vendredi 29 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2112090 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | DRAI ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 décembre 2021, M. C A demande au tribunal d'annuler la délibération du 1er octobre 2021 par laquelle le conseil territorial de l'établissement public territorial Paris Est Marne-et-Bois a approuvé la modification du plan local d'urbanisme de la commune de Nogent-sur-Marne en tant qu'elle modifie le zonage du secteur du Pont Noyelles, qu'elle modifie les règles de retrait par rapport aux limites séparatives dans la zone UM et qu'elle fixe des règles d'implantation pour les piscines dans toutes les zones urbaines, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Il soutient que :
- la délibération en litige est entachée d'une erreur de droit dès lors que les dispositions relatives à l'implantation des piscines du nouveau règlement plan local d'urbanisme (PLU) sont justifiées par des éléments qui ne figurent pas parmi ceux limitativement fixés à l'article L. 151-18 du code de l'urbanisme ;
- la modification du règlement du PLU de la zone UM concernant l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives n'est pas justifiée ;
- la modification du zonage du secteur Pont de Noyelles est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le nouveau zonage UP du secteur Pont de Noyelles est incompatible avec le schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF) ;
- la délibération en litige est entachée d'un détournement de pouvoir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 septembre 2022, l'établissement public territorial Paris Est Marne-et-Bois, représenté par le cabinet Drai associés, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par M. A n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Duhamel,
- les conclusions de M. Grand, rapporteur public,
- et les observations de Me Margaroli, représentant l'EPT Paris Est Marne et Bois.
Considérant ce qui suit :
1. Le conseil territorial de l'établissement public territorial Paris Est Marne-et-Bois a approuvé, par une délibération du 1er octobre 2021, la troisième modification du plan local d'urbanisme de la commune de Nogent-sur-Marne. Par un recours gracieux du 28 août 2021, M. A a sollicité le retrait de cette délibération. En l'absence de réponse à ce recours, une décision implicite de rejet est née le 2 novembre 2021. M. A demande au tribunal d'annuler cette délibération en tant qu'elle modifie le zonage du secteur du Pont Noyelles, qu'elle modifie les règles de retrait par rapport aux limites séparatives dans la zone UM et qu'elle fixe des règles d'implantation pour les piscines dans toutes les zones urbaines, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, en vertu de l'article L. 151-2 du code de l'urbanisme : " Le plan local d'urbanisme comprend un rapport de présentation, un projet d'aménagement et de développement durables, des orientations d'aménagement et de programmation, un règlement et des annexes () ". L'article L. 151-5 du même code dans sa rédaction alors applicable dispose que : " Le projet d'aménagement et de développement durables définit : / 1° Les orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques ; / 2° Les orientations générales concernant l'habitat, les transports et les déplacements, les réseaux d'énergie, le développement des communications numériques, l'équipement commercial, le développement économique et les loisirs, retenues pour l'ensemble de l'établissement public de coopération intercommunale ou de la commune ().". L'article L. 151-8 du code de l'urbanisme dispose que : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles L. 101-1 à L. 101-3."
3. Aux termes de l'article UM 7-3 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone UM : " En cas de retrait par rapport aux limites séparatives, la distance comptée horizontalement de tout point du bâtiment au point de la limite parcellaire qui en est le plus rapproché doit être au moins égale au tiers de la différences d'altitude entre ces deux points, sans pouvoir être inférieure à 5m () ".
4. Pour apprécier la cohérence ainsi exigée au sein du plan local d'urbanisme entre le règlement et le projet d'aménagement et de développement durables, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle du territoire couvert par le document d'urbanisme, si le règlement ne contrarie pas les orientations générales et objectifs que les auteurs du document ont définis dans le projet d'aménagement et de développement durables, compte tenu de leur degré de précision. Par suite, l'inadéquation d'une disposition du règlement du plan local d'urbanisme à une orientation ou un objectif du projet d'aménagement et de développement durables ne suffit pas nécessairement, compte tenu de l'existence d'autres orientations ou objectifs au sein de ce projet, à caractériser une incohérence entre ce règlement et ce projet.
