vendredi 23 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2109436 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | ROUSSEAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 18 octobre 2021, le 5 mai 2022 et le 25 mai 2022, Mme A E, représentée par Me Rousseau, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 11 juin 2021, notifiée le 15 juin 2021, par laquelle le directeur du service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France n'a pas validé son dossier et a annulé sa convocation à l'épreuve professionnelle E4 " gestion de la relation avec les clients et les fournisseurs " du brevet de technicien supérieur spécialité " gestion de la PME " au titre de la session 2021 ;
2°) d'enjoindre au service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France de la convoquer à l'épreuve orale de " gestion de la relation avec les clients et les fournisseurs " ou de réexaminer sa situation dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et ce sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du service interacadémique des examens et des concours d'Ile-de-France une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence en l'absence de délégation régulière de la part du directeur du service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France ; l'arrêté n° 2020-001 du 30 novembre 2020 n'est pas signé par le directeur de ce service dont le nom est mal orthographié ; en outre, l'arrêté du 2 mars 2018 prévoit que M. B est détaché dans cet emploi uniquement jusqu'au 5 mars 2021 ; l'article 1er de l'arrêté du 30 novembre 2020 se contente de viser l'ensemble des décisions relevant de la compétence de son auteur ;
- elle est entachée d'un vice de forme en l'absence d'une motivation suffisante quant aux mentions qui font défaut ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en l'absence de vérification de son dossier par la commission ad hoc prévue par l'annexe II de l'arrêté du 19 février 2018 dont la composition régulière ne ressort pas des pièces du dossier ;
- elle est entachée d'erreur de fait et d'erreur de droit dès lors qu'elle a adressé un dossier complet dans les délais impartis et qu'elle remplissait les conditions pour être admise à présenter l'épreuve orale de relations avec les clients et les fournisseurs.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 18 mars 2022, le 11 mai 2022 et le 8 juin 2022, le service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le moyen tiré du vice d'incompétence entachant la décision attaquée doit être écarté dès lors que le signataire de cette décision est titulaire d'une délégation de signature régulière ;
- le moyen tiré du vice de forme entachant la décision attaquée doit être écarté dès lors qu'elle comporte les éléments de droit et de fait qui la fondent ;
- le moyen tiré du vice de procédure entachant la décision attaquée doit être écarté dès lors que l'examen de la validité du dossier de la requérante par la commission a eu lieu le 10 juin 2021 et que cette commission était régulièrement composée ;
- le moyen tiré de l'erreur de droit entachant la décision attaquée doit être écarté dès lors que la commission chargée d'apprécier la conformité du dossier professionnel d'épreuve E4 pouvait régulièrement déclarer un dossier non valide en l'absence de la signature de la personne désignée à cet effet sur l'attestation de stage ou de présence en entreprise ;
- le moyen tiré de l'erreur de fait entachant la décision attaquée doit être écarté dès lors que l'attestation de présence en entreprise signée n'a été communiquée qu'à son seul établissement de formation et non à la commission de contrôle le 10 juin 2021, que la date de dépôt des dossiers complets a été fixée au 7 mai 2021, et que l'exigence d'une durée minimale de formation en milieu professionnel s'applique tant aux candidats scolaires qu'apprentis.
Par une intervention, enregistrée le 5 mai 2022, la société Carrosserie Lecoq, représentée par Me Rousseau, demande que le tribunal fasse droit aux conclusions de la requête de Mme E.
Elle soutient que la requérante était présente au sein de ses effectifs pendant le temps nécessaire à la validation de son diplôme.
Par une lettre du 15 avril 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 6 mai 2022 sans information préalable.
Une ordonnance de clôture immédiate a été prise le 18 avril 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2021-417 du 9 avril 2021 ;
- l'arrêté du 19 février 2018 portant définition et fixant les conditions de délivrance du brevet de technicien supérieur " Gestion de la PME " ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Blanc, conseillère,
- et les conclusions de M. Grand, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E s'est inscrite à la session de juin 2021 du brevet de technicien supérieur spécialité " gestion de la PME " en qualité de candidat apprenti. Par décision du 11 juin 2021, le directeur du service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France a refusé de valider son dossier en raison d'une durée de stage inférieure à celle requise par la circulaire d'organisation de l'examen ou l'autorité organisatrice et de l'absence de visas ou de signature des documents constituant le dossier par les personnes habilitées à cet effet. La requérante a été déclarée éliminée au titre de la session de juin 2021 de ce brevet de technique supérieur. Par la présente requête, elle demande l'annulation de la décision du 11 juin 2021 du directeur du service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France.
