jeudi 11 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2112117 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL VERPONT AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
I.) Par une requête enregistrée le 31 décembre 2021 sous le n°2112117, M. A B, représenté par Me Lienard-Leandri, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 20 juillet 2021, par laquelle le directeur du centre pénitentiaire de Fresnes a résilié la convention d'occupation à titre d'hébergement de la chambre 237 qu'il occupe au sein du grand foyer situé allée des Thuyas à Fresnes depuis le 9 août 1993, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux en date du 1er septembre 2021 ;
2°) d'annuler le procès-verbal du 23 juillet 2021 par lequel l'assemblée générale extraordinaire du comité d'aide au logement des personnels du centre pénitentiaire de Fresnes a désigné les membres de son bureau ;
3°) de mettre à la charge du centre pénitentiaire de Fresnes une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le requérant soutient que :
En ce qui concerne la décision du 20 juillet 2021:
- elle est entachée d'incompétence en ce que le chef d'établissement du centre pénitentiaire de Fresnes n'avait pas compétence pour lui demander de libérer son logement, cette compétence relevant, aux termes de ses statuts, du président et du conseil d'administration du comité d'aide au logement des personnels du centre pénitentiaire de Fresnes ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en ce qu'elle n'a pas été votée par l'assemblée générale du comité d'aide au logement des personnels du centre pénitentiaire de Fresnes, ni retranscrite sur un procès-verbal comme le prévoient les articles 12 et 14 des statuts de cette association ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce que la modification de la durée des titres d'occupation ne saurait être rétroactive, en ce que ce titre constitue un contrat d'habitation classique ne pouvant être révoqué unilatéralement par le chef d'établissement, et en ce que l'augmentation de loyer qui lui est appliquée n'a pas été entérinée par une assemblée générale du comité d'aide au logement ;
En ce qui concerne les décisions prises par l'assemblée générale le 23 juillet 2021:
- elles sont entachées d'un vice de procédure en ce qu'elle n'a pas été régulièrement convoquée, le délai de cinq jours n'ayant pas été respecté.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 mai 2024, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Le garde des sceaux, ministre de la justice soutient que:
- le moyen tiré de l'incompétence est infondé ;
- les autres moyens soulevés par le requérant à l'appui de sa requête sont inopérants.
II.) Par une requête enregistrée le 31 décembre 2021 sous le n°2112118, M. I L, représenté par Me Lienard-Leandri, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 20 juillet 2021, par laquelle le directeur du centre pénitentiaire de Fresnes a résilié la convention d'occupation à titre d'hébergement de la chambre 214 qu'il occupe au sein du grand foyer situé allée des Thuyas à Fresnes depuis le
15 novembre 1999, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux en date du
1er septembre 2021 ;
2°) d'annuler le procès-verbal du 23 juillet 2021 par lequel l'assemblée générale extraordinaire du comité d'aide au logement des personnels du centre pénitentiaire de Fresnes a désigné les membres de son bureau ;
3°) de mettre à la charge du centre pénitentiaire de Fresnes une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le requérant soutient que :
En ce qui concerne la décision du 20 juillet 2021:
- elle est entachée d'incompétence en ce que le chef d'établissement du centre pénitentiaire de Fresnes n'avait pas compétence pour lui demander de libérer son logement, cette compétence relevant, aux termes de ses statuts, du président et du conseil d'administration du comité d'aide au logement des personnels du centre pénitentiaire de Fresnes ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en ce qu'elle n'a pas été votée par l'assemblée générale du comité d'aide au logement des personnels du centre pénitentiaire de Fresnes, ni retranscrite sur un procès-verbal comme le prévoient les articles 12 et 14 des statuts de cette association ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce que la modification de la durée des titres d'occupation ne saurait être rétroactive, en ce que ce titre constitue un contrat d'habitation classique ne pouvant être révoqué unilatéralement par le chef d'établissement, et en ce que l'augmentation de loyer qui lui est appliquée n'a pas été entérinée par une assemblée générale du comité d'aide au logement ;
En ce qui concerne les décisions prises par l'assemblée générale le 23 juillet 2021:
- elles sont entachées d'un vice de procédure en ce qu'elle n'a pas été régulièrement convoquée, le délai de cinq jours n'ayant pas été respecté.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 mai 2024, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Le garde des sceaux, ministre de la justice soutient que:
- le moyen tiré de l'incompétence est infondé ;
- les autres moyens soulevés par le requérant à l'appui de sa requête sont inopérants.
