lundi 10 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2109193 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | ORIER AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 octobre 2021 sous le n° 2109193, Mme B A, demeurant 11 rue Truillot à Ivry-sur-Seine (94200), représentée par Me Calvo Pardo, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 27 septembre 2021 par lequel le préfet de police de Paris :
- l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours à compter de la notification de l'arrêté ;
- a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet compétent de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour le temps de ce réexamen, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme A soutient que :
- l'arrêté litigieux est entaché d'un défaut de motivation en violation de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- il viole l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile puisque sa situation fait obstacle à son éloignement, sa demande de titre étant toujours en cours d'instruction ;
- elle remplit les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté contesté est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- l'arrêté querellé est entaché d'atteinte disproportionnée à son droit à mener une vie privée et familiale normale en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales puisqu'elle réside habituellement en France depuis plus de douze ans dont dix en situation régulière.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 octobre 2021, le préfet de police de Paris, représenté par Me Orier, conclut au rejet de la requête en faisant valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu :
- l'arrêté litigieux du préfet de police de Paris en date du 27 septembre 2021 ;
- les pièces complémentaires, enregistrées le 27 mai 2022, produites pour Mme A ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en application des dispositions de l'article R. 776-10 et suivants du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu, au cours de l'audience publique tenue le 3 octobre 2022 en présence de Mme Darly, greffière d'audience, M. Freydefont, magistrat désigné, qui a présenté son rapport.
Ni Mme A, requérante, ni le préfet de police de Paris, défendeur, ne sont présents ou représentés.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents () " ; aux termes de l'article L. 614-1 du même code : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. " ; aux termes de l'article L. 614-5 dudit code : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le tribunal administratif est saisi dans le délai de trente jours suivant la notification de la décision. "
2. Par un arrêté en date du 27 septembre 2021, le préfet de police de Paris a, sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, obligé Mme B A, ressortissante chinoise née le 5 octobre 1984 à Fujian, à quitter le territoire français dans un délai de trente jours à compter de la notification de l'arrêté et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office. Par la requête susvisée, Mme A demande l'annulation des décisions contenues dans cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, aux termes L. 612-12 de code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français mentionne le pays, fixé en application de l'article L. 721-3, à destination duquel l'étranger est renvoyé en cas d'exécution d'office. " ; aux termes de aux termes de l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. "
4. D'une part, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci comporte les considérations de droit et de fait de l'obligation faite à Mme A de quitter le territoire français puisqu'il vise l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le 3° de l'article L. 611-1 précité et mentionne que la requérante s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour par décision implicite de la préfète du Val-de-Marne en date du 12 décembre 2019 et que depuis cette date, elle s'est maintenue sur le territoire français. L'arrêté précise également que, compte tenu des circonstances propres au cas d'espèce, il n'est pas porté une atteinte disproportionnée au droit de Mme A au respect de sa vie privée et familiale. Il résulte de ce qui précède que, nonobstant l'emploi de quelques formules types, l'obligation de quitter le territoire français est suffisamment motivée en droit comme en fait conformément à l'obligation prévue à l'article L. 613-1 précité.
5. D'autre part, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci comporte les considérations de droit et de fait de la décision fixant le pays de destination puisqu'il vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, précise la nationalité de Mme A, en l'espèce chinoise, et mentionne en son dernier considérant que l'intéressée n'établit pas que sa vie ou sa liberté sont menacées dans son pays d'origine ni y être exposé à des peines ou traitements contraires à l'article 3 de cette convention européenne. Ces considérations suffisent à caractériser une décision fixant le pays de destination motivée en droit comme en fait.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 311-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa nomenclature en vigueur avant le 1er mai 2021 : " La demande est présentée par l'intéressé dans les deux mois de son entrée en France. S'il y séjournait déjà, il présente sa demande : () / 4° Soit dans le courant des deux derniers mois précédant l'expiration de la carte de séjour dont il est titulaire () " ; aux termes de l'article R* 311-12 du même code, toujours dans sa nomenclature en vigueur avant le 1er mai 2021 : " Le silence gardé par l'administration sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet. " ; aux termes de l'article R. 311-12-1 dudit code : " La décision implicite mentionnée à l'article R.* 311-12 naît au terme d'un délai de quatre mois. " ; aux termes de l'article R. 311-13 de ce code : " En cas de refus de délivrance de tout titre de séjour, l'étranger est tenu de quitter le territoire français. "
7. Mme A soutient que l'obligation de quitter le territoire français viole les dispositions citées au point 1 de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile puisque sa demande de titre était toujours en cours d'instruction par les services de la préfecture du Val-de-Marne. Il ressort effectivement des pièces du dossier que Mme A était titulaire d'une carte de séjour portant la mention " étudiant " arrivant à expiration le 2 novembre 2015 ; elle soutient en avoir demandé le renouvellement en 2016 par changement de statut et elle produit à ce titre le premier récépissé de demande du 23 février 2016 de la préfecture du Val-de-Marne ; sa demande ayant été faite après l'expiration de son titre, sa demande doit être qualifiée de première demande, et non de demande de renouvellement.
8. De plus, en application des articles R* 311-12 et R. 311-12-1 précités du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un rejet implicite de sa demande est né du silence gardé pendant plus de quatre mois par les services préfectoraux, soit dès le 24 juin 2016, et ce quand bien même la préfecture lui a régulièrement renouvelé ses récépissés en mai, août, novembre 2016, janvier, avril, juillet, septembre, décembre 2017, mars 2018 et mars 2019. Par suite, Mme A ayant vu sa demande de titre implicitement rejetée dès le mois de juin 2016, le préfet pouvait fonder son obligation de quitter le territoire français sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, quand bien même, en indiquant que la décision implicite était née le 12 décembre 2019, il s'est trompé dans le décompte de la date à partir de laquelle est née la décision implicite de rejet.
9. Pour contester cette date de naissance, Mme A se prévaut de deux courriels de la préfecture du Val-de-Marne des 29 novembre et 11 décembre 2019 aux termes desquels sa demande d'admission exceptionnelle au séjour est toujours en cours d'instruction et que la décision n'est pas encore intervenue à ce jour. Quand bien même le délai de quatre mois ne commencerait à courir qu'à compter de la date du 11 décembre 2019, une décision implicite de rejet serait née au plus tard le 12 avril 2020. Par suite, le préfet de police pouvait toujours le 27 septembre 2021 prendre son obligation de quitter le territoire français sur le 3° de l'article L. 611-1 précité.
10. Enfin, la circonstance selon laquelle Mme A a tenté de se connecter en vain sur le site internet de la préfecture Val-de-Marne pour y solliciter un rendez-vous afin d'y déposer une nouvelle demande de titre est sans incidence sur le fait que celle-ci avait vu sa demande de 2016 rejetée implicitement.
11. Il résulte de ce qui a été développé aux points 6 à 9 que le moyen tiré de la violation de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté comme infondé.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales relatif au droit au respect de la vie privée et familiale : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () " Mme A soulève la violation de ces stipulations ; elle fait plus particulièrement valoir qu'elle réside habituellement en France depuis douze ans dont dix de manière régulière. Si la résidence habituelle de la requérante est effectivement démontrée par des pièces nombreuses et probantes depuis novembre 2009, soit depuis presque douze ans à la date de l'arrêté litigieux, il n'est pas contesté que les six premières années de présence en France de l'intéressée l'ont été au titre de ses études, Mme A étant titulaire d'une carte de séjour portant la mention " étudiant " jusqu'en novembre 2015, titre qui ne lui conférait aucun droit à s'installer durablement sur le territoire français. De plus, si Mme A soutient avoir été en situation régulière jusqu'en juin 2019, date d'expiration de son dernier récépissé remis en mars 2019, c'était sous couvert de récépissés le temps de l'instruction de sa demande, laquelle a au surplus été implicitement rejetée dès le mois de juin 2016, ainsi qu'il a été dit au point 7. Il résulte de ce qui précède que les douze années de présence en France de Mme A ne sont pas de nature à démontrer qu'elle y aurait établi le centre de ses intérêts personnels et familiaux, pas plus d'ailleurs que son activité professionnelle à peu près continue en qualité de vendeuse dans différents restaurants asiatiques depuis 2012 ainsi que le démontrent les bulletins de paie produits. Et ce d'autant qu'il n'est pas contesté que la requérante est célibataire sans charge de famille sur le territoire français. Enfin, Mme A n'établit pas être isolée dans son pays d'origine qu'elle a quitté en 2009 à l'âge de 25 ans et dans lequel résident, selon ses déclarations, les membres de sa famille. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté comme infondé.
13. Il résulte de ce qui précède que le préfet n'a pas non plus entaché son arrêté d'erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle et familiale de Mme A.
14. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. " Mme A fait valoir qu'elle remplit les conditions pour se voir admettre exceptionnellement au séjour sur le fondement de ces dispositions ; toutefois, une première demande de sa part faite au titre de l'admission exceptionnelle au séjour a été implicitement rejetée en juin 2016, comme il a été dit au point 7 ; d'autre part, compte tenu de ce qui a été développé au point 11 sur la situation personnelle, familiale et professionnelle de Mme A, celle-ci ne justifie pas de motifs exceptionnels ou de circonstances humanitaires de nature à l'admettre au séjour ; enfin, et en tout état de cause, la requérante ne saurait utilement invoquer à l'encontre d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français les dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code relatives à l'admission exceptionnelle au séjour, celles-ci ne prévoyant pas de délivrance d'un titre de séjour de plein droit.
15. En dernier lieu, Mme A soutient qu'elle n'aurait pas été entendue de manière contradictoire. Si le droit d'être entendu en tant qu'il fait partie intégrante du respect des droits de la défense, lequel constitue un principe général du droit de l'Union européenne, se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts, un tel droit ne saurait toutefois être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente serait tenue, dans tous les cas, d'entendre de façon spécifique l'intéressé. Notamment, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision. Or, il ressort des pièces produites en défense que Mme A a bien été entendue le 27 septembre 2021 à 8 heures 35 avant que ne lui soit notifié l'arrêté litigieux à 18 heures 22 ; au cours de cette audition, Mme A a été à même de développer des informations relatives à sa situation personnelle, familiale, administrative et professionnelle. De telle sorte que ce dernier moyen sera écarté comme manquant en fait.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté préfectoral du 27 septembre 2021 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, il convient également de rejeter les conclusions à fin d'injonction ainsi que celles tendant au bénéfice de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au préfet de police de Paris.
Lu en audience publique le 10 octobre 2022.
Le magistrat désigné,
Signé : C. CLa greffière,
Signé : F. Darly
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026