mardi 23 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2109323 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | GIUDICELLI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 octobre 2021, Mme B D, Mme H J, M. E D, M. G D et la SCI 39 rue Parmentier, représentés par Me Giudicelli, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 avril 2021 par lequel la maire d'Alfortville a délivré à Mme A un permis de construire un bâtiment comprenant deux appartements duplex sur la parcelle cadastrée section AJ n° 38 située rue de Choisy ainsi que la décision implicite de rejet de leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Alfortville une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le dossier de permis de construire méconnaît les dispositions de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme dès lors que le plan de masse produit n'est pas côté dans les trois dimensions, n'indique pas les conditions de raccordement de la future construction aux réseaux et ne précise pas le traitement des espaces verts ;
- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme dès lors que le plan de masse produit ne contient pas les angles de prise de vue des documents photographiques permettant de situer le terrain d'assiette dans son environnement proche et lointain, et que les photographies versées au dossier ne permettent pas d'apprécier l'environnement proche et lointain du projet ;
- le projet méconnaît les dispositions du paragraphe 2.4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune relatives à l'emprise au sol des constructions dès lors qu'il est impossible de déterminer si la construction sera implantée dans la bande de constructibilité principale ou dans la bande de constructibilité secondaire ; le projet méconnaît ces dispositions qui limitent, eu égard à ses caractéristiques, l'emprise au sol à 56,04 m² alors qu'il prévoit une surface de 64,5 m² ;
- le projet méconnaît les dispositions des points 2.2.1 et 2.2.2 du paragraphe 2.2 de ce règlement applicables à la zone UE dès lors que la construction sera réalisée en limite séparative et non en retrait de trois mètres de la parcelle cadastrée section AJ n° 40 qui leur appartient;
- le projet méconnaît les dispositions des paragraphes 5.8 et 5.9 de ce règlement relatives aux règles de stationnement dès lors que dans la mesure où l'emprise au sol de la construction devra être réduite pour être conforme aux exigences du paragraphe 2.4 du règlement de la zone UE, les dimensions et emprises prévues par les plans initiaux sont erronées et doivent être réduites ;
- il méconnait les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme dès lors que sur la parcelle section AJ n° 40 appartenant aux requérants se trouve une cuve à mazout située dans la cour et qui a été abusivement intégrée au projet.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 novembre 2021, Mme F A, représentée par Me Savignat, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de de Mme D et autres la somme de 8 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors que la SCI 39 rue Parmentier n'a pas qualité pour agir ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à la commune d'Alfortville qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Morisset,
- les conclusions de M. Zanella, rapporteur public,
- et les observations de Me Giudicelli, représentant Mme D et autres.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 30 avril 2021, le maire d'Alfortville a délivré à Mme F A un permis de construire un bâtiment comprenant deux appartements duplex sur la parcelle cadastrées section AJ n° 38 située rue de Choisy. Mme D et autres demandent au tribunal d'annuler cet arrêté ainsi que la décision implicite de rejet de leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la complétude du dossier de demande de permis de construire :
2. Aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. /Lorsque le terrain n'est pas directement desservi par une voie ouverte à la circulation publique, le plan de masse indique l'emplacement et les caractéristiques de la servitude de passage permettant d'y accéder. / Lorsque le projet est situé dans une zone inondable délimitée par un plan de prévention des risques, les cotes du plan de masse sont rattachées au système altimétrique de référence de ce plan ". Aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également / () d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ".
3. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
4. D'une part, il ressort des pièces du dossier de demande de permis de construire que le plan de masse " existant " et le plan de masse " projet " indiquent les dimensions du terrain et du volume bâti ainsi que le niveau du terrain d'assiette et celui de la construction. En outre, le plan " coupe projet " et le plan des façades renseignent sur les dimensions de la future construction. Les modalités de raccordement de la construction au réseau sont indiquées sur le plan " coupe projet " complétées par une mention portée dans la notice descriptive selon laquelle la cuve de récupération d'eau de pluie avec contrôle d'un débit d'un litre par seconde sera installée sous terre. S'agissant des espaces verts, la notice précise qu'en l'état actuel, la parcelle est pourvue d'un espace libre laissé en friche, végétalisable et sans aucun arbre et que le projet prévoit, en fond de parcelle, identifiable sur le plan de masse, la création d'un " jardin " de 48,7 m².
5. D'autre part, il ressort également de ces mêmes pièces que si le plan de masse ne comporte pas les angles de prise de vue des documents graphiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et lointain, ils sont reportés sur le plan cadastral et accompagnés de documents photographiques permettant d'apprécier l'environnement proche et lointain.
