mardi 7 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2109642 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | BERTAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 octobre 2021, Mme A B, représentée par Me Bertaux, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 septembre 2021 par lequel la préfète du Val-de-Marne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", sous astreinte de 200 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à Me Bertaux, son avocat, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux et personnalisé ;
- elle est entachée d'erreur de droit dès lors que le préfet n'a pas usé de sa faculté de régulariser sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que la préfète s'est crue en compétence liée par l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle remplit les conditions pour bénéficier de ces dispositions ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision est entachée d'illégalité en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet s'est cru en compétence liée pour l'obliger à quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation ;
Sur la décision accordant un délai de départ volontaire :
- la décision est entachée d'illégalité en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour et de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation ;
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- la décision est entachée d'illégalité en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire.
La préfète du Val-de-Marne, à qui la présente procédure a été communiquée, n'a pas défendu.
Mme B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 novembre 2021.
Par une ordonnance du 11 juillet 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 10 août 2022 à midi.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de conclure dans cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- et les observations de Me Bertaux, représentant Mme B, présente.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante togolaise née le 27 mai 1989 à Aneho (Togo) qui est entrée en France le 31 décembre 2017 sous couvert d'un visa touristique d'une durée de 12 jours, a sollicité la régularisation de sa situation administrative. Par un arrêté du 22 septembre 2021, la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office. Mme B demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde et est, dès lors, suffisamment motivée. A cet égard, la circonstance que la décision contestée ne mentionne pas la présence de la mère de Mme B sur le territoire français ou la demande d'autorisation de travail qu'a formulé son employeur et les caractéristiques de son emploi est sans influence sur le caractère suffisant de cette motivation.
3. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en refusant de lui délivrer un titre de séjour, la préfète du Val-de-Marne aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen particulier de la situation de Mme B. A cet égard, il ne ressort pas de pièces du dossier qu'à l'occasion de l'examen de sa demande de titre, l'intéressée aurait mentionnée la présence de sa mère sur le territoire français ou d'autres éléments relatifs à sa situation professionnelle que son contrat de travail, ainsi qu'il ressort des mentions de la décision contestée. Aussi, Mme B n'est en tout état de cause pas fondée à soutenir que la préfète aurait dû examiner si les critères fixés à l'article R. 5221-20 du code du travail relatif aux autorisations de travail étaient remplis à son égard, ni examiner la demande d'autorisation de travail, dont la délivrance n'est pas un préalable à celle du titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
4. En troisième lieu, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la préfète aurait méconnu l'étendue de sa compétence et, en conséquence, commis une erreur de droit en n'usant pas de sa faculté discrétionnaire d'accorder un titre de séjour dès lors qu'il appartient seulement au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose, d'apprécier, en fonction des éléments de la situation personnelle de l'intéressée, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
5. En quatrième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 () ".
6. En présence d'une demande de régularisation présentée, sur le fondement de l'article L. 435-1, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat lui permettant d'exercer une activité figurant dans la liste annexée à l'arrêté interministériel du 18 janvier 2008, ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là-même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, dans un métier et une zone géographique caractérisés par des difficultés de recrutement et recensés comme tels dans l'arrêté du 18 janvier 2008, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
7. D'une part, en se bornant à soutenir qu'elle justifie de trois ans de présence sur le territoire français, que sa mère, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle, requière à raison de son état de santé la présence de sa fille, sans indiquer ou justifier en quoi cette présence est indispensable, et qu'une tante réside sur le territoire français, Mme B ne peut se prévaloir d'aucune circonstance humanitaire, ni d'aucun motif exceptionnel justifiant que lui soit octroyée une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions précitées. D'autre part, en se bornant à se prévaloir d'un contrat à durée déterminée de 12 mois de garde d'enfants signé le 29 mars 2021, d'une offre de contrat à durée indéterminée du 10 octobre 2021, soit postérieurement à la décision contestée du 22 septembre 2021 dont la légalité s'apprécie à cette date, et d'une demande d'autorisation de travail signée de ses employeurs, Mme B ne fait état d'aucun motif exceptionnel de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Par suite, le préfet du Val-de-Marne n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. Mme B se prévaut de sa présence depuis 3 ans sur le territoire français et de la présence de sa mère et d'une tante et de son contrat de garde d'enfants. Toutefois, il ressort des pièces du dossier et n'est pas contesté, que l'intéressée est célibataire, sans charge de famille sur le territoire français, qu'elle n'est pas démunie d'attaches familiales dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de 28 ans et qu'elle ne justifie d'aucune activité professionnelle inscrite dans la durée à la date de la décision contestée. Par suite, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Elle n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision de refus de séjour doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, la décision portant refus de lui délivrer un titre de séjour n'étant, ainsi qu'il vient d'être dit, pas illégale, Mme B n'est pas fondée à invoquer le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire.
12. En deuxième lieu, il ne ressort ni des énonciations de la décision attaquée, ni des pièces versées à l'instance que la préfète du Val-de-Marne se serait estimée en situation de compétence liée ou aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen particulier de la situation de la requérante pour prononcer l'obligation à Mme B de quitter le territoire français.
13. En dernier lieu, compte-tenu des circonstances énoncées aux points 7 et 9 de la présente décision, Mme B ne saurait soutenir que la décision contestée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation ou méconnaitrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision fixant à trente jours le délai de départ volontaire :
15. En premier lieu, la décision portant refus de lui délivrer un titre de séjour et la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant, ainsi qu'il vient d'être dit, pas illégales, Mme B n'est pas fondée à invoquer le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision fixant le délai de départ volontaire.
16. En second lieu, compte-tenu des circonstances énoncées aux points 7 et 9 de la présente décision, Mme B, qui ne fait valoir aucune circonstance particulière justifiant qu'un délai plus long de départ volontaire lui soit accordé, ne saurait soutenir que la décision contestée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation ou méconnaitrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le délai de départ volontaire doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
18. La décision portant refus de lui délivrer un titre de séjour et la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant, ainsi qu'il vient d'être dit, pas illégales Mme B n'est pas fondée à invoquer le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision à l'encontre de la fixant le pays de destination.
19. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.
20. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 22 septembre 2021 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles présentées en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la préfète du Val-de-Marne.
Délibéré après l'audience du 14 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Dewailly, président,
Mme Bourdin, première conseillère,
M. Lacote, conseiller.
Rendue public par mise à disposition au greffe le 7 mars 2023.
Le rapporteur,
J.-N. C
Le président,
S. DEWAILLY
La greffière,
C. SISTAC
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026