lundi 14 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2110623 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | KAYA KAZIM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 novembre 2021 sous le n° 2110623, M. B A, demeurant 16 chemin de Bellevue à Melun (77000), représenté par Me Kaya, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 29 octobre 2021 par lequel le préfet de Seine-et-Marne :- l'a obligé à quitter le territoire français ;
- a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de Seine et Marne :
- de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et une carte de séjour temporaire dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
- à défaut, de réexaminer sa situation sous les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'incompétence de son auteur, M. C D, qui ne justifie pas d'une délégation de signature régulière ;
- elle a été prise sans attendre l'issue de sa demande de titre de séjour déposée le 4 octobre 2021 ;
- elle est entachée d'erreur de droit, le préfet ayant méconnu son pouvoir d'appréciation ;
- elle viole l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne le refus d'octroi d'un délai de départ supérieur à trente jours :
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'incompétence de son auteur ;
- elle est entachée d'erreur de droit en ce que le préfet a méconnu son pouvoir d'appréciation ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 novembre 2021, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête en faisant valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu :
- l'arrêté litigieux du préfet de Seine-et-Marne en date du 29 octobre 2021 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. F pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en application des dispositions de l'article R. 776-10 et suivants du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique tenue le 10 novembre 2022 en présence de Mme Darnal, greffière d'audience :
- M. Freydefont, magistrat désigné, qui a présenté son rapport ;
- les observations de M. A, requérant présent qui s'exprime dans un français très correct mais a quand même souhaité l'assistance de Mme E, interprète en langue turque, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens en soutenant, de plus, qu'il est venu en France en 2017 pour y solliciter l'asile, ce qui lui a été refusé par décisions de l'OFPRA et de la CNDA en 2019 et 2021 ; il travaille dans les métiers du bâtiment et a un contrat de travail pour un salaire de 1 376 euros ; il dispose d'une adresse stable chez son cousin à Melun et son frère vit également en France ; par suite, il a bâti sa vie privée et familiale en France et ne peut retourner en Turquie.
Le préfet de Seine-et-Marne n'est ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° () " ; aux termes de l'article L. 614-1 du même code : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. " ; aux termes de l'article L. 614-4 dudit code : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le tribunal administratif est saisi dans le délai de trente jours suivant la notification de la décision. "
2. Par un arrêté en date du 29 octobre 2021 notifié à 16 heures, le préfet de Seine-et-Marne a, sur le fondement des 1° et 6° de l'article L. 611-1 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, obligé M. B A, ressortissant turc né le 15 août 1992, à quitter le territoire français dans un délai de trente jours à compter de la notification de l'arrêté et a fixé le pays de destination. Par la requête susvisée, enregistrée le 18 novembre 2021, M. A demande l'annulation des décisions contenues dans cet arrêté préfectoral.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions contestées :
3. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. Or, par un arrêté du 19 juillet 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour, le préfet de Seine-et-Marne a donné à M. Cyrille Le Vély, secrétaire général de la préfecture, délégation de signature aux fins de signer la décision litigieuse. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de cet acte doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes L. 612-12 de code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français mentionne le pays, fixé en application de l'article L. 721-3, à destination duquel l'étranger est renvoyé en cas d'exécution d'office. " ; aux termes de aux termes de l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. "
5. D'une part, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci comporte les considérations de droit et de fait de l'obligation faite à M. A de quitter le territoire français puisqu'il vise l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et le 4° de l'article L. 611-1 précité et mentionne que le requérant a vu sa demande d'asile être rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) par décision du 18 septembre 2018 notifiée le 16 octobre suivant et que ce rejet devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) par décision du 18 septembre 2019 notifiée le 20 septembre suivant. L'arrêté précise qu'il en a été de même de la demande de réexamen de M.Ok, successivement rejetée par l'OFPRA et la CNDA les 29 novembre 2019 et 1er avril 2021. L'arrêté indique, en outre, que l'intéressé est célibataire sans charge de famille, que, dans ces conditions, il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et que la décision qui lui opposée ne contrevient pas aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il résulte de ce qui précède que l'obligation de quitter le territoire français est suffisamment motivée en droit comme en fait conformément à l'obligation prévue à l'article L. 613-1 précité.
6. D'autre part, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci comporte les considérations de droit et de fait de la décision fixant le pays de destination puisqu'il vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, précise la nationalité de M. A, en l'espèce turque, et indique que l'intéressé n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à l'article 3 de cette convention européenne. Ces considérations suffisent à établir une décision fixant le pays de destination motivée en droit comme en fait.
7. En troisième lieu, il résulte tant des termes de l'arrêté attaqué, qui précise en son dernier considérant qu'il a été procédé à un examen approfondi de la situation de M. A, que de sa motivation décrite ci-dessus et qui fait état d'éléments propres à cette situation, que le préfet a suffisamment examiné la situation du requérant avant de prendre à son encontre les décisions contenues dans l'arrêté litigieux.
