vendredi 30 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2111212 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET FRANCOIS JACQUOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaires, respectivement enregistrés les 5 décembre 2021 et 22 novembre 2022, l'association Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme (" CCDH "), représentée par Me Jacquot, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 avril 2021 par laquelle la direction générale de l'établissement Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (" AP-HP ") Hôpital Paul-Brousse a maintenu son refus de lui communiquer le rapport annuel pour l'année 2019 relatif aux pratiques d'admission en chambre d'isolement et de contention de l'établissement ;
2°) d'annuler la décision du 15 novembre 2022 par laquelle la direction générale de l'établissement AP-HP Hôpital Paul-Brousse a maintenu son refus de lui communiquer l'intégralité de la copie du registre de contention et d'isolement établi du 1er janvier au 31 décembre 2019 de l'établissement ;
3°) d'enjoindre à la direction générale de l'AP-HP Hôpital Paul-Brousse de lui communiquer les documents sollicités sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'AP-HP Hôpital Paul-Brousse la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- le rapport annuel sur l'isolement et la contention est communicable sans occultation ;
- le registre des contentions et isolements est communicable, sans l'identification des professionnels de santé, mais avec la mention de l'identifiant anonymisé des patients et des mentions relatives aux durées d'isolement et de contention ;
- l'absence de cette mention porterait atteinte au droit d'accès aux documents administratifs ;
- la communication de l'identifiant anonymisé des patients ne porte pas atteinte à la vie privée des patients mais est indispensable pour permettre à l'association de poursuivre son objectif statutaire de défense des patients contre les abus qu'ils peuvent subir en matière d'isolement et de contention ;
- l'identifiant anonymisé du patient doit obligatoirement figurer sur le registre pour que l'objectif de traçabilité institué par le législateur puisse être atteint ;
- le refus de communication contesté porte atteinte à ses libertés d'expression et d'association ;
- si elle a reçu en cours d'instance le rapport annuel sollicité, le registre communiqué a été occulté des identifiants des patients anonymisés alors que ces identifiants ne permettent pas d'identifier les patients.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 novembre 2022, le directeur de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (" AP-HP ") conclut à ce que soit prononcé un non-lieu sur la requête.
Il fait valoir que les documents sollicités ont été communiqués par courrier du 15 novembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gracia, président-rapporteur,
- les conclusions de Mme Salenne-Bellet, rapporteure publique
- les observations de M. A pour l'association CCDH qui maintient ses conclusions en annulation s'agissant de la communication du registre sollicité.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier électronique en date du 21 décembre 2020, l'association CCDH a demandé au directeur général de l'établissement AP-HP Hôpital Paul-Brousse de Villejuif la communication, d'une part, de la copie du registre de contention et d'isolement de l'hôpital établi pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2019, et, d'autre part, la copie du rapport annuel établi pour l'année 2019 relatif aux pratiques d'admission en chambre d'isolement et de contention. A la suite du silence gardé par l'administration, l'association CCDH a saisi le 25 février 2021 la commission d'accès aux documents administratifs (" CADA ") d'une demande d'avis sur le caractère communicable de ces documents, qui a, le 15 avril 2021, émis un avis favorable sous réserve à la communication demandée. Par courrier du 15 novembre 2022, l'établissement AP-HP Hôpital Paul-Brousse a communiqué à la requérante le rapport annuel sollicité, ainsi que la copie du registre demandé occulté des identifiants anonymisés des patients. Par la présente requête, l'association CCDH doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 25 avril 2021 par laquelle le directeur général de l'établissement AP-HP Hôpital Paul-Brousse a maintenu son refus de lui communiquer le rapport annuel sollicité. Elle doit également être regardée comme demandant l'annulation de la décision du 15 novembre 2022 par laquelle la direction générale de l'établissement AP-HP Hôpital Paul-Brousse a maintenu son refus de lui communiquer l'intégralité du registre sollicité, non occulté des identifiants anonymisés des patients.
Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense :
2. L'AP-HP fait valoir que les documents sollicités ont été communiqués à l'association requérante le 15 novembre 2022, et produit en annexe de son mémoire en défense, d'une part, un courrier du 15 novembre 2022 indiquant à la requérante la communication des documents demandés, et d'autre part, le rapport annuel 2020 pour les mesures de CIT 2019 de l'Hôpital Paul-Brousse intitulé " utilisation de la contention et isolement en psychiatrie ".
3. Dans ces conditions, d'abord, dès lors que l'association CCDH admet à l'audience que le rapport produit par l'AP-HP en annexe à son mémoire en défense, est celui dont elle a demandé la communication, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation sur ce point. Les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte relatives à ce document sont rejetées par voie de conséquence.
4. Ensuite, et en revanche, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'établissement AP-HP Hôpital Paul-Brousse ait communiqué à l'association requérante l'intégralité du registre sollicité. Dans ces conditions, l'exception de non-lieu opposé en défense doit être écartée s'agissant des conclusions relatives à ce document. Dès lors, il y a lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation relatives au registre de contention et d'isolement établi du 1er janvier au 31 décembre 2019 de l'Hôpital Paul-Brousse sollicité.
