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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2110963

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2110963

jeudi 23 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2110963
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation7ème chambre
Avocat requérantCHAUSSADE

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Sous le n°2110962, par une requête enregistrée le 29 novembre 2021, M. et Mme A, représentés par la SARL Cazin Marceau avocats associés, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 2 mars 2021 par lequel le maire de Vincennes a délivré à la SCI " l'Orée des Chênes " un permis de construire modificatif pour la pose d'un pare-vue et l'installation d'un vitrage sur un immeuble situé sur la parcelle cadastrée section M n° 56 au 59 ter avenue de la Dame Blanche ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Vincennes une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- leur requête est recevable dès lors qu'ils disposent de la qualité et d'un intérêt à agir en qualité de voisins immédiats ;

- la SCI " l'Orée des Chênes " n'a pu obtenir le permis contesté dès lors qu'elle n'a pas déposé, dans le délai des trois mois accordé par le jugement du tribunal administratif de Melun du 13 avril 2021, de demande de permis de construire modificatif afin de régulariser le permis initial du 19 février 2019 ;

- l'arrêté en litige ne régularise pas le projet en tant qu'il méconnaît les dispositions de l'article UF 12 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que le nombre de places de stationnement est insuffisant ;

- il méconnaît les articles UF 7.1.1.2 et UF 7.2 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que la marge de retrait par rapport à la limite de fond de parcelle n'est pas au moins égale à la hauteur de la construction.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 juillet 2022, la SCI " l'Orée des chênes ", représentée par l'AARPI Guillenchmidt et associés, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 500 euros soit mise à la charge de M. et Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que M. et Mme A ne disposent pas de la qualité, ni de l'intérêt pour agir, la modification autorisée par le permis de construire modificatif étant sans incidence sur les conditions d'occupation et de jouissance de leur bien ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 août 2022, la commune de Vincennes, représentée par Me Chaussade, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. et Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que M. et Mme A ne disposent pas de la qualité, ni de l'intérêt pour agir, la modification autorisée par le permis de construire modificatif n'étant pas susceptible d'affecter, en elle-même, les conditions d'occupation et de jouissance de leur bien ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

II. Sous le n° 2110963, par une requête enregistrée le 29 novembre 2021, M. et Mme A, représentés par la SARL Cazin Marceau avocats associés, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 4 octobre 2021 par lequel le maire de Vincennes a délivré à la SCI " l'Orée des Chênes " un permis de construire modificatif pour la modification de façades sur un immeuble situé sur la parcelle cadastrée section M n° 56 au 59 ter avenue de la Dame Blanche ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Vincennes une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- leur requête est recevable dès lors qu'ils disposent de la qualité et d'un intérêt à agir en qualité de voisins immédiats ;

- la SCI " l'Orée des Chênes " n'a pu obtenir le permis contesté dès lors qu'elle n'a pas déposé, dans le délai des trois mois accordé par le jugement du tribunal administratif de Melun du 13 avril 2021, de demande de permis de construire modificatif afin de régulariser le permis initial du 19 février 2019 ;

- l'arrêté en litige ne régularise pas le projet en tant qu'il méconnaît les dispositions de l'article UF 12 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que le nombre de places de stationnement est insuffisant ;

- il méconnaît les articles UF 7.1.1.2 et UF 7.2 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que la marge de retrait par rapport à la limite de fond de parcelle n'est pas au moins égale à la hauteur de la construction.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 juillet 2022, la SCI " l'Orée des Chênes ", représentée par l'AARPI Guillenchmidt et associés, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 500 euros soit mise à la charge de M. et Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que M. et Mme A ne disposent pas de la qualité, ni de l'intérêt pour agir, la modification autorisée par le permis de construire modificatif étant sans incidence sur les conditions d'occupation et de jouissance de leur bien ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 août 2022, la commune de Vincennes, représentée par Me Chaussade, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. et Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que M. et Mme A ne disposent pas de la qualité, ni de l'intérêt pour agir, la modification autorisée par le permis de construire modificatif n'étant pas susceptible d'affecter, en elle-même, les conditions d'occupation et de jouissance de leur bien ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Duhamel,

- les conclusions de M. Grand, rapporteur public,

- et les observations de Me Cazin, représentant M. et Mme A, et C, représentant la société " l'Orée des chênes ", se substituant à Me Ragot.

Une note en délibéré produite par M. et Mme A a été enregistrée le 10 novembre 2023.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 19 février 2019, le maire de Vincennes a délivré à la SAS IC2D un permis de construire en vue d'être autorisée à surélever de deux étages un immeuble de type R+2 sur un terrain situé 59 ter avenue de la Dame Blanche. Ce permis a été transféré à la SCI " l'Orée des Chênes " par un arrêté du 20 mars 2019. Par un arrêté du 2 mars 2021, le maire de Vincennes a délivré à cette dernière société un permis de construire modificatif pour la pose d'un pare-vue et l'installation d'un vitrage sur cet immeuble. Par un jugement n° 1906400 du 13 avril 2021, le tribunal administratif de Melun a, sur le fondement des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, annulé l'arrêté du 19 février 2019 délivrant le permis de construire initial en tant qu'il méconnaît les dispositions des articles UF 7.1.1.2 et UF 12.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme et a accordé un délai de trois mois à la SCI l'Orée des Chênes pour solliciter la régularisation de son projet. Enfin, par un arrêté du 4 octobre 2021, le maire de Vincennes a délivré à la SCI " l'Orée des Chênes " un permis de construire modificatif pour la modification de façades du bâtiment. M. et Mme A demandent au tribunal d'annuler les arrêtés du 2 mars 2021 et 4 octobre 2021 du maire de Vincennes portant permis de construire modificatifs.

Sur la jonction :

2. Les requêtes n° 2110962 et n° 2110963 ont pour objet deux permis de construire modificatifs se rapportant au même permis de construire initial accordé par un arrêté du 19 février 2019 à la société IC2D et transféré à la SCI " l'Orée des Chênes ". Elles ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions aux fin d'annulation :

3. Lorsqu'une autorisation d'urbanisme est entachée d'incompétence, qu'elle a été délivrée en méconnaissance des dispositions législatives ou réglementaires relatives à l'utilisation du sol ou sans que soient respectées des formes ou formalités préalables à la délivrance de l'autorisation, l'illégalité qui en résulte peut être régularisée par la délivrance d'une autorisation modificative dès lors que celle-ci est compétemment accordée pour le projet en cause, qu'elle assure le respect des règles de fond applicables à ce projet, répond aux exigences de forme ou a été précédée de l'exécution régulière de la ou des formalités qui avaient été omises. Elle peut, de même, être régularisée par une autorisation modificative si la règle relative à l'utilisation du sol qui était méconnue par l'autorisation initiale a été entretemps modifiée ou si cette règle ne peut plus être regardée comme méconnue par l'effet d'un changement dans les circonstances de fait de l'espèce. Il en va de même dans le cas où le bénéficiaire de l'autorisation initiale notifie en temps utile au juge une décision individuelle de l'autorité administrative compétente valant mesure de régularisation à la suite d'un jugement décidant, en application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, d'accorder un délai au pétitionnaire pour régulariser le permis de construire initial sur les vices retenus par le tribunal et n'affectant qu'une partie du projet. Dès lors que cette nouvelle autorisation assure la régularisation de l'autorisation initiale, les conclusions tendant à l'annulation de l'autorisation initialement délivrée doivent être rejetées.

