mercredi 17 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2109327 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET CASSEL |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 14 octobre 2021 sous le n° 2109327, M. C A, représenté par la S.E.L.A.F.A. Cassel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 30 août 2021 par lequel le maire de Provins l'a suspendu de ses fonctions à titre conservatoire à compter du 1er septembre 2021 ;
2°) d'enjoindre à la commune de Provins de le réintégrer dans ses fonctions à compter du 1er septembre 2021 et de procéder au réexamen de son dossier, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Provins la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
- il est entaché d'un détournement de pouvoir ;
- il est entaché d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que la suspension de ses fonctions intervient alors que les faits qui lui sont reprochés ne sont pas établis.
Par un mémoire en défense, présenté par Me Landot et enregistré le 23 mai 2022, la commune de Provins, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge du requérant la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle demande à ce qu'il soit procédé à une substitution de base légale, en substituant aux dispositions de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983 le pouvoir général dont dispose l'administration, même sans texte, en matière de suspension de fonctions à titre conservatoire et fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requête n'est fondé.
Par ordonnance du 25 janvier 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 15 février 2023 à 12h00.
Par un courrier en date du 26 juin 2024, les parties ont été informées qu'en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, le tribunal était susceptible de fonder sa décision sur le moyen d'ordre public tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi dès lors que les dispositions de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983 ne sont pas applicable aux agents contractuel et de ce qu'il était susceptible de procéder d'office à une substitution de base légale en substituant aux dispositions de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983 le pouvoir général dont dispose l'administration même sans texte en matière de suspension de fonctions à titre conservatoire.
II. Par une requête, enregistrée le 16 décembre 2021, M. C A, représenté par la S.E.L.A.F.A. Cassel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 2 décembre 2021 par lequel le maire de Provins a prolongé sa suspension à titre conservatoire à compter du 1er janvier 2022 ;
2°) d'enjoindre à la commune de Provins de le réintégrer dans ses fonctions à compter du 1er janvier 2022 et de procéder au réexamen de son dossier, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Provins une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un détournement de pouvoir ;
- il est entaché d'une erreur de droit dès lors qu'il aura été suspendu pour une durée supérieure à quatre mois en méconnaissance de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983 ;
- il est entaché d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que les faits sur lesquels il se fonde ne sont pas établis.
Par un mémoire en défense, présenté par Me Landot et enregistré le 23 mai 2022, la commune de Provins, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge du requérant la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle demande à ce qu'il soit procédé à une substitution de base légale, en substituant aux dispositions de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983 le pouvoir général dont dispose l'administration, même sans texte, en matière de suspension de fonctions à titre conservatoire et fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requête n'est fondé.
Par ordonnance du 26 janvier 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 15 février 2023 à 12h00.
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III. Par une requête, en date du 9 mai 2022 sous le n° 2204608, M. C A, représenté par la S.E.L.A.F.A. Cassel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 8 avril 2022 par lequel le maire de Provins lui a infligé la sanction disciplinaire de licenciement ;
2°) d'enjoindre à la commune de Provins de le réintégrer à compter du 14 avril 2022 et d'effacer toute mention de cette sanction et des poursuites disciplinaires engagées à son encontre de son dossier administratif, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Provins la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
- il est entaché d'une erreur de droit tirée de la méconnaissance du principe de non bis in idem dès lors qu'il a déjà fait l'objet d'un avertissement en 2014 et de deux exclusions temporaires de trois et quatre jours respectivement en 2019 et 2020 ;
- il est entaché d'une erreur de fait dès lors que les griefs qui lui sont reprochés ne sont pas établis.
