LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2108858

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2108858

jeudi 30 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2108858
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation8ème chambre
Avocat requérantCABINET HUG & ABOUKHATER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 septembre 2021, Mme A B, représentée par Me Hug, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à sa fille ;

2°) d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de lui accorder les conditions matérielles d'accueil dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard et ce depuis le

février 2021, jour d'enregistrement de la demande d'asile de sa fille ;

3°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration une somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application des dispositions de D L. 761-1 du code de justice administrative et de D 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable ; elle a adressé le recours administratif préalable obligatoire dans le délai de deux mois suivant la notification de la décision du 28 juillet 2021 ;

- la décision du 28 juillet 2021 est entachée d'un défaut de motivation en se bornant à indiquer qu'elle a sollicité le réexamen de sa demande d'asile ;

- la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation : l'OFII n'a pas examiné sa situation de vulnérabilité ni pris en compte le fait qu'il s'agissait d'une première demande d'asile pour sa fille ;

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle n'a pas bénéficié de l'entretien personnel de vulnérabilité prévu à D L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'erreur d'appréciation ; la demande d'asile de sa fille a été enregistrée en tant que première demande et en procédure normale ; est fondée sur le risque d'excision pour celle-ci en cas de retour en Ethiopie ;

- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de D L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que les conditions matérielles d'accueil pouvaient être partiellement refusées ; l'OFII ne justifie pas pour quelles raisons elles sont intégralement refusées ;

- l'OFII s'est, à tort, estimé en situation de compétence liée au seul et unique motif que la demande d'asile de sa fille est enregistrée en procédure de réexamen.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juin 2023, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- les moyens de la requête ne sont pas fondés ;

- par une décision du 28 janvier 2022 la cour nationale du droit d'asile a reconnu à l'enfant de Mme B le statut de réfugié.

Mme B a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 novembre 2021.

Par une ordonnance du 4 septembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 26 septembre 2023 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la directive n° 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;

- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Avirvarei, conseillère,

- et les conclusions de Mme Leboeuf, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante éthiopienne, est entrée en France en 2017 et a sollicité l'asile le 6 novembre 2017. Sa demande d'asile a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 10 février 2021. Le 23 février 2021, elle a présenté au nom et pour le compte de sa fille C A, née le 22 février 2019, une demande d'asile qui a été enregistrée en procédure normale. Mme B a demandé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour sa fille. Par une décision du 28 juillet 2021, l'Office français de l'immigration et de l'intégration a refusé cette demande. Le 25 août 2021, Mme B a formulé le recours administratif préalable obligatoire. Le silence gardé sur ce recours a fait naître une décision implicite de rejet. Par la présente requête, Mme B doit être regardée comme demandant au tribunal l'annulation de la décision implicite rejetant son recours.

2. En premier lieu, aux termes de D D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision de refus des conditions matérielles d'accueil prise en application de D L. 551-15 est écrite, motivée et prend en compte la vulnérabilité du demandeur. / Elle prend effet à compter de sa signature. / Dans un délai de deux mois à compter de la notification de cette décision, le bénéficiaire peut introduire un recours devant le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, à peine d'irrecevabilité du recours contentieux. La décision comporte la mention des voies et délais dans lesquels ce recours peut être formé. / Le directeur général de l'office dispose d'un délai de deux mois pour statuer. A défaut, le recours est réputé rejeté. Toute décision de rejet doit être motivée ". Aux termes de D L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () / 8° Rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux en application d'une disposition législative ou réglementaire ". Aux termes de D L. 232-4 de ce code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande () ".

3. L'institution, par les dispositions précitées, d'un recours administratif préalable obligatoire, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître, le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite du recours se substitue nécessairement à la décision initiale et est seule susceptible d'être déférée au juge de la légalité. Il en résulte que les vices propres de la décision initiale ne sauraient être utilement invoqués à l'appui d'un recours contestant la décision rejetant ce recours. Cette substitution ne fait toutefois pas obstacle à ce que soient invoqués à son encontre des moyens tirés de la méconnaissance de règles de procédure applicables à la décision initiale qui, ne constituant pas uniquement des vices propres à cette décision, sont susceptibles d'affecter la régularité de la décision soumise au juge.

