mardi 2 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2109918 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP PECHENARD & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 octobre 2021, la société Pulita, représentée par Me Sapene, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 26 août 2021 par laquelle la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion a annulé la décision de l'inspecteur du travail du 22 mars 2021 et refusé d'accorder l'autorisation de licenciement de M. B ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser une indemnité égale aux salaires correspondants au règlement de la mise à pied conservatoire de M. B et les salaires payés jusqu'au 26 août 2021 ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 10 000 euros en réparation des conséquences dommageables résultant du délai excessif de la procédure ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de base légale dès lors que le délai prescrit par l'article R. 2421-6 du code du travail ne l'est pas à peine de nullité ;
- c'est à tort que la ministre s'est fondée sur le dépassement de ce délai, qui s'explique par le report de l'entretien préalable et par l'engagement d'une procédure pénale à l'encontre de M. B pour vol d'un véhicule ;
- contrairement à ce qu'a estimé la ministre, les faits reprochés à M. B constituent un comportement fautif suffisant pour justifier un licenciement ;
- elle a subi un préjudice en raison de l'obligation qui lui a été faite de rémunérer le salarié au cours de la période de mise à pied conservatoire alors que la gravité des griefs ont été reconnus par la ministre du travail ;
- elle a subi un préjudice du fait de la durée excessive de la procédure administrative alors même que les faits reprochés au salarié présentaient une gravité suffisante pour justifier son licenciement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 février 2024, la ministre du travail, de la santé et des solidarités conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la société Pulita ne sont pas fondés.
Par un acte enregistré le 4 mars 2024, la société Pulita déclare se désister purement et simplement de son action.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Dominique Binet, rapporteur,
- les conclusions de M. Cyril Dayon, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Le 20 janvier 2021, la société Pulita a sollicité auprès de l'administration l'autorisation de procéder au licenciement de M. B, salarié protégé, pour motif disciplinaire. Par une décision du 22 mars 2021, l'inspecteur du travail a refusé d'accorder cette autorisation. Par une décision du 26 août 2021, la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion, statuant sur le recours hiérarchique formé par la société Pulita, a annulé la décision de l'inspecteur du travail et refusé l'autorisation de licenciement sollicitée. Par la requête visée ci-dessus, la société Pulita demande au tribunal d'annuler pour excès de pouvoir cette décision.
2. Par un acte, enregistré le 4 mars 2024, la société Pulita déclare se désister de son action. Il y a lieu de donner acte de ce désistement.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de l'action de la société Pulita tendant à : l'annulation de la décision du 26 août 2021 par laquelle la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion a annulé la décision de l'inspecteur du travail du 22 mars 2021 et refusé d'accorder l'autorisation de licenciement de M. B ; la condamnation de l'Etat à lui verser une indemnité égale aux salaires correspondants au règlement de la mise à pied conservatoire de M. B et les salaires payés jusqu'au 26 août 2021 ; et la condamnation de l'Etat à lui verser la somme de 10 000 euros en réparation des conséquences dommageables résultant du délai excessif de la procédure ayant trait à la demande d'autorisation de licenciement de M. B.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Pulita, à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et à M. A B.
Copie pour information en sera transmise au directeur régional et interdépartemental de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Ile-de-France.
Délibéré après l'audience du 15 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Timothée Gallaud, président,
Mme Félicie Bouchet, première conseillère,
M. Dominique Binet, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 avril 2024.
Le rapporteur,
D. BinetLe président,
T. Gallaud
La greffière,
L. Potin
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026