mardi 19 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2111271 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP POUPET & KACENELENBOGEN |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 22 novembre 2021, le président de la 3ème section du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par Mme C B.
Par une requête, enregistrée le 19 novembre 2021, et des mémoires, enregistrés les 1er et 26 mars et le 27 avril 2022, Mme C B demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 6 octobre 2021 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
2°) d'enjoindre à l'OFII de procéder à l'entretien prévu à l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, et de lui verser rétroactivement les allocations pour demandeur d'asile à compter de sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors qu'elle n'a pas bénéficié d'une information suffisante dans une langue qu'elle comprend ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors qu'aucune offre de prise en charge ne lui a été adressée en méconnaissance de l'article L. 551-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors que l'identité de l'agent ayant effectué l'entretien d'évaluation de la vulnérabilité n'est pas connue ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle est privée de base légale en raison de la contrariété des dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile aux dispositions de l'article 20 de la directive 2013/33/UE et des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il y a lieu de transmettre à la cour de justice de l'Union européenne, en application de l'article 267 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, une question préjudicielle relative à la méconnaissance par l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile des dispositions de l'article 20 de la directive 2013/33/UE ;
- la décision en litige méconnaît les dispositions des articles L. 531-27 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'illégalité par voie d'exception dès lors que la décision par laquelle le préfet a demandé à l'OFPRA de procéder à un examen accéléré de sa demande d'asile est illégale.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 21 février et le 31 mars 2022, l'OFII, représenté par la SCP de Nervo et Poupet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il fait valoir que les moyens invoqués dans la requête ne sont pas fondés.
Par un mémoire distinct, enregistré le 2 janvier 2022, Mme B demande au tribunal, en application de l'article 23-1 de l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 et à l'appui de sa requête de transmettre au Conseil d'Etat une question prioritaire de constitutionnalité relative à la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution des articles L. 531-27 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Elle soutient que ces dispositions, applicables au litige, méconnaissent le droit constitutionnel d'asile et le droit au logement décent.
Par un mémoire, enregistré le 21 février 2022, l'OFII, soutient que les conditions posées par l'article 23-2 de l'ordonnance du 7 novembre 1958 ne sont pas remplies.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution, notamment son article 61-1 ;
- l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le traité sur l'Union européenne ;
- la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013 du Parlement et du Conseil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de Mme Linda Mentfakh, rapporteure publique,
- et les observations de Me Poupet, représentant l'OFII.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante burundaise née le 21 janvier 2001 à Gihosha Bujumbura (Burundi), est entrée régulièrement en France le 19 juillet 2019 en possession d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 31 août 2021. Mme B a sollicité l'asile le 19 juillet 2021 et s'est vu refuser le même jour le bénéfice des conditions matérielles d'accueil par une décision du directeur général de l'OFII. Mme B demande au tribunal d'annuler la décision du 6 octobre 2021 par laquelle le directeur général de l'OFII a rejeté le recours administratif préalable obligatoire qu'elle a formé à l'encontre de la décision du 19 juillet 2011.
Sur les conclusions à fin de transmission d'une question prioritaire de constitutionnalité :
2. Les dispositions de l'article 23-2 de l'ordonnance du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel prévoient que lorsqu'une juridiction relevant du Conseil d'Etat est saisie de moyens contestant la conformité d'une disposition législative aux droits et libertés garantis par la Constitution, elle transmet au Conseil d'Etat la question de constitutionnalité ainsi posée à la triple condition que la disposition contestée soit applicable au litige ou à la procédure, qu'elle n'ait pas déjà été déclarée conforme à la Constitution dans les motifs et le dispositif d'une décision du Conseil constitutionnel, sauf changement des circonstances, et que la question ne soit pas dépourvue de caractère sérieux.