4. Il ressort des pièces du dossier que par un courriel en date du 25 août 2021, Mme B a saisi, par l'intermédiaire de l'association Groupe SOS Solidarités, le directeur général de l'OFII d'un recours préalable obligatoire dirigé contre la décision du 28 juillet 2021 refusant les conditions matérielles d'accueil pour sa fille. Dès lors, la décision implicite rejetant ce recours s'est nécessairement substituée à la décision initiale. Il s'ensuit que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision du 28 juillet 2021, qui se rapporte aux vices propres de la décision initiale, est inopérant et ne peut donc qu'être écarté.

5. En deuxième lieu, il ne ressort pas des motifs de la décision attaquée ou des autres pièces du dossier que l'OFII n'aurait pas procédé à un examen sérieux et particulier de la situation de la requérante avant de prendre la décision attaquée. En outre, l'OFII fait valoir que la requérante a bénéficié, ensemble avec son conjoint, le 1er avril 2021 d'un entretien au cours duquel leurs besoins ont été évalués et que cet entretien n'a pas mis en lumière d'éléments particuliers de vulnérabilité. Si seul le conjoint de Mme B semble avoir fait l'objet d'un examen médical, le déclarant au demeurant en niveau 0 de vulnérabilité : " ne semble pas relever d'une priorité pour un hébergement pour des raisons de santé ", il n'est pas établi ni même allégué que des problèmes de santé aient été signalés pour d'autres membres de sa famille. Par ailleurs, ils ont déclaré être hébergés de manière stable en France. Le moyen tiré du défaut d'examen est ainsi infondé.

6. En troisième lieu, contrairement à ce que soutient Mme B, il ressort des pièces du dossier que l'OFII a procédé à un entretien de vulnérabilité le 1er avril 2021, avant de lui refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. En outre, les seules pièces du dossier ne permettent pas d'établir une situation de vulnérabilité. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.

7. En quatrième lieu, D 2 de la directive 2013/33/UE précise que les conditions matérielles d'accueil comprennent le logement, la nourriture et l'habillement, fournis en nature ou sous forme d'allocation financière ou de bons, ou en combinant ces trois formules, ainsi qu'une allocation journalière. Aux termes de D 17 de cette directive : " 1. Les États membres font en sorte que les demandeurs aient accès aux conditions matérielles d'accueil lorsqu'ils présentent leur demande de protection internationale. / 2. Les États membres font en sorte que les mesures relatives aux conditions matérielles d'accueil assurent aux demandeurs un niveau de vie adéquat qui garantisse leur subsistance et protège leur santé physique et mentale. / Les États membres font en sorte que ce niveau de vie soit garanti dans le cas de personnes vulnérables, conformément à D 21 () ".

8. D'une part, aux termes de D L. 551-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile, au sens de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, comprennent les prestations et l'allocation prévues aux chapitres II et III ". Aux termes de D L. 551-9 du même code : " Les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile sont proposées à chaque demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration après l'enregistrement de sa demande par l'autorité administrative compétente ". Aux termes de D L. 551-10 de ce code : " Le demandeur est informé, dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend, que le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut lui être refusé ou qu'il peut y être mis fin dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles L. 551-15 et L. 551-16 ". Aux termes de cet article L. 551-15 : " Les conditions matérielles d'accueil peuvent être refusées, totalement ou partiellement, au demandeur dans les cas

suivants : / () / 3° Il présente une demande de réexamen de sa demande d'asile () ".

9. D'autre part, aux termes de D L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Tout étranger présent sur le territoire français et souhaitant demander l'asile se présente en personne à l'autorité administrative compétente qui enregistre sa demande et procède, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat, à la détermination de l'Etat responsable () " et de D L. 521-3 de ce code : " Lorsque la demande d'asile est présentée par un étranger qui se trouve en France accompagné de ses enfants mineurs, elle est regardée comme présentée en son nom et en celui de ses enfants ". D L. 531-23 du même code prévoit : " Lorsqu'il est statué sur la demande de chacun des parents présentée dans les conditions prévues à D L. 521-3, la décision accordant la protection la plus étendue est réputée prise également au bénéfice des enfants. Cette décision n'est pas opposable aux enfants qui établissent que la personne qui a présenté la demande n'était pas en droit de le faire ". D L. 531-41 de ce code dispose : " Constitue une demande de réexamen une demande d'asile présentée après qu'une décision définitive a été prise sur une demande antérieure () ".

10. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'étranger présent sur le territoire français et souhaitant demander l'asile de présenter une demande en son nom et, le cas échéant, en celui de ses enfants mineurs qui l'accompagnent. En cas de naissance ou d'entrée en France d'un enfant mineur postérieurement à l'enregistrement de sa demande, l'étranger est tenu, tant que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou, en cas de recours, la Cour nationale du droit d'asile, ne s'est pas prononcé, d'en informer cette autorité administrative ou cette juridiction. La décision rendue par l'office, ou, en cas de recours, par la Cour nationale du droit d'asile, est réputée l'être à l'égard du demandeur et de ses enfants mineurs, sauf dans le cas où le mineur établit que la personne qui a présenté la demande n'était pas en droit de le faire.

11. Ces dispositions ne font pas obstacle à ce que les parents d'un enfant né après l'enregistrement de leur demande d'asile présentent, postérieurement au rejet définitif de leur propre demande, une demande au nom de leur enfant. Il résulte toutefois de ce qui a été dit au point précédent que la demande ainsi présentée au nom du mineur doit alors être regardée, dans tous les cas, comme une demande de réexamen au sens de D L. 531-41 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande ainsi présentée au nom du mineur présentant le caractère d'une demande de réexamen, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut être refusé à la famille, conformément aux dispositions de D L. 551-15, sous réserve d'un examen au cas par cas tenant notamment compte de la présence au sein de la famille du mineur concerné.

12. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que Mme B a présenté une demande d'asile enregistrée le 6 novembre 2017, qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 20 février 2019 et la Cour nationale du droit d'asile le 10 février 2021. En application de ce qui a été dit aux points 8 et 9 du présent jugement, la décision prise par la Cour nationale du droit d'asile le 10 février 2021 doit être réputée prise à l'égard de sa fille

Dagala C, née le 22 février 2019. Dans ces conditions, et quand bien même une attestation de demande d'asile en procédure normale au titre d'une première demande d'asile a été délivrée le 23 février 2021 pour l'enfant, la demande présentée au nom de celle-ci doit être regardée comme une demande de réexamen. Dès lors, c'est par une exacte application des dispositions précitées que l'OFII a rejeté la demande tendant au bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit être écarté.

13. En cinquième lieu, si la requérante soutient que l'OFII aurait dû préciser les raisons pour lesquelles les conditions matérielles ont été intégralement refusées, il ressort, toutefois, des pièces du dossier que l'OFII pouvait refuser d'attribuer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil en raison du réexamen de sa demande d'asile conformément aux dispositions précitées au point 8 de D L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, elle n'apporte aucun élément de nature à établir qu'elle pouvait en bénéficier partiellement. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

14. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'au seul motif que

Mme B a sollicité une demande de réexamen de la demande d'asile de sa fille auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, l'OFII se serait cru en situation de compétence liée pour lui refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil et n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation.

15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentée par Mme B doivent être rejetées. Par voie de conséquence, doivent également être rejetées ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement des dispositions de D L. 761-1 du code de justice administrative et de D 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

D 1er : La requête de Mme B est rejetée.

D 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 7 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Xavier Pottier, président,

Mme Andreea Avirvarei, conseillère,

Mme Lina Bousnane, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 novembre 2023.

La rapporteure,

A. Avirvarei

Le président,

X. PottierLa greffière,

C. Mahieu

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions