jeudi 27 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2109210 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET GENTILHOMME |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 octobre 2021 et 24 septembre 2022, la société Orange, représentée par Me Gentilhomme, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 août 2021 par lequel le maire d'Arcueil s'est opposé à la déclaration préalable qu'elle a déposée pour l'installation d'une station relais de radiotéléphonie mobile composée de six antennes relais sur le toit d'un immeuble situé 43, avenue Nelson Mandela à Arcueil ;
2°) d'enjoindre à la commune d'Arcueil de lui délivrer une décision de non-opposition à déclaration préalable dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Arcueil une somme de 5 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué a été adopté par une autorité incompétente ;
- il est entaché d'une erreur de droit dès lors qu'il ne pouvait se fonder sur les dispositions de l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme qui ne peut imposer que des prescriptions spéciales mais ne permet pas de s'opposer à des travaux ;
- il ne pouvait être davantage fondé sur le principe de précaution ;
- le maire d'Arcueil ne pouvait fonder sa décision sur les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme dès lors qu'aucun risque n'est établi concernant l'impact des stations relais sur la santé de la population ;
- il a fait une inexacte application du paragraphe 2 du chapitre 2 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone UAE dès lors que le projet ne portera pas atteinte au milieu environnant et aux caractéristiques du bâtiment ;
- il a fait une inexacte application du e) du paragraphe 1 du chapitre 2 du même règlement applicable à la zone UAE dès lors que les antennes projetées n'entraînent pas de dépassement de la hauteur autorisée des bâtiments.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 janvier 2022, la commune d'Arcueil, représentée par la SCP CGCB et associés-Me Attia, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la société Orange d'une somme de 4 000 euros.
Elle soutient que les moyens soulevés par la société Orange ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de M. Zanella, rapporteur public,
- et les observations de Me Attia, représentant la commune d'Arcueil.
Considérant ce qui suit :
1. La société Orange a déposé, le 26 juillet 2021 en mairie d'Arcueil, une déclaration préalable tendant à l'implantation d'un équipement de radiotéléphonie mobile sur un immeuble situé 43 avenue du Président Nelson Mandela en zone UAE du plan local d'urbanisme. Par un arrêté du 11 août 2021, le maire d'Arcueil s'est opposé à cette déclaration préalable. La société Orange demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : / a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme () ". En vertu de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et, en l'absence ou en cas d'empêchement des adjoints ou dès lors que ceux-ci sont tous titulaires d'une délégation, à des membres du conseil municipal. () ". Aux termes de l'article L. 2511-27 de ce dernier code : " Le maire de la commune peut donner sous sa surveillance et sa responsabilité, par arrêté, délégation de signature au directeur général des services de la mairie et aux responsables de services communaux () ".
3. Par un arrêté du 23 octobre 2020, régulièrement publié par voie d'affichage à compter du 26 octobre 2020 et transmis à cette même date en préfecture, le maire d'Arcueil a donné délégation de signature à M. B D, directeur général des services et auteur de la décision en litige à l'effet de signer, notamment, " tout document pour lequel l'adjoint.e ou le conseiller.ère délégué.e empêché.e a reçu délégation de signature " et " les décisions du maire prises sur délégation du conseil municipal en vertu de l'article L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales ". Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 17 juillet 2020, le maire a donné délégation à Mme E, adjointe au maire, délégation des questions relatives à l'aménagement et l'urbanisme, dont il n'est pas établi par la société requérante, à qui incombe la charge de la preuve, qu'elle n'aurait pas été absente ou empêchée lorsque l'arrêté litigieux a été édicté. Par suite le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision doit être écarté.
4. En deuxième lieu, et d'une part, aux termes de l'article 5 de la Charte de l'environnement de 2004 : " Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d'attributions, à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage". Aux termes de l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme : " Le permis ou la décision prise sur la déclaration préalable doit respecter les préoccupations d'environnement définies aux articles L. 110-1 et L. 110-2 du code de l'environnement. Le projet peut n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si, par son importance, sa situation ou sa destination, il est de nature à avoir des conséquences dommageables pour l'environnement. Ces prescriptions spéciales tiennent compte, le cas échéant, des mesures mentionnées à l'article R. 181-43 du code de l'environnement ".
