jeudi 3 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2111141 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | SENEJEAN |
Vu les procédures suivantes :
I - Par une requête, enregistrée le 3 décembre 2021 sous le n° 2111141, et un mémoire, enregistré le 2 novembre 2022, M. B Otte, représenté par Me Senejean, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 juin 2021 par lequel le président du conseil départemental du Val-de-Marne l'a suspendu de ses fonctions à titre conservatoire, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge du département du Val-de-Marne la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé par autorité incompétente ;
- les faits qui lui sont reprochés ne sont pas assortis d'un degré de vraisemblance et de gravité suffisants pour justifier l'arrêté attaqué ;
- l'arrêté attaqué est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 septembre 2022, le département du Val-de-Marne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. Otte ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 30 novembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 20 décembre 2022, à 12h00.
II - Par une requête, enregistrée le 10 octobre 2022 sous le n° 2209802, et un mémoire, enregistré le 26 juin 2024, M. B Otte, représenté par Me Senejean, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le président du conseil départemental du
Val-de-Marne a prononcé à son encontre la sanction d'exclusion temporaire de ses fonctions pour une durée de quinze jours, révélée par un courriel du 1er septembre 2022 ;
2°) d'enjoindre au département du Val-de-Marne de régulariser sa situation financière en lui versant les quinze jours de rémunération dont il a été privé, et de supprimer toute mention de la sanction annulée de son dossier individuel ;
3°) de mettre à la charge du département du Val-de-Marne la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il a été pris au terme d'une procédure irrégulière en méconnaissance de l'article 9 du décret du 7 novembre 1989 ; d'une part, l'avis rendu par le conseil de discipline est dépourvu de toute motivation ; d'autre part, la présidente du conseil de discipline n'a pas mis aux voix les propositions de sanctions en partant de la plus sévère après la sanction proposée jusqu'à l'obtention d'une majorité ;
- il est entaché d'erreur de fait ;
- il est entaché d'erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juin 2024, le département du Val-de-Marne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. Otte ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 28 juin 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 12 juillet 2024, à 12h00.
Vu les pièces des dossiers.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Demas,
- les conclusions de Mme Van Daële, rapporteure publique,
- et les observations de Me Senejean, représentant M. Otte, et de M. A, représentant le département du Val-de-Marne.
Une note en délibéré présentée par le département du Val-de-Marne a été enregistrée le 20 septembre 2024.
Considérant ce qui suit :
1. M. Otte, assistant socio-éducatif hospitalier, a été affecté à compter du 1er mars 2018, sur un poste d'éducateur spécialisé au sein du pôle " Adolescents " de la Direction de l'Enfance et de la Protection de la Jeunesse (DEPJ) de Nogent-sur-Marne. M. Otte ayant été mis en cause par une de ses collègues pour des faits de maltraitance envers des mineurs accueillis au sein du pôle et pour avoir adopté des postures inadaptées envers certains collègues, le président du conseil départemental du Val-de-Marne l'a, par un arrêté du 22 juin 2021, suspendu de ses fonctions à titre conservatoire pour une durée de quatre mois. Puis, par un arrêté du 17 août 2022, pris consécutivement à l'avis émis le 3 janvier 2022 par le conseil de discipline, le président du conseil départemental du Val-de-Marne a, d'une part, mis fin, à compter du 16 août 2022, à la suspension de fonctions de M. Otte et, d'autre part, prononcé une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de fonctions de quinze jours, pour la période courant du 16 au 30 août 2022. Toutefois, M. Otte ayant été placé en congé de maladie ordinaire du 9 au 31 août 2022, le président du conseil départemental a pris un nouvel arrêté, le 29 août 2022, rapportant les articles 2, 3 et 4 de l'arrêté du 17 août 2022 relatifs à la sanction disciplinaire afin de permettre à l'intéressé de l'exécuter au terme de son congé de maladie ordinaire. L'arrêt de travail de M. Otte ayant été prolongé jusqu'au 8 septembre 2022, l'intéressé a informé les services compétents qu'il " serait donc disposé à subir [sa] sanction à partir du 9 septembre 2022 " par un courriel du 1er septembre 2022, auquel le département du Val-de-Marne donné son accord. Ce faisant, cet accord non formalisé a révélé la décision du président du conseil départemental du Val-de-Marne de prononcer à l'encontre de M. Otte la sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de fonctions d'une durée de quinze jours à compter du 9 septembre 2022.
2. Par une requête, enregistrée sous le n° 2111141, M. Otte demande l'annulation de cet arrêté du 22 juin 2021, ainsi que celle de la décision implicite de rejet de son recours gracieux. Par une requête, enregistrée sous le n°2209802, M. Otte doit être regardé comme demandant l'annulation de la décision de sanction disciplinaire d'exclusion temporaire des fonctions pour une durée de quinze jours, révélée par l'accord donné par le président du conseil départemental du Val-de-Marne à l'exécution de cette sanction disciplinaire à compter du 9 septembre 2022.
