le site classé de la Vallée de l'Orvanne. Suite au silence gardé par l'administration, la requérante a saisi la commission d'accès aux documents administratifs (" CADA "), le 20 août 2021, d'une demande d'avis sur la communication de ce document. Cette commission a émis, le 24 novembre 2021, un avis favorable à sa communication. Par courrier du 31 décembre 2021, le syndicat a communiqué à la requérante la permission de voirie n° DR-PV-2021-06178 du 19 février 2021, l'étude d'implantation des poteaux relatives à la prévision d'installation du réseau, et les image du plan de déploiement du syndicat. Par la requête enregistrée sous le n° 2108793, Mme A doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision du 31 décembre 2021 par laquelle le syndicat
Seine-et-Marne numérique a implicitement maintenu son refus de lui communiquer sa décision de déployer la fibre optique en aérien et non en souterrain dans le secteur de Thoury-Férottes.
2. Par un courrier du 16 décembre 2021, Mme A a sollicité de la commune de Thoury-Férottes la communication du compte-rendu de la visio-conférence de juin à juillet 2020 à laquelle le maire indiquait avoir assisté visant le développement de la fibre sur la commune, la convention liant la commune au syndicat numérique et les déclarations préalables relatives à l'installation des nouveaux poteaux électriques érigés en février / mars 2021 dans le site classé de la rue de Flagy. Par un courrier du 4 janvier 2022, la commune a rejeté cette demande. Le
21 janvier suivant, la requérante a saisi la CADA d'une demande d'avis sur le caractère communicable de ces documents. Le 9 mars 2022, cette commission a émis un avis favorable sous réserve à leur communication. Par la requête enregistrée sous le n° 2203884, Mme A doit être regardée comme demandant au tribunal l'annulation, d'une part, de la décision du
21 mars 2022, par laquelle le syndicat Seine-et-Marne numérique a implicitement maintenu son refus de lui communiquer le compte-rendu de la visio-conférence de juin à juillet 2020 à laquelle le maire indiquait avoir assisté visant le développement de la fibre sur la commune, et d'autre part, de la décision du 21 mars 2022 par laquelle le maire de la commune de Thoury-Férotte a implicitement maintenu son refus de lui communiquer la convention liant la commune au syndicat Seine-et-Marne numérique et les déclarations préalables relatives à l'installation des nouveaux poteaux électriques érigés en février / mars 2021 dans le site classé de la rue de Flagy.
Sur la jonction :
3. Les requêtes n° 2108793 et 2203884, présentées par Mme A, concernant la situation d'un même requérant, présentent à juger des questions identiques et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. D'une part, aux termes de l'article L. 300-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Le droit de toute personne à l'information est précisé et garanti par les dispositions des titres Ier, III et IV du présent livre en ce qui concerne la liberté d'accès aux documents administratifs ". Aux termes de l'article L. 300-2 de ce code : " Sont considérés comme documents administratifs, au sens des titres Ier, III et IV du présent livre, quels que soient leur date, leur lieu de conservation, leur forme et leur support, les documents produits ou reçus, dans le cadre de leur mission de service public, par l'Etat, les collectivités territoriales ainsi que par les autres personnes de droit public ou les personnes de droit privé chargées d'une telle mission. Constituent de tels documents notamment les dossiers, rapports, études, comptes rendus, procès-verbaux, statistiques, instructions, circulaires, notes et réponses ministérielles, correspondances, avis, prévisions, codes sources et décisions ". Aux termes de l'article L. 311-1 du code précité : " Sous réserve des dispositions des articles L. 311-5 et L. 311-6, les administrations mentionnées à l'article L. 300-2 sont tenues de publier en ligne ou de communiquer les documents administratifs qu'elles détiennent aux personnes qui en font la demande, dans les conditions prévues par le présent livre ".
5. D'autre part, il appartient au juge de l'excès de pouvoir de former sa conviction sur les points en litige au vu des éléments versés au dossier par les parties. S'il peut écarter des allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées, il ne saurait exiger de l'auteur du recours que ce dernier apporte la preuve des faits qu'il avance. Le cas échéant, il revient au juge, avant de se prononcer sur une requête assortie d'allégations sérieuses non démenties par les éléments produits par l'administration en défense, de mettre en œuvre ses pouvoirs généraux d'instruction des requêtes et de prendre toutes mesures propres à lui procurer, par les voies de droit, les éléments de nature à lui permettre de former sa conviction, en particulier en exigeant de l'administration compétente la production de tout document susceptible de permettre de vérifier les allégations du demandeur.
