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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2201409

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2201409

lundi 23 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2201409
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantTCHIAKPE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 février 2022, et un mémoire enregistré le

20 juillet 2022, M. B A, représenté par Me Tchiakpe, dans le dernier état de ses écritures, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la préfète du Val-de-Marne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de séjour portant le mention " vie privée et familiale " dans un délai de 15 jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 70 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne d'examiner sa demande de titre de séjour dans un délai de trois mois à compter de la notification de la décision à intervenir, et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du

10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que Me Tchiakpe renonce à la part contributive de l'État.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2022, la préfète du Val-de-Marne conclut à titre principal au rejet de la requête en tant qu'elle est irrecevable et à titre subsidiaire à ce que le tribunal prononce un non-lieu à statuer.

M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par décision bureau d'aide juridictionnelle du 22 décembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".

2. Il est constant que M. A a déposé le 17 décembre 2019 une demande de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leur version alors applicable. Le requérant soutient que sa demande n'a fait l'objet d'aucune réponse et que par suite une décision de rejet est implicitement née le 18 avril 2020, décision dont il sollicite l'annulation par la présente requête. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'en réponse à sa demande, le préfet du Val-de-Marne lui a délivré un titre de séjour le 28 mai 2020, retirant ainsi implicitement mais nécessairement la décision de rejet née le 18 avril 2020. La circonstance que M. A n'aurait pas été avisé de la décision lui octroyant un titre de séjour n'a pas d'incidence sur l'existence d'une telle décision. Dès lors, en l'absence de refus de sa demande de titre de séjour, la requête de M. A est sans objet, et par suite manifestement irrecevable.

3. Il résulte de ce qui précède que, s'il est loisible au requérant de présenter une nouvelle demande de titre de séjour, la présente requête de M. A ne peut néanmoins qu'être rejetée, en ce compris ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte, et celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la préfète du Val-de-Marne.

Le président de la 2ème chambre,

D. LALANDE

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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