3. Aux termes de l'article 88-1 de la Constitution : " La République participe à l'Union européenne constituée d'États qui ont choisi librement d'exercer en commun certaines de leurs compétences en vertu du traité sur l'Union européenne et du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, tels qu'ils résultent du traité signé à Lisbonne le 13 décembre 2007 ". En l'absence de mise en cause d'une règle ou d'un principe inhérent à l'identité constitutionnelle de la France, le Conseil constitutionnel juge qu'il n'est pas compétent pour contrôler la conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit de dispositions législatives qui se bornent à tirer les conséquences nécessaires de dispositions inconditionnelles et précises d'une directive de l'Union européenne et qu'en ce cas, il n'appartient qu'au juge de l'Union européenne, saisi le cas échéant à titre préjudiciel, de contrôler le respect par cette directive des droits fondamentaux garantis par l'article 6 du Traité sur l'Union européenne. Par conséquent, en l'absence de mise en cause, à l'occasion d'une question prioritaire de constitutionnalité soulevée sur des dispositions législatives se bornant à tirer les conséquences nécessaires de dispositions précises et inconditionnelles d'une directive de l'Union européenne, d'une règle ou d'un principe inhérent à l'identité constitutionnelle de la France, une telle question n'est pas au nombre de celles qu'il appartient au Conseil d'Etat de transmettre au Conseil constitutionnel sur le fondement de l'article 23-5 de l'ordonnance du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel.
4. Aux termes de l'article 20 de la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013 du Parlement et du Conseil établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale : " () / 2. Les États membres peuvent aussi limiter les conditions matérielles d'accueil lorsqu'ils peuvent attester que le demandeur, sans raison valable, n'a pas introduit de demande de protection internationale dès qu'il pouvait raisonnablement le faire après son arrivée dans l'État membre ".
5. Aux termes de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil peuvent être refusées, totalement ou partiellement, au demandeur dans les cas suivants : () / 4° Il n'a pas sollicité l'asile, sans motif légitime, dans le délai prévu au 3° de l'article L. 531-27 () ". Aux termes de l'article
L. 531-27 du même code : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides statue en procédure accélérée à la demande de l'autorité administrative chargée de l'enregistrement de la demande d'asile dans les cas suivants : () / 3° Sans motif légitime, le demandeur qui est entré irrégulièrement en France ou s'y est maintenu irrégulièrement n'a pas présenté sa demande d'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours à compter de son entrée en France ". Il résulte de la combinaison de ces dispositions que le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut être refusé notamment, si, sans motif légitime, le demandeur présente une demande d'asile plus de 90 jours après son entrée en France.
6. En l'espèce, Mme B demande au tribunal de transmettre au Conseil d'Etat une question prioritaire de constitutionnalité aux fins que soit établie la conformité à la Constitution des articles L. 531-27 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce qu'ils permettent à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil aux demandeurs d'asile ayant déposé leur demande plus de 90 jours après leur entrée sur le territoire, au motif que ces dispositions portent atteinte à leur droit constitutionnel d'asile et à leur droit à bénéficier d'un logement décent.
7. D'une part, les articles cités au point précédent ne sauraient être regardés comme se bornant à tirer les conséquences nécessaires de dispositions précises et inconditionnelles de la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013 du Parlement et du Conseil, dès lors qu'ils mettent en œuvre une marge de manœuvre offerte par cette directive. Dans ces conditions, il appartient au tribunal d'examiner la question prioritaire de constitutionnalité soulevée.
8. D'autre part, indépendamment de la question du délai de 90 jours y figurant, les dispositions du 3° de l'article L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont pour objet de déterminer un des cas où l'Office français de protection des réfugiés et apatrides statue en procédure accélérée à la demande de l'autorité administrative chargée de l'enregistrement de la demande d'asile. Or le litige soulevé par Mme B a trait à un refus d'accorder les conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. La disposition contestée au regard de la Constitution n'est, par conséquent, pour la partie qui n'a pas trait au délai de 90 jours y figurant, pas applicable au présent litige.