5. S'il appartient à l'autorité administrative compétente de prendre en compte le principe de précaution, énoncé par l'article 5 de la Charte de l'environnement et auquel se réfère l'article L. 110-1 du code de l'environnement, lorsqu'elle se prononce sur l'octroi d'une autorisation délivrée en application de la législation sur l'urbanisme, les dispositions de l'article 5 de la Charte ne permettent pas, indépendamment des procédures d'évaluation des risques et des mesures provisoires et proportionnées susceptibles, le cas échéant, d'être mises en œuvre par les autres autorités publiques dans leur domaine de compétence, de refuser légalement la délivrance d'une autorisation d'urbanisme en l'absence d'éléments circonstanciés sur l'existence, en l'état des connaissances scientifiques, de risques, même incertains, de nature à justifier un tel refus d'autorisation.
6. D'autre part, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. " et aux termes de l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme : " Le permis ou la décision prise sur la déclaration préalable doit respecter les préoccupations d'environnement définies aux articles L. 110-1 et L. 110 2 du code de l'environnement. Le projet peut n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si, par son importance, sa situation ou sa destination, il est de nature à avoir des conséquences dommageables pour l'environnement. Ces prescriptions spéciales tiennent compte, le cas échéant, des mesures mentionnées à l'article R. 181-43 du code de l'environnement. ".
7. Pour s'opposer à la déclaration préalable présentée par la société Orange, le maire d'Arcueil s'est fondé sur l'existence de risques de nature à porter atteinte à la sécurité publique. Toutefois, en se bornant à soutenir qu'il convient, pour apprécier l'impact du projet, de le cumuler avec la douzaine d'antennes relais déjà présentes sur le territoire communal et que le terrain d'assiette du projet est entouré d'établissements scolaires, la commune d'Arcueil n'apporte, au soutien de ses allégations, aucun élément circonstancié sur l'existence, en l'état des connaissances scientifiques, de risques, même incertains, de nature à justifier sa décision. Dans ces conditions, la société Orange est fondée à soutenir que le maire d'Arcueil ne pouvait s'opposer à la déclaration de travaux qu'elle a déposée, ni au titre du principe de précaution, ni sur le fondement des dispositions des articles précités.
8. En troisième lieu, aux termes du paragraphe 2 (Insertion architecturale, urbaine, paysagère et environnementale) du chapitre 2 (Caractéristiques urbaines, architecturales, environnementales et paysagères) du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Arcueil applicable à la zone UAE : " Règles générales : Les constructions, par leur situation, leur volume, leur aspect, le rythme ou la coloration des façades, doivent être conçues de manière à assurer une bonne insertion dans leur environnement naturel ou urbain, et cela quel que soit le type d'architecture (traditionnelle ou moderne) utilisé. L'autorisation de bâtir pourra être refusée si les constructions par leur situation, leurs dimensions ou l'aspect extérieur sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, ou ne contribuent pas à une meilleure cohérence du paysage urbain environnant. () / Les antennes paraboliques et climatiseur : Les antennes et les climatiseurs doivent être implantés à un endroit non visible du domaine public (sauf impossibilité technique), Lorsqu'elles s'implantent en terrasse, elles doivent être le plus en retrait possible de la façade. Elles doivent avoir une couleur qui s'intègre avec la partie de construction sur laquelle elles sont fixées. "
9. Pour s'opposer à la déclaration préalable déposée par la société Orange, le maire d'Arcueil, en se fondant sur ces dispositions, a également estimé que la localisation des antennes leur conférait une visibilité et une importance particulière dès lors que le projet ajoutait des éléments techniques sur la toiture d'un bâtiment déjà plus haut que ceux qui sont avoisinants, de sorte que le projet en litige n'était pas adapté et nuisait au caractère des lieux avoisinants.