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre la décision du syndicat
Seine-et-Marne numérique du 31 décembre 2021 :
S'agissant de l'exception de non-lieu soulevé par le syndicat Seine-et-Marne numérique :
6. Quand le silence gardé par l'administration sur une demande fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement se substitue à la première décision. Il en résulte que lorsqu'une telle décision expresse intervient en cours d'instance, il appartient au juge qui en a connaissance de regarder les conclusions à fin d'annulation de la première décision comme dirigées contre la seconde, alors même que le requérant n'a pas expressément formulé de conclusions tendant à son annulation.
7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que par courrier du 31 décembre 2021, émis en cours d'instance, le syndicat a communiqué à la requérante la permission de voirie
n° DR-PV-2021-06178 du 19 février 2021, l'étude d'implantation des poteaux relatives à la prévision d'installation du réseau, et les image du plan de déploiement du syndicat. Estimant que cette communication ne satisfait pas à sa demande, la requérante doit être regardée comme contestant cette décision en tant que le syndicat Seine-et-Marne numérique a maintenu son refus de lui communiquer sa décision de déployer la fibre optique en aérien et non en souterrain dans le secteur de Thoury-Férottes, sans que la syndicat puisse exciper de l'existence d'un non-lieu total sur les conclusions en annulation de Mme A dès lors que le document qu'elle avait spécifiquement demandé ne lui a pas été communiqué.
S'agissant de la légalité de la décision la décision du syndicat Seine-et-Marne numérique du 31 décembre 2021 :
8. Selon l'article L. 342-2 du code des relations entre le public et l'administration : " La commission est également compétente pour connaître des questions relatives : A.-A l'accès aux documents administratifs et à la réutilisation des informations publiques relevant des dispositions suivantes : () / 3° Les articles L. 2121-26, L. 3121-17, L. 4132-16, L. 5211-46, L. 5421-5,
L. 5621-9 et L. 5721-6 du code général des collectivités territoriales ; () ". Aux termes de l'article L. 5721-6 du code général des collectivités territoriales : " Toute personne physique ou morale a le droit de demander communication sans déplacement et de prendre copie totale ou partielle des procès-verbaux de l'organe délibérant des syndicats mixtes, des budgets et des comptes ainsi que des arrêtés du président de ces établissements publics ".
9. Il résulte de ces dispositions, ainsi que de celles citées au point 4, que la décision du syndicat Seine-et-Marne numérique de déployer la fibre optique en aérien et non en souterrain dans le secteur de Thoury-Férottes dans les zones situées dans le site classé de la Vallée de l'Orvanne, est, si elle existe, un document administratif communicable à toute personne qui en fait la demande, au sens des dispositions du code des relations entre le public et l'administration. Toutefois, le syndicat soutient qu'aucune décision formalisée de la nature de celle qui est demandée n'existe et qu'il a communiqué l'ensemble des documents en sa possession à
Mme A en cours d'instance. Or Mme A n'apporte aucun élément permettant de remettre en cause ces affirmations qui ne sont contredites par aucune pièce du dossier et qui doivent donc être tenues pour établies. Dès lors, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le syndicat a illégalement maintenu son refus de lui communiquer la décision en cause.
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre la décision de la commune de
Thoury-Férottes du 21 mars 2022 :
10. Aux termes de l'article L. 311-2 du code des relations entre le public et l'administration : " () Lorsqu'une administration mentionnée à l'article L. 300-2 est saisie d'une demande de communication portant sur un document administratif qu'elle ne détient pas mais qui est détenu par une autre administration mentionnée au même article, elle la transmet à cette dernière et en avise l'intéressé. () ". Aux termes de l'article R. 311-12 du même code : " Le silence gardé par l'administration, saisie d'une demande de communication de documents en application de l'article L. 311-1, vaut décision de refus ". Aux termes de l'article R. 311-13 du même code : " Le délai au terme duquel intervient la décision mentionnée à l'article R. 311-12 est d'un mois à compter de la réception de la demande par l'administration compétente ". Lorsqu'une administration est saisie d'une demande de communication portant sur un document administratif qu'elle ne détient pas et qu'elle estime être détenue par une autre administration, elle est tenue de la transmettre à cette dernière et d'en aviser l'intéressé. À l'issue des délais fixés par les dispositions précitées qui courent à compter de la date de sa réception par l'administration initialement saisie, la demande est réputée avoir été implicitement rejetée par l'administration qui détient le document en cause, que cette demande lui ait été ou non transmise.
