mardi 2 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2200213 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | BRUN - CESSAC ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 janvier 2022, Mme B D, représentée par la Selarl Grange-Martin-Ramdenie, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 avril 2021 par lequel le maire de Marolles-en-Brie a délivré à la SCI Amelor un permis de construire un immeuble comprenant neuf cabinets médicaux et une salle de repos sur une parcelle cadastrée section AN n° 478 située 5 rue Pierre Bezançon ainsi que la décision de rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Marolles-en-Brie une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ; en particulier, elle n'est pas tardive et elle dispose d'un intérêt à agir pour contester le permis de construire en litige dès lors qu'elle est voisine immédiate du terrain d'assiette du projet et que celui-ci va entraîner une perte d'intimité ;
- le projet autorisé méconnaît les dispositions de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme dès lors que le dossier joint à la demande de permis de construire ne comprend pas l'attestation de réalisation d'une étude de faisabilité relative aux approvisionnements en énergies ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UD 3 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que le terrain d'assiette du projet est enclavé et qu'il n'est pas établi qu'il serait accessible depuis la voie publique, faute de servitude de passage ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UD 4 de ce règlement dès lors que la pétitionnaire ne démontre pas que les caractéristiques du sol permettent une gestion des eaux pluviales à la parcelle et qu'il n'est pas établi qu'un espace de stockage des ordures ménagères est prévu ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UD 6 de ce règlement dès lors que le projet s'implante en retrait de l'alignement et qu'il ne peut bénéficier des dérogations prévues par cet article ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UD 12 de ce règlement dès lors qu'il ne prévoit pas de bornes de recharges pour véhicules électriques ;
- il méconnaît l'article 2.1.2. du plan de prévention des risques de mouvements de terrain dès lors que celui-ci impose un rejet des eaux pluviales dans le réseau collectif dans les zones d'aléa fort.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 mars 2023, la commune de Marolles-en-Brie, représentée par Me Belet-Cessac, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme D une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable pour, d'une part, être tardive et, d'autre part, en l'absence d'intérêt pour agir de la requérante ;
- en tout état de cause, les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Cabal ;
- les conclusions de M. Grand, rapporteur public,
- et les observations de Me Pascalin, représentant Mme D, et de Me Baudinaud, représentant la commune de Marolles-en-Brie.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 6 avril 2021, le maire de Marolles-en-Brie a délivré à la SCI Rolema un permis de construire un immeuble comprenant neuf cabinets médicaux et une salle de repos sur une parcelle cadastrée section AN n° 478 située 5 rue Pierre Bezançon sur le territoire de la commune. Par un arrêté du 11 juin 2021, ce permis de construire a été transféré à la société Amelor. Par un courrier du 20 septembre 2021, Mme B D a sollicité le retrait de l'arrêté du 6 avril 2021. Son recours gracieux a été rejeté le 5 novembre suivant. Mme D demande au tribunal d'annuler le permis de construire délivré le 6 avril 2021 ainsi que la décision de rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, et d'une part, aux termes de l'article R. 111-20 du code de la construction et de l'habitation en vigueur : " I. - Les bâtiments nouveaux et les parties nouvelles de bâtiments doivent être construits et aménagés de telle sorte qu'ils respectent des caractéristiques thermiques () ".
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 111-9 du code de l'urbanisme en vigueur et applicable au présente litige : " Les performances énergétiques, environnementales et sanitaires des bâtiments et parties de bâtiments neufs s'inscrivent dans une exigence de lutte contre le changement climatique, de sobriété de la consommation des ressources et de préservation de la qualité de l'air intérieur. Elles répondent à des objectifs d'économies d'énergie, de limitation de l'empreinte carbone par le stockage du carbone de l'atmosphère durant la vie du bâtiment, de recours à des matériaux issus de ressources renouvelables, d'incorporation de matériaux issus du recyclage, de recours aux énergies renouvelables, de confort thermique et d'amélioration de la qualité de l'air intérieur. / Un décret en Conseil d'Etat détermine : / () - les conditions dans lesquelles le maître d'ouvrage atteste de la réalisation de l'étude de faisabilité relative aux approvisionnements en énergie ainsi que de la prise en compte de la réglementation thermique au moment du dépôt du dossier de demande de permis de construire ; / () - le contenu et les modalités de réalisation de cette étude. ". Selon le j) de l'article R. 431-16 de ce code, dans sa rédaction alors applicable, le dossier de demande de permis de construire comprend, pour les projets concernés par le cinquième alinéa de l'article L. 111-9 du code de la construction et de l'habitation, un document établi par le maître d'ouvrage attestant la réalisation de l'étude de faisabilité relative aux approvisionnements en énergie, en application de l'article R. 111-20-2 de ce dernier code et sous réserve des exceptions prévues à l'article R. 111-22 de ce code.