Par un mémoire en défense, présenté par Me Landot et enregistré le 28 février 2023, la commune de Provins, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par ordonnance du 3 juillet 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au même jour à 12h00.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n°88-145 du 15 février 1988 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Issard,
- les conclusions de M. Gauthier-Ameil, rapporteur public,
- les observations de Me Boissonnet représentant la commune de Provins,
- M. A n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a été recruté le 11 juin 1997 par la commune de Provins en tant qu'agent contractuel de surveillance et de prévention et a par la suite été affecté sur un emploi d'animateur. Par un arrêté en date du 30 août 2021, le maire de Provins l'a suspendu de ses fonctions à titre conservatoire à compter du 1er septembre 2021. Par un arrêté en date du 2 décembre 2021, cette suspension a été prolongée à compter du 1er janvier 2022. Par un arrêté en date du 8 avril 2022, le maire de Provins l'a licencié pour motif disciplinaire sans préavis ni indemnité à compter de la notification de cet arrêté. M. A demande l'annulation des arrêtés du 30 août 2021, du 2 décembre 2021 et du 8 avril 2022.
2. Les requêtes susvisées n° 2109327, n°2111694 et n° 2204608 concernant le même requérant et ayant fait l'objet d'une instruction et d'une audience communes, il y a lieu de les joindre par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation
En ce qui concerne le moyen commun dirigé contre les décisions attaquées :
3. M. B D, premier adjoint, a reçu délégation de signature, par arrêté du 25 mai 2020, à l'effet de signer au nom du maire de Provins tous actes relatifs à la gestion administrative des carrières, à la paie et aux procédures disciplinaires. Par suite, il était compétent pour signer au nom du maire les arrêtés du 30 août 2021 et du 8 avril 2022 attaqués.
En ce qui concerne la légalité de la mesure de suspension de fonctions et de la mesure de prolongation de cette suspension :
4. En premier lieu, si M. A soutient que la décision du 2 décembre 2021 est insuffisamment motivée, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Ainsi, le moyen tiré du défaut de motivation de cet arrêté ne peut qu'être écarté.
5. En deuxième lieu, M. A soutient à bon droit que les dispositions de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983 font obstacle à ce que la mesure de suspension soit prolongée au-delà d'une durée de quatre mois ainsi que le prévoit l'arrêté du 2 décembre 2021. Toutefois, il y a lieu, ainsi que le fait valoir la commune de Provins dans ses écritures, de substituer aux dispositions de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983, lesquelles ne sont pas applicables à M. A, qui a la qualité de contractuel et non celle de fonctionnaire, le principe général dont dispose l'administration, même sans texte, en matière de suspension de fonctions à titre conservatoire, dès lors que cette substitution de base légale n'a pour effet de priver l'intéressé d'aucune garantie, et que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces deux dispositions. Il résulte de cette substitution que le maire pouvait légalement prolonger la durée de la suspension de fonctions de M. A au-delà d'un délai de quatre mois.
6. En troisième lieu, M. A soutient, pour contester la légalité des arrêtés du 30 août et du 2 décembre 2021, que les faits qui lui sont reprochés et qui motivent la suspension à titre conservatoire de ses fonctions ne sont pas établis. Il ressort toutefois des pièces du dossier qu'il lui est reproché d'avoir fait usage le 3 août 2021 de violence verbale et physique à l'encontre d'un enfant de cinq ans dont il avait la charge dans le cadre de ses fonctions d'animateur au sein de l'accueil de loisirs sans hébergement de Villiers-Saint-Georges dans lequel il était mis à disposition. Cette version des faits est corroborée par la production par la commune des témoignages circonstanciés de quatre animateurs présents lors de l'incident, datés des 3 et 4 août 2021, et des rapports circonstanciés du directeur de l'accueil de loisir sans hébergement des Hauts-de-Provins, de la cheffe du service de petite enfance de la commune de Provins et de la directrice de l'accueil de loisir sans hébergement de la commune de Villiers-Saint-Georges. Ces témoignages sont tous concordants en ce qu'ils décrivent le fait que le requérant aurait administré des coups à cet enfant pour le discipliner, qu'il aurait tenu à son égard des propos insultants et humiliants, et qu'il aurait exposé une vision de l'éducation incompatible avec ses fonctions selon laquelle, notamment : " les enfants comme ça, t'as envie de les hagra, leur mettre une balayette et les gifler jusqu'à ce qu'ils arrêtent de faire leurs intéressants ". Si le requérant verse au dossier un nouveau témoignage de l'une animatrice présente lors de l'incident, revenant sur son précédent témoignage, ces éléments, pris dans leur ensemble, ne permettent pas de mettre en doute la matérialité des faits qui lui sont reprochés.
