mercredi 5 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2109419 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | YTURBIDE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 octobre 2021, M. B D, représenté par Me Yturbide, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 30 août 2021 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) à titre subsidiaire, dire et juger n'y avoir lieu à interdiction temporaire de retour sur le territoire national ;
3°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement, en lui délivrant dans cette attente une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. D soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 313-11-7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision l'obligeant à quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité du refus de titre qu'elle assortit ;
- elle a été prise par une autorité incompétente pour ce faire ;
- elle a été prise sans qu'il ait été mis en mesure de présenter ses observations ;
- elle est entachée d'erreur de droit, en ce qu'il devait se voir, de plein droit, délivrer un titre de séjour, sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-11-7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision relative au délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation, en ce qu'il devait se voir accorder un délai supérieur à trente jours pour organiser son départ.
La requête a été communiquée le 9 novembre 2021 au préfet de Seine-et-Marne, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une lettre du 19 janvier 2021, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 28 février 2023 sans information préalable.
Une ordonnance portant clôture de l'instruction immédiate a été prise le 2 mars 2023.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 septembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Leconte a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B D, ressortissant algérien, né le 12 décembre 1943 à Bab el Assa (Algérie), s'est vu délivrer, le 20 juillet 2016, un certificat de résidence valable dix ans portant la mention " retraité ". Ayant fait part à l'administration, le 24 juillet 2020, de son souhait d'établir sa résidence habituelle en France, l'intéressé a sollicité un certificat de résidence à cette fin. Par un arrêté du 30 août 2021 dont il demande l'annulation, le préfet de Seine-et-Marne a rejeté cette demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise les textes dont il fait application, notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il précise, notamment, que M. D ne satisfait pas aux conditions prévues pour l'octroi d'un certificat de résidence sur le fondement de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien précité et son détournement des procédures. Ce faisant, le refus de titre en litige est assorti des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement conformément aux articles L. 211-1 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le moyen tiré du défaut de motivation doit, par suite, être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1.- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2.- Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
4. Tout d'abord, M. D invoque qu'il a longtemps travaillé et eu sa résidence habituelle sur le territoire national, justifiant à cet égard percevoir en France une pension de retraite et avoir bénéficié, à compter de juillet 2016, d'un certificat de résidence valable dix ans portant la mention " retraité ". Toutefois, le requérant n'apporte pas de précision ni justification quant aux durées et conditions de sa présence en France sur les années ayant précédé le refus de titre en litige. Ensuite, si le requérant fait valoir la présence en France de quatre enfants et huit petits-enfants, il n'apporte pas le moindre élément pour en justifier, et consécutivement, ne démontre pas entretenir des liens particuliers avec des personnes établies sur le sol national, dont au demeurant il a vécu éloigné à compter de 2016, selon ses déclarations. En outre, il n'est pas contesté que son épouse vit en Algérie. Enfin, le requérant, alors âgé de 77 ans, est sans charge de famille en France. En conséquence, le requérant ne démontre pas que la décision de refus de séjour qui lui a été opposée ait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations susvisées doit, par suite, être écarté.
5. En troisième lieu, le requérant peut être regardé comme soutenant que le refus de titre de séjour contesté méconnaît les dispositions alors codifiées à l'article L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cependant, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et ses avenants régissent d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, ainsi que les règles concernant la nature et la durée de validité des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, de sorte que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions en cause ne peut être utilement invoqué par le requérant. En tout état de cause, ainsi qu'il a été dit au point précédent, le requérant ne justifie pas avoir en France des liens personnels et familiaux tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
6. En dernier lieu, pour les mêmes motifs qu'énoncés au point 4, le requérant, par les seuls éléments qu'il invoque et dont il justifie, ne démontre pas que la décision contestée serait entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle. Ce moyen doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne la décision l'obligeant à quitter le territoire français :
7. Premièrement, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que la décision de refus de titre de séjour n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, M. D ne peut se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision, pour demander l'annulation de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
8. Deuxièmement, l'arrêté attaqué a été signé par M. C A, nommé préfet de Seine-et-Marne par décret du président de la République du 30 juin 2021, publié le 1er juillet 2021 au Journal officiel de la République française (texte n° 62), lequel a pris ses fonctions le lundi 19 juillet suivant. Celui-ci était compétent tant pour prendre la décision attaquée que la signer, sans, contrairement à ce qu'allègue le requérant, qu'il soit besoin d'être titulaire d'une délégation de signature à cet effet. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision manque en fait et ne peut ainsi qu'être écarté.
