mardi 30 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2110651 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | MAILLARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 novembre 2021 et 30 janvier 2023, M. A B, représenté par Me Maillard, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 août 2021 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de
trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné ;
2°) à titre principal, d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour valant autorisation de travail, sous les mêmes modalités d'astreinte ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
La décision portant refus de séjour :
- est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- est entachée d'un vice de procédure, le préfet ne justifiant pas de la régularité de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), dès lors que l'identité des signataires de cet avis n'est pas établie, que les signatures telles qu'apposées sur l'avis sont irrégulières et qu'il n'est pas démontré que l'avis a été rendu à l'issue d'une délibération collégiale ;
- est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet s'est cru en situation de compétence liée pour suivre l'avis du collège des médecins de l'OFII ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation eu égard à sa situation personnelle.
La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- est illégale dès lors qu'elle repose sur une décision de refus de titre de séjour illégale ;
- est entachée d'un vice de procédure, le préfet ne justifiant pas de la régularité de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII);
- méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences d'un éloignement sur sa situation personnelle.
La décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la durée du séjour, de la vie privée, de l'état de santé et des liens sociaux qu'il entretient en France.
La décision fixant le pays de renvoi est illégale dès lors qu'elle repose sur une décision portant obligation de quitter le territoire français illégale.
Le préfet de Seine-et-Marne a communiqué des pièces, enregistrées le 13 décembre 2021.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 octobre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22,
R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique a été entendu le rapport de Mme Aurore Perrin, première conseillère.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant marocain né le 15 février 1981 et se maintenant irrégulièrement en France, a sollicité la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 30 août 2021, le préfet de
Seine-et-Marne a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné.
M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué, qui vise notamment l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne des éléments relatifs à la situation de M. B et à l'instruction de sa demande, notamment l'avis du collège des médecins de l'OFII du 3 août 2021 ainsi que des éléments sur sa situation personnelle, contient les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, la décision de refus de séjour est suffisamment motivée au sens des dispositions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
3. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de
Seine-et-Marne n'ait pas procédé à un examen sérieux de la situation de M. B avant de lui refuser la délivrance d'un titre de séjour.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé () ". Aux termes de l'article R. 425-13 du même code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège ". Aux termes de l'avant-dernier alinéa de l'article 6 de l'arrêté du
27 décembre 2016 visé ci-dessus : " Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle ".
5. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de Seine-et-Marne s'est fondé sur l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 3 août 2021. Cet avis, produit en défense, a été régulièrement communiqué au requérant dans le cadre de l'instruction. Il comporte le nom du médecin rapporteur qui a établi le rapport médical, et qui n'a pas siégé au sein du collège. Par ailleurs, l'avis comporte la signature des trois médecins ayant siégé, apposée sous forme de fac-similé, et dont rien ne permet de remettre en doute l'authenticité. En outre, si M. B soutient que l'avis du collège des médecins de l'OFII n'a pas été pris à l'issue d'une délibération collégiale, il se borne à faire état du nombre d'avis émis annuellement et du nombre de médecins qui apportent leur concours à l'OFII et n'apporte ainsi aucun élément suffisant permettant de mettre en doute que l'avis du collège des médecins a été rendue à l'issue d'une délibération dans les conditions prévues par les dispositions citées au point 4. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision de refus de séjour en litige a été prise au terme d'une procédure irrégulière.
6. En quatrième lieu, si l'avis médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ne lie pas l'autorité compétente pour statuer sur la demande de titre de séjour, celle-ci peut légalement se fonder sur cet avis. Il ne ressort pas des pièces du dossier, ni des termes de l'arrêté attaqué, que le préfet de Seine-et-Marne, qui a repris à son compte l'avis de l'OFII du 3 août 2021, se serait estimé en situation de compétence liée. Ainsi, le moyen tiré de ce que le préfet a méconnu l'étendue de sa compétence doit être écarté.
7. En cinquième lieu, aux termes aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile: " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / () / Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée ".
8. Pour refuser à M. B la délivrance du titre de séjour qu'il avait sollicité, le préfet de Seine-et-Marne, a relevé, en s'appropriant le sens de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qu'il avait recueilli, que si l'état de santé du requérant nécessite une prise en charge médicale dont le défaut de prise en charge peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, son état de santé lui permet de voyager sans risque vers son pays d'origine où il peut bénéficier d'un traitement approprié. M. B soutient qu'il souffre d'un diabète de type II, insulino-dépendant, mal équilibré depuis 2011, pour lequel il fait l'objet d'un traitement médicamenteux et d'un suivi biologique régulier, attestés par la production de divers certificats médicaux récents qui soulignent qu'en l'absence de suivi, la pathologie de M. B pourrait entraîner de graves complications. Par ailleurs, M. B fait valoir qu'il n'aura pas accès au Maroc à un suivi spécifique et régulier et à certains médicaments qu'il prend quotidiennement, qui sont des insulines à action lente dont les substances actives, la repaglinide et la sitagliptine ne sont pas sur la liste de la nomenclature nationale des médicaments essentiels du Maroc et qu'il n'aurait pas accès à ces traitements médicamenteux en raison de leur coût élevé, de ses faibles revenus et du fait qu'il ne dispose pas d'une assurance santé au Maroc. S'il produit la liste nationale des médicaments et des dispositifs médicaux issue du site du ministère de la santé marocain, sur laquelle ne figurent pas les médicaments qui lui sont ainsi prescrits en France, M. B n'établit pas par cette seule pièce qu'il ne pourrait bénéficier dans son pays d'origine d'un traitement approprié, en accédant à un médicament générique contenant le même principe actif, ou encore à d'autres molécules adaptées. Par ailleurs, le requérant se borne à citer plusieurs sources publiques, dont des notes sur les revenus de la population marocaine, le salaire moyen et le coût de la vie au Maroc, un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la période 2017-2021 concernant le système de santé de ce pays, ainsi qu'une note et un article de presse reprenant des données de l'OMS sur la situation du système de santé marocain, qui se bornent à faire état des difficultés générales du système de santé au Maroc. Par la production de ces seuls documents de portée générale et dont le contenu ne fait d'ailleurs ni état de l'inexistence au Maroc des traitements que prend M. B ni de leur impossible accès à la population de ce pays, ce dernier n'établit pas qu'il serait dans l'impossibilité d'y avoir un accès effectif. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet de Seine-et-Marne a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Si M. B fait valoir qu'il vit habituellement en France depuis plus de dix ans sur le territoire français à la date de la décision attaquée, étant entré sur le territoire français en 2011, les pièces qu'il produit ne suffisent pas à l'établir. S'il démontre, par la production de contrats à durée déterminée et de feuilles de paie qu'il exerce le métier de préparateur vendeur au sein de la société " RM Délices " depuis avril 2020 et qu'il avait exercé auparavant, pour de courtes durées, le métier d'employé dans différentes entreprises du secteur de la restauration et s'il soutient avoir noué des attaches personnelles en France, M. B ne conteste pas être célibataire sans charge de famille et conserver des attaches dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de trente ans. Dans ces conditions, eu égard aux conditions de son séjour en France, la décision contestée ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et ne méconnaît pas, ainsi, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
11. En septième et dernier lieu, pour les mêmes raisons que celles qui ont été exposées précédemment, il n'apparaît pas davantage que le préfet ait commis une erreur manifeste d'appréciation en s'abstenant de faire usage de son pouvoir de régularisation à l'endroit de M. B.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen, invoqué par voie d'exception, tiré de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour, doit être écarté.
13. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 5 que M. B n'est pas fondé à soutenir que la procédure de consultation du collège des médecins de l'OFII a été entachée d'irrégularité.
14. En troisième lieu, aux termes du 9° de l'article L.611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. / () ".
15. Il résulte de ce qui a été énoncé au point 8 du présent jugement que l'état de santé de M. B, qui peut faire l'objet d'une prise en charge médicale au Maroc, ne fait pas obstacle à son éloignement du territoire français, de sorte que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
16. En quatrième lieu, pour les mêmes raisons que celles qui ont été exposées au point 10, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision l'obligeant à quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
17. En cinquième et dernier lieu, pour les mêmes raisons que celles qui ont été exposées précédemment, tenant à la situation personnelle et familiale de M. B, le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences que comporte la mesure d'éloignement en litige pour l'intéressé.
En ce qui concerne la décision accordant un délai de départ volontaire de trente jours :
18. S'il soutient que son état de santé et ses attaches privées et familiales sur le territoire impliquaient qu'un délai de départ volontaire plus long lui soit accordé, il n'apparaît pas, compte tenu des éléments exposés ci-dessus, relatifs à sa situation personnelle et familiale, que le préfet ait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en fixant ce délai à trente jours.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
19. Il résulte de ce qui précède que le moyen, invoqué par voie d'exception, tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
20. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles qui sont présentées sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Louis Maillard et au préfet de Seine-et-Marne.
Copie en sera transmise au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 12 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Timothée Gallaud, président,
Mme Aurore Perrin, première conseillère,
Mme Félicie Bouchet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2023.
La rapporteure,
A. PerrinLe président,
T. Gallaud
La greffière,
O. Dusautois
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026