En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 2 mars 2021 :

4. L'arrêté du 2 mars 2021 par lequel le maire de Vincennes a délivré à la SCI " l'Orée des Chênes " un permis de construire modificatif, qui n'a pas été présenté, ni contesté dans l'instance n° 1906400 dans laquelle le tribunal a eu à se prononcer sur la légalité du permis de construire initial, a pour objet d'autoriser la pose d'un pare-vue et l'installation d'un vitrage. Il a donc été pris antérieurement au jugement du tribunal administratif du 13 avril 2021, de sorte que les requérants ne sauraient sérieusement soutenir que cette demande est tardive pour être intervenue plus de trois mois après la notification de ce jugement. De plus, cette demande ne porte pas sur un élément de la construction qui a été annulé par ce jugement pour méconnaissance des dispositions des articles UF 7.1.1.2 et UF 12.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, n'étant pas applicables aux modifications autorisées par cet arrêté, les moyens tirés de ce qu'il a été pris en méconnaissance de ces dispositions ne peuvent qu'être écartés.

En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 4 octobre 2021 :

5. En premier lieu, par son jugement n° 1906400 du 13 avril 2021, le tribunal administratif a accordé un délai de trois mois à la SCI " l'Orée des Chênes " pour solliciter la régularisation de son projet. Si les requérants soutiennent que la demande de permis de construire modificatif est tardive pour être intervenue plus de trois mois après la notification de ce jugement, il est constant que la demande de permis de construire modificatif a été déposée en mairie, ainsi qu'il résulte des énonciations de la décision attaquée, le 27 mai 2021, soit moins de trois mois après l'intervention de ce jugement. Par suite, le moyen tiré de ce qu'en raison de la tardiveté de la demande, la SCI " l'Orée des Chênes " n'aurait pu obtenir le permis de construire modificatif en litige ne peut, en tout état de cause, qu'être écarté.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article UF 7.1.1.2 du règlement du plan local d'urbanisme : " Les constructions ou parties de construction doivent être implantées en retrait de la limite de fond de terrain, dans le respect des dispositions du paragraphe 7.2 ". Et aux termes de l'article UF 7.2 du règlement du plan local d'urbanisme : " Pour les constructions ou parties de construction comportant des baies, le retrait doit être au moins égal à la hauteur de la construction (L=H), avec un minimum de 8 mètres ". Il ressort du schéma annexé sous l'article UF 7.2 du règlement du plan local d'urbanisme que la hauteur de la construction correspond à la distance entre le sol existant avant les travaux, et le point le plus haut de la façade. Par ailleurs, le lexique du règlement du plan local d'urbanisme définit le retrait comme " () la distance (L) comptée perpendiculairement de la construction, jusqu'au point le plus proche de la limite séparative. Sont pris en compte dans le calcul du retrait, les terrasses accessibles ne disposant pas d'un mur écran d'une hauteur minimum de 1,90 mètre et tout élément de construction d'une hauteur supérieure à 0,60 mètre au-dessus du niveau du sol. Ne sont pas comptés pour le calcul du retrait, les balcons, les coursives, les éléments de modénature, les auvents, les débords de toiture ni les parties enterrées des constructions. ".

7. Il ressort des pièces du dossier que, pour faire suite au jugement du tribunal administratif du 13 avril 2021, la SCI " l'Orée des Chênes " a déposé le 27 mai 2021 une demande de permis de construire modificatif dont il résulte, selon la description portée sur le formulaire Cerfa annexé à cette demande, que l'objet porte notamment sur la " modification de la façade arrière au niveau du 4ème étage afin de répondre au : H=L avec création d'un balcon terrasse / Implantation du retrait L=H sur le plan de masse () ". Le pétitionnaire a ainsi entendu demander la régularisation du vice relevé par le jugement du 13 avril 2021 tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article UF 7.1.1.2. Si, dans le permis de construire initial, la hauteur de la partie ouest de la façade nord, qui comportait des baies, était de 14,14 mètres, alors que cette partie de façade était implantée à 13,71 mètres de la limite séparative, ce qui méconnaissait, ainsi qu'il a été retenu dans le jugement du 13 avril 2021, les dispositions précitées, il ressort des pièces contenues dans la demande de permis de construire modificatif, en particulier du " plan de coupe globale du projet " que la rectification apportée concerne l'abaissement de la hauteur de la partie ouest de la façade nord pour la ramener à 13, 88 mètres, de sorte que la partie de cette façade s'implantera désormais, ainsi que le mentionne le plan de masse à 13,88 mètres de la limite séparative, respectant ainsi les dispositions de l'article UF 7.2 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, alors que les autorisations d'urbanisme n'ont d'autres objet que d'autoriser la réalisation d'un projet conforme aux plans et indications fournis par le pétitionnaire, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UF 7 du règlement du plan local d'urbanisme ne pourra qu'être écarté.

