vendredi 31 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2201898 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | DE MAILLARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 février 2022, M. F D, représenté par Me de Maillard, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 janvier 2022 par lequel la préfète du Val-de-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer sans délai une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", ou à défaut de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant ce réexamen, à compter de la notification du jugement à intervenir sous une astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- l'auteur de cette décision n'a pas justifié de sa compétence ; l'identification de l'auteur de l'arrêté est impossible ;
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne pour la sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il a deux filles, H née le 15 septembre 2019 à Paris et B née le 13 novembre 2021 à Créteil ; H a le statut de réfugiée et la mère d'Asnath est titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle expirant le 5 mars 2022 ; il entretient une communauté de vie avec la mère d'Asnath ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de sa vie privée et familiale ;
En ce qui concerne la décision portant refus de départ volontaire :
- la décision attaquée méconnaît les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'intéressé tente désespérément d'obtenir un rendez-vous en préfecture pour obtenir sa régularisation ;
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
- l'auteur de cette décision n'a pas justifié de sa compétence ;
- elle est illégale, dès lors que la décision portant refus de délai de départ volontaire est illégale ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne pour la sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Des pièces complémentaires ont été produites le 13 février 2023 par préfète du Val-de-Marne, représentée par le cabinet Actis. Elles ont été communiquées au requérant.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné M. C pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles R. 776-13-1 et suivants, R. 776-15, R. 777-1 et suivants, R. 777-2 et suivants et R. 777-3 et suivants du code de justice administrative
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- Et les observations de Me Rahmouni, représentant de la préfète du Val-de-Marne qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.
M. D n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. F D, ressortissant ivoirien né le 5 octobre 1993 à Daloa (Côte d'Ivoire) est entré en France le 6 octobre 2016 selon ses déclarations. M. D a été interpellé le 25 janvier 2022 à Joinville-le-Pont et placé en garde à vue pour des faits de conduite d'un véhicule sans permis de conduire français et usage de fausses plaques. Par un arrêté du 26 janvier 2022, la préfète du Val-de-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français sur le fondement des dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions contestées :
2. Il ressort de l'arrêté en litige qu'il comporte une signature précédée de la mention estompée, quoiqu'encore lisible, de M. A G " pour la préfète et par délégation ". Par un arrêté n° 2021/1836 du 28 mai 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour, la préfète du Val-de-Marne a donné à M. A G, adjoint à la cheffe du bureau de l'éloignement et du contentieux, délégation de signature aux fins de signer l'ensemble des décisions en litige. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. Aux termes de l'article L. 611-1 de ce code prévoit que " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () ".
4. En premier lieu, le premier alinéa de de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. ". D'une part, M. D ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 211-1 du code des relations entre le public et l'administration à l'appui du moyen tiré du défaut de motivation de la décision litigieuse dès lors que la motivation des obligations de quitter le territoire français est explicitement prévue au premier alinéa de l'article L. 613-1 précité. D'autre part, l'arrêté en litige du 26 janvier 2022 de la préfète du Val-de-Marne mentionne de façon suffisamment précise les motifs de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision attaquée, et notamment que M. D ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité, et que la décision en litige ne contrevient pas aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision en litige ne peut qu'être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
6. En quatrième lieu, M. D fait valoir que sa vie privée et familiale se trouve en France dès lors qu'il y vit avec sa compagne qui est titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle, qu'il a deux filles sur le territoire français dont l'une s'est vue reconnaître la qualité de réfugiée, et qu'il travaille en France pour subvenir aux besoins de sa famille. Toutefois, il n'établit pas l'existence d'une vie commune avec Mme E par la seule production d'une attestation en date du 14 février 2022, au demeurant postérieure à la décision en litige, qui certifie l'héberger sans plus de précision, qui n'est pas suffisamment corroborée par la seule facture d'un opérateur mobile en date du 17 juillet 2021 qui fait mention de l'adresse E et par les éléments déclaratifs émis par le requérant lors de la reconnaissance de la paternité de sa dernière fille lors de ses auditions pendant la procédure de mise en cause pénale suite à l'infraction commise le 25 janvier 2022. Par ailleurs, M. D ne verse aux débats aucun élément de nature à établir qu'il commet des actes d'entretien matériel ou d'éducation à l'égard des jeunes H et B. Enfin, M. D n'établit pas être dépourvu de toute attache familiale ou privée dans son pays d'origine où il n'est pas contesté qu'il a vécu avant son départ pour la France à l'âge de 28 ans et où il reconnaît avoir une première fille. Dans ces conditions, M. D n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision a été prise. Par suite, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
7. En cinquième lieu, M. D ne saurait se prévaloir utilement à l'encontre d'une décision lui faisant obligation de quitter le territoire français des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui fixent les conditions de délivrance d'un titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté. Au surplus, si M. D a reconnu sa paternité à l'égard de la jeune H née le 15 septembre 2019 à Paris, dont la qualité de réfugiée a été reconnue par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, et la jeune B née le 13 novembre 2021 à Créteil dont la mère est titulaire d'un titre de séjour en vigueur en France, cette seule circonstance ne lui permet pas de soutenir qu'il peut prétendre à un titre de séjour de plein droit de nature à faire obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une mesure de reconduit à la frontière en dehors des cas énumérés à l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En sixième lieu, si M. D soutient travailler en qualité de livrer dans le cadre du système Uber, il est constant que le requérant ne dispose ni d'un titre de conduite valable en France ni d'un compte sur la plateforme Uber dès lors qu'il ressort des pièces du dossier qu'il rémunère un tiers inscrit qui le missionne à cet effet en lui rétrocédant une partie de la commission. Par suite, et compte tenu de ce qui a été dit au point 6 du présent jugement, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle et professionnelle ne peut qu'être écarté.
9. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 26 janvier 2022 lui faisant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la légalité de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
10. Aux termes des dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
11. M. D prétend que la préfète du Val-de-Marne a méconnu les dispositions de l'article L. 612-3 en estimant qu'il existe un risque qu'il se soustraie à la décision d'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet, dans la mesure où il a tenté de régulariser sa situation. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, et notamment des procès-verbaux d'audition, que M. D a reconnu être entré irrégulièrement sur le territoire français. Si M. D n'apporte pas d'élément de nature à établir qu'il a sollicité sans succès un rendez-vous en préfecture pour déposer un dossier d'admission au séjour, il produit toutefois une attestation de demande d'asile émise le 9 janvier 2017 par le guichet unique des demandeurs d'asile des Hauts-de-Seine et valable jusqu'au 8 février 2017 montrant qu'il a entrepris à cette époque des démarches en vue d'obtenir un titre de séjour. Cependant, d'une part, il ressort des pièces du dossier que M. D exerce habituellement les fonctions de coursier livreur sur la voie publique sans disposer d'un titre de conduite valable en France. D'autre part, si le requérant dispose d'un passeport ivoirien valide, il ne justifie pas, par les seules pièces qu'il verse aux débats, d'une communauté de vie avec Mme E. Ainsi, nonobstant l'attestation d'hébergement non circonstanciée établie par cette dernière, M. D ne saurait être regardé, en l'état des pièces du dossier, comme justifiant d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale. Par suite, la préfète du Val-de-Marne pouvait légalement lui refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire au titre du risque de soustraction à la mesure d'éloignement en litige. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
12. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 26 janvier 2022 lui accordant un délai de départ volontaire de trente jours.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
13. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français par voie de conséquence de l'illégalité de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire ne peut qu'être écarté.
15. En deuxième lieu, M. D ne saurait se prévaloir utilement à l'encontre d'une décision portant interdiction de retour sur le territoire français des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui fixent les conditions de délivrance d'un titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
16. En troisième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 6, M. D ne justifie pas de l'existence d'une communauté de vie avec une ressortissante étrangère titulaire d'un titre de séjour en vigueur sur le territoire français et ne justifie pas davantage contribuer à l'entretien ou à l'éducation de ses filles résidant en France. Dans ces conditions, en ne retenant pas de circonstances humanitaires justifiant qu'il ne prononce pas d'interdiction de retour à l'encontre du requérant, la préfète du Val-de-Marne n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation eu égard à la durée et aux conditions de séjour en France de l'intéressé. Enfin, à supposer le moyen soulevé, en fixant la durée de cette interdiction de retour sur le territoire français à deux ans, cette autorité n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation eu égard à ces considérations.
17. En quatrième lieu, pour les mêmes de fait que ceux énoncés au point 6 du présent jugement, le moyen tiré de ce que la décision en litige méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne pour la sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
18. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 26 janvier 2022 portant interdiction de retour sur le territoire français.
19. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation l'arrêté du 26 janvier 2022 par lequel la préfète du Val-de-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F D et à la préfète du Val-de-Marne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2023.
Le magistrat désigné,
S. CLa greffière,
L. DARNAL
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2201898
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026