vendredi 5 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2201406 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SCP ARENTS-TRENNEC |
Vu les procédures suivantes :
I. - Par une requête enregistrée sous le n° 2201406 et un mémoire, enregistrés le 11 février 2022 et le 6 mai 2022, Mme B C, représentée par Me Ludot, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 février 2022 par lequel le maire d'Esbly l'a mise en demeure de cesser immédiatement les travaux de construction entrepris sur un terrain cadastré section D 170 situé 164 chemin des Andins à Esbly ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Esbly une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de fait dès lors que la construction litigieuse était préexistante ;
- il est entaché d'une erreur de droit au regard de l'article N1 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors qu'il ne s'agit pas d'une construction nouvelle ;
- il est entaché d'une erreur de droit en méconnaissance de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme dès lors que les travaux étaient achevés ;
- l'arrêté méconnait la décision n°2019-805 QPC du Conseil constitutionnel.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 août 2022, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requérante n'apporte aucun élément permettant de démontrer la préexistence de la construction ;
- les travaux exécutés par la requérante méconnaissent les dispositions de l'article N1 et N2 du règlement du plan local d'urbanisme, ainsi que les dispositions du plan de prévention des risques naturels d'inondations applicables à la zone rouge ;
- les travaux n'étaient pas achevés lors de l'intervention de l'arrêté interruptif de travaux ;
- l'arrêté attaqué ne méconnait pas la décision n°2019-805 QPC du Conseil constitutionnel.
Par un mémoire en observation enregistré le 25 avril 2022, la commune d'Esbly, représentée par Me Trennec, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requérante ne démontre aucunement que la construction était présente depuis plusieurs années sur le terrain ;
- la construction en question n'est pas celle d'un chalet mobile.
Par une lettre du 20 septembre 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 28 octobre 2022 sans information préalable.
Une ordonnance de clôture de l'instruction immédiate a été prise le 31 mai 2023.
II. - Par une requête enregistrée sous le n°2205169 le 24 mai 2022, Mme C, représentée par Me Ludot demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 mai 2022 par lequel le maire de la commune d'Esbly a refusé de lui délivrer un permis de construire sur son terrain cadastré section D 170 situé 164 chemin des Andins à Esbly ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Esbly les entiers dépens.
Elle soutient que :
- l'arrêté est discriminatoire envers la communauté des gens du voyage ;
- l'arrêté méconnait la décision n° 2019-805 QPC du Conseil constitutionnel.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 juillet 2022, la commune d'Esbly, représentée par Me Bineteau, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la requérante en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle ne présente aucun moyen ;
- les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par une lettre du 1er juin 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 30 juin 2023 sans information préalable.
Une ordonnance de clôture de l'instruction immédiate a été prise le 22 janvier 2024.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Senichault de Izaguirre, conseillère,
- les conclusions de Mme Morisset, rapporteure publique,
- et les observations de M. A, représentant du préfet de Seine-et-Marne dans l'instance n° 2201406 et de Me Bineteau, représentant la commune d'Esbly dans l'instance n° 2205169.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C est propriétaire de la parcelle située 164 chemin des Andins à Esbly et cadastrée section D170. Par un arrêté du 2 février 2022, le maire d'Esbly a édicté, au nom de l'État, un arrêté interruptif de travaux et a mis en demeure Mme C de cesser immédiatement les travaux de construction entrepris sur ce terrain. Mme C a également déposé une demande de permis de construire le 4 février 2022 tendant à l'installation d'un chalet en bois de 6 mètres de large sur 12 mètres de long sur pilotis sur le même terrain. Le maire a pris un arrêté refusant le permis de construire sollicité le 13 mai 2022. Par la présente requête, Mme C demande l'annulation de l'arrêté interruptif de travaux du 2 février 2022 ainsi que de l'arrêté du 13 mai 2022 par lequel le maire a refusé de lui délivrer le permis de construire sollicité.
