LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2110692

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2110692

mardi 4 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2110692
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6ème chambre
Avocat requérantABEILLE & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 22 novembre 2021 et 12 août 2022, M. C B, représenté par Me Pontier, doit être regardé comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler le titre de perception en date du 15 février 2021 et de le décharger de la somme de 15 792,51 euros, ensemble la décision de rejet de son recours administratif préalable obligatoire ;

2°) d'enjoindre à l'administration de prendre une nouvelle décision dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) à titre subsidiaire, de condamner le rectorat de l'académie de Créteil à lui verser une indemnité égale au trop-perçu réclamé ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il doit être regardé comme soutenant que :

En ce qui concerne le titre de perception :

- elle est entachée d'un défaut d'incompétence ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation, le montant de l'indu de 15 792,51 euros étant injustifié ;

En ce qui concerne la responsabilité de l'administration :

-la responsabilité de l'administration est engagée si le trop-perçu a continué à être versé malgré le fait que la personne publique était informée de l'erreur ;

- du fait de cet indu, il a subi divers préjudices, et il y a lieu de diminuer la somme qui lui est réclamée ;

- il y a lieu de condamner l'administration à lui verser une indemnité d'un montant de 15 792,51 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 février 2022, le recteur de l'académie de Créteil conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un courrier du 2 janvier 2025, le tribunal a adressé à la rectrice de l'académie de Créteil, sur le fondement de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, une demande de pièce pour compléter l'instruction. La pièce produite par la rectrice de l'académie de Créteil a été communiquée le 8 janvier 2025.

Par ordonnance du 26 juin 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 26 juillet 2023 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Rehman-Fawcett,

- les conclusions de Mme Deleplancque, rapporteure publique.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. C B a exercé en qualité de professeur contractuel au sein du rectorat de l'académie de Créteil. En 2019, il a atteint l'âge de 62 ans. A compter du 1er septembre 2019, il a été admis à faire valoir ses droits à la retraite. Un titre de perception a été émis le 15 février 2021, par la direction départementale des finances publiques (DDFIP) du Val-de-Marne, pour un montant de 15 792,51 euros. Par un courrier du 16 mars 2021, il a formé une opposition à exécution auprès de la DDFIP du Val-de-Marne, notifiée le 22 mars 2021. Une décision implicite de rejet est née le 22 septembre 2021. M. B demande l'annulation du titre de perception émis le 15 février 2021 et la décharge de la somme de 15 792,51 euros.

Sur les conclusions à fin de décharge :

2. Aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci () ". Le V de l'article 55 de la loi du 29 décembre 2010 de finances rectificative pour 2010 prévoit que pour l'application de ces dispositions " aux titres de perception délivrés par l'Etat en application de l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales, afférents aux créances de l'Etat ou à celles qu'il est chargé de recouvrer pour le compte de tiers, la signature figure sur un état revêtu de la formule exécutoire, produit en cas de contestation ". Il résulte de ces dispositions, d'une part, que le titre de perception individuel délivré par l'Etat doit mentionner les nom, prénom et qualité de l'auteur de cette décision et, d'autre part, qu'il appartient à l'autorité administrative de justifier, en cas de contestation, que l'état revêtu de la formule exécutoire comporte la signature de cet auteur. Ces dispositions n'imposent pas de faire figurer sur cet état les nom, prénom et qualité du signataire. Les nom, prénom et qualité de la personne ayant signé l'état revêtu de la formule exécutoire doivent, en revanche, être mentionnés sur le titre de perception, de même que sur l'ampliation adressée au redevable.

3. Il résulte de l'instruction que le titre de perception en litige, qui comporte la référence IDF 21 290004992, et n'est pas signé, indique qu'il a été rendu exécutoire, en vertu des articles 11 et 28 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable, par l'ordonnateur dont l'identité et la fonction - Esperance Judith Responsable de la Recette - figure dans une cartouche. Si la rectrice de l'académie de Créteil produit un état récapitulatif des créances pour mise en recouvrement qui comporte la référence du titre de perception en litige, ce dernier est signé pour l'ordonnateur et par délégation par Mme A D, cheffe de la division des affaires financières du rectorat de Créteil, dont la signature figure sur cet état récapitulatif. Ainsi, il ne ressort pas de ces pièces que l'identité du signataire de l'état ayant rendu exécutoire le titre de perception en litige soit justifiée. Par suite, ce titre méconnaît les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et doit être annulé, une telle annulation, qui résulte d'un motif de régularité en la forme, n'impliquant pas nécessairement, compte tenu de la possibilité d'une régularisation par l'administration, l'extinction de la créance litigieuse.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. B est fondé à soutenir que le titre de perception émis le 15 février 2021 doit être annulé.

Sur les conclusions indemnitaires :

5. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 3 que le titre de perception dont M. B demande l'annulation dans la présente instance n'est entaché d'aucune illégalité de fond. Par suite, à supposer que le moyen soit soulevé, le requérant n'est pas fondé à solliciter l'engagement de la responsabilité pour faute de l'État sur ce fondement.

6. En second lieu, le maintien indu du versement d'un avantage financier à un agent public, alors même que le bénéficiaire a informé l'ordonnateur qu'il n'en remplit plus les conditions d'octroi, n'a pas le caractère d'une décision accordant un avantage financier mais constitue une simple erreur de liquidation qu'il appartient à l'administration de corriger en réclamant le reversement des sommes payées à tort. Toutefois, la perception prolongée par un agent de sommes non dues peut révéler une carence de l'administration et donner lieu, compte tenu notamment de la durée pendant laquelle cette carence s'est prolongée et des fautes imputables à l'administration, à une diminution par le juge du montant du titre de perception.

7. S'il est établi que M. B a bénéficié du maintien indu du versement de son traitement pour une période de 21 mois, cette circonstance pour regrettable qu'elle ait été, ne présente pas un caractère fautif notamment du fait de la connaissance par le requérant de ce versement indu et des actions de l'administration pour y mettre fin. En tout état de cause, si M. B allègue l'existence d'un préjudice résultant de la faute du recteur de l'académie de Créteil qu'il invoque, il ne l'établit toutefois par aucune pièce, d'une part parce que le versement de son complément retraite ayant seulement opéré à compter du 1er novembre 2020, ne présente pas de lien avec la cessation du versement de son traitement indu à compter du 1er juin 2020, d'autre part, parce que ses avis d'impôts en date des années 2019 et 2021 indiquent que les montants respectifs de 1 119 et 2 228 euros, lui ont été remboursés. Par suite, sa demande tendant à voir diminuer le montant du trop-perçu sur rémunération ne peut qu'être rejetée.

Sur les frais liés au litige :

8. Pour l'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. B de la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Le titre de perception IDF 21 290004992 en date du 15 février 2021 est annulé.

Article 2 : Le surplus de la requête est rejeté.

Article 3 : L'Etat (rectorat de l'académie de Créteil) est condamné à verser à M. B une somme de 1 000 euros (mille euros) au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à la Rectrice de l'académie de Créteil et à au directeur départemental des finances publiques du Val -de-Marne.

Délibéré après l'audience du 14 janvier 2025, à laquelle siégeaient :

M. Dewailly, président,

M. Rehman-Fawcett, conseiller,

Mme Seignat, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 février 2025.

Le rapporteur,

C. Rehman-Fawcett

Le président,

S. DewaillyLa greffière,

L. Sueur

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision ;

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions