LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2111275

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2111275

vendredi 20 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2111275
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère chambre
Avocat requérantDE SEZE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 26 novembre 2021, la présidente du tribunal administratif de Versailles a transmis au tribunal la requête présentée par M. B C A.

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 14 octobre 2021 le 21 avril 2023 et le 13 juin 2023, M. C A, représenté par Me de Seze, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 6 septembre 2021 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de rétablir les conditions matérielles d'accueil qui lui avaient été accordées en qualité de demandeur d'asile ;

2°) d'enjoindre au directeur général de l'OFII de rétablir ses conditions matérielles d'accueil et de lui verser l'allocation de demandeur d'asile à titre rétroactif à compter du mois de juillet 2021, dans un délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte

de 50 euros par jour de retard ;

3°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

4°) de mettre à la charge de l'OFII le versement à Me de Seze, son conseil, de la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- sa requête est recevable, les conclusions dirigées contre la décision implicite de refus qu'il a contestée devant être redirigées contre la décision expresse datée du 6 septembre 2021 ;

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce qu'elle ne tient pas compte de sa vulnérabilité ;

- le directeur général de l'OFII n'a pas justifié de la formation spécifique des agents chargés d'évaluer sa vulnérabilité ;

- c'est à tort, et sans en justifier, que le directeur général de l'OFII a considéré qu'il n'avait pas respecté ses obligations de se présenter aux autorités ;

- c'est à tort que le directeur général de l'OFII a refusé de rétablir ses conditions matérielles d'accueil alors qu'il est titulaire d'une attestation de demande d'asile en cours de validité.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 20 avril 2023 et le 12 juin 2023, l'Office français de l'immigration et de l'intégration, représenté par son directeur général, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- les conclusions dirigées contre la décision implicite de refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil sont irrecevables en ce qu'une décision expresse a été prise le 6 septembre 2021 et les moyens soulevés devront être redirigés vers la décision expresse ;

- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

M. C A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision n° 2022/000958 du 16 mars 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Félicie Bouchet, première conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C A, ressortissant somalien, a déposé une demande d'asile le 19 février 2019 et a accepté le même jour le bénéfice des conditions matérielles d'accueil qui lui ont été proposées par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Par une décision du 25 novembre 2019, le directeur général de OFII a suspendu les conditions matérielles d'accueil dont bénéficiait ainsi M. C A. Le 7 juillet 2021, ce dernier en a sollicité le rétablissement. Par une décision du 6 septembre 2021 dont M. C A demande l'annulation, le directeur général de l'OFII a rejeté sa demande.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Si M. C A sollicite, dans le cadre de sa requête, son admission à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle, il ressort des pièces du dossier que son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale a été prononcée par une décision du président du bureau de l'aide juridictionnelle en date du 16 mars 2022. Dès lors, ses conclusions tendant à ce que le tribunal l'admette à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle sont devenues sans objet et il n'y a, par suite, pas lieu d'y statuer.

Sur le cadre du litige :

3. Il ressort des pièces du dossier que par une décision du 6 septembre 2021, le directeur général de l'OFII a expressément rejeté la demande de M. C A tendant au rétablissement de ses conditions matérielles d'accueil, qu'il avait présentée le 7 juillet 2021. Cette décision lui a été notifiée en lettre recommandée avec accusé de réception. M. C A a été avisé

le 7 septembre 2021 mais n'a pas réclamé le pli recommandé qui avait été mis en instance. Par suite, les conclusions dirigées contre la décision implicite de rétablissement des conditions matérielles d'accueil doivent être regardées comme dirigées contre la décision expresse du directeur général de l'OFII du 6 septembre 2021, qui doit être regardée comme lui ayant été notifiée le lendemain.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. Aux termes de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Elle est prise après que l'intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations écrites selon des modalités définies par décret. Lorsque la décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil a été prise en application des 1°, 2° ou 3° du présent article et que les raisons ayant conduit à cette décision ont cessé, le demandeur peut solliciter de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le rétablissement des conditions matérielles d'accueil. L'office statue sur la demande en prenant notamment en compte la vulnérabilité du demandeur ainsi que, le cas échéant, les raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acception initiale des conditions matérielles d'accueil ".

5. En premier lieu, la décision attaquée vise les textes applicables, mentionne que M. C A a accepté le 18 février 2019 les conditions matérielles d'accueil qui lui ont été proposées et que ces conditions ont été suspendues au motif qu'il ne s'était pas présenté aux convocations des autorités chargées de l'asile. Elle mentionne également que M. C A n'a pas justifié des raisons pour lesquelles il n'avait pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti lors de l'acception des conditions matérielles d'accueil et qu'enfin, l'évaluation de sa situation personnelle et familiale n'a fait apparaître aucun facteur de vulnérabilité particulier. La décision, qui n'a pas à faire référence de l'ensemble des éléments caractérisant la situation de M. C A comporte, ainsi, les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est ainsi suffisamment motivée au sens des dispositions

