lundi 26 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2108934 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | LAROSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er octobre 2021 sous le n° 2108934, M. A C, se faisant domicilier par Pada Coallia au 2 bis avenue Jean Jaurès à Melun (77000), demande au tribunal :
1°) d'être assisté d'un avocat et d'un traducteur en langue tamoule ;
2°) d'annuler l'arrêté en date du 9 septembre 2021 par lequel le préfet de Seine-et-Marne :
- l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours à compter de la notification de l'arrêté ;
- a fixé le pays de destination.
M. C soutient que :
- il a fui son pays d'origine, le Sri Lanka, le 22 mai 2018 et est arrivé en France le 28 mai suivant pour y solliciter l'asile car sa vie était gravement menacée dans son pays ;
- l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande par décision du 16 octobre 2018 et ce rejet a été confirmé par décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 12 novembre 2019 ;
- en cas de retour au Sri Lanka, il craint d'être exposé à des persécutions de la part des autorités du fait de son appartenance ainsi que de celle de membres de sa famille à l'organisation des Tigres tamouls LTTE ;
- l'arrêté préfectoral est intervenu au terme d'une procédure irrégulière en raison de la brièveté de son entretien à l'OFPRA ;
- les décisions de l'OFPRA et de la CNDA méconnaissent les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il a présenté une demande d'admission exceptionnelle au séjour auprès de la préfecture de police ;
- l'arrêté litigieux est signé par une autorité incompétente ;
- il est entaché d'insuffisance de motivation ;
- l'arrêté contesté méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 5 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 et l'article L. 111-8 d code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il n'est pas démontré que l'agent qui a procédé à son entretien individuel avait qualité pour ce faire ;
- l'arrêté querellé méconnaît aussi l'article 4 du règlement n° 604/2013 dès lors qu'il n'est pas démontré qu'il a été destinataire des brochures prévues par ces dispositions ;
- il peut encore présenter une demande de réexamen de sa demande d'asile.
Par un mémoire en défense et des pièces, enregistrés le 12 octobre 2021, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Vu :
- l'arrêté litigieux du préfet de Seine-et-Marne en date du 9 septembre 2021 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue au II de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en application des dispositions de l'article R. 776-13-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique tenue le 15 septembre 2022 en présence de Mme Darly, greffière d'audience :
- M. Freydefont, magistrat désigné, qui a présenté son rapport ;
- les observations de Me Larose, représentant M. C, requérant absent, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens en soutenant, de plus, qu'il est arrivé en France le 28 mai 2018 pour déposer une demande d'asile qui a été rejetée successivement par l'OFPRA puis par la CNDA ; il en a été de même de sa demande de réexamen rejetée pour irrecevabilité par l'OFPRA ; néanmoins, l'arrêté viole l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales car il existe des menaces réelles et actuelles d'atteinte à sa vie et à sa libertés en cas de retour au Sri Lanka, du fait des sympathies qu'il a toujours manifestées, de même que sa famille d'ailleurs, envers le mouvement des Tigres tamouls (LLTE) qui est férocement combattu par le pouvoir sri-lankais.
Le préfet de Seine-et-Marne n'est ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3°() " ; aux termes de l'article L. 614-1 du même code : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. " ; aux termes de l'article L. 614-5 dudit code : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 1°, 2° ou 4° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quinze jours suivant la notification de la décision. "
2. Par un arrêté en date du 9 septembre 2021 notifié le 20 septembre suivant, le préfet de Seine-et-Marne a, sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, obligé M. A C, ressortissant sri lankais né le 25 avril 1996, à quitter le territoire français dans un délai de trente jours à compter de la notification de l'arrêté et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office. Par la requête susvisée, M. C demande l'annulation des décisions contenues dans cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. Or, l'arrêté litigieux est signé de M. Cyrille Le Vély, secrétaire général de la préfecture, qui a reçu délégation par arrêté n° 20/BC/134 du 22 septembre 2020 du préfet de Seine-et-Marne, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, à l'effet de signer notamment les obligations de quitter le territoire français et les décisions relatives au délai de départ volontaire et fixant le pays de renvoi. Par suite, le moyen d'incompétence doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes L. 612-12 de code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français mentionne le pays, fixé en application de l'article L. 721-3, à destination duquel l'étranger est renvoyé en cas d'exécution d'office. " ; aux termes de aux termes de l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. "
5. D'une part, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci comporte les considérations de droit et de fait de l'obligation faite à M. C de quitter le territoire français puisqu'il vise l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le 4° de l'article L. 611-1 précité et mentionne que le requérant a vu sa demande d'asile être rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) par décision du 12 novembre 2019 notifiée le 11 décembre suivant et que ce rejet a été confirmé par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) par décision du 5 mai 2021 notifiée le 5 juillet suivant. L'arrêté précise également que le requérant est célibataire et sans charge de famille et que ses liens personnels et familiaux en France ne sont pas anciens, intenses et stables puisqu'il a vécu dans son pays d'origine jusqu'à l'âge de 22 ans ; dans ces conditions, il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à sa situation personnelle et à sa vie familiale. Il résulte de ce qui précède que l'obligation de quitter le territoire français est suffisamment motivée en droit comme en fait conformément à l'obligation prévue à l'article L. 613-1 précité.
6. D'autre part, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci comporte les considérations de droit et de fait de la décision fixant le pays de destination puisqu'il vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, précise la nationalité de M. C, en l'espèce sri lankaise, et mentionne que l'intéressé n'établit pas que sa vie ou sa liberté sont menacées dans son pays d'origine ni y être exposé à des peines ou traitements contraires à l'article 3 de cette convention européenne. Ces considérations suffisent à caractériser une décision fixant le pays de destination motivée en droit comme en fait.
7. En troisième lieu, M. C soulève un certain nombre de vices de procédure ayant entaché selon lui l'arrêté contesté. Il fait tout d'abord valoir que l'arrêté préfectoral est intervenu au terme d'une procédure irrégulière en raison de la brièveté de son entretien à l'OFPRA ; mais ce moyen, qui se rapporte à la procédure d'asile, et plus particulièrement à la procédure suivie devant l'OFPRA, est sans incidence quant à la régularité de l'arrêté contesté. Le requérant soutient ensuite que l'arrêté préfectoral querellé méconnaît les dispositions de l'article 5 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 et l'article L. 111-8 d code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il n'est pas démontré que l'agent qui a procédé à son entretien individuel avait qualité pour ce faire ; il soulève également la violation de l'article 4 du règlement n° 604/2013 dès lors qu'il n'est pas démontré qu'il a été destinataire des brochures prévues par ces dispositions ; toutefois, tous ces moyens, qui se rapportent là encore à la procédure de demande d'asile, sont sans incidence quant à la régularité de l'arrêté du 9 septembre 2021. Il résulte de ce qui précède que les moyens tirés des vices de procédure allégués doivent tous être écartés comme inopérants.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales relatif au droit au respect de la vie privée et familiale : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". M. C soulève la violation de ces stipulations ; toutefois, il est constant que l'intéressé n'est entré en France qu'en juin 2018 pour y solliciter l'asile ; de plus, la durée du séjour du requérant sur le territoire national n'est que la résultante de la durée d'examen de sa demande d'asile par les instances compétentes et ne lui créée, par elle-même, aucun droit. En outre, il est constant que l'intéressé est célibataire sans enfant à charge en France. De plus, s'il produit quelques bulletins de paie, ceux-ci ne sauraient démonter une insertion professionnelle qui s'inscrive dans la durée et la stabilité. Enfin, le requérant ne démontre pas être isolé dans son pays d'origine où résident, selon les termes de sa requête, les membres de sa famille. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté comme infondé.
9. En cinquième lieu, si l'intéressé soutient qu'il a présenté une demande d'admission exceptionnelle au séjour auprès de la préfecture de police, il ne l'établit pas. Au demeurant, les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif à l'admission exceptionnelle n'impliquent pas la délivrance de plein droit d'un titre de séjour ; par suite, leur invocation est inopérante dès lors que l'arrêté litigieux ne contient aucun refus de titre de séjour.
10. En sixième lieu, si M. C soutient qu'il peut encore présenter une demande de réexamen de sa demande d'asile, il ressort des termes mêmes de l'arrêté litigieux qu'une première demande de réexamen a été rejetée pour irrecevabilité par l'OFPRA le 5 mai 2021 ; et l'intéressé n'allègue pas qu'une nouvelle demande de réexamen ne serait pas soumise au même sort.
11. En dernier lieu, aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. " ; aux termes de cet article 3 : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. "
12. D'une part, le requérant soutient que les décisions de l'OFPRA et de la CNDA méconnaissent les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; toutefois, ces moyens qui sont dirigées contre des décisions qui ne sont pas en litige doit être écarté comme inopérant.
13. D'autre part, M. C fait aussi valoir qu'en cas de retour forcé au Sri Lanka, il craint d'être exposé à des persécutions de la part des autorités du fait de son appartenance de membres de sa famille à l'organisation des Tigres tamouls LTTE ; il doit par-là être entendu comme se prévalant des dispositions et stipulations mentionnées au point 11. Toutefois, le requérant ne démontre pas de manière probante qu'il serait directement et personnellement exposé à des risques de traitements inhumains et dégradants en cas de retour forcé dans son pays d'origine, soit du fait des autorités de cet Etat, soit même du fait de personnes ou de groupes de personnes ne relevant pas des autorités publiques, dès lors que, dans ce dernier cas, les autorités de l'Etat de destination ne sont pas en mesure de parer à un tel risque par une protection appropriée. De plus, il est constant que la demande d'asile de M. C a été rejetée le 16 octobre 2018, décision de rejet confirmée par la CNDA le 12 novembre 2019 ; or, le requérant n'apporte toujours aucun élément nouveau sur lequel ces instances ne se seraient pas déjà prononcées.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté préfectoral du 9 septembre 2021 doivent être rejetées.
D E C I D E
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de Seine-et-Marne.
Lu en audience publique le 26 septembre 2022.
Le magistrat désigné,
C. BLa greffière,
F. Darly
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026