jeudi 9 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2201093 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | TOURNAN SOPHIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 février et 24 octobre 2022,
Mme A B, représentée, en dernier lieu, par Me Tournan, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 décembre 2021 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un certificat de résidence algérien en qualité d'ascendant à charge de français, dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, ou subsidiairement, de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale ", à raison de ses problèmes de santé ou des liens privés et familiaux présents sur le territoire français, au titre de l'admission exceptionnelle au séjour, dans les mêmes conditions de délai, ou très subsidiairement, de procéder à un réexamen de son dossier dans le délai de trois mois ;
3°) d'ordonner la remise sans délai d'une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à Me Tournan en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle est toujours en observation et fait l'objet d'un suivi à l'hôpital Henri Mondor depuis qu'elle est tombée malade, avant la période du confinement ; après avoir été hospitalisée à compter du 15 décembre 2020 jusqu'au mois de mars 2021, elle doit subir une autre intervention chirurgicale ;
- elle est divorcée depuis le 6 septembre 2015 ; elle est dépourvue de liens familiaux dans son pays d'origine, ses filles résidant en France et son fils étant porté disparu depuis le
21 décembre 2007 ; elle est à la charge de ses filles ; elle remplit les conditions pour obtenir un titre de séjour en qualité d'ascendante d'enfants français ;
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé en droit ;
- il n'a pas été précédé de la saisine de la commission du titre de séjour en méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il n'a pas été précédé d'une procédure contradictoire ; elle n'a pas été préalablement informée, entre la date de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et l'arrêté attaqué, des motifs des rejets implicites de sa demande de titre de séjour ;
- elle répond aux conditions posées par le b) de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien ; la préfète du Val-de-Marne a commis une erreur de droit en indiquant que sa demande devait être formulée depuis l'Algérie ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que le délai dans lequel elle a présenté sa demande de titre de séjour relève d'un cas de force majeure ;
- son traitement n'est pas disponible en Algérie ;
- la préfète du Val-de-Marne a commis une erreur de fait ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; sa situation entre dans les prescriptions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; l'arrêté attaqué porte une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale normale ;
- elle est très investie dans l'éducation de sa petite-fille et il serait préjudiciable à celle-ci qu'elle doive quitter le territoire français.
La requête a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une lettre du 2 août 2022, le tribunal a invité la préfète du Val-de-Marne à produire l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du
16 juin 2021 et à préciser le nom du médecin rapporteur, dans un délai de quinze jours. Cet avis a été produit par la préfète du Val-de-Marne le 11 août 2022 et communiqué à Me Tournan, conseil de Mme B, le 12 août 2022.
Par une ordonnance du 12 décembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au
5 janvier 2023 à 12 heures.
Par un courrier du 11 janvier 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de ce que les moyens de légalité externe présentés dans le mémoire enregistré le 24 octobre 2022, qui se rattachent à une cause juridique distincte de celle de la requête introduite le 2 février 2022, sont irrecevables (CE, sect., 2 février 1953, Intercopie).
Des observations ont été produites pour Mme B le 13 janvier 2023 et communiquées à la préfète du Val-de-Marne.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 31 août 2022 du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal administratif de Melun.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- et Mme B, à qui la parole a été donnée et qui a présenté des observations en l'absence de son avocat.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante algérienne née le 11 avril 1951 à Oran (Algérie), est entrée sur le territoire français le 16 novembre 2019 sous couvert d'un visa Schengen de type C. Elle a sollicité le 15 mars 2021 son admission au séjour en sa qualité d'étranger malade sur le fondement des stipulations du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par arrêté du 7 décembre 2021, dont la requérante demande l'annulation, la préfète du Val-de-Marne a rejeté sa demande de titre de séjour.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, après l'expiration du délai de recours contre un acte administratif, sont irrecevables, sauf s'ils sont d'ordre public, les moyens présentés par le requérant qui ne se rattachent pas à l'une ou l'autre des deux causes juridiques, tirées de la légalité externe de la décision attaquée et de la légalité interne de cette décision, invoquée dans la requête avant l'expiration de ce délai. Ce délai de recours doit être regardé comme commençant à courir soit à compter de la publication ou de la notification complète et régulière de l'acte attaqué soit, au plus tard, à compter, pour ce qui concerne un requérant donné, de l'introduction de son recours contentieux contre cet acte.
3. Les moyens de légalité externe tirés de ce que l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut de motivation en droit, de ce qu'il n'a pas été précédé de la saisine de la commission du titre de séjour et de ce qu'il a été pris sans respecter le principe du contradictoire, ont été invoqués pour la première fois dans le mémoire enregistré au greffe du tribunal le 24 octobre 2022, soit postérieurement à l'expiration du délai de recours contentieux, lequel avait commencé à courir, au plus tard, à la date de la saisine du tribunal administratif de Melun, soit le 2 février 2022, la demande d'aide juridictionnelle présentée le 26 juillet 2022 n'étant pas susceptible d'interrompre ce délai qui a donc expiré le 2 avril 2022. Ces moyens, qui ne sont pas d'ordre public, se rattachent à une cause juridique distincte de celle dont relève les moyens de légalité interne invoqués dans la requête introductive d'instance et sont, par suite, irrecevables.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien : " Les ressortissants algériens visés à l'article 7 peuvent obtenir un certificat de résidence de dix ans s'ils justifient d'une résidence ininterrompue en France de trois années. / () Le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit sous réserve de la régularité du séjour pour ce qui concerne les catégories visées au a), au b), au c) et au g) : / () ; / b) À l'enfant algérien d'un ressortissant français si cet enfant a moins de vingt et un ans ou s'il est à la charge de ses parents, ainsi qu'aux ascendants d'un ressortissant français et de son conjoint qui sont à sa charge ; / () ".
5. Mme B soutient qu'elle remplit les conditions de délivrance d'un certificat de résidence algérien en sa qualité d'ascendante à charge de ressortissant français. Toutefois, les pièces qu'elle a produites au cours de la présente instance ne sont pas de nature à démontrer qu'elle aurait formé une demande de certificat de résidence sur le fondement des stipulations du b) de l'article 7 bis précité de l'accord franco-algérien. A cet égard, si la requérante fait valoir que des circonstances indépendantes de sa volonté, tirées de l'absence de rendez-vous en préfecture et de son état de santé, justifient qu'elle ait présenté tardivement une demande de régularisation sur le fondement des stipulations du b) de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien, elle ne produit aucun élément de nature à corroborer cette allégation. En tout état de cause, si la requérante établit être entrée en France le 16 novembre 2019 sous couvert d'un visa Schengen de type C, il ressort des pièces du dossier qu'elle s'y est maintenue au-delà de la durée de validité de son visa. Ainsi, contrairement à ce que soutient Mme B, elle ne remplit pas la condition relative à la régularité du séjour prévue à l'article 7 bis précité de l'accord franco-algérien. Par ailleurs, et contrairement à ce que soutient la requérante, en se bornant à indiquer dans l'arrêté en litige que " rien ne s'oppose à ce que Mme B retourne en Algérie, où l'un de ses enfants réside ainsi qu'une partie de sa famille, pour éventuellement y solliciter un visa d'installation en qualité d'ascendant à charge de famille de Français ", la préfète du Val-de-Marne n'a pas entendu lui opposer un motif de refus tiré de ce qu'elle se serait trouvée en France, mais a seulement entendu démontrer que celle-ci ne se trouvait pas isolée dans son pays d'origine où elle pouvait retourner, et ne peut être regardée comme ayant commis une erreur de droit.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " (). / Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () ; / 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays. / () ".
7. Mme B soutient que le traitement qui lui est nécessaire n'est pas disponible dans son pays d'origine. Toutefois, en se bornant à produire des captures d'écran du dictionnaire des médicaments en Algérie, peu éclairantes et non datées, ainsi qu'une ordonnance du
25 octobre 2021 du chef de clinique assistant du service de diabétologie-endocrinologie de l'hôpital Henri Mondor lui prescrivant de l'uvedose, la requérante n'apporte aucun élément pertinent de nature à contredire l'avis du collège des médecins de l'OFII du 27 mai 2021. En tout état de cause, Mme B ne peut, à l'appui de son moyen, utilement invoquer les circonstances qu'elle aurait été hospitalisée entre le 15 décembre 2020 et le mois de mars 2021, et qu'elle doive subir une autre intervention chirurgicale, ce dont elle ne justifie pas.
8. En quatrième lieu, Mme B soutient que la préfète du Val-de-Marne a commis une erreur de fait ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que sa situation entre dans les prescriptions de cet article et se prévaut, à cet égard, de l'atteinte disproportionnée portée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Toutefois, l'accord franco-algérien régit d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France ainsi que les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés et leur durée de validité. Les dispositions des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étant pas applicables aux ressortissants algériens, la requérante ne peut utilement invoquer leur méconnaissance à l'encontre de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour. En tout état de cause, la préfète du Val-de-Marne, qui a examiné la vie privée et familiale de Mme B au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, aurait pris la même décision si elle n'avait commis l'erreur de fait invoquée par la requérante relative à la présence d'un de ses enfants en Algérie. En effet, la présence en France des deux filles de la requérante, de nationalité française, et de sa petite-fille, n'est pas suffisante pour caractériser l'atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale alors qu'elle a vécu en Algérie jusqu'à l'âge de soixante-huit ans alors même qu'elle est divorcée depuis le
6 septembre 2015 et que son fils, dont la disparition a été déclarée par un jugement du tribunal d'Arzew - section des affaires de la famille - du 29 mars 2022, certes, postérieur à l'arrêté critiqué, avait quitté le domicile familial depuis l'année 2007. Elle ne peut donc être regardée comme dépourvue de toutes attaches dans son pays d'origine et n'est pas fondée à soutenir que la préfète du Val-de-Marne aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
9. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. " Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
10. A supposer que Mme B, qui soutient être investie dans l'éducation de sa petite-fille résidant en France, et se prévaut de ce que la décision attaquée serait en conséquence préjudiciable à celle-ci, puisse être regardée comme invoquant les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, il ressort toutefois des pièces du dossier que la requérante n'était présente sur le territoire français que depuis deux ans à la date de la décision attaquée et que la mère de l'enfant se borne à attester, dans des termes généraux et non circonstanciés, que la requérante " l'aide dans l'éducation et à la garde de [sa] fille ". En tout état de cause, alors que sa petite-fille vit avec ses parents en France, la seule existence de liens affectifs entre l'enfant et sa grand-mère, qui dispose toujours de la faculté de demander un visa pour lui rendre visite, ne saurait caractériser, en l'espèce, une atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 7 décembre 2021 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer à Mme B un titre de séjour ne peuvent qu'être rejetées et, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées ainsi que celles que la requérante a présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la préfète du Val-de-Marne.
Délibéré après l'audience du 19 janvier 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Bonneau-Mathelot, présidente,
M. Duhmael, premier conseiller,
Mme Luneau, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 février 2023.
La présidente-rapporteure,
S. C
L'assesseur le plus ancien,
B. DUHAMEL La greffière,
S. SCHILDER
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026