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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2201132

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2201132

jeudi 5 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2201132
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation7ème chambre
Avocat requérantJORION AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 3 février 2022, 28 juin 2022 et 3 avril 2023, la préfète du Val-de-Marne, dans le dernier état de ses écritures, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 2 août 2021 par lequel le maire de la commune du Kremlin-Bicêtre a refusé de délivrer à M. B C un permis de construire pour l'extension de son pavillon sis 24 rue des martinets, ensemble le rejet de son recours gracieux ;

2°) d'annuler l'arrêté du 14 juin 2022 par lequel le maire de la commune du Kremlin-Bicêtre a refusé de délivrer à M. B C un permis de construire pour l'extension de son pavillon sis 24 rue des martinets ;

3°) d'enjoindre au maire de la commune de délivrer à M. C le permis de construire refusé ;

4°) à titre subsidiaire, de constater l'acquisition au bénéfice de M. C d'un permis de construire tacite depuis le 22 mai 2022 ;

5°) de rejeter les demandes de la commune présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de la justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable ;

- les arrêtés attaqués sont insuffisamment motivés ;

- l'arrêté du 14 juin 2022 est illégal en l'absence de preuve de sa notification en méconnaissance de l'article R. 424-10 du code de l'urbanisme ;

- il est entaché d'un défaut d'examen sérieux dès lors qu'il mentionne une date de dépôt de la demande erronée ;

- les arrêtés attaqués sont entachés d'une erreur de droit en tant qu'ils méconnaissent les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;

- les pétitionnaires sont titulaires d'un permis tacite depuis le 22 mai 2022.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 février 2023, la commune du Kremlin-Bicêtre, représentée par Me Jorion, doit être regardée comme concluant à ce qu'il soit prononcé un non-lieu à statuer, au rejet de la requête et, à titre principal, à ce que la somme de 4 000 euros soit mise à la charge de l'Etat, à titre subsidiaire à ce que soit mise solidairement à la charge de l'Etat et de M. C la même somme, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- il n'y a pas lieu de statuer sur la requête dès lors que l'arrêté du 2 août 2021 a été abrogé sans avoir reçu d'exécution ;

- les conclusions tendant au constat de l'existence d'un permis tacite sont irrecevables ;

- l'intervention de M. C est irrecevable ;

- les moyens de la requête sont infondés.

M. B C a présenté des observations enregistrées les 18 mai 2022, 27 juin 2022, et 20 mars 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Combier,

- les conclusions de M. Grand, rapporteur public,

- les observations de Me Favain substituant Me Jorion représentant la commune du Kremlin-Bicêtre, et celles de M. C.

Le préfet du Val­de­Marne n'étant ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. Monsieur B C a déposé une demande de permis de construire auprès de la commune du Kremlin-Bicêtre pour la surélévation en matériaux légers d'une maison individuelle existante le 13 avril 2021. Par arrêté du 2 août 2021, le maire du Kremlin-Bicêtre a refusé la délivrance de ce permis. Cette décision a été reçue par la préfète du Val­de­Marne au titre du contrôle de légalité le 25 août 2021. Elle a formé un recours gracieux reçu le 13 octobre 2021, une décision implicite de rejet est née le 13 décembre 2021. Par un arrêté du 4 mars 2022 le maire du Kremlin-Bicêtre a abrogé l'arrêté du 2 août 2021. Le 21 mars 2022 M. C a sollicité le réexamen de sa demande de permis de construire. Par un courrier du 13 avril 2022 le maire du Kremlin Bicêtre l'a invité à déposer un nouveau dossier. Le 25 avril 2022 M. C a déposé une nouvelle demande de permis de construire pour le même projet. Par arrêté du 14 juin 2022 le maire du Kremlin Bicêtre a refusé la délivrance de ce permis. La préfète du Val­de­Marne demande au tribunal d'annuler les arrêtés du 2 août 2021 et du 14 juin 2022.

Sur l'irrecevabilité de l'intervention de M. C :

2. La commune fait valoir que l'intervention de M. C serait irrecevable dès lors que dans son premier mémoire du 18 mai 2022 il se borne à demander qu'il soit constaté l'acquisition à son profit d'un permis tacite le 22 mai 2022 et qu'il formule des conclusions propres. En l'espèce la procédure a été communiquée spontanément par le tribunal à M. C en tant qu'observateur, et, dès lors qu'il n'est pas intervenu volontairement à la procédure, la fin de non-recevoir doit en tout état de cause être écartée.

Sur l'exception de non-lieu à statuer :

3. Si avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai de recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du pourvoi dont il était saisi. Il en va ainsi quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution. Dans le cas où l'administration se borne à procéder à l'abrogation de l'acte attaqué, cette circonstance prive d'objet le recours formé à son encontre, à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur et que la décision procédant à son abrogation soit devenue définitive.