S'agissant de la convention liant la commune au syndicat Seine-et-Marne numérique et des déclarations préalables relatives à l'installation des nouveaux poteaux électriques érigés en février / mars 2021 dans le site classé de la rue de Flagy :
11. Pour refuser la communication à Mme A de la convention liant la commune au syndicat Seine-et-Marne numérique et des déclarations préalables relatives à l'installation des nouveaux poteaux électriques érigés en février / mars 2021 dans le site classé de la rue de Flagy, la commune de Thoury-Férottes fait valoir que ces documents n'existent pas dès lors que, d'une part, la commune bénéficie des travaux pris en charge par le syndicat Seine-et-Marne numérique en sa qualité de commune membre, et, d'autre part, que l'installation de nouveaux poteaux électriques est soumise uniquement à la délivrance d'une permission de voirie. Dans ces conditions, et dès lors que Mme A n'apporte aucun élément permettant de remettre en cause les dires de la commune, qui ne sont démenties par aucune pièce du dossier et qui démontrent que le syndicat Seine-et-Marne numérique est composé entre autres de la communauté de communes du pays de Montereau dont fait partie la commune de Thoury-Férottes et a pour objet la conception et la construction d'infrastructures, de réseaux et de services locaux de communications électroniques et activités connexes, ces allégations doivent être tenues pour établies. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la commune de Thoury-Férottes a commis une erreur de droit en maintenant son refus de lui communiquer la convention liant la commune au syndicat Seine-et-Marne numérique et des déclarations préalables relatives à l'installation des nouveaux poteaux électriques sollicitées.
S'agissant du compte rendu de la visio-conférence :
12. Pour refuser la communication du compte-rendu de la visio-conférence à laquelle le maire indiquait avoir assisté visant le développement de la fibre sur la commune en juin ou
juillet 2020, la commune de Thoury-Férottes soutient en défense qu'elle ne dispose pas d'un tel compte-rendu et que celui-ci serait détenu par le syndicat Seine-et-Marne numérique. A cet égard, il incombait à la commune de transmettre la demande de Mme A du 16 décembre 2021, s'agissant de ce document, au syndicat Seine-et-Marne numérique, conformément à l'article
L. 311-2 cité au point 10. Dans ces conditions, la demande de l'intéressée concernant ce
compte-rendu est réputée avoir été implicitement rejetée par le syndicat Seine-et-Marne numérique le 16 janvier 2022, décision qui est réputée avec été implicitement maintenue le 21 mars 2022. Par suite, Mme A doit être regardée comme contestant cette décision implicite du 21 mars 2022 du syndicat Seine-et-Marne numérique.
13. Il ressort des dispositions citées au point 4 que le compte-rendu de la réunion dont il est fait état dans le courrier du 10 juillet 2020 de la commune de Thoury-Férottes, est un document administratif communicable au sens du code des relations entre le public et l'administration à tout intéressé qui en fait la demande, sous réserve qu'il existe. Toutefois, aucun élément du dossier ne permet d'établir qu'un compte-rendu de la visio-conférence a été établi ce qu'a expressément confirmé le syndicat Seine-et-Marne numérique lors de l'audience à laquelle assistait
Mme A. Dès lors, Mme A n'est pas fondée à soutenir que le syndicat a illégalement maintenu son refus de lui communiquer ce document.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par
Mme A doivent être rejetées. Il en va de même par voie de conséquence, des conclusions à fin d'injonction sous astreinte.
Sur le remboursement des frais du litige :
15. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
16. Les dispositions citées au point précédent font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de Thoury-Férottes et du syndicat Seine-et-Marne numérique, qui ne sont pas parties perdantes à la présente instance, une quelconque somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme A la somme demandée par la commune de Thoury-Férottes au titre du remboursement des frais du litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Thoury-Férottes tendant au remboursement des frais liés au litige sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, au maire de la commune de Thoury-Férottes et au président du syndicat Seine-et-Marne numérique.
Délibéré après l'audience du 28 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Gracia, président-rapporteur,
M. Israël, premier conseiller,
Mme Potin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 12 juillet 2022.
Le président-rapporteur,
J-Ch. Gracia L'assesseur le plus ancien,
D. Israël La greffière,
C. Mahieu
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne et à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026