7. En quatrième lieu, il appartient à l'autorité compétente, lorsqu'elle estime que l'intérêt du service l'exige, d'écarter provisoirement de son emploi un agent, en attendant qu'il soit statué disciplinairement sur sa situation. Une telle suspension peut être prononcée lorsque les faits imputés à l'intéressé présentent un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité.
8. Ainsi qu'il a été dit au point 6, il ressort des pièces du dossier que le requérant a malmené physiquement un enfant dont il avait la charge, a proféré des insultes à son encontre et a tenu des propos relatifs à l'éducation des enfants dénotant une inaptitude à exercer les fonctions d'animateur. Dans ces conditions, les faits reprochés à l'intéressé, compte tenu des éléments dont disposait l'administration à la date du prononcé de la mesure de suspension en litige, présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que les arrêtés du 30 août 2021 et du 2 décembre 2021 seraient entachés d'une erreur d'appréciation.
9. En cinquième et dernier lieu, si M. A soutient que les arrêtés du 30 août 2021 et du 2 décembre 2021 sont constitutifs d'un détournement de pouvoir, il ne l'établit pas.
En ce qui concerne la légalité de la sanction :
10. En premier lieu, si le requérant soutient que la décision attaquée méconnait le principe du non bis in idem en ce que le conseil de discipline se serait fondé sur des faits qui auraient donné lieu à des sanctions précédemment exécutées, il ressort des pièces du dossier que les faits sur lesquels le conseil de discipline a été appelé à statuer étaient les violences verbales et physiques à l'encontre d'un enfant de moins de six ans ainsi que le manquement à son devoir de neutralité en qualité d'agent public qui lui sont reprochés suite à l'incident du 3 août 2021. La circonstance que le conseil de discipline a pu prendre connaissance des sanctions qui ont été infligées au requérant par le passé pour apprécier la proportionnalité de la sanction proposée par la commune n'entraîne pas la méconnaissance du principe invoqué.
11. En second lieu, aux termes de l'article 136 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Les agents contractuels qui peuvent se prévaloir des dispositions des articles 126 à 135 ne peuvent être licenciés que pour insuffisance professionnelle ou pour motif disciplinaire jusqu'à l'expiration des délais d'option qui leur sont ouverts par les décrets prévus à l'article 128. ". Aux termes de l'article 36 du décret du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale : " Tout manquement au respect des obligations auxquelles sont assujettis les agents publics, commis par un agent contractuel dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions est constitutif d'une faute l'exposant à une sanction disciplinaire, sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par le code pénal. " Aux termes de l'article 36-1 du même décret : " Les sanctions disciplinaires susceptibles d'être appliquées aux agents contractuels sont les suivantes : 4° Le licenciement, sans préavis ni indemnité de licenciement. "
12. Enfin, ainsi qu'il a été dit au point 6, M. A n'est pas fondé à soutenir que les faits sur lesquels se fonde l'arrêté du 8 avril 2022 ne sont pas établis matériellement.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés du 30 août 2021, du 2 décembre 2021 et du 8 avril 2022. Par suite, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte doivent également être rejetées.
Sur les frais liés aux instances
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de Provins, qui n'est pas la partie perdante dans les présentes instances, la somme réclamée par M. A au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées à ce titre par la commune de Provins et de mettre à la charge de M. A une somme globale de 1 500 euros au titre des trois instances.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n°s 2109327, 2111694 et 2204608 sont rejetées.
Article 2 : M. A versera à la commune de Provins une somme globale de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à la commune de Provins.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Billandon, présidente,
Mme Leconte, première conseillère.
Mme Issard, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 juillet 2024.
La rapporteure,
C. ISSARD
La présidente,
I. BILLANDON La greffière,
C. TRÉMOUREUX
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°s 2109327,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026