Sur la jonction :
3. Les requêtes n° 2111141 et n° 2209802 présentées par M. Otte, qui concernent la situation d'un même agent, présentent à juger des questions similaires et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de la suspension à titre conservatoire :
4. Eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier.
5. Il ressort de l'arrêté n° 2021-217 du 22 mars 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du département du Val-de-Marne, que le président du conseil départemental du Val-de-Marne a donné à Mme C, directrice adjointe à la direction des ressources humaines, signataire de l'arrêté contesté du 22 juin 2021, " délégation de signature pour les matières et documents énumérés aux annexes I à VII de l'arrêté n° 2015-384 du 9 juillet 2015 ", publié au recueil des actes administratifs du Val-de-Marne du 20 juillet 2015. Aux termes des C et D de l'annexe I de cet arrêté du 9 juillet 2015, si Mme C est compétente pour signer, parmi d'autres matières qui y sont énumérées, notamment, les arrêtés relatifs à la " situation individuelle des agents ", les mesures de suspension de ces derniers n'y sont toutefois pas mentionnées. Dans ces conditions, M. Otte est fondé à soutenir que la décision contestée a été prise par une autorité incompétente et à en demander, pour ce motif, l'annulation ainsi que celle de la décision implicite rejetant le recours gracieux sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête n°2111141.
En ce qui concerne la légalité de la sanction discipline d'exclusion temporaire de fonctions d'une durée de quinze jours :
6. Aux termes de l'article L. 530-1 du code général de la fonction publique : " Toute faute commise par un fonctionnaire dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions l'expose à une sanction disciplinaire sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale. / Les dispositions de cet article sont applicables aux agents contractuels ".
7. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes. En outre, en matière disciplinaire, la charge de la preuve incombe à l'autorité administrative en charge des poursuites.
8. Il ressort des pièces du dossier et, notamment, des écritures du département du
Val-de-Marne en défense que pour prononcer la sanction disciplinaire d'exclusion temporaire des fonctions d'une durée de quinze jours à l'encontre de M. Otte, le président du conseil départemental du Val-de-Marne s'est fondé sur les faits rapportés dans la note du 17 juin 2021 établie par le directeur par intérim du pôle " Adolescents " de la DEPJ selon lesquels M. Otte aurait pratiqué une danse très rapprochée avec une mineure, simplement vêtu d'un t-shirt et d'une serviette autour de la taille, en tenant à cette occasion des propos à caractère sexuel, et aurait infligé une claque à un jeune accueilli par la structure.
9. Toutefois, le président du conseil départemental du Val-de-Marne, qui s'est fondé sur la note du 17 juin 2021 pour suspendre temporairement M. Otte de ses fonctions, ne produit aucun autre élément, notamment, le rapport d'une enquête administrative interne complémentaire ou des témoignages supplémentaires ou complétant ceux existants alors que les faits relatés dans la note du 17 juin 2021 ne sont pas datés, ni même explicités s'agissant de la nature exacte des propos tenus ou du comportement adopté par l'intéressé et que plusieurs attestations produites par le requérant contredisent la matérialité des faits.
10. En premier lieu, il est fait grief M. Otte d'avoir pratiqué une danse très rapprochée avec une mineure, simplement vêtu d'un t-shirt et d'une serviette autour de la taille, en tenant à cette occasion des propos à caractère sexuel. Il ressort, néanmoins, des pièces du dossier qu'aucun témoignage autre que celui de la collègue qui a dénoncé les faits rapportés dans la note précitée du 17 juin 2021 n'a permis de confirmer la réalité de ces faits, au demeurant non datés et dénués de toute précision quant aux circonstances dans lesquelles ils auraient été commis, notamment sur l'identité de la mineure concernée. Si la note du 17 juin 2021 fait état qu'une ancienne employée, " seule professionnelle présente avec [la collègue ayant dénoncé les faits en cause] " aurait, au cours d'un " appel téléphonique " avec la direction, indiqué que " M. Otte était vêtu d'une simple serviette et aurait eu un comportement choquant vis-à-vis [d'une mineure] ", ces éléments ne sont pas circonstanciés et ne permettent donc pas d'établir les faits reprochés. En outre, il ressort des pièces du dossier et, notamment, d'une attestation écrite d'une ancienne stagiaire que ces éléments de la note du 17 juin 2021 sont contredits, d'une part, quant au nombre de témoins présents le jour des faits allégués, l'auteure du témoignage ayant déclaré avoir été présente " tout au long de l'activité bataille d'eau " ainsi que " dans la cour lorsque M. Otte faisait sécher ses vêtements ". D'autre part, ce témoin atteste que les faits reprochés à M. Otte " n'ont jamais eu lieu ". Enfin, si la note du 17 juin 2021 indique que l'ancienne employée qui a été contactée par la direction n'aurait pas souhaité dénoncer les faits litigieux et aurait préféré quitter la structure, il ressort toutefois d'une attestation de quatre collègues, produite par le requérant et non contestée, que cette ancienne employée " a été embauchée en qualité de saisonnière pour les mois de juillet et août 2020. Etant en formation pour le diplôme d'éducateur spécialisée, [elle] s'est proposée d'avoir un contrat à temps partiel sur l'année 2020-2021 en parallèle avec ses études, ce qui lui a été refusé ".
