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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2200121

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2200121

vendredi 21 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2200121
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème chambre
Avocat requérantCABINET TAITHE PANASSAC ASSOCIES

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête n° 2105899 et des mémoires, enregistrés les 21 juin 2021, 18 août 2021 et 29 juillet 2022, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 2 avril 2021 par lequel le maire de Nanteuil-les-Meaux a refusé de lui délivrer le permis de construire sollicité le 23 mars 2021 en vue de la construction d'une maison d'habitation sur un terrain situé 35 chemin de But à Nanteuil-les-Meaux ;

2°) d'annuler l'arrêté du 9 juillet 2021 par lequel le maire de Nanteuil-les-Meaux a refusé de lui délivrer le permis de construire sollicité le 23 mars 2021 en vue de la construction d'une maison d'habitation sur un terrain situé 35 chemin de But à Nanteuil-les-Meaux.

Elle doit être regardée comme soutenant que :

- le projet s'intègre dans l'environnement dès lors que le projet d'une seule maison de 80 m² habitables ne déséquilibre pas la densité du bâti, ni le caractère aéré du tissu de la zone ; en outre, d'autres projets de construction sont en cours à 50 mètres du terrain d'assiette du projet ;

- il ne peut être imposé une superficie de 400 m² au terrain d'assiette du projet dès lors qu'il bénéficie de l'ensemble des réseaux ;

- une demande de déclaration préalable à fin de division a été déposée le 12 août 2021.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 juillet 2022, la commune de Nanteuil-les-Meaux, représentée par Me Panassac, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- il n'y a plus de lieu de statuer sur l'arrêté du 2 avril 2021 dès lors qu'il a été retiré ;

- le permis de construire ne pouvait être délivré, faute pour la requérante d'avoir obtenu une déclaration préalable à fin de division ;

- le projet méconnaît les dispositions de l'article UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que le bâtiment ne s'intègre pas dans le paysage urbain de la zone et qu'il rompt l'unité et la cohérence du tissu urbain.

Par une lettre du 24 mai 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 15 juin 2022.

Une ordonnance portant clôture de l'instruction immédiate a été prise le 22 décembre 2022.

II. Par une requête n° 2200121 enregistrée le 3 janvier 2022, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 4 septembre 2021 par lequel le maire de Nanteuil-les-Meaux s'est opposé à la déclaration préalable déposée le 12 août 2021 à fin de division de la parcelle cadastrée section ZC n° 351 située 33 chemin de But ;

2°) d'enjoindre au maire de Nanteuil-les-Meaux de retirer l'arrêté du 4 septembre 2021.

Elle doit être regardée comme soutenant que :

- le projet s'intègre dans l'environnement dès lors qu'il ne rompt pas l'unité et la cohérence du tissu urbain ;

- l'arrêté contesté est entaché d'un détournement de pouvoir.

La requête a été communiquée à la commune de Nanteuil-les-Meaux qui n'a pas produit de mémoire en défense malgré la mise en demeure qui lui a été adressée le 27 mai 2022.

Par une lettre du 12 septembre 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 14 octobre 2022.

Une ordonnance portant clôture de l'instruction immédiate a été prise le 6 avril 2023.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Jeannot,

- les conclusions de M. Grand, rapporteur public,

- et les observations de Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A a déposé, le 19 mars 2021, une demande de permis de construire en vue de la construction d'une maison individuelle d'habitation sur un terrain situé 35 chemin de But à Nanteuil-les-Meaux. Par un arrêté du 2 avril 2021, le maire de Nanteuil-les-Meaux a refusé de lui délivrer le permis de construire sollicité. Par un arrêté du 9 juillet 2021, le maire de Nanteuil-les-Meaux a retiré l'arrêté du 2 avril 2021 et a de nouveau refusé de délivrer à la requérante le permis de construire sollicité. Par une première requête, enregistrée sous le n° 2105899, la requérante doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler les arrêtés des 2 avril 2021 et 9 juillet 2021 par lesquels le maire de Nanteuil-les-Meaux a refusé de lui délivrer le permis de construire sollicité le 23 mars 2021. Mme A a également déposé, le 12 août 2021, une déclaration préalable à fin de division de la parcelle cadastrée section ZC n° 351 située 35 chemin de But à Nanteuil-les-Meaux. Par un arrêté du 4 septembre 2021, le maire de Nanteuil-les-Meaux s'est opposé à cette déclaration préalable. Mme A a formé un recours gracieux contre cet arrêté qui a été réceptionné le 25 octobre 2021 par la commune de Nanteuil-les-Meaux. Par une décision du 5 novembre 2021, reçue le 9 novembre 2021, le maire de Nanteuil-les-Meaux a rejeté son recours gracieux. Par une seconde requête, enregistrée sous le n° 2200121, la requérante doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 4 septembre 2021 par lequel le maire de Nanteuil-les-Meaux s'est opposé à la déclaration préalable déposée le 12 août 2021.

