LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2201539

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2201539

vendredi 21 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2201539
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème chambre
Avocat requérantDILAWAR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 février 2022, M. B A, représenté par Me Dilawar, demande au tribunal :

1°) d'annuler la mise en demeure de payer émise par le comptable public pour recouvrer la somme de 1 832 euros ;

2°) de le décharger de l'obligation de payer ;

3°) de mettre à la charge de la direction départementale des finances publiques du Val-de-Marne une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est insuffisamment motivée en méconnaissance de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;

- le manque d'assiduité pour la période d'avril à juin 2017 n'est pas établi et la somme exigée n'est pas due.

Par un mémoire en défense enregistré le 17 juin 2022, le recteur de l'académie de Créteil conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable en l'absence de production d'une décision par le requérant au soutien de sa requête ;

- la requête est irrecevable dès lors qu'à supposer que la décision du 7 septembre 2018 soit regardée comme la décision attaquée, la requête enregistrée le 15 février 2022 est tardive ;

- le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté dès lors que la décision du 7 septembre 2018 est suffisamment motivée en droit et en fait ;

- le moyen tiré de l'illégalité de la décision attaquée doit être écarté dès lors que la scolarité de l'université Paris 13 a constaté le manque d'assiduité de M. A pendant trois mois au second semestre de l'année universitaire 2016-2017 et le requérant n'apporte pas la preuve de son assiduité aux cours ni de sa présence aux examens.

La requête a été communiquée à la direction départementale des finances publiques du Val-de-Marne qui n'a pas produit d'observations.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de :

1°) l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître d'une contestation de la régularité en la forme de la mise en demeure de payer en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales ;

2°) la tardiveté des conclusions dirigées contre l'ordre de versement du 7 septembre 2018 présentées après l'expiration du délai raisonnable d'un an à compter de la date à laquelle le titre, ou à défaut, le premier acte procédant de ce titre ou acte de poursuite a été notifié au débiteur ou porté à sa connaissance.

Par une lettre du 21 juin 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 26 septembre 2022.

Une ordonnance portant clôture de l'instruction immédiate a été prise le 15 juin 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Blanc, conseillère,

- et les conclusions de Mme Morisset, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 7 septembre 2018, le recteur de l'académie de Créteil a informé M. A qu'il ne remplit pas les conditions d'assiduité en cours et de présence aux examens, nécessaires à l'attribution d'une bourse d'enseignement supérieur au titre de l'année universitaire 2016-2017 et qu'un ordre de reversement d'un montant de 1 665,30 euros, correspondant aux mensualités de bourses d'enseignement supérieur sur critères sociaux à l'échelon 7 indûment versées pour les mois d'avril, mai et juin 2017 est émis. Par une mise en demeure du 22 février 2021, le comptable public l'a mis en demeure de payer la somme de 1 832,30 euros correspondant au titre de perception émis le 10 septembre 2020 pour un montant de 1 665,30 euros et à la majoration pour un montant de 167 euros. Par la présente requête, il doit être regardé comme demandant l'annulation de l'ordre de recouvrer du 7 septembre 2018 et de la mise en demeure qui lui a été adressée par un courrier du 22 février 2021, et la décharge de l'obligation de payer la somme de 1 832,30 euros.

Sur l'incompétence quant à la contestation de la régularité en la forme de la mise en demeure :

2. Aux termes de l'article L. 257 A du livre des procédures fiscales dans sa version applicable : " Les avis de mises en recouvrement peuvent être émis et rendus exécutoires et les mises en demeure de payer peuvent être émises, sous l'autorité et la responsabilité du comptable public compétent, par les agents du service ayant reçu délégation ". Aux termes de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales : " Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : / 1° Sur la régularité en la forme de l'acte ; / 2° A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée. / Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés dans le cas prévu au 1° devant le juge de l'exécution. Dans les cas prévus au 2°, ils sont portés : / a) Pour les créances fiscales, devant le juge de l'impôt prévu à l'article L. 199 ; / b) Pour les créances non fiscales de l'État, des établissements publics de l'État, de ses groupements d'intérêt public et des autorités publiques indépendantes, dotés d'un agent comptable, devant le juge de droit commun selon la nature de la créance ; / () ".

3. Le moyen tiré de ce que la mise en demeure du 22 février 2021 est entachée d'insuffisance de motivation porte sur la régularité en la forme de l'acte. Par suite, il n'appartient pas au juge administratif d'en connaître et les conclusions tendant à l'annulation de cette décision pour un tel motif doivent, par suite, être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la mise en demeure et de décharge :

4. Il résulte de ce qui est énoncé au point 2 du présent jugement qu'en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, le moyen tiré de la contestation du bien-fondé de la créance dirigée contre la mise en demeure du 22 février 2021 ne peut être utilement soulevé par le requérant dans le cadre d'un recours qui doit porter sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée. Par suite, les conclusions dirigées contre la mise en demeure du 22 février 2021 doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'ordre de reversement du 7 septembre 2018 et de décharge :

6. Aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ". Aux termes de l'article 118 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " En cas de contestation d'un titre de perception, avant de saisir la juridiction compétente, le redevable doit adresser cette contestation, appuyée de toutes pièces ou justifications utiles, au comptable chargé du recouvrement de l'ordre de recouvrer. / Le droit de contestation d'un titre de perception se prescrit dans les deux mois suivant la notification du titre ou, à défaut, du premier acte de poursuite qui procède du titre en cause. / () ".

7. Toutefois, le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. Dans une telle hypothèse, si le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours ou l'absence de preuve qu'une telle information a été fournie ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par les textes applicables, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable.

8. S'agissant des titres exécutoires, sauf circonstances particulières dont se prévaudrait son destinataire, le délai raisonnable ne saurait excéder un an à compter de la date à laquelle le titre, ou à défaut, le premier acte procédant de ce titre ou un acte de poursuite a été notifié au débiteur ou porté à sa connaissance.

9. Il résulte de l'instruction que le requérant a été destinataire d'un courrier le 7 septembre 2018 du recteur de l'académie de Créteil comportant la mention des voies et délais de recours l'informant de l'ordre de reversement dont il fait l'objet pour un montant de 1 665,30 euros correspondant aux mensualités de bourse d'enseignement supérieur sur critères sociaux à l'échelon 7 indûment versées pour les mois d'avril, mai et juin 2017 et qu'il a eu connaissance de cet ordre de reversement au plus tard le 30 octobre 2018. Dans ces conditions, la requête introduite le 15 février 2022 est tardive. A supposer que des conclusions soient identifiées contre l'ordre de reversement du 7 septembre 2018, elles ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la direction départementale des finances publiques du Val-de-Marne, qui n'est pas la partie perdante, la somme que M. A réclame au titre des frais non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche et à la direction départementale des finances publiques du Val-de-Marne.

Copie en sera adressée à la rectrice de l'académie de Créteil.

Délibéré après l'audience du 31 mai 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Mullié, présidente,

Mme Blanc, conseillère,

Mme Senichault de Izaguirre, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juin 2024.

La rapporteure,

T. BLANCLa présidente,

N. MULLIE

La greffière,

H. KELI

La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions