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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2201230

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2201230

mercredi 6 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2201230
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantMICHAUD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 4 février 2022 et 24 février 2022,

Mme D B veuve C, représentée par Me Michaud, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 23 décembre 2021 en tant que la préfète du Val-de-Marne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français ;

3°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 ou, à défaut, de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) à défaut, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer durant ce réexamen une autorisation provisoire de séjour ou un récépissé, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Mme B veuve C soutient que :

S'agissant de la décision de refus de titre de séjour :

- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors que le défaut de production de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ne permet pas de vérifier que la préfète du Val-de-Marne a effectivement saisi le collège de son cas, ni que cet avis est conforme aux exigences posées par l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2006 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il n'est pas établi que les trois médecins ayant siégé au sein du collège ont été régulièrement désignés par le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;

- il n'est pas établi que le médecin qui a rédigé le rapport médical pour le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'a pas siégé au sein du collège ayant rendu l'avis portant sur son état de santé ;

- l'identité des membres du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ayant émis l'avis médical n'est pas établie ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

La requête a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne qui n'a pas produit de mémoire.

Mme B veuve C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 mars 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de la santé publique ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Desvigne-Repusseau, premier conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B veuve C, ressortissante camerounaise, née en 1952, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 23 décembre 2021 en tant que la préfète du Val-de-Marne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, le bureau d'aide juridictionnelle du tribunal administratif de Melun a statué sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle de Mme B veuve C. Par suite, la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est devenue sans objet.

Sur les autres conclusions de la requête :

En ce qui concerne légalité de la décision de refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an () / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat / () ". Aux termes de l'article R. 425-11 de ce code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé / () ". Aux termes de l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre (). Il transmet son rapport médical au collège de médecins / () ". Aux termes de l'article R. 425-13 du même code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège / () / L'avis est transmis au préfet territorialement compétent, sous couvert du directeur général de l'office ". Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le collège de médecins à compétence nationale de l'office comprend trois médecins instructeurs des demandes des étrangers malades, à l'exclusion de celui qui a établi le rapport / () ". Aux termes de l'article 6 de cet arrêté : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis () précisant : / a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié / d) la durée prévisible du traitement / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays / () / L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège ".

4. De première part, il ressort des pièces du dossier, notamment des éléments versés par la préfète du Val-de-Marne dans la présente instance, que le rapport médical sur l'état de santé de Mme B veuve C, prévu à l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été établi le 13 avril 2021 par le docteur A, a été transmis le même jour au collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) et que ce collège a statué sur la situation de la requérante au vu de ce rapport. Par ailleurs, le collège était composé des docteurs Levy-Attias, Millet et Quilliot. Dès lors, la préfète du Val-de-Marne apporte la preuve que le médecin, auteur du rapport médical, n'a pas siégé au sein de ce collège, lequel a émis son avis au vu du rapport médical établi par le docteur A. Par suite, ce moyen doit être écarté.

5. De deuxième part, par une décision du 17 janvier 2017, dans sa rédaction issue d'une décision du 1er mai 2021 et régulièrement mise en ligne sur le site internet de l'OFII, le directeur général de l'office a désigné les docteurs Levy-Attias, Millet et Quilliot au nombre des médecins appelés à participer au collège de médecins à compétence nationale de l'OFII. Ainsi, les docteurs Levy-Attias, Millet et Quilliot ont régulièrement siégé au sein du collège qui a émis son avis sur l'état de santé de Mme B veuve C le 4 juin 2021. Par suite, ce moyen doit être écarté.

6. De troisième part, aux termes de l'article R. 4121-76 du code de la santé publique : " L'exercice de la médecine comporte normalement l'établissement par le médecin, conformément aux constatations médicales qu'il est en mesure de faire, des certificats, attestations et documents dont la production est prescrite par les textes législatifs et réglementaires / Tout certificat, ordonnance, attestation ou document délivré par un médecin doit être rédigé lisiblement en langue française et daté, permettre l'identification du praticien dont il émane et être signé par lui. Le médecin peut en remettre une traduction au patient dans la langue de celui-ci ". Il résulte de ces dispositions que l'avis émis par le collège de médecins de l'OFII en vertu de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit permettre l'identification des médecins dont il émane et être signé par eux. L'identification des auteurs de cet avis constitue une formalité substantielle dont la méconnaissance est susceptible d'entacher l'ensemble de la procédure.