9. Troisièmement, le requérant invoque une méconnaissance de " la loi du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec l'administration ", en l'absence d'une procédure contradictoire préalable, sans assortir le moyen qu'il a entendu soulever de la moindre précision, notamment en droit, permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. En tout état de cause, M. D, qui a eu la possibilité de présenter toutes observations à l'appui de sa demande de titre, n'établit ni même n'allègue avoir sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux ou avoir été empêché de présenter des observations, avant que ne soit prise la décision l'obligeant à quitter le territoire français en litige. Le moyen tiré d'un vice de procédure ne peut qu'être écarté.
10. Quatrièmement, indépendamment de l'énumération donnée par les articles L. 611-3 et L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile des catégories d'étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une mesure d'éloignement, qu'il s'agisse d'une obligation de quitter le territoire français ou d'une mesure d'expulsion, l'autorité administrative ne saurait légalement prendre une mesure d'éloignement à l'encontre d'un étranger que si ce dernier se trouve en situation irrégulière au regard des règles relatives à l'entrée et au séjour. Lorsque la loi prescrit que l'intéressé doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une mesure d'éloignement.
11. Si le requérant invoque qu'il ne pouvait faire l'objet d'une mesure d'éloignement, en ce qu'il aurait dû se voir délivrer de plein droit un titre de séjour sur le fondement des dispositions alors codifiées à l'article L. 313-11-7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce moyen ne peut qu'être écarté, par adoption des mêmes motifs qu'énoncés au point 5.
12. Cinquièmement, pour les mêmes motifs qu'exposés au point 4, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision l'obligeant à quitter le territoire français en litige aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Ces moyens doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision relative au délai de départ volontaire :
13. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'étranger dispose, pour satisfaire à l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français, d'un délai de trente jours à compter de sa notification pour rejoindre le pays dont il possède la nationalité ou tout autre pays où il est légalement admissible. Les dispositions de cet article prévoient que l'autorité administrative " peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas ".
14. Le requérant, en sollicitant du tribunal " d'accorder un délai supérieur à 30 jours afin d'organiser son départ ", doit être regardé comme invoquant l'illégalité de la décision par laquelle le préfet a fixé à trente jours le délai lui étant imparti pour quitter volontairement le territoire français. Toutefois, alors que ce délai est conforme aux dispositions susvisées, il n'apporte pas la moindre précision quant à la circonstance au regard de laquelle un délai supplémentaire aurait dû lui être accordé. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier de circonstances particulières, propres à justifier une prolongation de ce délai de départ volontaire. Ce moyen ne peut, dès lors, qu'être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. D, par les seuls moyens qu'il invoque, n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 30 août 2021. Par voie de conséquence, les conclusions présentées par le requérant aux fins d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.
Sur le surplus des conclusions :
16. Il appartient au préfet, en vertu des dispositions de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, d'édicter une interdiction de retour sur le territoire français en cas de maintien sur le territoire français d'un ressortissant étranger à l'expiration du délai de départ volontaire, sauf dans l'hypothèse où des circonstances humanitaires justifieraient qu'il soit dérogé au principe.
17. D'une part, en se bornant à solliciter du tribunal de dire et juger n'y avoir lieu à interdiction temporaire de retour sur le territoire national, mesure dont l'arrêté en litige n'est pas assorti, le requérant n'assortit ses écritures d'aucune précision permettant de saisir le sens et la portée de sa demande. D'autre part, la mention, figurant dans l'arrêté attaqué, de ce que M. D est susceptible de faire l'objet d'une interdiction de retour sur le territoire français, en cas de maintien sur ce territoire à l'expiration du délai de départ volontaire qui lui a été accordé pour exécuter l'obligation de quitter le territoire français, se borne à délivrer une information au requérant, laquelle ne lui fait pas grief.
18. Il résulte de ce qui précède que ces conclusions ainsi que celles au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, au préfet de Seine-et-Marne et à Me Yturbide.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 15 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Lopa Dufrénot, présidente,
Mme Leconte, conseillère,
Mme Delon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 5 juillet 2023.
La rapporteure,
S. LECONTELa présidente,
M. LOPA DUFRÉNOTLa greffière,
C. TRÉMOUREUX
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026