9. En premier lieu, la requérante invoque l'alinéa 4 du Préambule de la Constitution de 1946 aux termes duquel " tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République " et l'article 53-1 de la Constitution du
4 octobre 1958 qui dispose que : " () même si la demande n'entre pas dans leur compétence en vertu de ces accords, les autorités de la République ont toujours le droit de donner asile à tout étranger persécuté en raison de son action en faveur de la liberté ou qui sollicite la protection de la France pour un autre motif " et soutient que les dispositions combinées des articles L. 531-27 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile méconnaissent le droit constitutionnel d'asile. Toutefois, les dispositions de l'article L. 551-15 ouvrent une faculté, et non une obligation, de refuser totalement ou partiellement les conditions matérielles d'accueil au demandeur dans des cas limitativement énumérés, notamment lorsqu'il n'a pas sollicité l'asile, sans motif légitime, dans le délai de 90 jours prévu à l'article L. 531-27 du même code après son entrée sur le territoire français. En outre, le dernier alinéa de l'article L. 551-15 précité prévoit une prise en compte de la vulnérabilité du demandeur.
10. En deuxième lieu, si le droit de toute personne d'obtenir un logement décent constitue un objectif de valeur constitutionnelle, il n'est pas, à lui seul, au nombre des droits et libertés garantis par la Constitution, au sens et pour l'application de l'article 23-5 de l'ordonnance du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel.
11. Il résulte de ce qui précède qu'il n'y a pas de lieu de transmettre au Conseil d'Etat la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par Mme B qui est dépourvue de caractère sérieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
12. Aux termes de l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur est informé, dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend, que le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut lui être refusé ou qu'il peut y être mis fin dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles L. 551-15 et L. 551-16 ". Aux termes de l'article R. 551-23 du même code : " Les modalités de refus ou de réouverture des conditions matérielles d'accueil sont précisées par l'Office français de l'immigration et de l'intégration lors de l'offre de prise en charge dans une langue que le demandeur d'asile comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend ".
13. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme B aurait été informée des modalités de refus des conditions matérielles d'accueil, et notamment de la circonstance que le dépôt d'une demande d'asile deux ans après son entrée régulière en France pouvait entraîner une telle décision et qu'elle aurait été mise en mesure de faire valoir l'existence de circonstances particulières de nature à justifier sa situation. Si l'OFII fait valoir que les conditions matérielles ont été proposées à Mme B, ce qui est notamment mentionné sur la notification de l'orientation vers un service d'accompagnement des demandeurs d'asile (SPADA), cette circonstance n'est pas de nature à établir que Mme B a bénéficié d'une information sur modalités de refus ou de réouverture des conditions matérielles d'accueil. Il ressort des pièces du dossier que Mme B a été effectivement privée de la garantie que constitue une telle information, en sorte que l'intéressée est fondée à soutenir que la décision en litige a été prise au terme d'une procédure irrégulière.
14. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, la décision du 6 octobre 2021 doit être annulée.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
15. L'exécution du présent jugement implique nécessairement que l'OFII procède au réexamen de la situation de Mme B. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de lui enjoindre d'y procéder dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
16. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme B, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que demande l'OFII au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. D'autre part, la requérante, qui a présenté sa requête sans le concours d'un avocat, ne justifie pas avoir supporté de frais à l'occasion de la présente instance. Par suite, il y a lieu de rejeter la demande de Mme B tendant à ce qu'il soit mis à la charge de l'OFII une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de transmettre au Conseil d'Etat la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par Mme B.
Article 2 : La décision du 6 octobre 2021 est annulée.
Article 3 : Il est enjoint à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de procéder à une nouvelle instruction de la demande présentée par Mme B dans le délai de deux mois à compter de la présente décision.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 1er septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Timothée Gallaud, président,
M. Dominique Binet, premier conseiller,
M. Cyril Dayon, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2023.
Le rapporteur,
C. ALe président,
T. Gallaud
La greffière,
O. Dusautois
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026