lundi 14 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2110332 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | TRORIAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 novembre 2021 sous le n° 2110332, M. C A H, demeurant 5 avenue du Muguet à Ozoir-la-Ferrière (77330), représenté par Me Trorial, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 12 octobre 2021 par lequel le préfet de Seine-et-Marne :- l'a obligé à quitter le territoire français ;
- a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de Seine et Marne de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A H soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence de sa signataire, Mme E B, qui ne justifie pas d'une délégation de signature régulièrement publiée opposable aux tiers ;
- il est entaché d'un défaut de motivation en ce que sa motivation est stéréotypée ;
- il est entaché d'un défaut de base légale en ce que l'article L. 5221-5 du code du travail ne s'applique qu'aux ressortissants étrangers en situation régulière ;
- son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- l'arrêté querellé est entaché d'erreur de fait puisqu'il dispose de garanties de représentation, étant titulaire de documents d'identité et de voyage en cours de validité, et justifiant d'un domicile certain ;
- il viole l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mars 2022, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête en faisant valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu :
- l'arrêté litigieux du préfet de Seine-et-Marne en date du 12 octobre 2021 ;
- les pièces complémentaires, enregistrées le 28 octobre 2022, présentées pour M. A H ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. F pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en application des dispositions de l'article R. 776-10 et suivants du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique tenue le 10 novembre 2022 en présence de Mme Darnal, greffière d'audience :
- M. Freydefont, magistrat désigné, qui a présenté son rapport et informé les parties, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce qu'il y a lieu de substituer au 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, comme base légale de l'obligation de quitter le territoire français, le 2° de ces mêmes dispositions ;
- les observations de Me Trorial, représentant M. A H, requérant présent, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens en soutenant, de plus, que l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut de base légale car, n'étant pas soumis pour entrer en France à l'obligation de visa en tant que ressortissant brésilien, il était dispensé de visa court séjour ; de plus, la mesure d'éloignement est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de sa parfaite intégration en France, notamment sur le plan professionnel, puisqu'il est en France depuis trois ans, travaille dans le bâtiment, et a d'ailleurs le soutien de son employeur, dispose d'un logement à son nom, a sa compagne en France ainsi que son enfant à l'entretien et à l'éducation duquel il contribue ; il voulait d'ailleurs déposer une demande de régularisation au titre du travail quand il a fait l'objet de l'arrêté contesté.
Le préfet de Seine-et-Marne n'est ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Une note en délibéré présentée pour M. A H a été enregistrée le 10 novembre 2022 après la clôture d'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité () / 6° L'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois a méconnu les dispositions de l'article L. 5221-5 du code du travail. " ; aux termes de l'article L. 614-1 du même code : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. " ; aux termes de l'article L. 614-4 dudit code : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le tribunal administratif est saisi dans le délai de trente jours suivant la notification de la décision. "
2. Par un arrêté en date du 12 octobre 2021 notifié à 16 heures, le préfet de Seine-et-Marne a, sur le fondement des 1° et 6° de l'article L. 611-1 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, obligé M. C A H, ressortissant brésilien né le 8 avril 1993, à quitter le territoire français dans un délai de trente jours à compter de la notification de l'arrêté et a fixé le pays de destination. Par la requête susvisée, enregistrée le 11 novembre 2021, M. A H demande l'annulation des décisions contenues dans cet arrêté préfectoral.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, par un arrêté n° 21/BC/136 du 10 septembre 2021, le préfet de Seine-et-Marne a donné à Mme E B, attachée, cheffe de bureau au bureau de l'éloignement et signataire de l'arrêté attaqué, délégation à l'effet de signer notamment les obligations de quitter le territoire français et les décisions fixant le pays de destination. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes L. 612-12 de code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français mentionne le pays, fixé en application de l'article L. 721-3, à destination duquel l'étranger est renvoyé en cas d'exécution d'office. " ; aux termes de aux termes de l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. "
5. D'une part, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci comporte les considérations de droit et de fait de l'obligation faite à M. A de Silva de quitter le territoire français puisqu'il vise l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et le 1° de l'article L. 611-1 précité et mentionne que le requérant déclare être entré en France le 1er mars 2019 sous couvert d'un passeport brésilien mais n'a pas été en mesure de le présenter lors de son interpellation ; par suite, il ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français ; l'arrêté indique également que l'intéressé n'a effectué aucune démarche afin de régulariser sa situation ; il précise, de plus, que M. A de Silva reconnaît travailler sur le territoire français sans y être autorisé, méconnaissant l'article L. 5221-5 du code du travail. L'arrêté mentionne enfin que si l'intéressé déclare être conjoint de Mme G et avoir un enfant à charge, il n'en apporte pas la preuve, et que, dans ces conditions, la décision opposée au requérant ne contrevient pas aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il résulte de ce qui précède que l'obligation de quitter le territoire français est suffisamment motivée en droit comme en fait conformément à l'obligation prévue à l'article L. 613-1 précité.
6. D'autre part, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci comporte les considérations de droit et de fait de la décision fixant le pays de destination puisqu'il vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, précise la nationalité de M. A H, en l'espèce brésilienne, et indique que l'intéressé n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à l'article 3 de cette convention européenne. Ces considérations suffisent à établir une décision fixant le pays de destination motivée en droit comme en fait.
7. En troisième lieu, il résulte tant des termes de l'arrêté attaqué, qui précise en son dernier considérant qu'il a été procédé à un examen approfondi de la situation de M. A H, que de sa motivation décrite ci-dessus et qui fait état d'éléments propres à cette situation, que le préfet a suffisamment examiné la situation du requérant avant de prendre à son encontre les décisions contenues dans l'arrêté litigieux.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré () / () / 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public () "
9. D'une part, si M. A H soutient que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public, un tel moyen sera écarté comme inopérant, le préfet n'ayant pas fondé son obligation de quitter le territoire français sur le comportement du requérant qui constituerait une menace pour l'ordre public, c'est-à-dire sur le 5° précité de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile mais sur la double circonstance selon laquelle l'intéressé, d'une part, ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et n'a effectué aucune démarche afin de régulariser sa situation et, d'autre part, reconnaît travailler sur le territoire français sans y être autorisé, méconnaissant l'article L. 5221-5 du code du travail.
10. D'autre part, M. A H produit une copie de son passeport brésilien valable du 5 décembre 2018 au 4 décembre 2028 et supportant un tampon d'entrée des autorités aéroportuaires lisboètes avec une date illisible ; si, par une telle production, l'intéressé entend soulever une erreur de droit et une erreur de fait en ce qu'il est entré sur le territoire français sous couvert d'un passeport en cours de validité, contrairement à ce qu'indique l'arrêté, l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet peut trouver son fondement légal dans les dispositions du 2° précité de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui peuvent être substituées à celles du 1° dès lors, primo, que l'intéressé se trouvait dans la situation où, en application du 2° de l'article L. 611 1, le préfet de Seine-et-Marne pouvait décider de prononcer à son encontre une obligation de quitter le territoire français, secundo, que cette substitution de base légale n'a pour effet de priver l'intéressé d'aucune garantie et, tertio, que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces deux disposition. Il en résulte que l'erreur de droit alléguée doit être écartée.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 5221-5 du code du travail : " Un étranger autorisé à séjourner en France ne peut exercer une activité professionnelle salariée en France sans avoir obtenu au préalable l'autorisation de travail mentionnée au 2° de l'article L. 5221-2. " Si, comme le soutient le requérant, ces dispositions ne s'appliquent qu'à l'étranger autorisé à séjourner en France, donc à l'étranger en situation régulière, il ressort des termes du 6° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile cité au point 1 que le préfet peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsque celui-ci ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois et a méconnu les dispositions de l'article L. 5221-5 du code du travail. Par suite, le défaut de base légale allégué doit être écarté comme infondé.
12. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " ; aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () " M. A H soutient que l'arrêté querellé est entaché d'erreur de fait puisqu'il dispose de garanties de représentation, étant titulaire de documents d'identité et de voyage en cours de validité, et justifiant d'un domicile certain ; toutefois, un tel moyen, articulé autour de la notion de garanties de représentation suffisantes, se rapporte nécessairement à une décision de refus de délai de départ volontaire qui n'a pas été opposée au requérant, celui-ci bénéficiant d'un délai de départ de trente jours ; par suite, il sera écarté comme inopérant.
13. En septième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales relatif au droit au respect de la vie privée et familiale : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () " ; aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui reprend les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du même code dans sa version nomenclature antérieure au 1er mai 2021 : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. "
14. M. A H soulève la violation des stipulations et dispositions précédentes ; toutefois, l'intéressé ne joint à sa requête aucun élément permettant au magistrat désigné d'apprécier le bien-fondé d'un tel moyen ; au demeurant, d'une part, M. A H a déclaré être entré en France en 2019, ce qui ne constitue pas, à la date de l'arrêté contesté, une durée suffisante pour inscrire sa vie privée et familiale en France dans la durée et la stabilité ; d'autre part, s'il invoque la présence à ses côtés de sa compagne, Mme G, ressortissante brésilienne comme lui, et de leur fille D née le 21 janvier 2021 à Jossigny, il ne démontre pas, ni même d'ailleurs n'allègue que sa compagne serait en situation régulière sur le territoire français ; par suite, rien ne s'oppose à ce que M. A H reconstitue dans son pays d'origine, qui est aussi celui de sa compagne, sa cellule familiale. De plus, si l'intéressé a déclaré travailler sous contrat à durée indéterminée, il ne produit pas ledit contrat de travail ; s'il produit des bulletins de paie, il ne démontre pas l'intensité et la stabilité de son insertion professionnelle en France, M. A H ne travaillant que depuis avril 2019 en qualité d'ouvrier dans le bâtiment pour le compte de la société Polisseur puis de la société BS Sol, soit une durée d'activité de deux ans et demi à la date de l'arrêté contesté. S'il produit une demande d'autorisation de travail de la société BS Sols pour un emploi de maçon, celle-ci est datée du 10 décembre 2021 et est donc postérieure de deux mois à l'arrêté contesté. Enfin, l'intéressé n'établit pas être isolé dans son pays d'origine qu'il a quitté à l'âge de 25 ans selon ses déclarations et dans lequel il a donc passé l'essentiel de son existence ; au surplus, sa compagne, également en situation irrégulière, a vocation à le suivre au Brésil avec leur fille. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté comme infondé.
15. Pour les mêmes raisons, M. A H ne saurait davantage soutenir que l'arrêté contesté serait entaché d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté préfectoral du 12 octobre 2021 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, il convient également de rejeter les conclusions à fin d'injonction ainsi que celles tendant au bénéfice de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E
Article 1er : La requête de M. A H est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A H et au préfet de Seine-et-Marne.
Lu en audience publique le 14 novembre 2022.
Le magistrat désigné,
Signé : C. FLa greffière,
Signé : L. Darnal
La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2110332
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026