5. M. A soutient qu'en cas de retrait, la modification de la distance séparant les constructions des limites séparatives en zone UM n'est pas justifiée dès lors qu'elle a pour objet de la faire passer de quatre mètres selon les anciennes dispositions à cinq mètres en application des nouvelles dispositions. Toutefois, il ressort de la notice de présentation de la modification que l'évolution apportée vise à rectifier deux incohérence dans la rédaction des règles fixées aux articles 7-1, 7-2 et 7-3 du règlement afin de fixer le retrait minimum au nombre entier défini en mètre et d'assurer une cohérence dans l'hypothèse d'une construction de 13 mètres, la distance minimale passant ainsi de 4,33 mètres à 5 mètres. Par suite, le conseil territorial de l'EPT Paris Est Marne et Bois a suffisamment motivé sa décision. En tout état de cause, le requérant n'établit pas, ni même n'allègue que par cette simple modification, les auteurs du plan local d'urbanisme auraient entaché leur appréciation d'une incohérence entre le règlement et les orientations générales et objectifs poursuivis par les auteurs du plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'une justification suffisante de cette modification ne peut qu'être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 151-18 du code de l'urbanisme : " Le règlement peut déterminer des règles concernant l'aspect extérieur des constructions neuves, rénovées ou réhabilitées, leurs dimensions, leurs conditions d'alignement sur la voirie et de distance minimale par rapport à la limite séparative et l'aménagement de leurs abords, afin de contribuer à la qualité architecturale, urbaine et paysagère, à la mise en valeur du patrimoine et à l'insertion des constructions dans le milieu environnant ". Aux termes des articles 7 du règlement du plan local d'urbanisme modifié par la délibération en litige et librement accessible sur le site internet " Géoportail de l'urbanisme " aux parties comme au juge : " les piscines doivent être implantées en retrait des limites séparatives en respectant une distance minimum de 4 mètres mesurés depuis la limite extérieure du bassin (y compris margelles) jusqu'aux limites séparatives ".
7. Il résulte des dispositions précitées de l'article L. 151-18 du code de l'urbanisme que le règlement d'un plan local d'urbanisme peut fixer des règles précises destinées à assurer l'insertion des constructions dans leurs abords, leur qualité et leur diversité architecturale, urbaine et paysagère ainsi que la conservation et la mise en valeur du patrimoine.
8. Il ressort de la notice de présentation de la modification du plan local d'urbanisme que la modification des articles 7 du règlement imposant un retrait des piscines par rapport aux limites séparatives a été souhaitée par les auteurs de ce plan afin d'assurer une bonne cohabitation entre voisins. M. A soutient que cette modification est illégale dès lors qu'un tel motif ne figure pas dans ceux énumérés limitativement à l'article L. 151-18 du code de l'urbanisme précité. Toutefois, cette motivation répond à l'objectif d'une maitrise de l'implantation des piscines pour assurer une insertion qui ne nuise pas aux relations de bon voisinage et entre dans le cadre des orientations de l'article L. 151-18 du code de l'urbanisme au titre de leur insertion dans le milieu environnant. En outre, il est constant qu'une piscine constitue une construction au sens du code de l'urbanisme, soumise au respect des règles d'urbanisme relatives à l'occupation et à l'utilisation des sols, et qui a nécessairement un impact sur la qualité architecturale, urbaine, paysagère ou patrimoniale du site dans lequel elle s'insère dont les règles d'implantation peuvent être fixées par le règlement conformément aux dispositions de l'article L. 151-18 du code de l'urbanisme. Ainsi, le moyen tiré de ce que les règles d'implantation des piscines prévues aux articles 7 du règlement du PLU en zones urbaines auraient été instaurées en méconnaissance de l'article L. 151-18 du code de l'urbanisme doit être écarté.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 151-9 du code de l'urbanisme : " Le règlement [du plan local d'urbanisme] délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. / Il peut préciser l'affectation des sols selon les usages principaux qui peuvent en être faits ou la nature des activités qui peuvent y être exercées et également prévoir l'interdiction de construire () ".
10. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par ce plan local d'urbanisme, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif que dans le cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.