7. Il ressort des pièces du dossier, notamment des éléments versés par la préfète du Val-de-Marne dans la présente instance, que l'avis du collège de médecins de l'OFII du 4 juin 2021 mentionne les nom, prénom et qualité des médecins signataires et comporte leurs signatures respectives. Par suite, ce moyen doit être écarté.

8. De quatrième part, il ressort des pièces du dossier, notamment des mentions de l'avis du collège de médecins du 4 juin 2021, que la préfète du Val-de-Marne a effectivement saisi le collège de médecins de l'OFII du cas de Mme B veuve C. Par suite, ce moyen doit être écarté.

9. De cinquième part, il ressort de l'avis émis le 4 juin 2021 que le collège de médecins de l'OFII a estimé que l'état de santé de Mme B veuve C nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont elle est originaire, elle peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Par suite, cet avis, qui répond aux exigences posées par l'article 6 de l'arrêté précité du 27 décembre 2016, est suffisamment motivé alors même qu'il ne mentionne pas les raisons pour lesquelles Mme B veuve C peut effectivement bénéficier d'un traitement approprié à son état de santé au Cameroun.

10. Enfin, pour déterminer si un étranger peut bénéficier effectivement dans le pays dont il est originaire d'un traitement médical approprié, au sens de l'article précité L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il convient de s'assurer, eu égard à la pathologie de l'intéressé, de l'existence d'un traitement approprié et de sa disponibilité dans des conditions permettant d'y avoir accès, et non de rechercher si les soins dans le pays d'origine sont équivalents à ceux offerts en France ou en Europe. Par ailleurs, en vertu des règles gouvernant l'administration de la preuve devant le juge administratif, la partie qui justifie de l'avis d'un collège de médecins de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié et effectivement accessible dans le pays de renvoi.

11. Au cas présent, si Mme B veuve C soutient que la préfète du Val-de-Marne s'est contentée, dans l'arrêté attaqué, d'indiquer sans autre précision qu'elle peut effectivement bénéficier d'un traitement approprié à sa pathologie au Cameroun, la préfète ne pouvait pas motiver la décision attaquée autrement qu'en s'appropriant les mentions de l'avis du collège de médecins de l'OFII, le secret médical auquel les médecins siégeant au sein du collège sont tenus ne les autorisant pas eux-mêmes à motiver leur avis autrement que par la réponse aux questions prévues à l'article 6 de l'arrêté précité du 27 décembre 2016, alors que, par ailleurs, la requérante se borne à faire valoir qu'elle souffre d'une grave maladie. En outre, les éléments médicaux versés au dossier par Mme B veuve C, ne font pas apparaître qu'elle ne pourrait pas bénéficier effectivement d'un traitement approprié à sa pathologie dans son pays d'origine, et l'intéressée n'établit, ni même n'allègue, que le traitement nécessaire à sa pathologie n'existerait pas au Cameroun ni, en tout état de cause, qu'elle n'aurait pas les moyens financiers lui permettant d'y accéder. Dans ces conditions, le moyen tiré d'une inexacte application des dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

12. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

13. Si Mme B veuve C, qui dit être entrée en France le

3 août 2016, justifie qu'à la date de l'arrêté attaqué, ses deux filles résident régulièrement sur le territoire français avec leurs enfants respectifs et qu'elle est hébergée par son petit-fils, il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier, alors même que la requérante établit que son époux est décédé au Cameroun le 24 décembre 1993, qu'elle serait dépourvue de toute attache privée ou familiale dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge d'au moins 64 ans. Dans ces conditions, la décision attaquée n'a pas porté au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, cette décision n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, la préfète du Val-de-Marne n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.

En ce qui concerne la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :

14. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié / () ".

15. Le moyen tiré d'une inexacte application des dispositions précitées du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11.

16. En second lieu, les moyens tirés d'une méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ainsi que d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation de la requérante doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 13.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme B veuve C tendant à l'annulation de l'arrêté de la préfète du Val-de-Marne en date du

Pour expédition conforme,

La greffière,

17. 23 décembre 2021 et, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte ainsi que celles relatives aux frais d'instance, doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de Mme B veuve C.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B veuve C est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B veuve C et à la préfète du Val-de-Marne.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 23 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. Guével, président,

M. Desvigne-Repusseau, premier conseiller,

M. Thébault, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juillet 2022.

Le rapporteur,

M. DESVIGNE-REPUSSEAU

Le président,

B. GUEVEL

La greffière,

C. KIFFER

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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