4. Il résulte du j) de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable, que le dossier de demande de permis de construire comprend, pour les projets concernés par le cinquième alinéa de l'article L. 111-9 du code de la construction et de l'habitation, un document établi par le maître d'ouvrage attestant la réalisation de l'étude de faisabilité relative aux approvisionnements en énergie, en application de l'article R. 111-20-2 du code. Pour l'application du dernier alinéa de cet article, l'attestation est établie sur un formulaire conforme aux prescriptions fixées à l'article 3 de l'arrêté du 11 octobre 2011 relatif aux attestations de prise en compte de la réglementation thermique et de réalisation d'une étude de faisabilité relative aux approvisionnements en énergie pour les bâtiments neufs ou les parties nouvelles de bâtiments qui disposent que " L'attestation () comporte, pour chaque bâtiment concerné, les éléments suivants : / I. Pour tout type de bâtiment : / 1° Le nom du maître d'ouvrage et, le cas échéant, la société qu'il représente ; / 2° L'adresse du maître d'ouvrage ; / 3° Le cas échéant, le nom du projet de bâtiment concerné ; / 4° La ou les références cadastrales et l'adresse du bâtiment concerné ; / 5° La date d'établissement de l'attestation et la signature du maître d'ouvrage. / II. Pour les bâtiments de surface de plancher de plus de 1 000 m ², mentionnés à l'article R. 111-22 du code de la construction et de l'habitation : / 1° Les choix d'approvisionnement en énergie envisagés à l'issue de l'étude de faisabilité telle que définie par l'arrêté du 18 décembre 2007 susvisé ; / 2° La valeur de la consommation d'énergie primaire et les coûts d'exploitation annuels du bâtiment estimés avec les systèmes de génération de chaleur, de rafraîchissement et de production d'eau chaude sanitaire pressentis à ce stade du projet () ".
5. La SCI Rolema a joint à sa demande de permis de construire un document attestant de la prise en compte de la règlementation thermique. Cette attestation comporte les renseignements prévus à l'article 3 de l'arrêté du 11 octobre 2011, dans sa rédaction alors en vigueur. Contrairement à ce que soutient Mme D, cette attestation n'avait pas à comprendre les informations prévues au II de cet article pour les bâtiments de plus de 1 000 mètres carrés, dès lors que le bâtiment à construire était d'une surface inférieure. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du j) de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme doit être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article UD 3 du règlement du plan local d'urbanisme : " Toute occupation ou utilisation du sol nécessitant un accès est interdite sur les terrains non desservis par des voies publiques ou privées, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un passage aménage sur fonds voisin ou éventuellement obtenu par application de l'article 682 du Code Civil, dans les conditions répondant à l'importance et à la destination des constructions envisagées et notamment si les caractéristiques de ces voies rendent difficiles l'utilisation des moyens de lutte contre l'incendie ". Aux termes du 3ème alinéa de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Lorsque le terrain n'est pas directement desservi par une voie ouverte à la circulation publique, le plan de masse indique l'emplacement et les caractéristiques de la servitude de passage permettant d'y accéder. "
7. Le permis de construire, qui est délivré sous réserve des droits des tiers, a pour seul objet d'assurer la conformité des travaux qu'il autorise avec la réglementation d'urbanisme. Dès lors, si l'administration et, en cas de recours, le juge administratif doivent s'assurer de l'existence d'une desserte suffisante de la parcelle par une voie ouverte à la circulation publique et, le cas échéant, de l'existence d'un titre créant une servitude de passage donnant accès à cette voie, il ne leur appartient de vérifier ni la validité de cette servitude ni l'existence d'un titre permettant l'utilisation de la voie qu'elle dessert, si elle est privée, dès lors que celle-ci est ouverte à la circulation publique.
8. Il ressort du plan de masse joint à la demande de permis de construire que la parcelle d'assiette du projet cadastrée section AN n° 478 est séparée de la rue par deux parcelles cadastrées section AN n°s 477 et 426. Selon ce plan de masse, le terrain d'assiette du projet, ou lot A, bénéficie d'une servitude de passage (réseaux, piétons et véhicules) sur le lot B (parcelle cadastrée section AN n°477) et d'une servitude de cour commune sur la parcelle cadastrée section AN n°426. Au surplus, il ressort des pièces du dossier, notamment de l'acte notarié du 30 avril 2021, que la SCI Rolema était, à la date de l'arrêté en litige, propriétaire des parcelles cadastrées section AN n° 477 et 478 et qu'elle a ensuite cédée à la société Amelior, désormais bénéficiaire du permis de construire en litige, la parcelle n°478 en lui consentant une servitude de passage sur la parcelle n° 477. En outre, cet acte notarié fait également mention d'une servitude de cour commune créée par un acte notarié du 8 janvier 1985, rectifié le 1er août 1985 publié au service de la publicité foncière de Créteil du 5 août suivant. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UD 3 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article UD 4 du règlement du plan local d'urbanisme : " Eaux pluviales : / Le règlement des eaux pluviales, applicable à partir du 01 octobre 2012, impose le principe du " zéro rejet " : cela implique que les propriétaires doivent mettre en place tout dispositif évitant le rejet (par raccordement direct ou par ruissellement) des eaux pluviales dans les ouvrages publics. / L'infiltration ou le stockage pour réutilisation sur l'unité foncière doit donc être la solution recherchée pour l'évacuation des eaux pluviales. () / Déchets ménagers et assimilés : / A l'occasion de toute construction, est créé un local de rangement des containers à ordures adapté au tri sélectif en vigueur sur la commune. () ".
10. D'une part, la requérante ne peut pas utilement soutenir que le dossier de demande de permis de construire ne comportait pas une étude hydraulique dès lors que la fourniture d'un tel document n'est exigée par aucune des dispositions du code de l'urbanisme. Par ailleurs, il résulte des dispositions précitées de l'article UD 4 du règlement du plan local d'urbanisme que, s'agissant de l'évacuation des eaux pluviales, elles préconisent seulement, sans l'imposer, l'infiltration ou le stockage afin de permettre une réutilisation sur l'unité foncière. Il ressort des pièces du dossier, notamment de la note architecturale ainsi que du plan de toiture " PC 5 ", que le projet prévoit une infiltration des eaux pluviales à la parcelle et la mise en place d'un puisard. La requérante n'établit pas, en se bornant à soutenir que les sondages réalisés lors de l'étude géotechnique jointe à la demande de permis de construire ont permis de relever des niveaux d'eau entre 1,20 et 1,50 mètres de profondeur, que la présence d'une nappe phréatique " subaffleurante " rendrait " illusoire la possibilité de gérer les eaux pluviales par infiltration ", cette même étude soulignant au demeurant que " seul un suivi à long terme (au minimum 12 mois) sur des piézomètres permettrait de se prononcer sur le niveau de la nappe et ses éventuelles variations ". Au surplus, le permis de construire a été délivré, ainsi qu'il résulte de ses articles 1er et 2, sous réserve de respecter les prescriptions et recommandations des avis qui lui sont annexés. Par un avis du 23 décembre 2020, le syndicat mixte pour l'assainissement et la gestion des eaux du bassin versant Yerres-Seine (SyAGE) a émis notamment, comme prescription, s'agissant de la gestion des eaux pluviales, que lorsque pour des raisons techniques, réglementaires ou de configuration des lieux, l'infiltration totale des eaux pluviales n'est pas possible ou pertinente, un raccordement au réseau pourra être accordé sur dérogation écrite du syndicat dont les modalités pour obtenir cet accord sont précisées et qu'à l'issue des travaux, le pétitionnaire devra obligatoirement l'informer pour organiser le contrôle de conformité des installation d'assainissement. Mme D n'établit pas, ni même n'allègue que cette prescription ne pourrait pas être respectée.
