jeudi 19 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2200109 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | STOFFANELLER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 janvier 2022, Mme A B, épouse C, représentée par Me Stoffaneller, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 24 septembre 2021 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne lui a refusé le bénéfice du regroupement familial au profit de son fils ;
2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de faire droit à sa demande ou à défaut de procéder à son réexamen, dans le délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros, à verser à Me Stoffaneller au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée en fait ;
- elle n'a pas été édictée au terme d'un examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'erreur de fait ;
- elle est entachée d'erreur droit et d'appréciation au regard des articles L. 434-7 et R. 435-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 mai 2022, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 6 décembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 27 décembre 2022.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 novembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent pris pour l'application de l'article 187 de la loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbain ;
- le décret n° 2018-1173 du 19 décembre 2018 ;
- le décret n° 2019-1387 du 18 décembre 2019 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme D a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante malienne, née le 1er janvier 1975 à Bamako (Mali), a sollicité le bénéfice du regroupement familial au profit de son fils, né le 9 avril 2003 à Bamako (Mali), par une demande présentée le 8 juillet 2019 puis le dépôt d'un formulaire de demande renseigné le 19 juillet 2020. Une attestation du dépôt de cette demande a été délivrée à la requérante, le 15 février 2021, justifiant de l'enregistrement de celle-ci le 22 juillet 2020. Par une décision du 24 septembre 2021, dont elle demande l'annulation, le préfet de Seine-et-Marne a rejeté sa demande.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, la décision attaquée énonce les raisons pour lesquelles le préfet a considéré que la situation de Mme B ne permettait pas de faire droit à sa demande de regroupement familial, faute que les conditions fixées par l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile soient réunies, en particulier celle tenant aux ressources permettant de subvenir aux besoins de sa famille. Ces mentions ont été de nature à mettre en mesure la requérante de connaître et discuter utilement les motifs ayant fondé la décision contestée. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation en fait de l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet de Seine-et-Marne a statué sur la demande de Mme B à l'issue d'une instruction au cours de laquelle ont été appréciées les conditions tenant aux ressources et au logement de celle-ci, après enquête par les services de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) le 12 avril 2021 et recueil de l'avis motivé du maire de Melun. Dans ces conditions, les circonstances invoquées par la requérante, tenant à une erreur matérielle portant sur le montant net de ses ressources indiqué dans la décision attaquée, ainsi que l'appréciation portée sur son logement, ne peuvent suffire à révéler que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de sa demande. Un tel défaut d'examen ne ressort pas davantage des pièces du dossier. Par suite, ce moyen doit être écarté.
4. En troisième lieu, pour rejeter la demande de regroupement familial présentée par Mme B au profit de son fils aîné, le préfet s'est fondé sur les motifs tirés de ce que cette dernière ne justifiait pas de ressources suffisantes lui permettant de subvenir aux besoins de celui-ci, ni d'un logement lui permettant de l'accueillir dans les meilleures conditions.
5. D'une part, aux termes de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui en fait la demande est autorisé à être rejoint au titre du regroupement familial s'il remplit les conditions suivantes : / 1° Il justifie de ressources stables et suffisantes pour subvenir aux besoins de sa famille () ". Aux termes de l'article L. 434-8 du même code : " Pour l'appréciation des ressources mentionnées au 1° de l'article L. 434-7 toutes les ressources du demandeur et de son conjoint sont prises en compte, indépendamment des prestations familiales, de l'allocation équivalent retraite et des allocations prévues à l'article L. 262-1 du code de l'action sociale et des familles, à l'article L. 815-1 du code de la sécurité sociale et aux articles L. 5423-1 et L. 5423-2 du code du travail. / Ces ressources doivent atteindre un montant, fixé par décret en Conseil d'Etat, qui tient compte de la taille de la famille du demandeur et doit être au moins égal au salaire minimum de croissance mensuel et au plus égal à ce salaire majoré d'un cinquième. () ". Aux termes de l'article R. 434-4 de ce code : " Pour l'application du 1° de l'article L. 434-7, les ressources du demandeur et de son conjoint qui alimenteront de façon stable le budget de la famille sont appréciées sur une période de douze mois par référence à la moyenne mensuelle du salaire minimum de croissance au cours de cette période. Ces ressources sont considérées comme suffisantes lorsqu'elles atteignent un montant équivalent à : () 2° Cette moyenne majorée d'un dixième pour une famille de quatre ou cinq personnes ; () ".