2. Les requêtes susvisées n° 2105899 et n° 2200121, présentées par la requérante, présentent à juger des questions connexes. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions à fin de non-lieu à statuer :

3. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du pourvoi dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution. Dans le cas où l'administration se borne à procéder à l'abrogation de l'acte attaqué, cette circonstance prive d'objet le pourvoi formé à son encontre, à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur et que la décision procédant à son abrogation soit devenue définitive.

4. Si l'arrêté du 9 juillet 2021 comporte un nouveau refus de permis de construire et le retrait du refus de permis de construire du 2 avril 2021, la requérante ne conteste la légalité que du nouveau refus de permis de construire. Dans ces conditions, la décision de retrait prise par l'arrêté du 2 avril 2021 doit être regardée comme ayant acquis un caractère définitif. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur l'arrêté du 2 avril 2021.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 4 septembre 2021 :

5. D'une part, aux termes de l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles L. 101-1 à L. 101-3 ". Aux termes de l'article L. 151-9 du même code : " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. / Il peut préciser l'affectation des sols selon les usages principaux qui peuvent en être faits ou la nature des activités qui peuvent y être exercées et également prévoir l'interdiction de construire. / Il peut définir, en fonction des situations locales, les règles concernant la destination et la nature des constructions autorisées ". Et aux termes de l'article L. 442-1 du code de l'urbanisme : " Constitue un lotissement la division en propriété ou en jouissance d'une unité foncière ou de plusieurs unités foncières contiguës ayant pour objet de créer un ou plusieurs lots destinés à être bâtis ".

6. D'autre part, aux termes de l'article UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à l'aspect extérieur des constructions et à l'aménagement de leurs abords : " Les constructions nouvelles devront présenter les formes architecturales et traditionnelles locales. Les bâtiments construits devront s'intégrer dans le paysage urbain de Nanteuil-Lès-Meaux et ne pas rompre l'unité et la cohérence du tissu urbain dans lequel elles se trouvent ".

7. Les lotissements, qui constituent des opérations d'aménagement ayant pour but l'implantation de constructions, doivent respecter les règles tendant à la maîtrise de l'occupation des sols édictées par le code de l'urbanisme ou les documents locaux d'urbanisme, même s'ils n'ont pour objet ou pour effet, à un stade où il n'existe pas encore de projet concret de construction, que de permettre le détachement d'un lot d'une unité foncière. Il appartient, en conséquence, à l'autorité compétente de s'opposer à la déclaration préalable notamment lorsque, compte tenu de ses caractéristiques telles qu'elles ressortent des pièces du dossier qui lui est soumis, un projet de lotissement permet l'implantation de constructions dont la compatibilité avec les règles d'urbanisme ne pourra être ultérieurement assurée lors de la délivrance des autorisations d'urbanisme requises.

8. Il ressort des termes de la décision attaquée que le maire de Nanteuil-les-Meaux, pour s'opposer à la déclaration préalable en litige, a considéré que le projet de division ne s'intégrait pas dans le paysage urbain et rompait l'unité et la cohérence du tissu urbain existant en méconnaissance de l'article UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme. Le préambule du règlement du plan local d'urbanisme de Nanteuil-les-Meaux indique que la zone UC, dans laquelle se trouve la parcelle litigieuse, se caractérise par une densité du bâti moins importante que dans les zones UB, par des implantations en retrait des voies, par un tissu aéré et par une situation en périphérie de la zone agglomérée. Il précise également que cette zone est destinée à recevoir prioritairement de l'habitat sous forme pavillonnaire, mais également les services et activités complémentaires et compatibles avec ceux-ci, sous des formes peu denses. Ainsi, le règlement n'interdit pas la réalisation de nouvelles constructions dans cette zone, ni les divisions de terrain. Il ressort des pièces du dossier que le projet aura pour effet de créer deux parcelles dont la superficie totale est comparable à plusieurs autres parcelles situées à proximité. Contrairement aux allégations de la commune, la configuration de la parcelle ne fait pas obstacle à ce qu'une construction s'y implante de façon harmonieuse par rapport aux constructions voisines. Par ailleurs, la déclaration préalable ne contient aucune précision sur les caractéristiques des futures constructions destinées à s'implanter sur les parcelles détachées, de sorte que le maire ne pouvait préjuger de la méconnaissance par celles-ci des dispositions précitées. Par suite, en l'absence de tout élément contenu dans le dossier de nature à faire regarder le projet comme contraire aux règles d'urbanisme en vigueur, en particulier avec les dispositions de l'article UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme et l'absence de production d'un mémoire en défense par la commune malgré la mise en demeure qui lui avait été adressée le 27 mai 2022, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme doit être accueilli.

9. Il résulte de ce qui précède, et alors que pour l'application des dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, l'autre moyen invoqué n'est pas de nature à fonder l'annulation de l'arrêté du 4 septembre 2021, que ce dernier doit être annulé.

10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme A tendant à l'annulation de l'arrêté du 4 septembre 2021 par lequel le maire de Nanteuil-les-Meaux s'est opposé à la déclaration préalable déposée le 12 août 2021 à fin de division de la parcelle cadastrée section ZC n° 351 située 33 chemin de But doivent être accueillies.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 9 juillet 2021 :

11. En premier lieu, aux termes de l'article R. 442-2 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'une construction est édifiée sur une partie d'une unité foncière qui a fait l'objet d'une division, la demande de permis de construire tient lieu de déclaration préalable de lotissement dès lors que la demande indique que le terrain est issu d'une division ".

12. Il ressort de la notice architecturale et paysagère du dossier de demande de permis de construire que le projet est issu d'une division de parcelle qui se situe à l'angle de deux rues. Dès lors, la demande de permis tient lieu de déclaration préalable de lotissement au sens des dispositions précitées de l'article R. 442-2 du code de l'urbanisme. Ainsi, le maire ne peut opposer l'absence de déclaration préalable autorisant la division. Par suite, le moyen soulevé en ce sens doit être accueilli.

13. En deuxième lieu, pour refuser le permis de construire sollicité, le maire s'est fondé sur la circonstance que le projet va à l'encontre du tissu aéré de la zone UC et que l'implantation anarchique du projet ne s'intègre pas dans le paysage urbain et rompt l'unité et la cohérence du tissu urbain existant en méconnaissance de l'article UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme précité au point 6. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, en particulier des dispositions relatives au caractère et à la vocation de zone UC du règlement du plan local d'urbanisme, que l'environnement immédiat du projet est un secteur composé de parcelles de maisons individuelles destinées à recevoir prioritairement de l'habitat sous forme pavillonnaire mais également les services et activités complémentaires et compatibles avec ceux-ci, sous des formes peu denses. Il ressort également des documents photographiques produites par la requérante que le projet se situe dans une zone pavillonnaire comportant des parcelles de tailles variées comprenant des habitations récentes de style et d'aspect différents et d'implantation hétérogène. Si la commune fait valoir que la parcelle est située à l'angle de deux rues à l'entrée du village, la circonstance que la façade Nord ne soit pas implantée parallèlement à la rue Marchand ne permet pas d'établir que cette implantation créerait une rupture avec l'implantation des autres constructions dont il n'est pas établi que cette implantation soit uniforme. En outre, la construction projetée respecte le même alignement que la maison voisine par rapport au Chemin But, préservant ainsi un front bâti cohérent. Par ailleurs, la circonstance que la façade Sud soit implantée à deux mètres de la construction voisine ne permet pas davantage d'établir que cette implantation remet en cause le caractère aéré du tissu urbain existant. Enfin, la commune ne saurait sérieusement soutenir que le projet de construction d'une maison individuelle viendrait densifier excessivement ce secteur de la zone UC. Par suite, le moyen tiré d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme doit être accueilli.

14. En dernier lieu, la superficie minimale du terrain ne constitue pas l'un des motifs de l'arrêté contesté.

15. Il résulte de ce qui précède que l'arrêté du 9 juillet 2021 doit être annulé.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

16. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public () prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. () ".

17. Par ailleurs, lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou l'opposition à une déclaration préalable, après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de ne pas s'opposer à la déclaration. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du même code demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.

18. Il ressort des pièces du dossier qu'aucun autre motif n'est susceptible de fonder l'opposition à la déclaration préalable présentée par la requérante. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au maire de Nanteuil-les-Meaux de délivrer une décision de non-opposition à la requérante dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais liés à l'instance :

19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions de la commune de Nanteuil-les-Meaux présentées sur ce fondement.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 2 avril 2021.

Article 2 : L'arrêté du 9 juillet 2021 du maire de Nanteuil-les-Meaux est annulé.

Article 3 : L'arrêté du 4 septembre 2021 par lequel le maire de Nanteuil-les-Meaux s'est opposé à la déclaration préalable déposée le 12 août 2021 par Mme A est annulé.

Article 4 : Il est enjoint au maire de Nanteuil-les-Meaux de délivrer un arrêté portant non-opposition à la déclaration préalable déposée par Mme A le 12 août 2021 dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement.

Article 5 : Les conclusions de la commune de de Nanteuil-les-Meaux présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune de Nanteuil-les-Meaux.

Délibéré après l'audience du 30 juin 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Mullié, présidente,

Mme Jeannot, première conseillère,

Mme Blanc, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juillet 2023.

La rapporteure,

F. JEANNOTLa présidente,

N. MULLIE

La greffière,

V. GUILLEMARD

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Nos 2105899

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