11. D'une part, il ressort des pièces du dossier et plus particulièrement de la notice de présentation de la modification du plan local d'urbanisme que " la modification a pour objectif d'ajuster le zonage du PLU concernant le secteur du Pont de Noyelles ", situé entre la rue Thiers et la rue de Plaisance, alors classé en zone UMc au plan local d'urbanisme pour le classer en zone UP. Selon la notice de présentation, ce secteur présente un caractère résidentiel à dominante pavillonnaire qui correspond davantage aux caractéristiques de la zone UP. Contrairement à ce que soutient M. A, et ainsi qu'en atteste la photographie aérienne du secteur jointe à la notice de présentation, le secteur du Pont de Noyelles est bien composé d'un tissu à dominante pavillonnaire et présente ainsi les caractéristiques urbaines définissant la zone UP.
12. D'autre part, même si la zone UP comprend, selon les termes du règlement du plan local d'urbanisme, " des ensembles pavillonnaires dont les caractéristiques morphologiques sont qualitatives ", elle a également vocation à " regrouper différentes entités urbaines " afin de préserver les principales caractéristiques de leur tissu urbain. Si M. A soutient que le secteur du Pont de Noyelles ne comprend aucune construction aux caractéristiques architecturales remarquables, cette seule circonstance ne saurait caractériser une erreur manifeste d'appréciation commise par le conseil territorial de l'EPT Paris Est Marne et Bois dès lors que le secteur du Pont de Noyelles est contigu à l'ancienne zone UP, qu'il est voisin immédiat de plusieurs bâtiments d'intérêt et d'ensembles urbains identifiés par le plan du patrimoine bâti remarquable du plan local d'urbanisme en vigueur, qu'il représente une superficie extrêmement faible au regard du territoire communal et qu'il est situé dans la continuité direct des quartiers de la zone UP dont la préservation du caractère patrimonial est un objectif fixé au règlement.
13. Enfin, il ressort des pièces du dossier et en particulier de la notice de présentation précitée que la zone du Pont de Noyelles étant marquée par " un réseau viaire particulièrement étroit, elle ne permet pas une bonne insertion de constructions selon les conditions de hauteur et de densité permises dans le secteur UMc ". Si M. A soutient que rien ne s'oppose dans le secteur du Pont de Noyelles à ce que les constructions, même de grandes hauteurs, puissent s'intégrer comme cela est, par exemple, le cas en secteurs UR de la commune, il ressort toutefois des photographies présentées dans la notice de présentation que le réseau des voies de circulation entre la rue Thiers, la rue Anquetil, la rue de Plaisance et le marché de Nogent est effectivement étroit et semble difficilement compatible avec l'objectif de mutation urbaine dans les conditions de gabarit et de hauteur prévues en zone UM.
14. Au surplus, en poursuivant les objectifs des axes 1 et 2 du projet d'aménagement et de développement durable (PADD), lequel est librement accessible sur le site internet " Géoportail de l'urbanisme " aux parties comme au juge, consistant à " faire évoluer le tissu urbain actuel de la ville dans une logique de réduction de la consommation de l'espace tout en veillant au maintien de l'harmonie du cadre de vie () ", la modification du zonage est justifié au regard du parti d'aménagement retenu par les auteurs du plan local d'urbanisme, le secteur du Pont de Noyelles ayant vocation à désormais voir ses caractéristiques architecturales et urbaines davantage préservées.
15. Il résulte de ce qui précède que l'EPT Paris Est Marne et Bois a pu, sans se fonder sur des faits matériellement inexacts ni commettre d'erreur manifeste d'appréciation, classer le secteur dont il s'agit en zone UP. Par suite, le moyen doit être écarté en toutes ses branches.
16. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 131-1 du code de l'urbanisme: " Les schémas de cohérence territoriale sont compatibles avec : / () 3° Le schéma directeur de la région Ile-de-France prévu à l'article L. 123-1 () ", en son article L. 131-7 : " En l'absence de schéma de cohérence territoriale, les plans locaux d'urbanisme, les documents en tenant lieu et les cartes communales sont compatibles, s'il y a lieu, avec les documents énumérés aux 1° à 10° de l'article L. 131-1 et prennent en compte les documents énumérés à l'article L. 131-2. () " Aux termes du premier alinéa de l'article L. 123-1 du code de l'urbanisme : " Le schéma directeur de la région d'Ile-de-France a pour objectif de maîtriser la croissance urbaine et démographique et l'utilisation de l'espace tout en garantissant le rayonnement international de cette région ". Ce document, élaboré selon l'article L. 123-5 du même code par la région d'Ile-de-France " en association avec l'Etat ", est approuvé, conformément à l'article L. 123-11, par décret en Conseil d'Etat. Il résulte de ces dispositions qu'au sein de la région d'Ile-de-France les schémas de cohérence territoriale et, en leur absence, les plans locaux d'urbanisme, les documents en tenant lieu et les cartes communales sont soumis à une obligation de compatibilité avec le schéma directeur de cette région. Pour apprécier cette compatibilité, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle du territoire pertinent pour prendre en compte les prescriptions du schéma directeur de la région, si le schéma de cohérence territoriale ou, en son absence, le plan local d'urbanisme, le document en tenant lieu ou la carte communale ne contrarie pas les objectifs et les orientations d'aménagement et de développement fixés par le schéma, compte tenu du degré de précision des orientations adoptées, sans rechercher l'adéquation du plan à chaque orientation ou objectif particulier.
17. Il ressort du schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF), dans ses orientations communes, qu'il développe un objectif " d'accroissement significatif, à l'horizon 2030, des capacités d'accueil, en matière de population et d'emploi, de l'espace urbanisé et des nouveaux espaces d'urbanisation ". Aux termes de l'article 2.2 de ce même document, il est précisé que " dans les communes comprenant des quartiers à densifier à proximité d'une gare, à l'horizon 2030, à l'échelle communale, les documents d'urbanisme locaux doivent permettre une augmentation minimale de 15 % de la densité humaine et de la densité moyenne des espaces. ". Aux termes de l'article 2.3 du SDRIF : " la priorité est donnée à la limitation de la consommation d'espace et donc au développement par la densification du tissu existant ".
18. M. A soutient, sans être contesté, que la modification du classement du secteur du Pont de Noyelles de la zone UMc en zone UP a pour effet de diminuer la constructibilité au sein de ce secteur alors même qu'il est constant que sont situées dans ce secteur la gare RER E et la future station de la ligne 15 du Grand Paris express. Il fait ainsi valoir que la modification en litige est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle est incompatible avec les objectifs de densification urbaine développés dans le SDRIF.
19. Toutefois, il ne résulte des dispositions du SDRIF aucune obligation d'accroître la constructibilité des parcelles du territoire de la commune mais seulement d'adopter, au travers des documents d'urbanisme locaux, des dispositions autorisant la densification à l'horizon 2030. Au surplus, l'analyse de compatibilité de la modification du plan local d'urbanisme avec le SDRIF doit procéder d'une analyse globale à l'échelle du territoire et non à l'échelle d'un secteur déterminé, qui plus est lorsqu'il représente une superficie minime au regard de l'ensemble du territoire communal, ce qui, en l'espèce, est le cas du secteur Pont de Noyelles. Dans ces conditions, M. A n'établissant pas en quoi l'objectif de densification ne serait pas poursuivi par les auteurs du plan local d'urbanisme, le moyen tiré de l'absence de compatibilité de la modification du plan local d'urbanisme avec le Schéma directeur de la région Île-de-France doit être écarté.
20. En cinquième et dernier lieu, si M. A soutient que la délibération en litige est entachée d'un détournement de pouvoir pour avoir été prise dans le but de l'empêcher de mener à bien son projet de construction, il ne l'établit pas. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que la délibération contestée soit fondée sur des considérations étrangères à l'intérêt général. Par suite, le moyen tiré du détournement de pouvoir doit être écarté.
21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par le requérant doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
22. Pour l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre à la charge de M. A la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par l'EPT Paris Est Marne et Bois et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : M. A versera à l'EPT Paris Est Marne et Bois la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à l'établissement public territorial Paris Est Marne-et-Bois et à la commune de Nogent-sur-Marne.
Délibéré après l'audience du 19 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. D, président,
M. Duhamel, premier conseiller,
M. Cabal, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2023.
Le rapporteur,
B. DUHAMEL
Le président,
M. D
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026