6. Le caractère suffisant du niveau de ressources du demandeur est apprécié sur la période de douze mois précédant le dépôt de la demande de regroupement familial, par référence à la moyenne mensuelle du salaire minimum de croissance (SMIC) au cours de cette même période, même si, lorsque ce seuil n'est pas atteint au cours de la période considérée, il est toujours possible, pour le préfet, de prendre une décision favorable en tenant compte de l'évolution des ressources du demandeur, y compris après le dépôt de la demande. En outre, ainsi qu'en dispose l'article R. 434-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en cas de demande de regroupement familial, seule la présentation d'un dossier complet permet la délivrance par l'administration d'une attestation de dépôt de dossier.
7. Par ailleurs, en application du décret du 19 décembre 2018 portant relèvement du salaire minimum de croissance, le montant mensuel brut du salaire minimum interprofessionnel de croissance s'élevait à la somme de 1 521,22 euros pour l'année 2019. Ce montant a été porté à 1 539,42 euros pour l'année 2020 par le décret du 18 décembre 2019 portant relèvement du salaire minimum de croissance.
8. Tout d'abord, il ressort des bulletins de salaire produits par Mme B qu'elle a perçu, au cours des douze mois ayant précédé la date du dépôt de son dossier complet, soit le 22 juillet 2020, des revenus mensuels brut d'un montant de 1 098 euros en moyenne. Si la requérante fait valoir le caractère pérenne de ses revenus à compter du 25 mai 2018, date de signature d'un premier contrat à durée indéterminée (CDI) à temps partiel, suivi d'un second CDI signé le 20 septembre 2019 et d'avenants successifs, il n'est pas contesté que ses ressources sur la période de référence sont inférieurs au montant plancher correspondant à la moyenne mensuelle du SMIC au cours de cette même période, d'un montant de 1 531 euros, majoré d'un dixième, eu égard à la composition de la famille de la requérante, laquelle vit avec ses deux plus jeunes enfants, outre son fils aîné pour lequel le regroupement familial a été sollicité, soit un montant de 1 685 euros.
9. Par ailleurs, quand bien même le préfet aurait tenu compte de l'évolution de sa situation postérieurement à la période de référence définie à l'article R. 431-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ressort des bulletins de paie de la requérante que, nonobstant l'augmentation de ses ressources, elle a perçu des revenus mensuels brut de moins de 1 300 euros en moyenne entre février et août 2021, lesquels n'atteignent pas davantage le seuil fixé, s'établissant à 1 710 euros sur la même période. Et, eu égard à l'écart entre ce seuil et les ressources de la requérante, celle-ci ne peut utilement soutenir que le préfet aurait dû tenir compte de la baisse d'activité durant les périodes de confinement édictées dans le cadre de la pandémie de Covid-19, qui aurait affecté ses ressources à raison d'heures supplémentaires non réalisées, alors qu'en outre il ne ressort d'aucune pièce du dossier une affectation sensible de celles-ci sur les mois concernés.
10. Enfin, le préfet précise dans sa décision que le montant des ressources mensuelles dont dispose Mme B s'élève à la somme 702 euros net. Aux termes des conclusions de leur enquête, les services de l'OFII, le 12 avril 2021, ont estimé que la requérante a perçu, sur les 12 mois ayant précédé sa demande déposée le 22 juillet 2020, un revenu net mensuel de 702 euros. Or, il résulte des bulletins de paie produites par la requérante que ce revenu net mensuel sur la période s'établit à 915 euros. La requérante est fondée à soutenir que, en portant la mention dans la décision attaquée que ses ressources s'établissaient à 702 euros net, le préfet a entaché celle-ci d'une erreur matérielle. Cependant, compte tenu de ce qui a été dit au point précédent, une telle mention inexacte est sans incidence sur le motif tiré de l'insuffisance des ressources de la requérante, légal. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que la décision en cause serait illégale à raison d'une erreur de fait doit être écarté.