8. En troisième lieu, il résulte des dispositions de l'article UF 12.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Vincennes dans sa rédaction issue de la modification de ce plan approuvée par une délibération du 1er octobre 2019 de l'autorité compétente, l'établissement public territorial Paris Est Marne et Bois , et applicable en l'espèce, qu'elles fixent à 0,9 place de stationnement par logement la norme minimale de stationnement pour les constructions de logement sans qu'il ne soit fait mention d'une modulation de cette norme selon la superficie des logements créés. Aux termes de l'article UF 12.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme : " Pour les extensions de construction, le nombre d'aires de stationnement est celui prévu au chapitre 12.1 ci-dessus, en prenant uniquement en compte le projet d'extension, qu'il fasse suite ou non à une démolition partielle de la construction ".

9. Si par sa décision du 13 avril 2021, le tribunal administratif a jugé que le permis de construire initial était illégal pour ne prévoir la création que de cinq places de stationnement alors qu'à la date à laquelle ce permis de construire a été délivré, il eût fallu en créer sept, il résulte des dispositions précitées de l'article UF 12-1 du règlement du plan local d'urbanisme dans sa rédaction issue de la modification approuvée le 1er octobre 2019 que, pour le projet en litige, qui porte sur la réalisation de quatre nouveaux logements par surélévation d'un bâtiment d'habitation existant, quatre places de stationnement sont désormais suffisantes. Si le pétitionnaire ne spécifiait pas dans sa demande de permis de construire modificatif déposée le 27 mai 2021 qu'elle avait également pour objet de régulariser le vice relevé par le tribunal, cette demande a été cependant déposée dans le délai de trois mois qui avait été laissé au pétitionnaire, par le jugement précité, pour obtenir la régularisation de son permis de construire, de sorte qu'elle portait également sur la régularisation de ce vice. Dans ces conditions, et eu égard à ce qui a été dit au point 3, les dispositions de l'article UF 12.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme ne peuvent plus être regardées comme méconnues dès lors que la règle qui n'avait pas été respectée par l'autorisation initiale a été entretemps modifiée. Il s'ensuit que le permis de construire modificatif délivré le 4 octobre 2021 a régularisé le vice tiré de la méconnaissance de l'article UF 12-1 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions ne peut qu'être écarté.

10. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées par la commune de Vincennes et la SCI " l'Orée des Chênes ", que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. et Mme A doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Vincennes, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, les sommes que M. et Mme A demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. et Mme A une somme de 1 000 euros à verser à la commune de Vincennes et une autre somme de 1 000 euros à verser à la SCI " l'Orée des Chênes " au titre de ces mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.

Article 2 : M. et Mme A verseront une somme de 1 000 euros à la commune de Vincennes et une autre somme de 1 000 euros à la SCI " l'Orée des Chênes " au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme A, à la commune de Vincennes et à la SCI " l'Orée des Chênes ".

Délibéré après l'audience du 7 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. B , président,

M. Duhamel, premier conseiller,

M. Cabal, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 novembre 2023.

Le rapporteur,

B. DUHAMEL

Le président,

M. BLa greffière,

G. AUMOND

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°s 2110962, 2110963

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