11. D'autre part, il ressort du plan du rez-de-chaussée joint à la demande de permis de construire que le projet prévoit bien un local poubelle, dont il n'est pas établi, ni même allégué, qu'il serait inadapté au tri sélectif.
12. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UD 4 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté dans toutes ses branches.
13. En quatrième lieu, aux termes de l'article UD 6 du règlement du plan local d'urbanisme : " En secteur UDb, les constructions doivent être implantées soit à l'alignement actuel ou futur en cas d'élargissement de voirie, soit en recul minimal de 2 mètres. / Des dispositions différentes pourront être autorisées ou imposées : / - Pour tenir compte de l'implantation des constructions existantes environnantes et des voies et ce dans un souci d'harmonie ou de continuité urbaine ; () / - Pour les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif au regard de leurs contraintes particulières (normes de sécurité, contraintes fonctionnelles). () ". Le lexique de ce règlement précise que l'alignement correspond à la " limite de séparation entre le domaine public de voirie et les propriétés riveraines lorsqu'il n'est pas prévu d'élargissement de la voie. ".
14. Il ressort des pièces du dossier que la parcelle cadastrée section AN n° 478, formant l'assiette du projet, est enclavée de sorte qu'elle n'est bordée par aucune voie publique. Elle en est séparée, ainsi qu'il résulte du point 4, par les parcelles cadastrées section AN n°s 477 et 426. Dans ces conditions, le projet n'était pas soumis à la règle de l'alignement par rapport à la voie publique fixée à l'article UD 6 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions, qui est inopérant, ne peut qu'être écarté.
15. En cinquième lieu, aux termes de l'article UD 12 : " Pour les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif : / Le nombre de places de stationnement à aménager pour les véhicules doit être déterminé en tenant compte de la nature, de la localisation géographique et du type d'affectation de ces équipements () / Pour les opérations comptant plus de 15 logements ainsi que les bureaux et les constructions de service public ou d'intérêt collectif, des bornes électriques seront disposées afin d'inciter les utilisateurs à déserter les énergies fossiles. () ".
16. Il ressort de la notice architecturale jointe à la demande de permis de construire, et n'est pas utilement contesté, que le projet n'engendre aucun besoin en matière de stationnement dès lors que trente-et-une place se trouvent à proximité immédiate. Ainsi, seule une place de stationnement dédiée aux personnes à mobilité réduite a été prévue sur la parcelle limitrophe pour des raisons de confort. Dans ces circonstances, dès lors que le projet n'engendre pas de besoin en matière de stationnement, il n'était pas soumis à l'obligation d'installer des bornes de recharge électrique. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UD 12 du règlement du plan local d'urbanisme ne peut être qu'écarté.
17. En sixième et dernier lieu, le projet en litige porte sur la construction d'un immeuble comprenant neuf cabinets médicaux et une salle de repos. Dans ces conditions, la requérante ne peut utilement soutenir que le projet méconnait l'article 2 du chapitre 1 du titre II du plan de prévention des risques de mouvement de terrain dès lors que cet article s'applique exclusivement aux " constructions de maisons individuelles ainsi que leurs extensions ou annexes accolées ".
18. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir soulevées en défense, que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme D doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Marolles-en-Brie, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme D demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge de Mme D une somme de 1 800 euros à verser à la commune de Marolles-en-Brie au titre de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : Mme D versera à la commune de Marolles-en-Brie la somme de 1 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D, à la commune de Marolles-en-Brie, à la SCI Amelor et à la SCI Rolema.
Délibéré après l'audience du 18 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. C, président,
M. Duhamel, premier conseiller,
M. Cabal, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juillet 2024.
Le rapporteur,
P.Y. CABAL
Le président,
M. C
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026