Sur l'intervention de la société Carrosserie Lecoq :
2. L'association Carrosserie Lecoq justifie d'un intérêt suffisant pour intervenir. Son intervention est, par suite, recevable.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, aux termes de l'article D. 222-5 du code de l'éducation : " Le directeur du service interacadémique des examens et concours a compétence pour la gestion matérielle de la maison des examens d'Arcueil. Il est responsable de l'organisation du service intérieur, du maintien de l'ordre et des problèmes de sécurité ". Aux termes de l'article D. 222-7 du code de l'éducation : " Le directeur du service interacadémique des examens et concours est habilité à déléguer sa signature au secrétaire général et aux chefs de division de ce service ".
4. Il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée a été signée par le directeur, et par délégation le chef de la division de l'enseignement supérieur, D C. Or, il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté n° 2020-001 portant délégation de la signature administrative du directeur du SIEC du 30 novembre 2020, délégation de signature a été donnée en matière administrative pour tous actes et décisions dans la limite de leurs compétences notamment à Mme D C, cheffe de la division de l'enseignement supérieur.
5. Si dans le cadre d'une contestation d'un acte règlementaire par voie d'exception, la légalité des règles fixées par celui-ci, la compétence de son auteur et l'existence d'un détournement de pouvoir peuvent être utilement critiquées, il n'en va pas de même des conditions d'édiction de cet acte, les vices de forme et de procédure dont il serait entaché ne pouvant être utilement invoqués que dans le cadre du recours pour excès de pouvoir dirigé contre l'acte réglementaire lui-même et introduit avant l'expiration du délai de recours contentieux. Il en résulte que la requérante ne peut utilement soutenir que l'arrêté du 30 novembre 2020 portant délégation de signature, qui revêt un caractère réglementaire, n'a pas été signé par M. B. En outre, la circonstance que le prénom de celui-ci soit entaché d'une erreur de plume est sans incidence sur la légalité de cet arrêté du 30 novembre 2020.
6. Si la requérante se prévaut de ce qu'il n'est pas établi que M. B a été maintenu en position de détachement, il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 2 février 2021, le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports a maintenu M. B en position de détachement dans l'emploi de directeur du service interacadémique des examens et concours des académies de Créteil, Paris et Versailles, pour une période de quatre ans, du 5 mars 2021 au 4 mars 2025.
7. Contrairement à ce que soutient la requérante, cette délégation de signature au bénéfice de Mme C, cheffe de la division de l'enseignement supérieur, ne comporte pas un caractère de généralité la rendant illégale.
8. Par suite, les moyens tirés de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué ainsi que ceux, soulevés par la voie de l'exception, à l'encontre de l'arrêté du 30 novembre 2020 du directeur du service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France doivent être écartés.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () / 7° Refusent une autorisation, sauf lorsque la communication des motifs pourrait être de nature à porter atteinte à l'un des secrets ou intérêts protégés par les dispositions du a au f du 2° de l'article L. 311-5 ; / () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
10. Il ressort des mentions de la décision attaquée qu'elle vise l'arrêté du 22 juillet 2008 et précise que les raisons pour lesquelles le dossier de la requérante n'a pas été validé sont relatives à une durée de stage inférieure à celle requise par la circulaire d'organisation de l'examen ou l'autorité organisatrice et à des documents constituant le dossier non visés ou non signés par les personnes habilitées à cet effet. Elle a ainsi été mise en mesure de comprendre les motifs de la décision attaquée, comme en témoigne le recours gracieux réalisé le 15 juin 2021 dans lequel la requérante indique que son attestation " était tamponnée (mention obligatoire sur la feuille) mais pas signée (non mentionné sur la feuille) ". Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée doit être écarté.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article 4. 2 relatif à la constitution du dossier de de l'annexe II c) de l'arrêté du 19 février 2018 : " Gestion de la PME " : " () Contrôle de conformité du dossier / Le contrôle de conformité du dossier est effectué par les autorités académiques avant l'interrogation. Le dossier est mis à la disposition de la commission désignée dans des conditions définies par la circulaire nationale d'organisation et selon les modalités fixées par les autorités académiques. Le contrôle de conformité du dossier est effectué par les autorités académiques avant l'interrogation. La constatation de non-conformité du dossier entraîne l'attribution de la mention NV (non valide) à l'épreuve correspondante. Le candidat, ou la candidate, même présent à la date de l'épreuve, ne peut être interrogé. En conséquence, le diplôme ne peut lui être délivré. / () / Dans le cas où, le jour de l'interrogation, la commission désignée a un doute sur la conformité du dossier, elle interroge néanmoins le candidat ou la candidate. L'attribution de la note est réservée dans l'attente d'une nouvelle vérification mise en œuvre selon des modalités définies par les autorités académiques. Si, après vérification, le dossier est déclaré non conforme, la mention " non valide " est portée à l'épreuve () ". Il résulte de ces dispositions que les dossiers des candidats sont soumis à l'examen d'une commission chargée d'apprécier leur conformité avant que les candidats ne soient avertis de la non-conformité de leur dossier par les autorités académiques.