Sur le surplus des conclusions à fin d'annulation :
5. D'une part, aux termes de l'article L. 300-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Le droit de toute personne à l'information est précisé et garanti par les dispositions des titres Ier, III et IV du présent livre en ce qui concerne la liberté d'accès aux documents administratifs ". Aux termes de l'article L. 300-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Sont considérés comme documents administratifs, (), quels que soient leur date, leur lieu de conservation, leur forme et leur support, les documents produits ou reçus, dans le cadre de leur mission de service public, par l'Etat, les collectivités territoriales ainsi que par les autres personnes de droit public ". Selon l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Sous réserve des dispositions des articles L. 311-5 et L. 311-6, les administrations mentionnées à l'article L. 300-2 sont tenues de communiquer les documents administratifs qu'elles détiennent aux personnes qui en font la demande, dans les conditions prévues par le présent livre ". Aux termes de l'article L. 311-2 du même code : " Le droit à communication ne s'applique qu'à des documents achevés. Le droit à communication ne concerne pas les documents préparatoires à une décision administrative tant qu'elle est en cours d'élaboration ". Aux termes de l'article L. 311-5 du code des relations entre le public et l'administration : " Ne sont pas communicables : () 2° Les autres documents administratifs dont la consultation ou la communication porterait atteinte : / () / d) A la sûreté de l'Etat, à la sécurité publique, à la sécurité des personnes ou à la sécurité des systèmes d'information des administrations ". Aux termes de l'article L. 311-6 du même code : " Ne sont communicables qu'à l'intéressé les documents administratifs: / 1° Dont la communication porterait atteinte à la protection de la vie privée ; () / 3° Faisant apparaître le comportement d'une personne, dès lors que la divulgation de ce comportement pourrait lui porter
préjudice ". L'article L. 311-7 de ce même code dispose : " Lorsque la demande porte sur un document comportant des mentions qui ne sont pas communicables en application des articles L. 311-5 et L. 311-6 mais qu'il est possible d'occulter ou de disjoindre, le document est communiqué au demandeur après occultation ou disjonction de ces mentions ".
6. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de contrôler la régularité et le bien-fondé d'une décision de refus de communication de documents administratifs sur le fondement des dispositions, citées au point 4, des articles L. 311-1 et
L. 311-2 du code des relations entre le public et l'administration. Pour ce faire, par exception au principe selon lequel le juge de l'excès de pouvoir apprécie la légalité d'un acte administratif à la date de son édiction, il appartient au juge, eu égard à la nature des droits en cause et à la nécessité de prendre en compte l'écoulement du temps et l'évolution des circonstances de droit et de fait afin de conférer un effet pleinement utile à son intervention, de se placer à la date à laquelle il statue.
7. D'autre part, aux termes de l'article L. 3222-5-1 du code de la santé publique dans leur version, applicable à la date du présent jugement : " I.- L'isolement et la contention sont des pratiques de dernier recours et ne peuvent concerner que des patients en hospitalisation complète sans consentement. Il ne peut y être procédé que pour prévenir un dommage immédiat ou imminent pour le patient ou autrui, sur décision motivée d'un psychiatre et uniquement de manière adaptée, nécessaire et proportionnée au risque après évaluation du patient. Leur mise en œuvre doit faire l'objet d'une surveillance stricte, somatique et psychiatrique, confiée par l'établissement à des professionnels de santé désignés à cette fin et tracée dans le dossier médical. / () / III.- Un registre est tenu dans chaque établissement de santé autorisé en psychiatrie et désigné par le directeur général de l'agence régionale de santé pour assurer des soins psychiatriques sans consentement en application du I de l'article L. 3222-1. Pour chaque mesure d'isolement ou de contention, ce registre mentionne le nom du psychiatre ayant décidé cette mesure, un identifiant du patient concerné ainsi que son âge, son mode d'hospitalisation, la date et l'heure de début de la mesure, sa durée et le nom des professionnels de santé l'ayant surveillée. Le registre, établi sous forme numérique, doit être présenté, sur leur demande, à la commission départementale des soins psychiatriques, au Contrôleur général des lieux de privation de liberté ou à ses délégués et aux parlementaires. / L'établissement établit annuellement un rapport rendant compte des pratiques d'admission en chambre d'isolement et de contention, la politique définie pour limiter le recours à ces pratiques et l'évaluation de sa mise en œuvre. Ce rapport est transmis pour avis à la commission des usagers prévue à l'article L. 1112-3 et au conseil de surveillance prévu à l'article L. 6143-1 ".