III.) Par une requête enregistrée le 31 décembre 2021 sous le n°2112119, M. F J, représenté par Me Lienard-Leandri, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 20 juillet 2021, par laquelle le directeur du centre pénitentiaire de Fresnes a résilié la convention d'occupation à titre d'hébergement de la chambre 27 qu'il occupe au sein du petit foyer situé 94 avenue de la Liberté à Fresnes depuis le
9 novembre 2015, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux en date du
1er septembre 2021 ;
2°) d'annuler le procès-verbal du 23 juillet 2021 par lequel l'assemblée générale extraordinaire du comité d'aide au logement des personnels du centre pénitentiaire de Fresnes a désigné les membres de son bureau ;
3°) de mettre à la charge du centre pénitentiaire de Fresnes une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le requérant soutient que :
En ce qui concerne la décision du 20 juillet 2021:
- elle est entachée d'incompétence en ce que le chef d'établissement du centre pénitentiaire de Fresnes n'avait pas compétence pour lui demander de libérer son logement, cette compétence relevant, aux termes de ses statuts, du président et du conseil d'administration du comité d'aide au logement des personnels du centre pénitentiaire de Fresnes ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en ce qu'elle n'a pas été votée par l'assemblée générale du comité d'aide au logement des personnels du centre pénitentiaire de Fresnes, ni retranscrite sur un procès-verbal comme le prévoient les articles 12 et 14 des statuts de cette association ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce que la modification de la durée des titres d'occupation ne saurait être rétroactive, en ce que ce titre constitue un contrat d'habitation classique ne pouvant être révoqué unilatéralement par le chef d'établissement, et en ce que l'augmentation de loyer qui lui est appliquée n'a pas été entérinée par une assemblée générale du comité d'aide au logement ;
En ce qui concerne les décisions prises par l'assemblée générale le 23 juillet 2021:
- elles sont entachées d'un vice de procédure en ce qu'elle n'a pas été régulièrement convoquée, le délai de cinq jours n'ayant pas été respecté.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 mai 2024, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Le garde des sceaux, ministre de la justice soutient que:
- le moyen tiré de l'incompétence est infondé ;
- les autres moyens soulevés par le requérant à l'appui de sa requête sont inopérants.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code pénitentiaire ;
- le décret n° 2006-441 du 14 avril 2006 portant statut particulier des corps du personnel de surveillance de l'administration pénitentiaire ;
- le décret n° 66-874 du 21 novembre 1966 portant réglementation d'administration publique relatif au statut spécial des fonctionnaires des services déconcentrés de l'administration pénitentiaire ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Dumas,
- et les conclusions de M. Allègre, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, M. L et M. J, surveillants pénitentiaires titulaires affectés au centre pénitentiaire de Fresnes, ont conclu, avec le comité d'aide au logement des personnels du centre pénitentiaire de Fresnes, association relevant de la loi du 1er juillet 1901, des conventions de location au sein du grand foyer et du petit foyer à Fresnes, où ils occupent chacun une chambre respectivement depuis le 9 août 1993, le 15 novembre 1999 et le
9 novembre 2015. Par des courriers en date du 20 juillet 2021, le directeur du centre pénitentiaire de Fresnes a mis fin à leurs titres d'occupation et leur a demandé de libérer leur logement avant le 19 septembre 2021. Par des courriers en date du 1er septembre 2021,
M. B, M. L et M. J ont formé des recours gracieux contre ces décisions. Par un procès-verbal du 23 juillet 2021, l'assemblée générale du comité d'aide au logement des personnels du centre pénitentiaire de Fresnes a nommé Mme G K en tant que présidente de l'association, M. C H en tant que trésorier de l'association et
Mme D E en tant que secrétaire de l'association. M. B, M. L et
M. J demandent au tribunal d'annuler les décisions du 20 juillet 2021, ensemble les rejets implicites nés du silence gardé par l'administration sur leurs recours gracieux, ainsi que le procès-verbal du 23 juillet 2021.