12. Il ressort des pièces du dossier que la date limite pour le dépôt des dossiers a été fixée au 7 mai 2021. Il est constant que les attestations de stage ou les certificats de travail composent le dossier et que la constatation de leur absence a pour effet d'entraîner l'attribution de la mention non valide au dossier des candidats concernés qui ne peuvent ensuite être interrogés par le jury. Ce faisant, la commission académique a nécessairement porté une appréciation sur le contenu du dossier, contrairement à ce que fait valoir le service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France en défense. Il ressort également des pièces du dossier que les membres de la commission académique chargée du contrôle et de l'interrogation ont été convoqués en vue de contrôler la conformité des dossiers des candidats amenés à passer l'épreuve 4 " Gérer la relation avec les clients et les fournisseurs de la PME ", et de préparer le déroulement des épreuves. Ainsi, et contrairement à ce qu'affirme la requérante, les membres de la commission, régulièrement convoqués, ont constaté le 10 juin 2021 la non-conformité du dossier de la requérante en considérant que la durée de stage était inférieure à celle requise et que les documents constituant le dossier n'étaient pas visés ou signés par les personnes habilitées à cet effet, sans que la circonstance, à la supposer établie, que les membres de la commission académique soient également les membres du jury n'ait d'incidence sur la légalité de la décision attaquée. Enfin, si la requérante se prévaut également de ce que l'absence de signature sur cette attestation devait conduire la commission académique à l'interroger et à lui demander de compléter son dossier, il résulte des dispositions de l'arrêté du 19 février 2018 que seul un doute sur la non-conformité du dossier peut conduire à interroger le candidat. Or, la commission académique a considéré en application de cette annexe qu'aucun doute ne subsistait sur la conformité du dossier de la requérante à l'annexe du 19 février 2018. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure entachant la décision attaquée doit être écarté.
13. En quatrième lieu, aux termes du point 4. 2 de l'annexe II c) de l'arrêté du 19 février 2018 : " Contenu du dossier / L'épreuve repose sur un dossier personnel rédigé et constitué par le candidat ou la candidate et composé ainsi () / - Les attestations de stage ou les certificats de travail ". Aux termes du point 2. de l'annexe III b) de l'arrêté du 19 février 2018 : " () 2. 2 Voie de l'apprentissage : Pour les apprentis, les attestations de stage sont remplacées par la photocopie du contrat de travail et un certificat de l'employeur confirmant le statut du candidat ou de la candidate comme apprenti dans son entreprise, et les dates de début et de fin du contrat. / Les activités effectuées au sein de l'entreprise doivent être en cohérence avec les exigences du référentiel et sont précisées, de façon synthétique, en annexe des attestations ou contrat de travail remis par l'employeur. / Les objectifs pédagogiques sont les mêmes que ceux des candidats scolaires ".
14. Il est constant que l'attestation de présence en entreprise jointe au dossier de la requérante ne comportait pas de signature du représentant ou de la représentante de l'organisme d'accueil mais seulement le cachet de l'entreprise. Si la requérante se prévaut de ce que cette attestation indique que seul le cachet de l'entreprise est obligatoire, la seule mention " obligatoire " à l'endroit où le cachet de l'entreprise doit être apposé n'est pas de nature à remettre en cause l'exigence d'une signature du ou de la représentante de l'organisme d'accueil. Or, à la date à laquelle la commission académique a apprécié la conformité du dossier, cette attestation n'était pas signée alors que la date de dépôt complet des dossiers, qui a été portée à la connaissance de l'intéressée, a été fixée au 7 mai 2021. Par ailleurs, il résulte de l'instruction que le directeur du service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France aurait pris la même décision s'il ne s'était pas fondé sur l'insuffisance de la durée de stage, qui n'est pas opposable aux apprentis mais seulement aux stagiaires en voie scolaire. Dans ces conditions, c'est sans commettre d'erreur de droit ou d'erreur de fait que le directeur du service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France a considéré que le dossier de la requérante n'était pas valide. Par suite, ces moyens doivent être écartés.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 11 juin 2021 du directeur du service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France présentées par la requérante doivent être rejetées. Par voie de conséquence, il y a également lieu de rejeter ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'intervention de la société Carrosserie Lecoq est admise.
Article 2 : La requête de Mme E est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A E, à la société Carrosserie Lecoq et à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Copie en sera adressée au service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France.
Délibéré après l'audience du 2 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Mullié, présidente,
Mme Jeannot, première conseillère,
Mme Blanc, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juin 2023.
La rapporteure,
T. BLANCLa présidente,
N. MULLIE
La greffière,
V. GUILLEMARD
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026