jeudi 21 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2109452 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | SCP ARENTS-TRENNEC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée, le 18 octobre 2021, Mme A C, représentée par Me Trennec, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 6 novembre 2020 en tant que la directrice adjointe du Grand hôpital de l'Est francilien a fixé la date de consolidation de son état de santé au
1er juillet 2020 ;
2°) d'annuler la décision du 10 novembre 2020 par laquelle que la directrice adjointe du Grand hôpital de l'Est francilien l'a placée en congé pour invalidité temporaire imputable au service post-consolidation du 2 juillet 2020 au 4 septembre 2020 ;
3°) de mettre à la charge du Grand hôpital de l'Est francilien la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision fixant la date de consolidation au 4 juillet 2020 est insuffisamment motivée ;
- le principe du contradictoire a été méconnu dès lors que, d'une part, elle n'a pas été informée de la possibilité d'être entendue par la commission de réforme ni de faire entendre le médecin de son choix et, d'autre part, elle n'a pas non plus été informée de la date à laquelle la commission de réforme allait examiner son dossier ;
- la décision fixant la date de consolidation est entachée " d'erreur d'appréciation manifeste " ; cette date est prématurée en considération des douleurs persistantes dont elle souffre.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 décembre 2021, le
Grand hôpital de l'Est francilien, représenté par son directeur en exercice, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 2 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au
2 octobre 2022 à 12 heures.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement est susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision du
10 novembre 2020 par laquelle la directrice adjointe du GHEF a limité le congé pour invalidité temporaire imputable au service à la période du 2 juillet 2020 au 4 septembre 2020 dès lors qu'elles ne sont pas dirigées contre une décision faisant grief.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Réchard,
- et les conclusions de Mme Van Daële, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, aide-soignante au sein du Grand hôpital de l'Est francilien (GHEF), qui a été victime d'un accident le 17 août 2015 reconnu imputable au service par une décision du 21 décembre 2015, a fait l'objet d'une expertise médicale le 1er juillet 2020, à l'issue de laquelle le docteur B, médecin rhumatologue, a conclu qu'elle était " définitivement inapte à son poste de travail mais pas à toute fonction, ce qui justifie dans les meilleurs délais un reclassement professionnel ". La commission de réforme s'est, également, prononcée, dans sa séance du 15 octobre 2020 en faveur de l'inaptitude de Mme C à ses fonctions. La directrice adjointe du GHEF a, par une première décision du 6 novembre 2020, fixé la date de consolidation au 1er juillet 2020 et placé la requérante en congé pour invalidité temporaire imputable au service du 5 juin 2020 au 1er juillet 2020. Par une seconde décision du
10 novembre 2020, la directrice adjointe du GHEF a placé Mme C en congé pour invalidité temporaire imputable au service du 2 juillet 2020 au 4 septembre 2020. Par la présente requête, Mme C doit être regardée comme demandant, d'une part, l'annulation de la décision du 6 novembre 2020 en tant que la directrice adjointe du GHEF a fixé la date de consolidation au 1er juillet 2020 et d'autre part, l'annulation de la décision du 10 novembre 2020 en tant qu'elle a limité son placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service du 2 juillet 2020 au 4 septembre 2020.
Sur la recevabilité des conclusions dirigées contre la décision du 10 novembre 2020 :
2. Si Mme C doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision en litige en tant que la directrice adjointe du GHEF aurait limité son placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service du 2 juillet 2020 au 4 septembre 2020, il ne ressort, toutefois, pas des termes de cette décision, laquelle ne se prononce pas sur sa situation pour la période postérieure au 4 septembre 2020, que les arrêts de travail postérieurs à cette date seraient exclus d'une prise en charge au titre d'un placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service. Au demeurant, la requérante ne démontre pas avoir sollicité le bénéfice d'un placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service pour la période postérieure au 4 septembre 2020, alors que le GHEF établit qu'elle a soumis, à partir de cette date, un avis d'arrêt de travail sans lien avec l'accident de service. Dès lors, la décision attaquée du 10 novembre 2020 ne peut être regardée comme une décision faisant grief susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Il suit de là que Mme C n'est pas recevable à en demander l'annulation.
Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 6 novembre 2020 :
3. En premier lieu, la décision par laquelle le GHEF a fixé la date de consolidation de l'état de santé de Mme C n'est pas au nombre des décisions qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision, inopérant, doit être écarté.
4. En deuxième lieu, si Mme C soutient qu'elle n'a pas été informée ni de la possibilité de se faire entendre par la commission de réforme et de faire entendre un médecin de son choix, ni de la date d'examen de son dossier par la commission, il ressort des pièces du dossier et plus particulièrement du courrier du 21 septembre 2020, produit en défense, et dont Mme C n'allègue pas ne pas l'avoir reçu, qu'elle a été informée de la date à laquelle son dossier serait soumis à la commission de réforme au 15 octobre 2020 ainsi que de ses droits, dans les conditions fixées par l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière (possibilité de se présenter devant la commission, assistance par un médecin de son choix). Il suit de là que le moyen invoqué doit être écarté.
5. En troisième et dernier lieu, Mme C, qui conteste la date retenue pour la consolidation de son état de santé, ne produit aucun élément susceptible de contredire ou de remettre en cause la date du 1er juillet 2020 à laquelle cette consolidation a été fixée. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par Mme C doivent être rejetées. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter les conclusions que celle-ci a présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au
Grand hôpital de l'Est francilien.
Délibéré après l'audience du 23 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bonneau-Mathelot, présidente,
Mme Réchard, première conseillère,
Mme Luneau, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 décembre 2023.
La rapporteure,
J. RECHARD
La présidente,
S. BONNEAU-MATHELOT La greffière,
S. SCHILDER
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026