6. Il résulte de ce qui précède que les insuffisances relevées par les requérants n'ont pas été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable. Par suite les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions des article R. 431-9 et R. 431-10 du code de l'urbanisme doivent être écartés.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des règles d'emprise au sol des constructions :
7. Aux termes du point 2.4.1 du paragraphe 2.4 du chapitre 2 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone UE : " 2.4.1. Règle générale dans la zone / L'emprise au sol des constructions se répartit différemment selon les bandes de constructibilité / Dans la bande de constructibilité principale : / Le coefficient d'emprise au sol des constructions est limité à 0,60. / Dans la bande de constructibilité secondaire : / Le coefficient d'emprise au sol des constructions est limité à 0,10 ". Aux termes paragraphe 1.2 du chapitre 1 de ce règlement relatif à la destination des constructions, aux usages des sols et natures d'activité : " Bandes de constructibilité / Les dispositions réglementaires de certaines zones peuvent être différentes sur un même terrain en fonction des bandes de constructibilité : / la bande de constructibilité principale de 20 mètres de profondeur, est mesurée perpendiculairement en tout point de l'alignement, actuel ou futur, ou de la limite de la marge de recul (cf. infra) ; / la bande de constructibilité secondaire s'applique aux terrains ou parties de terrain non compris dans la bande de constructibilité principale. / Les bandes de constructibilité s'appliquent le long des voies et emprises publiques existantes ou celles, nouvelles, ayant une largeur d'emprise au moins égale à 4 mètres ".
8. Le dossier de demande de permis de construire comprend le formulaire Cerfa signé par Mme A et attestant de sa qualité pour demander le permis de construire sollicité pour la parcelle cadastrées section AJ n° 38 d'une surface de 112 m². Par suite, et alors qu'aucune fraude n'est établie et qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le service instructeur disposait d'informations de nature à établir que la pétitionnaire ne possédait pas cette qualité sur l'ensemble de la parcelle dont il s'agit, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que ce service aurait dû exclure du calcul de l'emprise au sol une surface qui leur appartiendrait. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier, notamment de l'acte notarié de licitation du 11 mars 2021, qui fait foi jusqu'à preuve contraire, que la parcelle cadastrée section AJ n° 38 située rue de Choisy appartient à Mme A et qu'elle a une emprise de 112 m². Si les requérants allèguent que le terrain d'assiette du projet a, en réalité, une emprise de 93, 40 m² dès lors que la partie de la cour incluse dans cette emprise d'une surface de 18,60 m² et située de l'autre côté d'un mur de clôture entre leur parcelle et celle du pétitionnaire leur appartiendrait, ils ne l'établissent pas.
9. Il résulte de ce qui précède que, pour l'application des dispositions du paragraphe 2.4 du règlement du plan local d'urbanisme précité, il y a lieu de prendre, pour le terrain d'assiette du projet, une surface de 112 m². Selon le plan de masse " existant " contenu dans la demande de permis de construire, le terrain d'assiette du projet a une profondeur maximale par rapport à l'alignement de 13,31 mètres, de sorte qu'il se situe, dans son ensemble, dans la bande de constructibilité principale. Il s'ensuit que le coefficient d'emprise au sol autorisé est de 67,20 m² (112 x 0,6). Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir qu'en prévoyant une emprise au sol de 64,5 m², le permis de construire attaqué méconnait les dispositions du paragraphe 2.4 du règlement de la zone UE.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des règles d'implantation de la construction par rapport aux limites séparatives :
10. Aux termes du paragraphe 2.2 du chapitre 2 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone UE : " 2.2.1. Règle générale / Implantation des constructions dans la bande de constructibilité principale / Dans la bande de constructibilité principale, les constructions doivent être implantées en retrait des limites de fond de terrain et peuvent être implantées sur les limites séparatives latérales. / Dans un souci d'harmonie, les constructions édifiées en limite séparative en application des dispositions ci-dessus doivent, si possible, s'accoler aux constructions voisines existantes implantées en limite. / Toutefois, peuvent être autorisées, en limite de fond de terrain, les constructions limitées exclusivement aux abris de jardins et aux bâtiments annexes d'une hauteur plafond n'excédant pas 2,60 mètres à compter du sol existant avant travaux. / Les parties de construction implantées en limite séparative ne peuvent avoir un linéaire supérieur à 12 mètres / Les constructions implantées en limite séparative ou en retrait ne peuvent avoir un linéaire de façade (avant et arrière) supérieur à 12 mètres. Cette règle ne s'applique dans le cas d'une extension d'une construction existante. / Implantation des constructions dans la bande de constructibilité secondaire. / Au-delà de la bande de constructibilité principale, les constructions doivent être implantées en retrait des limites séparatives. Toutefois, des implantations en limite séparative peuvent être autorisées, dans les cas suivants : lorsqu'il s'agit de constructions correspondant à des abris de jardin et à des bâtiments annexes d'une hauteur plafond n'excédant pas 2,60 mètres ; lorsqu'il s'agit d'une construction à destination d'équipements d'intérêt collectif et services publics ; lorsqu'il s'agit d'une construction ou partie de construction en sous-sol. Les constructions implantées en retrait ne peuvent avoir un linéaire de façade (avant et arrière) supérieur à 12 mètres. Cette règle ne s'applique dans le cas d'une extension d'une construction existante. / 2.2.2. Calcul des retraits / Pour les constructions ou parties de construction comportant des baies : / le retrait doit être au moins égal à la hauteur de façade de la construction (R = Hf), mesurée à compter du sol existant avant travaux, avec un minimum de 3 mètres. / Pour les parties de constructions ne comportant pas de baies : / le retrait doit être au moins égal à la moitié de la hauteur de façade de la construction (R = Hf/2), mesurée à compter du sol existant avant travaux, avec un minimum de 3 mètres. / Pour les bâtiments annexes et les constructions à destination d'équipements d'intérêt collectif et services publics, le retrait n'est pas réglementé ".