En ce qui concerne les moyens spécifiques à l'obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales relatif au droit au respect de la vie privée et familiale : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () " M. A soulève la violation de ces stipulations ; toutefois, d'une part, si l'intéressé soutient être entré en France en septembre 2017, il ne l'établit pas ; au demeurant, sa durée de présence sur le territoire français depuis cette date n'est que la résultante de la durée d'examen par les instances compétentes de sa demande d'asile en 2018 et 2019 et de sa demande de réexamen en 2020 et 2021 et ne lui crée donc aucun droit. D'autre part, il n'est pas contesté que M. A est célibataire sans enfant à charge en France. S'il se prévaut de la présence en France de son cousin chez qui il réside à Melun, cette circonstance n'est pas de nature à démontrer que l'intéressé a établi le centre de ses intérêts personnels et familiaux sur le territoire français ; quant à la présence alléguée en France de son frère, elle est postérieure à la date de l'arrêté attaqué et concerne un membre de sa famille qui n'est pas en situation régulière. De plus, s'il se prévaut de son insertion professionnelle dans les métiers du bâtiment en qualité de carreleur, la déclaration préalable à l'embauche et le contrat de travail à durée indéterminée avec la société MC Constructions qu'il joint à sa requête datent de septembre 2021, soit deux mois seulement avant la date de l'arrêté contesté, de telle sorte que l'activité professionnelle qu'il invoque n'est pas inscrite dans la durée et la stabilité. Enfin, l'intéressé n'établit pas être isolé dans son pays d'origine qu'il a quitté à l'âge de 25 ans selon ses déclarations et dans lequel il a donc passé l'essentiel de son existence. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté comme infondé.
9. Pour les mêmes raisons, M. A ne saurait soutenir que l'arrêté contesté serait entaché d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale.
10. En deuxième lieu, M. A soutient que l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'erreur de droit, le préfet ayant méconnu son pouvoir d'appréciation et s'étant lié par les décisions successives de l'OFPRA et de la CNDA entre 2018 et 2021 ; toutefois, il ressort des termes de l'arrêté que tel n'est pas le cas puisque celui-ci vise l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et précise que la mesure d'éloignement opposée à M. A, célibataire sans enfant à charge en France, ne méconnaît pas les stipulations de cet article 8, ce qui démontre que le préfet a également apprécié la situation du requérant au regard de sa situation personnelle et familiale, et pas uniquement au regard des décisions successives de l'OFPRA et de la CNDA. L'erreur de droit alléguée sera donc écartée comme infondée.
11. En troisième lieu, s'il ressort des pièces du dossier que M. A a déposé sur le site " démarches simplifiées " de la préfecture de Seine-et-Marne une demande de titre de séjour au regard d'une régularisation par le travail, cette circonstance ne faisait pas obstacle en elle-même à ce que le préfet prenne à l'encontre du requérant quelques semaines plus tard une mesure d'éloignement sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile compte tenu des rejets successifs de sa demande d'asile et de sa demande de réexamen.
12. En quatrième lieu, M. A ne saurait utilement soulever, à l'encontre d'une obligation de quitter le territoire français qui ne fixe pas en elle-même le pays de destination, la violation de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; un tel moyen sera donc écarté comme inopérant.
En ce qui concerne le moyen spécifique au refus d'octroi d'un délai de départ supérieur à trente jours :
13. Si M. A soutient que le refus d'octroi d'un délai de départ supérieur à trente jours est entaché d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation, un tel moyen ne pourra être qu'écarté au regard de la situation de l'intéressé telle que décrite au point 8.
En ce qui concerne les moyens spécifiques à la décision fixant le pays de destination :
14. En premier lieu, il résulte de la légalité de l'obligation de quitter le territoire français que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la mesure d'éloignement dont il fait l'objet.
15. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. " M. A s'est prévalu de ces stipulations contre l'obligation de quitter le territoire français en faisant valoir qu'il risque en cas de retour en Turque des mauvais traitements contraires à cet article du fait de son origine kurde et de son militantisme pour la cause kurde. A supposer qu'un tel moyen puisse être redirigé contre la décision fixant le pays de destination, de manière à le rendre opérant, le requérant ne démontre toutefois pas de manière probante qu'il serait directement et personnellement exposé à des risques de traitements inhumains et dégradants en cas de retour forcé dans son pays d'origine, soit du fait des autorités de cet Etat, soit même du fait de personnes ou de groupes de personnes ne relevant pas des autorités publiques, dès lors que, dans ce dernier cas, les autorités de l'Etat de destination ne sont pas en mesure de parer à un tel risque par une protection appropriée. A surplus, la demande d'asile de M. A a été rejetée par l'OFPRA et la CNDA en 2018 et 2019 et sa demande de réexamen a subi le même sort en 2020 et 2021 ; or l'intéressé n'apporte aucun élément nouveau sur lequel ces instances ne se seraient pas déjà prononcées ; à ce titre, le jugement du tribunal correctionnel de Varto le condamnant à 3 ans et 9 mois de réclusion et 1 250 jours d'amende date du 19 décembre 2018 de telle sorte qu'il ne saurait être qualifié d'élément nouveau.
16. Pour les mêmes raisons, le préfet n'a entaché la décision fixant le pays de destination d'aucune erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation de M. A.
17. En troisième lieu, il résulte tant de la motivation de l'arrêté litigieux, qui fait état des rejets successifs par l'OFPRA et la CNDA de la demande d'asile de M. A et de sa demande de réexamen et précise que celui-ci n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, que de la situation du requérant décrite au point 15, que le préfet a suffisamment examiné sa situation avant de fixer le pays de destination.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté préfectoral du 29 octobre 2021 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, il convient également de rejeter les conclusions à fin d'injonction sous astreinte ainsi que celles tendant au bénéfice de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E
Article 1er : La requête de M. A rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de Seine-et-Marne.
Lu en audience publique le 14 novembre 2022.
Le magistrat désigné,
Signé : C. FLa greffière,
Signé : L. Darnal
La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2110623
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026