4. La commune fait valoir que la requête, en tant qu'elle est dirigée contre l'arrêté du 2 août 2021, est irrecevable dès lors que ce recours a perdu son objet. Ce faisant elle doit être regardée comme opposant une exception de non-lieu à statuer. Il ressort des pièces du dossier que la décision précitée a été abrogée sans avoir reçu exécution le 4 mars 2022, et que cette abrogation, qui n'est pas contestée dans la présente instance, est devenue définitive. Dans ces conditions l'exception de non-lieu doit être accueillie.

Sur le cadre du litige :

5. Dans l'hypothèse où une décision expresse, de refus ou d'acceptation, est légalement rapportée ou abrogée sans avoir reçu exécution cette circonstance ne rend pas le demandeur titulaire d'une autorisation tacite. En revanche, elle oblige, en principe, l'autorité administrative à procéder à une nouvelle instruction de la demande dont cette autorité demeure saisie, un nouveau délai de nature à faire naître une décision implicite d'acceptation ne commençant toutefois à courir qu'à compter de la confirmation de la demande par l'intéressé.

6. D'une part, il est constant qu'après que le maire du Kremlin-Bicêtre a abrogé, le 4 mars 2022, le refus qu'il avait opposé le 2 août 2021 à la première demande de permis de construire de M. C, ce dernier a par un courrier du 21 mars 2022 sollicité le réexamen de sa demande. À la suite de cette confirmation, par courrier du 11 avril 2022, le maire a cru devoir demander au pétitionnaire de déposer une " nouvelle demande d'autorisation ". Ainsi qu'il a été dit au point précédent le délai à compter duquel un permis a été tacitement accordé n'a commencé à courir qu'à compter de cette confirmation. Dans ces conditions en application des dispositions de l'article L. 424-2 du code de l'urbanisme une décision tacite d'acceptation est née le 21 mai 2022, le délai d'instruction de la demande étant de deux mois pour une maison individuelle en vertu de l'article R. 423-23 du code de l'urbanisme. D'autre part, si la décision de refus du 14 juin 2022 vise la demande initiale du 13 avril 2021, eu égard à l'objet de cette décision et de la chronologie rappelée ci-dessus, ce refus du 14 juin 2022 a nécessairement eu pour effet de rapporter le permis tacite obtenu le 21 mai 2022 et de rejeter non seulement la première mais aussi la seconde demande, déposée par M. C sous l'impulsion du maire, le 25 avril 2022, seconde demande qui était en tous points identique à la première.

Sur les conclusions en annulation :

7. Le maire fonde le refus de permis de construire du 14 juin 2022 sur le fait que le projet méconnaitrait les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et UI 11 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que le projet proposé n'est pas en harmonie avec la construction d'origine, ²dénature la composition de la construction existante et porte atteinte au caractère des lieux avoisinants.

8. Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. ". Par ailleurs, l'article UI 11 du règlement du PLU intitulé " Aspect extérieur des constructions et aménagement de leurs abords - Prescriptions de nature à assurer la protection des éléments de paysages, des quartiers, ilôts, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger " dont le paragraphe 11-2 intitulé " Dispositions particulières applicables aux constructions existantes " comporte un sous paragraphe 11-2-2 relatif à l'extension et à la surélévation des bâtiments existants qui dispose que : " Toute extension de bâtiment doit respecter l'architecture d'origine ou faire l'objet d'un traitement architectural contemporain. Dans tous les cas, le traitement architectural devra être de qualité et en harmonie avec la construction d'origine. () "

9. D'une part, dès lors que les dispositions du règlement d'un PLU invoquées par le requérant ont le même objet que celles, également invoquées, d'un article du code de l'urbanisme posant les règles nationales d'urbanisme et prévoient des exigences qui ne sont pas moindres, c'est par rapport aux dispositions du règlement du PLU que doit être appréciée la légalité de la décision attaquée. D'autre part, pour rechercher l'existence d'une atteinte de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il appartient à l'autorité administrative compétente d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction pourrait, compte tenu de sa nature et de ses effets, avoir sur le site. Il est exclu de procéder, dans le second temps du raisonnement, pour apprécier la légalité du permis de construire, à une balance d'intérêts divers en présence, autres que ceux visés par l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et le plan local d'urbanisme de la commune.

10. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, que le terrain d'assiette du projet est classé en zone UI du PLU de la commune du Kremlin-Bicêtre définie comme un secteur à dominante d'habitat individuel constituant une transition entre le tissu pavillonnaire traditionnel et le tissu d'habitat collectif. Le projet est implanté à l'intersection de la rue Benoit Malon et de la rue des Martinets, et son voisinage est caractérisé par un tissu urbain hétérogène. D'une part, en face de la façade sud-est du projet, rue Benoit Malon, est implanté un immeuble de logement collectif en R+4 d'une longueur de 140 mètres, récemment rénové et de facture contemporaine. D'autre part, sur les autres abords du projet délimités par l'autre rive de la rue Benoit Malon et la rue des Martinets, sont implantés des pavillons de styles variés et de petits immeubles collectifs. Il ne ressort pas des pièces du dossier, notamment des photographies versées aux débats, que les lieux avoisinants présenteraient un caractère ou un intérêt particulier. Au surplus, dès lors que les dispositions de l'article UI 11-2-2 du règlement du PLU précité admettent l'alternative selon laquelle les extensions peuvent recevoir un traitement, soit, en harmonie avec le bâtiment d'origine, soit, contemporain, la commune n'est pas fondée à reprocher au projet, qui consiste en l'extension d'un pavillon de plain-pied, sur sous-sol semi enterré d'environ 85 m², emportant la démolition de la toiture à trois pans d'origine et l'ajout d'un étage supplémentaire de facture contemporaine à toit terrasse et bardage en zinc, d'être en rupture avec le style de l'existant. Les circonstances que la surélévation reçoive un bardage zinc de couleur grise en rupture avec la couleur sable des façades du rez-de-chaussée et que sa façade présente un débord de neuf centimètres par rapport au droit de ces mêmes façades ne sont pas de nature à rompre l'harmonie de l'existant, au demeurant sans qualité particulière. De même, la commune n'est pas fondée à soutenir que la couleur grise de l'extension porterait atteinte au caractère des lieux avoisinant dès lors notamment qu'il ressort des pièces du dossier que les constructions immédiatement voisines du projet reçoivent pour l'une un bardage gris sur l'une de ses façades et pour l'autre des bandes grises au niveau des huisseries des rez-de-chaussée et du premier étage tranchant avec la couleur blanche dominante des façades. Enfin la circonstance que les teintes sombres ne seraient pas souhaitables dans le contexte du réchauffement climatique et que le projet d'aménagement et de développement durables du PLU prévoit de favoriser l'amélioration de l'efficacité des constructions futures sont sans incidence sur l'appréciation des critères des dispositions précitées. Dans ces conditions le moyen tiré de la méconnaissance de de l'article UI 11 du règlement du PLU doit être accueilli.

11. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens de la requête n'est, en l'état de l'instruction, susceptible de fonder l'annulation de l'arrêté du 14 juin 2022.

12. Il résulte de ce qui précède, que la préfète du Val-de-Marne est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 14 juin 2022 par lequel le maire de la commune du Kremlin-Bicêtre a refusé de délivrer à M. C le permis de construire qu'il sollicitait.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

13. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution/ La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".

14. Aux termes l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente se prononce par arrêté sur la demande de permis () ". Aux termes de l'article L. 424-3 du même code : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. / Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer ou comporte une dérogation ou une adaptation mineure aux règles d'urbanisme applicables. ". Par ailleurs, aux termes de l'article de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'elle annule pour excès de pouvoir un acte intervenu en matière d'urbanisme ou en ordonne la suspension, la juridiction administrative se prononce sur l'ensemble des moyens de la requête qu'elle estime susceptibles de fonder l'annulation ou la suspension, en l'état du dossier ". Les dispositions introduites au deuxième alinéa de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme visent à imposer à l'autorité compétente de faire connaitre tous les motifs susceptibles de fonder le rejet de la demande d'autorisation d'urbanisme ou de l'opposition à la déclaration préalable. Combinées avec les dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, elles mettent le juge administratif en mesure de se prononcer sur tous les motifs susceptibles de fonder une telle décision.

15. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction ou s'il décide de la prononcer d'office, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.

16. Il résulte de ce qui précède que les motifs de refus du permis de construire sont entachés d'illégalité. Il ne résulte pas de l'instruction que les dispositions applicables à la date de la décision annulée s'opposeraient à la délivrance de l'autorisation d'urbanisme sollicitée ou qu'un changement de la situation de fait existant à la date du jugement y fasse obstacle. Par suite, le présent jugement implique nécessairement que le maire du Kremlin-Bicêtre délivre le permis en cause dans le présent litige. Il y a lieu de lui enjoindre de procéder à cette délivrance dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement.

Sur les frais liés au litige :

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise, à ce titre, à la charge de l'État et de M. C, qui ne sont pas, dans la présente instance, les parties perdantes.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation dirigées contre l'arrêté du 2 août 2021.

Article 2 : L'arrêté du maire du Kremlin-Bicêtre du 14 juin 2022 est annulé.

Article 3 : Il est enjoint au maire de la commune du Kremlin-Bicêtre de délivrer à M. C le permis de construire sollicité dans un délai de deux mois.

Article 4 : Les conclusions présentées par la commune du Kremlin-Bicêtre au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié au préfet du Val-de-Marne, à la commune du Kremlin-Bicêtre et à M. B C.

Délibéré après l'audience du 19 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Gougot, président présidente,

M. Combier, conseiller,

Mme Prissette, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2024.

Le rapporteur,

D. COMBIER

La présidente,

I. GOUGOT

La greffière,

M. A

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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