11. Ainsi qu'il a été dit au point 8, le terrain d'assiette du projet doit être regardé comme incluant la surface de 18,60 m² située de l'autre côté d'un mur de clôture en fond de jardin. Il résulte du plan du rez-de-chaussée contenu dans la demande de permis de construire que la construction projetée se situe à une distance d'au moins trois mètres de la limite séparative en fond de jardin. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du paragraphe 2.2 du chapitre 2 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone UE ne peut être qu'écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des règles relatives aux places de stationnement :
12. Aux termes du paragraphe 5.8 du chapitre 5 du règlement du plan local d'urbanisme relatif aux déplacements et stationnement : " 5.8 Les modalités de réalisation des places de stationnement des véhicules motorisés / () Les places de stationnement ne peuvent avoir une largeur inférieure à 2,30 mètres. () ". Le paragraphe 5.9 de ce même chapitre prévoit, en cas de difficultés justifiées, la possibilité de réaliser des places de stationnement sur un terrain distinct et le paragraphe 5.10 fixe les normes que doit avoir le local ou l'espace aménagé pour stationner les vélos et qui est réservé, à cet usage, pour les constructions nouvelles.
13. Les requérants soutiennent que les places de stationnement des véhicules motorisés d'une largeur, chacune, de 2,30 mètres et le local vélo d'une emprise de 4 m² ne pourront être réalisés dès lors que la surface de la construction devra être réduite pour pouvoir être conforme aux dispositions du paragraphe 2.4 du règlement de la zone UE. Toutefois, le moyen tiré de ce que le projet envisagé ne respecterait pas ces dernières dispositions ayant été écarté au point 9 du présent jugement, il y a lieu d'écarter, par voie de conséquence, celui tiré de de la méconnaissance des règles relative aux places de stationnement.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'atteinte à la sécurité publique :
14. Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
15. En vertu de ces dispositions, lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, le permis de construire ne peut être refusé que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande de permis, d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modification substantielle nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.
16. Les requérants soutiennent qu'une cuve à mazout située dans la cour de la parcelle cadastrée section AJ n° 40 qui leur appartient a été abusivement intégrée au projet, et que la cuve de 6 m² de récupération des eaux pluviales, qui sera installée sous terre en partie sur la propriété des requérants et sur l'emprise de la cave à mazout, est de nature à engendrer un risque d'explosion lors des travaux. Ils ajoutent que lorsque la cuve de récupération des eaux de pluie sera mise en service, ni l'entretien de cette cuve, ni celui de la cuve à mazout leur appartenant ne pourront se faire dans des conditions normales du fait de leur chevauchement et de l'implantation prévue sur une parcelle distincte du terrain d'assiette réel du projet.
17. Toutefois, les requérants n'apportent aucun élément de nature à permettre au tribunal d'apprécier l'existence, et par suite, les caractéristiques de cette cuve à mazout. En tout état de cause, ils ne sauraient utilement soutenir, eu égard à ce qui a été dit au point 8, qu'elle se situerait sur un terrain leur appartenant. Par suite, les requérant ne sont pas fondés à soutenir que le maire d'Alfortville a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en délivrant le permis de construire en litige.
18. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par Mme A, que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme D et autres doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Alfortville, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme D et autres demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de Mme D et autres une somme globale de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D et autres est rejetée.
Article 2 : Mme D et autres verseront à Mme A une somme globale de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D, à Mme H J, à M. E D, à M. G D, à la SCI 39 rue Parmentier, à la commune d'Alfortville et à Mme F A.
Délibéré après l'audience du 18 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. I, président,
M. Duhamel , premier conseiller,
Mme Morisset, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mai 2023 .
La rapporteure,
A. MORISSET
Le président,
M. ILa greffière,
M. C
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026