10. Il ressort des pièces du dossier et notamment des photographies jointes au dossier de déclaration préalable de la société Orange, que le terrain d'assiette du projet se situe sur le toit d'un bâtiment d'une hauteur de 27,75 mètres qui ne présente pas d'intérêt particulier sur le plan patrimonial et qui s'insère dans un tissu urbain comprenant des immeubles de même gabarit. Si la commune d'Arcueil fait valoir que le projet sera visible du domaine public, cette circonstance est, à elle seule insuffisante, pour caractériser une atteinte à l'intérêt des lieux avoisinants alors que, de plus, elle ne peut se fonder, s'agissant de cette visibilité, sur les dispositions précitées qui ne visent que les antennes paraboliques et les climatiseurs. En tout état de cause, et quand bien même ces antennes seraient visibles, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment des photomontages joints à celui-ci, que du fait de leur nombre, de leur hauteur, de leur positionnement ou encore de leur couleur, elles ne s'inséreraient pas harmonieusement dans leur environnement. Par suite, la société requérante est fondée à soutenir que le maire d'Arcueil a entaché sa décision d'illégalité en se fondant sur la méconnaissance du paragraphe 2 du chapitre 2 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone UAE.
11. En quatrième lieu, aux termes du e) du paragraphe 1 du chapitre 2 du règlement du plan local d'urbanisme applicable en zone UAE relatif à la hauteur des constructions : " () / Règles générales / En zone UAE, la hauteur maximale des constructions est fixée à 18 mètres. () ". En outre, en vertu du lexique annexé à ce plan : " la hauteur de la construction est mesurée à partir du sol naturel existant () jusqu'au faîtage dans le cas d'un toit en pente ou de l'acrotère dans le cas d'une toiture terrasse, les cheminées, antennes, ouvrages techniques et autres superstructures nécessaires au fonctionnement du bâtiment sont exclus du calcul de la hauteur ".
12. Lorsqu'une construction existante n'est pas conforme à une ou plusieurs dispositions d'un plan local d'urbanisme régulièrement approuvé, une autorisation d'urbanisme ne peut être légalement délivrée pour la modification de cette construction, sous réserve de dispositions de ce plan spécialement applicables à la modification des immeubles existants, que si les travaux envisagés rendent l'immeuble plus conforme aux dispositions réglementaires méconnues ou s'ils sont étrangers à ces dispositions .
13. Pour faire opposition à la déclaration préalable présentée par la société Orange, le maire d'Arcueil s'est fondé sur le motif tiré de ce que les antennes culmineront à une hauteur de 31,55 mètres, supérieure à la hauteur maximale de 18 mètres fixée par les dispositions précitées alors que l'immeuble présente déjà une hauteur de 27,75 mètres.
14. Il résulte de la combinaison des dispositions précitées du règlement et du lexique du plan local d'urbanisme, que l'installation projetée est soumise à une règle de hauteur maximale de construction de 18 mètres sauf à établir qu'elle entre dans le champ d'application de la dérogation à cette règle pour constituer un ouvrage technique nécessaire au fonctionnement de l'immeuble sur lequel elle s'implante. Il n'est pas contesté que les antennes-relais que la société Orange entend installer sur le toit de l'immeuble ne sont pas nécessaires au fonctionnement de ce dernier. Il n'est pas davantage contesté que cet immeuble présente lui-même une hauteur calculée à l'acrotère supérieure à 18 mètres et que, par conséquent, les antennes relais dont il s'agit, qui comme il vient d'être dit, doivent être prises en compte dans la hauteur de la construction, aggravent la méconnaissance de la règle de hauteur maximum. Il en résulte que l'installation des antennes projetée n'a pas pour but de rendre l'immeuble plus conforme aux dispositions réglementaires applicables, mais au contraire aggrave la méconnaissance de celles-ci. Elle ne relève pas davantage des travaux pouvant être autorisés pour être étrangère à la règle méconnue. Dès lors, pour s'opposer à la déclaration préalable de la société Orange, le maire d'Arcueil a pu légalement retenir, sans commettre d'erreur de droit, ni faire une inexacte appréciation des circonstances de l'espèce, que le projet méconnaissait les dispositions du plan local d'urbanisme précitées fixant les règles de hauteur des constructions. Il résulte de l'instruction que le maire d'Arcueil aurait pris la même décision s'il n'avait retenu que ce motif pour s'opposer à la déclaration préalable présentée par la société requérante.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par la société Orange doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Arcueil, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par la société Orange.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Orange est rejetée.
Article 2 : La société Orange versera à la commune d'Arcueil une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Orange et à la commune d'Arcueil.
Délibéré après l'audience du 4 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. L'hirondel, président,
M. Duhamel, premier conseiller,
Mme Morisset, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 avril 2023
La rapporteure,
A. C
Le président,
M. L'HIRONDEL La greffière,
M. A
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026