de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

6. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier et notamment des termes de la décision attaquée que le directeur général de l'OFII n'ait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation de M. C A.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil. Ces besoins particuliers sont également pris en compte s'ils deviennent manifestes à une étape ultérieure de la procédure d'asile. Dans la mise en œuvre des droits des demandeurs d'asile et pendant toute la période d'instruction de leur demande, il est tenu compte de la situation spécifique des personnes vulnérables. () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " L'évaluation de la vulnérabilité vise, en particulier, à identifier les mineurs, les mineurs non accompagnés, les personnes en situation de handicap, les personnes âgées, les femmes enceintes, les parents isolés accompagnés d'enfants mineurs, les victimes de la traite des êtres humains, les personnes atteintes de maladies graves, les personnes souffrant de troubles mentaux et les personnes qui ont subi des tortures, des viols ou d'autres formes graves de violence psychologique, physique ou sexuelle, telles que des mutilations sexuelles féminines ".

8. Il ressort des pièces du dossier que le 19 février 2019, M. C A a bénéficié d'une première évaluation de sa vulnérabilité, qu'il n'a alors fait état d'aucune vulnérabilité particulière, que le 6 août 2021, il a bénéficié d'une seconde évaluation de sa vulnérabilité et a fait état de problèmes de santé et que le 12 août 2021, le médecin de l'OFII a rendu un avis selon lequel le requérant, au regard de son état de santé, n'était pas dans un état de vulnérabilité et ne relevait pas d'une priorité pour un hébergement. Dans ces conditions, et alors que M. C A, qui se déclare célibataire et sans enfant, ne justifie d'aucun facteur de vulnérabilité particulier au sens de l'article L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il n'est pas fondé à soutenir que le directeur de l'OFII n'a pas tenu compte de sa situation.

9. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'évaluation de la vulnérabilité du demandeur est effectuée par des agents de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ayant reçu une formation spécifique à cette fin ".

10. Il ressort des pièces du dossier que l'évaluation de la vulnérabilité de M. C A a été réalisé par un agent de l'OFII en présence d'un interprète en somali. Si le requérant soutient que ledit agent n'a pas bénéficié d'une formation spécifique conformément

à l'article L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il n'apporte aucun d'élément de nature à l'établir et n'avance aucune allégation sérieuse à l'appui de ce moyen.

11. En cinquième lieu, M. C A soutient qu'il n'a jamais eu connaissance des convocations des 5 et 12 juin 2019 et des 10 et 17 septembre 2019 auxquelles il lui est reproché de ne pas avoir répondu. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le 16 avril 2019, le préfet de police a notifié à M. C A un arrêté de transfert vers la Belgique, et que, à cette occasion, lui a été remis deux convocations pour le 5 et le 12 juin 2019 en vue de l'exécution de ce transfert. Le requérant ne s'est pas rendu à la convocation du 5 juin 2019. En revanche, il s'est présenté aux autorités chargés de l'asile le 12 juin 2019, qu'à cette occasion, deux nouvelles convocations lui ont été délivrées pour les 10 et 17 septembre 2019. M. C A ne s'est présenté à aucun de ces deux derniers rendez-vous et a été déclaré en fuite le 18 septembre 2019. En outre, à partir du 15 août 2019, M. C A ne s'est plus présenté aux autorités chargés de l'asile pour le renouvellement de son attestation de demande d'asile et il ne s'est à nouveau présenté qu'après l'expiration du délai de transfert, le 7 juin 2021. Dans ces conditions, M. C A n'est pas fondé à soutenir que le directeur général de l'OFII a considéré, à tort, qu'il n'avait pas respecté ses obligations de se présenter aux autorités.

12. En sixième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 551-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile sont proposées à chaque demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration après l'enregistrement de sa demande par l'autorité administrative compétente. "

13. Il résulte de ces dispositions que les conditions matérielles d'accueil sont proposées au demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration après l'enregistrement de sa demande d'asile. Si, par la suite, les conditions matérielles proposées et acceptées initialement peuvent être modifiées, en fonction notamment de l'évolution de la situation du demandeur ou de son comportement, la circonstance que, postérieurement à l'enregistrement de sa demande, l'examen de celle-ci devienne de la compétence de la France n'emporte pas l'obligation pour l'Office de réexaminer, d'office et de plein droit, les conditions matérielles d'accueil qui avaient été proposées et acceptées initialement par le demandeur. Par suite, M. C A n'est pas fondé à soutenir que le directeur général de l'OFII a fait une inexacte application des articles L. 551-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en lui refusant le rétablissement des conditions matérielles d'accueil alors qu'il était à nouveau titulaire d'une attestation de demande d'asile depuis le 7 juin 2021.

14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil doivent être rejetées, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles tendant à l'application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. C A tendant à son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C A et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

Délibéré après l'audience du 29 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Timothée Gallaud, président,

Mme Félicie Bouchet, première conseillère,

M. Dominique Binet, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2023.

La rapporteure,

F. BouchetLe président,

T. Gallaud

La greffière,

L. Potin

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions