mercredi 15 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2112108 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | HERVET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 décembre 2021, M. A C B, représenté par Me Hervet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 novembre 2021 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou à défaut une carte de séjour portant la mention " salarié ", dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir en lui délivrant dans cette attente une autorisation de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en l'absence d'examen sérieux de sa situation par le préfet ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à son éligibilité au bénéfice d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " et méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3 de la convention internationale sur les droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à son éligibilité au bénéfice d'un titre de séjour portant la mention " salarié " au regard des dispositions des articles L. 435-1 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que des critères posés par la circulaire n° NOR INTK1229185C ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre ;
- elle viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- les décisions fixant le pays de destination et interdisant le retour sur le territoire français sont insuffisamment motivées.
La requête a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Bourdin, conseillère-rapporteure.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C B, ressortissant égyptien entré sur le territoire français en 2012 selon ses déclarations, a été mis en possession d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " valable du 6 avril 2018 au 5 avril 2019, renouvelée jusqu'au 5 avril 2020. Le renouvellement de ce titre de séjour lui a été refusé par un arrêté du 2 octobre 2020, qui l'obligeait également à quitter le territoire français et fixait le pays de destination. L'intéressé a sollicité, le 13 septembre 2021, la délivrance d'un titre de séjour, sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 29 novembre 2021, la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire dans le délai trente jours, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision portant refus de titre de séjour comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, manquant en fait, ne peut qu'être écarté.
3. En deuxième lieu, il ne résulte ni des termes de la décision, ni des pièces du dossier que la préfète du Val-de-Marne aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux et particulier de la situation du requérant.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
5. M. B fait valoir que la décision litigieuse méconnaît les stipulations précitées de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de la convention relative aux droits de l'enfant dès lors que, demeurant en France depuis 2012, il y a tissé des liens très forts. Toutefois, M. B ne produit aucune pièce de nature à établir la durée de présence en France dont il se prévaut. A l'inverse, il ressort des termes de la décision attaquée que le requérant a obtenu le 13 novembre 2018 la délivrance d'une carte de séjour portant la mention " salarié " valable du 6 avril 2018 au 5 avril 2019 et qu'il s'est vu refuser le renouvellement de son titre de séjour par arrêté du 2 octobre 2020 alors qu'il avait été condamné le 12 juillet 2019 pour des faits d'agression sexuelle à la peine de huit mois d'emprisonnement avec sursis avant de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour le 13 septembre 2021 en se prévalant notamment d'une demande d'autorisation de travail établie le 16 mars 2021. Ainsi, les pièces du dossier permettent d'établir une présence en France tout au plus de trois ans et demi à la date de la décision attaquée. En outre, la préfète mentionne dans sa décision, sans être utilement contredite, que l'intéressé est marié depuis 2004 avec une compatriote avec laquelle il a quatre enfants et que sa famille réside en Egypte. De même, le requérant ne produit aucune pièce de nature à établir l'intensité des liens tissés en France dont il se prévaut. Par suite, le requérant n'établit pas que la préfète du Val-de-Marne aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant en prenant la décision litigieuse, ou aurait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle alors qu'en outre, la condamnation pénale dont il a fait l'objet est de nature, compte tenu de la nature des faits en cause et du caractère encore récent de la condamnation à la date de la décision attaquée, à caractériser l'existence d'une menace à l'ordre public.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ".
7. Il ressort des termes de la décision attaquée que M. B s'est prévalu à l'appui de sa demande de titre de séjour d'une expérience professionnelle en qualité de vendeur auprès de l'enseigne " Foda Fruits " et d'une autorisation de travail établie le 16 mars 2021 pour un contrat à durée indéterminée à temps complet pour un emploi de responsable des ventes. Toutefois, ces seuls éléments ne sont pas de nature à caractériser un motif exceptionnel de régularisation par le travail alors que le requérant ne justifie ni d'une stabilité ni d'une expérience notable dans un emploi. De plus, il ne saurait utilement se prévaloir de la circulaire n° NOR INTK1229185C du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par les étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, ainsi qu'il a été dit au point précédent, le requérant a été condamné le 12 juillet 2019 à la peine de huit mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits d'agression sexuelle et ne justifie d'aucun motif humanitaire à sa régularisation par le travail. Par suite, la préfète du Val-de-Marne n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'insertion professionnelle du requérant, ni méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, la décision de refus de titre de séjour n'étant pas annulée, M. B n'est pas fondé à invoquer par voie de conséquence la nullité de la décision portant obligation de quitter le territoire.
9. En second lieu, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus concernant le refus de titre de séjour que les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle du requérant doivent, pour les motifs précédemment exposés, être écartés.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
10. Aux termes de l'article L.612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français mentionne le pays, fixé en application de l'article L. 721-3, à destination duquel l'étranger est renvoyé en cas d'exécution d'office. ". Aux termes de l'article L. 613-1 du code précité : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués. ".
11. M. B soutient que la décision est insuffisamment motivée en fait en l'absence d'indication relative à sa situation dans son pays d'origine et de toute référence à un éventuel examen de sa sécurité en cas de retour dans son pays d'origine. M. B ne saurait utilement se prévaloir des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration à l'appui du moyen tiré du défaut de motivation de la décision litigieuse dès lors que la motivation des décisions fixant le pays de destination est explicitement prévue au premier alinéa de l'article L. 613-1 précité. En tout état de cause l'arrêté attaqué vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et mentionne que M. B est de nationalité égyptienne et qu'il sera reconduit dans le pays dont il a la nationalité ou dans tout autre pays dans lequel il serait légalement admissible. Dans les circonstances de l'espèce, dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que le requérant n'a jamais fait état d'éléments tendant à faire obstacle à ce qu'il soit reconduit dans son pays d'origine, la décision est suffisamment motivée en fait et en droit. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision serait entachée d'un défaut de motivation, manque en fait, et doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour :
12. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. () ". L'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ". Enfin, selon l'article L. 613-2 de ce même code : " () les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et
L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ".
13. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux.
14. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.
15. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
16. M. B ne saurait se prévaloir utilement des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration dès lors que la motivation des décisions portant interdiction de quitter le territoire est exigée par l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En tout état de cause, l'arrêté attaqué vise les dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, indique que l'intéressé a obtenu le 13 novembre 2018 la délivrance d'un titre de séjour temporaire valable à compter du 6 avril 2018 au 5 avril 2019 et renouvelé jusqu'au 5 avril 2020 et rappelle la circonstance que le renouvellement de son titre de séjour lui avait été refusé par un arrêté du 2 octobre 2020 prononçant également à son encontre une obligation de quitter le territoire dès lors que l'intéressé présentait une menace à l'ordre public pour avoir été condamné le 12 juillet 2019 à la peine de huit mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits d'agression sexuelle. La préfète précise que le requérant n'a pas déféré à la précédente obligation de quitter le territoire prise à son encontre et que le comportement du requérant constitue une menace à l'ordre public faisant obstacle à sa régularisation et qu'en outre, il est marié depuis 2004 en Egypte avec une compatriote avec laquelle il a quatre enfants que sa famille réside en Egypte où il dispose d'attaches fortes alors qu'il ne justifie d'aucune insertion particulière en France. Par suite la décision portant interdiction du territoire est suffisamment motivée.
17. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C B et à la préfète du Val-de-Marne.
Copie en sera adressée pour information au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 24 avril 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Ledamoisel, présidente,
Mme Bourdin, première conseillère,
M. Rehman-Fawcett, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mai 2024.
La rapporteure,
S. BOURDIN
La présidente,
C. LEDAMOISELLa greffière,
C. SISTAC
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026