11. D'autre part, aux termes de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui en fait la demande est autorisé à être rejoint au titre du regroupement familial s'il remplit les conditions suivantes : () / 2° Il dispose ou disposera à la date d'arrivée de sa famille d'un logement considéré comme normal pour une famille comparable vivant dans la même région géographique. (). ". L'article R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile énonce que pour l'application du 2° de l'article L. 434-7 du même code, est considéré comme normal un logement qui présente notamment une superficie totale au moins égale à, en zones A, 22m2 pour un ménage sans enfant ou deux personnes, augmentée de 10m2 par personne jusqu'à huit personnes.
12. Il ne résulte pas des dispositions des articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni davantage de celles du décret n°2002-120 du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent pris pour l'application de l'article 187 de la loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbain, que sont au nombre des conditions auxquelles doit répondre le logement afin d'être considéré comme normal, la quantité de chambres au regard du nombre de personnes y devant être présentes.
13. En se fondant sur le motif que le logement de la requérante est constitué de trois chambres pour l'accueillir avec ses trois enfants, le préfet a donc entaché sa décision d'une erreur de droit, en lui opposant le non-respect d'une exigence qui n'est pas au nombre des critères posés par les dispositions précitées. De plus, il ressort des pièces du dossier que ce logement comporte une surface habitable de 67 m². Eu égard à la composition de la famille, cette surface est supérieure à celle exigée, par les dispositions précitées de l'article R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, la requérante dispose d'un logement considéré comme normal.
14. Enfin, il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision s'il s'était fondé sur le seul motif tiré du caractère insuffisant de ses ressources.
15. Il suit de ce qui précède que, eu égard à l'écart entre les revenus de la requérante et le montant plancher fixé pour apprécier cette condition de ressource, en refusant d'autoriser le regroupement familial en litige, le préfet n'a pas méconnu les dispositions précitées, ni entaché sa décision d'erreur d'appréciation concernant les ressources de la requérante. Et, en ne faisant pas usage de son pouvoir, même lorsque toutes les conditions ne sont pas remplies, d'édicter une décision favorable, le préfet n'a pas davantage entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation.
16. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
17. Si Mme B soutient que les droits qu'elle tient des stipulations précitées ont été méconnus, elle se borne à évoquer, sans précision, un contact qu'elle aurait maintenu avec son fils, âgé de 18 ans à la date de la décision attaquée et qui réside depuis sa naissance, le 9 avril 2003, au Mali, pays que la requérante expose avoir quitté alors que l'enfant avait six mois. Elle n'apporte aucun élément établissant que l'arrêté attaqué porterait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations en cause doit, par suite, être écarté.
18. En dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
19. La requérante n'apporte aucun élément étayant que son fils souffrirait de grandir au Mali à raison de la distance avec la France où elle réside, alors que par ailleurs il est exposé que ce dernier vivrait depuis de nombreuses années auprès du frère de Mme B, et qu'il n'est pas même allégué que cette prise en charge ne serait pas assurée dans des conditions satisfaisantes. Au demeurant, il n'est apporté aucune précision sur la situation du père de l'enfant, qui lors de la naissance de celui-ci résidait au Mali. Dès lors, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait porté atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant de la requérante, et, ainsi, méconnu les stipulations précitées.
20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par Mme B tendant à l'annulation de la décision du préfet de Seine-et-Marne du 24 septembre 2021 doivent être rejetées. Il convient également de rejeter, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B épouse C est rejetée.
Article 2: Le présent jugement sera notifié à Mme A B épouse C, au préfet de Seine-et-Marne et à Me Stoffaneller.
Copie en sera adressée pour information au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 5 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Lopa Dufrénot, présidente,
Mme Mentfakh, première conseillère,
Mme Leconte, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 19 janvier 2023.
La rapporteure,
S. DLa présidente,
M. E
La greffière,
V. TAROT
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026