jeudi 10 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2200853 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | JORION AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 janvier 2022, M. B C demande au tribunal d'annuler la décision du 29 juin 2021 par laquelle le maire de la commune du Kremlin Bicêtre a refusé de procéder à l'élagage des branches et des racines de l'arbre situé en limite de sa propriété.
Il soutient que :
- la présence des racines compromet la solidité de son pavillon et que les branches de l'arbre engendrent des nuisances sonores ;
- la décision attaquée méconnait les dispositions de l'article 673 du code civil.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 avril 2022, la commune du Kremlin-Bicêtre, représentée par M. A, conclut au rejet de la requête et demande à ce qu'il soit mis à la charge de M. C la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête a été portée devant une juridiction incompétente pour en connaître dès lors que l'arbre litigieux est implanté sur le domaine privé de la commune ;
- la requête est irrecevable ;
-aucun moyen n'est fondé.
Par ordonnance du 4 octobre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 6 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code civil ;
-le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Tiennot,
- les conclusions de M. Allègre, rapporteur public,
- et les observations de Me Favin, représentant la commune du Kremlin-Bicêtre.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier du 5 mai 2021, M. B C, propriétaire d'une parcelle située au 24 rue des Martinets, au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), a saisi le maire de cette commune d'une demande tendant à ce qu'il soit procédé à l'élagage d'un érable situé sur une parcelle appartenant à la commune, en limite de sa propriété, estimant que les racines et les branches de cet arbre lui causaient des dommages. Par une décision du 29 juin 2021, dont M. C demande l'annulation, le maire de la commune du Kremlin-Bicêtre a rejeté sa demande.
Sur l'exception d'incompétence soulevée par la commune du Kremlin-Bicêtre :
2. Aux termes de l'article L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " () le domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 est constitué des biens lui appartenant qui sont soit affectés à l'usage direct du public, soit affectés à un service public pourvu qu'en ce cas ils fassent l'objet d'un aménagement indispensable à l'exécution des missions de ce service public ".
3. Il est constant que l'arbre dont il est demandé l'élagage est situé sur un terrain sis
5 rue de la fraternité, appartenant à la commune du Kremlin-Bicêtre et contenant le jardin de l'ensemble immobilier HLM des Martinets. Or, il ne résulte pas de l'instruction que cette parcelle soit affectée à l'usage direct du public, ni qu'elle fasse l'objet d'un aménagement en vue de son affectation à une mission de service public. Ainsi, la parcelle et l'arbre qui y est planté ne présentent pas le caractère d'une dépendance du domaine public de la commune du Kremlin-Bicêtre mais relèvent de son domaine privé, ainsi que le fait valoir la commune en défense. Il ne résulte pas davantage de l'instruction que cet arbre puisse être qualifié d'ouvrage public. Dans ces circonstances, il n'appartient qu'à la juridiction judiciaire de connaître du présent litige opposant M. C à la commune du Kremlin-Bicêtre, de telle sorte que la requête doit être rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Sur les frais liés au litige :
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune du Kremlin-Bicêtre sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaitre.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune du Kremlin-Bicêtre sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à la commune du Kremlin-Bicêtre.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Dominique Lalande, président,
M. Pradalié, premier conseiller,
Mme Tiennot, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2024.
La rapporteure,
S. TIENNOT
Le président,
D. LALANDE La greffière,
C. KIFFER
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026