2. Les requêtes présentées par Mme C et enregistrées sous les n° 2201406 et n°2205169 concernent le même terrain et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté interruptif de travaux du 2 février 2022 :
3. Aux termes de l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme : " Les infractions aux dispositions des titres Ier, II, III, IV et VI du présent livre sont constatées par tous officiers ou agents de police judiciaire ainsi que par tous les fonctionnaires et agents de l'État et des collectivités publiques commissionnés à cet effet par le maire ou le ministre chargé de l'urbanisme suivant l'autorité dont ils relèvent et assermentés. Les procès-verbaux dressés par ces agents font foi jusqu'à preuve du contraire. / () / Lorsque l'autorité administrative et, au cas où il est compétent pour délivrer les autorisations, le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale compétent ont connaissance d'une infraction de la nature de celles que prévoient les articles L. 480-4 et L. 610-1, ils sont tenus d'en faire dresser procès-verbal. / Copie du procès-verbal constatant une infraction est transmise sans délai au ministère public. / () ". Aux termes de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme : " L'interruption des travaux peut être ordonnée soit sur réquisition du ministère public agissant à la requête du maire, du fonctionnaire compétent ou de l'une des associations visées à l'article L. 480-1, soit, même d'office, par le juge d'instruction saisi des poursuites ou par le tribunal correctionnel. L'interruption des travaux peut être ordonnée, dans les mêmes conditions, sur saisine du représentant de l'État dans la région ou du ministre chargé de la culture, pour les infractions aux prescriptions établies en application des articles L. 522-1 à L. 522-4 du code du patrimoine. / () / Dès qu'un procès-verbal relevant l'une des infractions prévues à l'article L. 480-4 du présent code a été dressé, le maire peut également, si l'autorité judiciaire ne s'est pas encore prononcée, ordonner par arrêté motivé l'interruption des travaux. Copie de cet arrêté est transmise sans délai au ministère public. Pour les infractions aux prescriptions établies en application des articles L. 522-1 à L. 522-4 du code du patrimoine, le représentant de l'État dans la région ou le ministre chargé de la culture peut, dans les mêmes conditions, ordonner par arrêté motivé l'interruption des travaux ou des fouilles. / () / Dans le cas de constructions sans permis de construire ou d'aménagement sans permis d'aménager, ou de constructions ou d'aménagement poursuivis malgré une décision de la juridiction administrative suspendant le permis de construire ou le permis d'aménager, le maire prescrira par arrêté l'interruption des travaux ainsi que, le cas échéant, l'exécution, aux frais du constructeur, des mesures nécessaires à la sécurité des personnes ou des biens ; copie de l'arrêté du maire est transmise sans délai au ministère public. Dans tous les cas où il n'y serait pas pourvu par le maire et après une mise en demeure adressée à celui-ci et restée sans résultat à l'expiration d'un délai de vingt-quatre heures, le représentant de l'État dans le département prescrira ces mesures et l'interruption des travaux par un arrêté dont copie sera transmise sans délai au ministère public. / () ". Aux termes de l'article L. 480-4 du code de l'urbanisme : " Le fait d'exécuter des travaux mentionnés aux articles L. 421-1 à L. 421-5 en méconnaissance des obligations imposées par les titres Ier à VII du présent livre et les règlements pris pour leur application ou en méconnaissance des prescriptions imposées par un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou par la décision prise sur une déclaration préalable est puni d'une amende comprise entre 1 200 euros et un montant qui ne peut excéder, soit, dans le cas de construction d'une surface de plancher, une somme égale à 6 000 euros par mètre carré de surface construite, démolie ou rendue inutilisable au sens de l'article L. 430-2, soit, dans les autres cas, un montant de 300 000 euros. En cas de récidive, outre la peine d'amende ainsi définie un emprisonnement de six mois pourra être prononcé. / () ". Enfin, aux termes de l'article L610-1 du code de l'urbanisme : " En cas d'infraction aux dispositions des plans locaux d'urbanisme, les articles L. 480-1 à L. 480-9 sont applicables, les obligations mentionnées à l'article L. 480-4 s'entendant également de celles résultant des plans locaux d'urbanisme ".
4. Il résulte de ces dispositions que le maire est tenu de dresser un procès-verbal en application de l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme lorsqu'il a connaissance d'une infraction mentionnée à l'article L. 480 4, résultant soit de l'exécution de travaux sans les autorisations prescrites par le livre IV du code, soit de la méconnaissance des autorisations délivrées. Si, après établissement d'un procès-verbal, le maire peut, dans le second cas, prescrire par arrêté l'interruption des travaux, il est tenu de le faire dans le premier cas. En outre, le maire est également tenu de dresser un procès-verbal lorsqu'il a connaissance d'une infraction mentionnée à l'article L. 610-1 du même code, résultant de la méconnaissance des dispositions du plan local d'urbanisme. Il ne saurait cependant, dans cette hypothèse, prendre un arrêté interruptif pour des travaux exécutés conformément aux autorisations d'urbanisme en vigueur à la date de sa décision, même s'il estime que les travaux en cause méconnaissent les règles d'urbanisme et notamment le plan local d'urbanisme.
5. En premier lieu, la requérante fait valoir que la construction litigieuse indiquée dans l'arrêté interruptif de travaux était préexistante aux procès-verbaux d'infraction dès lors que les piliers en béton ont été installés sur une dalle de béton existante depuis plusieurs années. Toutefois, l'éventuelle préexistence de la construction n'étant étayée par aucune pièce du dossier, ce moyen ne pourra qu'être écarté.
6. En deuxième lieu, l'article N1 du règlement du plan local d'urbanisme relatif aux occupations et utilisations des sols interdites en zone N dispose que : " Sont interdits toutes nouvelles constructions et tous les modes d'occupation du sol exceptés ceux visés à l'article 2. Dans toutes les zones identifiées par le PPRI, sont interdits les remblaiements et les exhaussements de sol ". Par ailleurs l'article N2 relatif aux occupations et utilisations du sol soumises à des conditions particulières indique que " Sont autorisées les occupations du sol non interdites à l'article N1 / 1- sous réserve de la prise en compte des mesures relatives aux protections, risques et nuisances énoncées ci-dessous : dans les zones soumis à risque d'inondations (PPRI de la Vallée de la Marne) : dans les secteurs identifiées aux documents graphiques concernés par le PPRI (zone jaune clair, jaune foncé, zone marron et zone rouge), toute nouvelle construction ou extension est interdite () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que la parcelle cadastrée section D170 est située en zone N du règlement du plan local d'urbanisme de la commune et en zone rouge du plan de prévention des risques naturels et d'inondations. Dans ces conditions, la dalle et les piliers en béton dont l'existence a été constatée dans les procès-verbaux d'infraction et qui sont des constructions nouvelles, méconnaissaient les dispositions des articles N1 et N2 du règlement du plan local d'urbanisme. Ainsi, le moyen tiré de ce que la construction litigieuse ne serait pas nouvelle et qu'il s'agirait uniquement de la pose d'un chalet mobile ne peut qu'être écarté.