8. Comme l'a relevé la CADA dans son avis du 15 avril 2021, le registre des mesures d'isolement et de contention, qui est produit et détenu par les établissements de santé dans le cadre de leur mission de service public, constitue un document administratif et est donc communicable en application des dispositions précitées du code des relations entre le public et l'administration sous réserve, le cas échéant, et conformément à l'article L. 311-6 du code des relations entre le public et l'administration, de l'occultation des mentions dont la communication porterait atteinte à la protection de la vie privée de personnes physiques ou qui feraient apparaître le comportement d'une personne, dès lors que la divulgation de ce comportement pourrait lui porter préjudice, tels que les éléments permettant d'identifier les patients concernés.
9. En premier lieu, en ce qui concerne les noms des professionnels de santé qui sont consignés dans le registre en application de l'article L. 3222-5-1 du code de la santé publique, ces derniers n'ont, en principe, pas à faire l'objet d'une occultation, cette mention n'étant pas couverte par le secret de la vie privée, s'agissant de personnels de santé intervenant dans le cadre de leurs fonctions dans une structure publique. Il en va différemment s'il apparaît que la divulgation de l'identité d'un de ces professionnels est susceptible de révéler de sa part un comportement dont la divulgation serait susceptible de lui porter préjudice, ou s'il apparaît que l'administration requise peut légitimement craindre que la divulgation de l'identité d'un professionnel de santé pourrait conduire à des représailles ciblées sur cette personne et, ce faisant, conduire à porter atteinte à la sécurité publique ou à la sécurité des personnes. Or il ressort des pièces du dossier et des précisions apportées à l'audience, que l'association requérante renonce à connaître l'identité des professionnels de santé figurant sur le registre, comme le représentant de l'association le confirme d'ailleurs à l'audience. Dans ces conditions, il sera loisible à l'établissement AP-HP Hôpital Paul-Brousse de communiquer le registre en ayant procédé, le cas échéant, à l'occultation du nom des personnels soignants.
10. En second lieu, en ce qui concerne les patients, il résulte des dispositions de l'article L. 3222-5-1 du code de la santé publique que le registre des mesures d'isolement et de contention comporte simplement un identifiant du patient concerné, ainsi que son âge, son mode d'hospitalisation, la date et l'heure de début de la mesure et sa durée. Or il ne ressort pas des pièces du dossier que de tels éléments pourraient à eux seuls permettre d'identifier les personnes concernées. Dans ces conditions, le registre est intégralement communicable en ce qui concerne les patients. Cependant, dans l'hypothèse où ce registre comporterait d'autres mentions identifiantes, celles-ci devraient être occultées. Par suite, en maintenant son refus de communiquer l'intégralité du registre des contentions et isolements, non occulté des identifiants anonymisés des patients, l'établissement AP-HP Hôpital Paul-Brousse a commis une erreur de droit.
11. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens des requêtes, que l'association requérante est fondée à demander l'annulation de la décision du 15 novembre 2022 par laquelle le directeur général de l'établissement AP-HP Hôpital Paul-Brousse a maintenu son refus de lui communiquer l'intégralité de la copie du registre des mesures d'isolement et de contention de l'hôpital établi pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2019, sous réserve toutefois, d'une part, en ce qui concerne les personnels de santé qui y sont mentionnés, que ces documents soient, si l'établissement le souhaite, anonymisés sur ce point et, d'autre part, en ce qui concerne les patients, que le registre ne contienne que les données personnelles prévues par l'article L. 3222-5-1 du code de la santé publique pour les patients.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
12. L'exécution du jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint à l'établissement AP-HP Hôpital Paul-Brousse de communiquer à l'association requérante, dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, la copie du registre intégral des mesures d'isolement et de contention de l'hôpital établi pour la période du
1er janvier 31 décembre 2019 dans les conditions et sous les réserves mentionnées au point 11 du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
13. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
14. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu, de faire doit aux conclusions de l'association présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite du 25 avril 2021 par laquelle le directeur général de l'établissement AP-HP Hôpital Paul-Brousse a maintenu son refus de communiquer le rapport annuel de l'établissement établi pour l'année 2019 relatif aux pratiques d'admission en chambre d'isolement et de contention.
Article 2 : La décision du 15 novembre 2022 par laquelle le directeur général de l'établissement AP-HP Hôpital Paul-Brousse a maintenu son refus de communiquer l'intégralité de la copie du registre de contention et d'isolement de l'hôpital établi du 1er janvier au 31 décembre 2019, est annulée.
Article 3 : Il est enjoint à l'établissement AP-HP Paul-Brousse de procéder à la communication du document visé à l'article 2 selon les modalités prévues au point 11 du présent jugement, dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à l'association commission des citoyens pour les droits de l'homme et à l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris.
Copie en sera adressée à l'établissement AP-HP Hôpital Paul-Brousse.
Délibéré après l'audience du 20 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Gracia, président-rapporteur,
M. Israël, premier conseiller,
Mme Potin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2022.
Le président-rapporteur,
J-Ch. Gracia L'assesseur le plus ancien,
D. Israël
La greffière,
A. Starzynski
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026