Sur la jonction:
2. Les requêtes n°2112117, 2112118 et 2112119 présentées par M. B,
M. L et M. J présentent à juger des questions identiques et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions du 20 juillet 2021:
En ce qui concerne la qualification:
3. Lorsqu'une personne privée est créée à l'initiative d'une personne publique qui en contrôle l'organisation et le fonctionnement et qui lui procure l'essentiel de ses ressources, cette personne privée doit être regardée comme " transparente " et les contrats qu'elle conclut pour l'exécution de la mission de service public qui lui est confiée sont des contrats administratifs.
4. Il ressort des stipulations de la convention de bail emphytéotique du
4 juillet 1973, conclue entre l'Etat et la SA d'HLM " Le logement familial du bassin parisien ", devenue " la Résidence urbaine de France ", que les foyers que celle-ci a construits sur le terrain du centre pénitentiaire de Fresnes, propriété de l'Etat, "seront affectés en totalité à des fonctionnaires de l'administration pénitentiaire dont les candidatures seront présentées par le ministère de la justice " et qu'ils seront gérés " par une association de caractère social formée par le personnel pénitentiaire " qui " devra faire l'objet d'une convention de location globale entre la S.A. HLM et ladite association ". Aux termes des statuts du comité d'aide au logement des personnels du centre pénitentiaire de Fresnes, association à but non lucratif au sens de la loi de 1901, celle-ci est constituée " entre les membres des personnels du centre pénitentiaire de Fresnes", a son siège social "au centre pénitentiaire de Fresnes", a pour but "d'administrer les deux foyers situés sur le domaine pénitentiaire de Fresnes", comporte comme "membres de droit de l'association: / Le chef d'établissement ou son représentant / - l'assistante sociale chargée des personnels / le fonctionnaire chargé du service logement / - les gérants des deux foyers" et comme "membres actifs() les résidents du foyer", soit, pour la majorité, des fonctionnaires et agents publics titulaires. L'article 10 de ces statuts prévoit que l'association est administrée par un conseil d'administration et l'article 19 de ce même texte que " les membres du conseil ne peuvent recevoir aucune rémunération en raison de leurs fonctions, sous réserve du remboursement de leurs frais de déplacement ou de mission sur justification". En outre, il ressort des avenants n°1 et 2 à la convention de location de logements-foyers établie entre le comité d'aide au logement et la SA d'HLM, d'une part, que la location globale est consentie moyennant une redevance annuelle fixée en fonction de la législation sur les habitations à loyer modéré par le conseil d'administration de la SA d'HLM, et, d'autre part, que cette redevance sera calculée sur la base du prix de revient et du financement définitif de l'opération. Ainsi, le comité, auquel l'adhésion ne requiert pas le paiement d'une cotisation par ses membres, reverse annuellement à la société un loyer comprenant le remboursement des charges financières afférentes à la construction des bâtiments, la participation pour couverture des travaux de renouvellement des composants et du gros entretien, le montant des primes d'assurance de l'immeuble ainsi que les impôts et taxes non récupérables. Par ailleurs, les "contrats de location" produits par M. L et M. J mentionnent expressément que la redevance mensuelle due au titre de l'occupation des locaux fait l'objet d'un "prélèvement sur salaire". Ces éléments, qui sont corroborés par les écritures en défense, qui font valoir que le comité d'aide au logement des personnels de Fresnes est une "association transparente", qui n'a pas d'autre objet que de procurer aux surveillants pénitentiaires titulaires un avantage relevant de la commodité, compte tenu de leurs cycles de travail et de leurs sujétions de service, n'ont pas été contestés par les requérants. Dans ces conditions, le comité d'aide au logement des personnels du centre pénitentiaire de Fresnes est une association dont l'Etat est à l'origine de la création, dont le financement est assuré indirectement par l'Etat, et qui n'a pour seul objet que la gestion des foyers, destinés aux agents publics, situés sur le domaine pénitentiaire de Fresnes. Elle présente donc le caractère d'un service relevant du ministère de la justice, et les contrats qui sont passés avec les agents pour l'occupation des foyers présentent, eu égard notamment aux conditions d'occupation des chambres, le caractère de contrats administratifs.
En ce qui concerne les moyens soulevés :
5. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, le comité d'aide au logement des personnels de Fresnes étant une "association transparente", le moyen tiré de ce que les décisions du 20 juillet 2021 seraient entachées d'incompétence dès lors qu'elles ont été signées par le directeur de l'établissement pénitentiaire de Fresnes et non par le président de l'association ou adoptée par le conseil d'administration de celle-ci, et le moyen tiré de ce qu'elles seraient entachées d'un vice de procédure en ce qu'elles n'ont pas été votées par l'assemblée générale du comité d'aide au logement des personnels du centre pénitentiaire de Fresnes, ni retranscrites sur un procès-verbal comme le prévoient les articles 12 et 14 des statuts de cette association, ne peuvent qu'être écartés.
6. En second lieu, les requérants font valoir que les décisions du 20 juillet 2021 sont entachées d'une erreur de droit en ce que la modification de la durée des titres d'occupation ne saurait être rétroactive, en ce que ce titre constitue un contrat d'habitation classique ne pouvant être révoqué unilatéralement par le chef d'établissement, et en ce que l'augmentation de loyer qui leur est appliquée n'a pas été entérinée par une assemblée générale du comité d'aide au logement. Toutefois, il résulte de ce qui précède que les contrats d'occupation des foyers situés au sein du domaine du centre pénitentiaire de Fresnes présentent le caractère de contrats administratifs, dont l'objet est, notamment, de permettre aux personnels nouvellement affectés au centre pénitentiaire de disposer d'une chambre à proximité immédiate de leur lieu de travail, pendant le temps nécessaire à la recherche d'un logement. Ainsi, eu égard aux finalités assignées aux foyers, à la nature des avantages octroyés aux surveillants pénitentiaires, qui n'ont pas le caractère d'un avantage statutaire, et alors que l'administration justifie les décisions litigieuses par la nécessité, non contestée, de permettre une rotation des occupants des foyers afin de ménager des places aux personnels nouvellement affectés au centre pénitentiaire, les moyens tirés de l'erreur de droit doivent être écartés.
7. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les décisions du 20 juillet 2021 sont entachées d'illégalité. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions à fin d'annulation de ces décisions, ensemble les conclusions dirigées contre les refus implicites opposés à leurs recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation du procès-verbal du 23 juillet 2021:
8. Ainsi qu'il a été dit précédemment, le comité d'aide au logement des personnels de Fresnes étant une "association transparente", le moyen tiré de ce que le procès-verbal du
23 juillet 2021 par lequel l'assemblée générale extraordinaire du comité d'aide au logement des personnels du centre pénitentiaire de Fresnes a désigné les membres de son bureau, serait entachée d'un vice de procédure en ce qu'elle n'aurait pas été régulièrement convoquée, le délai de cinq jours n'ayant pas été respecté, est, en tout état de cause, inopérant.
Sur les frais liés au litige:
9. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, les sommes qui lui réclament par M. B, M. L et M. J au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. B, de M. L et de M. J sont rejetées.
Article 2: Le présent jugement sera notifié à M. A B, à M. I L, à
M. F J et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 20 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Lalande, président,
M. Dumas, premier conseiller,
M. Pradalié, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2024.
Le rapporteur,
M. DUMAS Le président,
D. LALANDE
La greffière,
C. KIFFER
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026