11. En deuxième lieu, il n'est pas davantage établi par les éléments du dossier que M. Otte aurait tenu des propos inadaptés, notamment des plaisanteries à caractère sexuel, en présence des jeunes accueillis par la structure. Si la note du 17 juin 2021 fait état qu'au cours d'une réunion de services, " les professionnels présents [ont admis] que M. Otte [faisait] beaucoup de blagues inappropriées avec les mineurs [et auraient expliqué] en avoir déjà parlé avec [M. Otte] sans qu'il y ait de changement ", ces éléments sont toutefois contredits, de façon circonstanciée, par une attestation produite par M. Otte et non contestée, signée par six collègues qui déclarent avoir été présents lors de cette réunion.
12. En troisième lieu, en ce qui concerne les faits de maltraitance reprochés à M. Otte, il ressort des pièces du dossier qu'aucun agent n'a jamais admis avoir été le témoin direct d'une claque que M. Otte aurait, toujours aux dires de la même collègue qui a dénoncé les faits rapportés dans la note précitée du 17 juin 2021, infligé à un jeune accueilli par la structure alors que ce jeune n'a, lui-même, jamais dénoncé des faits de cette nature. Par ailleurs, la réalité de ces faits est contredite par deux attestations produites par M. Otte, non contestées, établies par deux collègues dont un présent au moment des faits allégués.
13. En quatrième et dernier lieu, de nombreux témoignages, précis et circonstanciés, émanant de collègues du requérant, tout à la fois nient catégoriquement que celui-ci puisse en être l'auteur, et dénoncent l'animosité que la collègue à l'origine des faits reprochés entretenait à l'égard de ce dernier. Ces mêmes témoignages attestent, par ailleurs, de façon concordante, des qualités humaines, éducatives et professionnelles de l'intéressé et lui dénient, au contraire, tout tempérament violent et obscène. Dans ces conditions, M. Otte est fondé à soutenir que les faits qui lui sont reprochés ne sont pas matériellement établis.
14. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête n°2209802, que M. Otte est fondé à demander l'annulation de la décision de sanction disciplinaire d'exclusion temporaire des fonctions pour une durée de quinze jours, révélée par l'accord donné par le président du conseil départemental du Val-de-Marne à l'exécution de cette sanction disciplinaire à compter du 9 septembre 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Eu égard au motif d'annulation retenu dans le cadre de l'instance n° 2209802, l'exécution du présent jugement implique nécessairement que le département du Val-de-Marne reconstitue la carrière de M. Otte, qu'il le rétablisse dans ses droits à traitement et ses droits sociaux, durant toute la période d'exclusion temporaire de fonctions, et qu'il procède à la suppression de la mention de cette sanction disciplinaire dans son dossier individuel. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'enjoindre au département du Val-de-Marne de procéder à cette reconstitution, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du département du Val-de-Marne la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 22 juin 2021 par lequel le président du conseil départemental du Val-de-Marne a suspendu M. Otte de ses fonctions à titre conservatoire et la décision implicite de rejet de son recours gracieux sont annulés.
Article 2 : La décision de sanction disciplinaire d'exclusion temporaire des fonctions pour une durée de quinze jours, révélée par l'accord donné par le président du conseil départemental du Val-de-Marne à l'exécution de cette sanction disciplinaire à compter du 9 septembre 2022 est annulée.
Article 3 : Il est enjoint au département du Val-de-Marne de procéder, dans le délai d'un mois, à la régularisation de la situation administrative de M. Otte dans les conditions fixées au point 15 du présent jugement et de supprimer toute mention de la sanction disciplinaire d'exclusion temporaire d'une durée de quinze jours dans son dossier.
Article 4 : Le département du Val-de-Marne versera M. Otte une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B Otte et au département du Val-de-Marne.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bonneau-Mathelot, présidente,
Mme Luneau, première conseillère,
M. Demas, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2024.
Le rapporteur,
C. DEMAS
La présidente,
S. BONNEAU-MATHELOTLa greffière,
S. SCHILDER
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
2,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026