8. En troisième lieu, si la requérante soutient qu'une interruption de travaux ne pouvait être ordonnée dès lors que les travaux étaient définitivement exécutés, il ressort toutefois des pièces du dossier et notamment des photographies jointes au procès-verbal établi le 3 janvier 2022 que les travaux étaient bien en cours lors de l'édiction de l'arrêté interruptif de travaux par le maire. Par suite, ce moyen ne pourra qu'être écarté.
9. En quatrième lieu, si la requérante fait valoir que l'arrêté interruptif de travaux méconnait la décision n°2019-805 QPC du Conseil constitutionnel, il ressort de cette décision que le Conseil constitutionnel a uniquement censuré le fait que le législateur avait permis à certaines communes, non membres d'un établissement public de coopération intercommunale, d'interdire aux gens du voyage de stationner sur un terrain dont ils sont propriétaires. Ainsi, et contrairement à ce que la requérante soutient, cette décision n'a pas eu pour effet de créer un droit au stationnement sur son terrain et les règles du code de l'urbanisme restent pleinement applicables. Par suite, ce moyen pourra être écarté.
10. Il résulte de ce qui précède, que les conclusions à fin d'annulation de Mme C dans l'instance n° 2201406 doivent être rejetées.
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 14 mai 2022 portant refus de délivrance d'un permis de construire :
11. En premier lieu, la requérante fait valoir que les motifs de l'arrêté seraient fallacieux et n'auraient que pour but d'écarter les gens du voyage de la commune d'Esbly. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le maire de la commune a refusé ce permis de construire, tendant à la construction d'un chalet en bois de 72 m² sur pilotis comportant 3 pièces à destination de résidence principale sur le terrain situé au 164 chemin des Andins, au motif que le projet méconnait l'article N2 du règlement du plan local d'urbanisme précité, ainsi que l'article 1 du chapitre 1 du règlement de plan de prévention des risques et inondations. Compte tenu des dispositions rappelées au point 6, le maire n'a pas commis d'erreur d'appréciation en refusant de délivrer ce permis de construire sur la zone concernée. En tout état de cause et en l'absence d'élément étayés reflétant une discrimination de la communauté des gens du voyage, ce moyen ne pourra qu'être écarté.
12. En second et dernier lieu, conformément à ce qui a été dit au point 9 du présent jugement, la décision n°2019-805 QPC du Conseil constitutionnel n'a pas eu pour effet de déroger aux règles d'urbanisme prévues dans les règlements des plans locaux d'urbanisme des communes. Par suite, ce moyen ne pourra qu'être écarté.
13. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il ne soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions à fin d'annulation de Mme C dans l'instance n° 2205169 doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Dans l'instance n° 2201406, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Esbly, qui n'est pas la partie perdante, la somme que demande Mme C au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. De plus, l'instance n'ayant occasionné aucun dépens, ses conclusions tendant à ce que les dépens soient mis à la charge de la commune ne peuvent qu'être rejetées.
15. Par ailleurs, la décision par laquelle le maire se prononce sur une demande tendant à ce que soit ordonnée l'interruption de travaux illégalement entrepris en application de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme est prise au nom de l'État. Ainsi, la commune d'Esbly, alors même que le tribunal lui a demandé de produire des observations, n'est pas partie à l'instance devant cette juridiction au sens des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et ne peut donc réclamer le versement d'une somme au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
16. Enfin, dans l'instance n° 2205169, celle-ci n'ayant occasionné aucun dépens, les conclusions de Mme C tendant à ce que les dépens soient mis à la charge de la commune ne peuvent qu'être rejetées. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de la requérante le versement d'une somme de 1 500 euros à la commune d'Esbly en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n° 2201406 et n° 2105169 sont rejetées.
Article 2 : Dans l'instance n° 2105169, Mme C versera la somme de 1 500 euros à la commune d'Esbly au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Dans l'instance n° 2101406, les conclusions présentées par la commune d'Esbly tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et à la commune d'Esbly.
Copie en sera adressée au préfet de Seine-et-Marne.
Délibéré après l'audience du 15 mars 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Mullié, présidente,
Mme Senichault de Izaguirre, conseillère,
Mme Dutour, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 avril 2024.
La rapporteure,
J. SENICHAULT DE IZAGUIRRELa présidente,
N. MULLIE
La greffière,
V. GUILLEMARD
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Nos 2201406
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026