vendredi 2 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2201860 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | BENMERIEM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 février 2022, Mme B C, représentant son fils mineur A D, représentée par Me Benmeriem, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 18 février 2022 par laquelle le proviseur du lycée Pablo Picasso a exclu A D de l'établissement pour une durée de cinq jours ;
2°) de mettre à la charge de l'État et du lycée Pablo Picasso une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un vice d'incompétence ;
- elle est entachée d'un vice de forme ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en méconnaissance des droits de la défense, du droit à un procès équitable et du principe du contradictoire dès lors qu'elle n'a pas été informée de ce qu'une sanction disciplinaire était envisagée et que la décision de sanction a été prise avant que ses explications et celles de son fils soient recueillies ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'aucune faute n'est établie ;
- elle est illégale dès lors que les faits reprochés ne justifient pas la sanction prononcée.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 avril 2022, le recteur de l'académie de Créteil conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient que la décision attaquée a été retirée par une décision du 28 mars 2022 et qu'elle a été effacée du dossier administratif de l'élève.
La requête a été communiquée au lycée Pablo Picasso qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par ordonnance du 21 juin 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 12 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Blanc, conseillère,
- et les conclusions de Mme Morisset, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 18 février 2022, le proviseur du lycée Pablo-Picasso a exclu A D de l'établissement pour une durée de cinq jours du 7 au 11 mars 2022 aux motifs d'une " atteinte aux valeurs de la République, attitude et propos déplacés en classe ". Par la présente instance, la requérante demande l'annulation de cette décision.
Sur l'exception de non-lieu à statuer :
2. L'exécution de la sanction prononcée à l'encontre A D le 18 février 2022 ayant été suspendue par le juge des référés dès le 3 mars 2022, l'intéressé a pu intégrer l'établissement du 7 mars 2022 au 11 mars 2022. Cette mesure a ensuite été formellement retirée par une décision du chef de l'établissement en date du 28 mars 2022. Par suite, les conclusions que Mme C présente contre cette décision sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'État et du lycée Pablo Picasso la somme que Mme C demande au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision du 18 février 2022 du proviseur du lycée Pablo Picasso.
Article 2 : Les conclusions présentées par Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C, à la ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse, des sports et des jeux olympiques et paralympiques et au chef de l'établissement Pablo Picasso.
Copie en sera adressée à la rectrice de l'académie de Créteil.
Délibéré après l'audience du 12 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Mullié, présidente,
Mme Blanc, conseillère,
Mme Senichault de Izaguirre, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 février 2024.
La rapporteure,
T. BLANCLa présidente,
N. MULLIE
La greffière,
V. GUILLEMARD
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse, des sports et des jeux olympiques et paralympiques en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026