vendredi 2 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2202286 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | TAVARES DE PINHO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 mars 2022, M. C B, représenté par Me Tavares De Pinho , demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 décembre 2021 par lequel la préfète du Val-de-Marne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour portant mention " étudiant " ou " vie privée et familiale " à compter de la notification du jugement sous astreinte de 200 euros par jour de retard ou à défaut de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler et de réexaminer sa situation dans le délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous les mêmes conditions d'astreinte;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;
M. B soutient que :
La décision de refus de titre de séjour :
- est insuffisamment motivée ;
- est illégale en l'absence d'examen particulier de sa situation par le préfet;
- est entachée d'une erreur de droit faute pour la préfète d'avoir fait usage de son pouvoir de régularisation ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions des articles L.422-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur de fait ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
La décision fixant le délai de départ volontaire :
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
La décision fixant le pays de destination :
- est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La procédure a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne qui n'a pas présenté d'observations.
Par ordonnance du 10 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 10 février 2023 à midi.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 février 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Bourdin.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, ressortissant indien, né le 28 janvier 1994 à Hyderabad, Telangana (Inde), est entré en France le 12 ou le 15 septembre 2017, sous couvert d'un visa de long séjour " étudiant ". Le 9 novembre 2021, il a sollicité son admission au séjour, sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le renouvellement de son titre de séjour étudiant sur le fondement des dispositions des articles L. 433-1 et suivants du même code. Par arrêté du 23 décembre 2021, la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire dans le délai 30 jours et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 de ce code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
3. M. B soutient que la décision de refus de titre de séjour est insuffisamment motivée dès lors qu'elle ne fait pas référence à son intégration exceptionnelle, à sa vie commune avec une ressortissante sénégalaise titulaire d'une carte de résident, à son inscription dans un établissement d'enseignement supérieur et retient à tort que son titre de séjour serait expiré depuis 2018. Toutefois, l'arrêté litigieux vise les articles L. 435-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il rappelle les conditions d'entrée du requérant sur le territoire français, l'obtention d'un premier titre de séjour étudiant, précise qu'il ne justifie d'aucune intégration professionnelle depuis son entrée en France et qu'il n'est pas en mesure de justifier d'une inscription, de son assiduité, n'a obtenu aucun diplôme depuis son entrée en France et n'est pas en mesure de justifier de moyen d'existence. Le préfet n'étant tenu de rappeler que les éléments de fait sur lesquels il se fonde pour prendre sa décision et non ceux évoqués par le requérant au cours de la présente instance, dont au demeurant il n'est pas établi qu'ils aient été portés à sa connaissance lors de l'examen de sa demande par les services de la préfecture. Par suite, la décision attaquée comporte l'ensemble des considérations de droit et de fait qui en constitue le fondement.
4. En deuxième lieu, M. B invoque pour les mêmes raisons que celles évoquées au paragraphe précédent que la décision portant refus de titre de séjour serait entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation. Toutefois, il ne justifie pas avoir transmis des éléments à la préfète du Val de Marne sur le concubinage qu'il invoque, ni concernant son inscription à l'Institut privé du luxe et du management pour l'année scolaire 2021/2022 et il ressort des pièces du dossier que si la sous-préfecture de Nogent-sur-Marne, lui a délivré le 20 décembre 2018 une attestation de régularité de séjour du fait de l'expiration de son titre de séjour le 12 septembre 2018 c'est dans l'attente de son rendez-vous à la préfecture fixé au 12 mars 2019. Par suite, le requérant n'établit pas que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux de sa situation.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "étudiant" d'une durée inférieure ou égale à un an. En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ". Le renouvellement de cette carte est subordonné, notamment, à la justification par son titulaire de la réalité et du sérieux des études qu'il a déclaré accomplir.
6. L'arrêté querellé, relève que le précédent titre de séjour mention " étudiant " dont bénéficiait le requérant était expiré depuis le 12 septembre 2019, et que sa nouvelle demande ne pouvait qu'être rejetée puisqu'il n'était pas en mesure de justifier du caractère réel et sérieux de ses études. A cet égard, alors qu'il bénéficie d'un titre de séjour " étudiant " depuis 2017, M. B, produit dans le cadre de la présente instance, pour justifier de sa demande de titre, un certificat d'inscription ainsi qu'un contrat étudiant à l'Institut privé du luxe et du management de l'entreprise du 13 septembre 2021, pour suivre un " master of Business ", équivalent en réalité à une première année de Master pour l'année scolaire 2021/2022. Si pour établir la réalité et le sérieux de ses études, M. B invoque avoir intégré à la rentrée 2017, l'établissement Studalis pour y suivre un Master en management international et avoir été inscrit à l'école de communication et des arts du 28 novembre 2018 au 28 novembre 2020, il ne justifie pas de l'obtention d'un quelconque diplôme à l'issue de l'une de ces formations, et ne produit aucun relevé des notes obtenues au cours de ces années de formation. En outre, la dernière inscription dont il se prévaut au titre de l'année universitaire 2021/2022 ne témoigne d'aucune progression dans l'échelle des diplômes préparés par rapport à ceux des années précédentes. Il ne justifie d'aucune assiduité, ni d'aucune progression dans ses études, de sorte que le préfet était fondé pour ce seul motif à lui refuser le renouvellement du titre de sollicité.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / (). "
8. M. B estime aussi justifier de motif exceptionnel à son admission au séjour, en dehors de la poursuite de ses études, dès lors qu'il justifie d'une intégration sociale, d'une ancienneté de séjour de cinq ans sur le territoire français et qu'il vit en concubinage, depuis plusieurs années, avec une ressortissante sénégalaise titulaire d'une carte de résident. A cet égard, si M. B produit une attestation sur l'honneur établie à la mairie de Fontenay-sous-Bois le 9 juin 2020 par laquelle le requérant et Mme A attestent être domiciliés à la même adresse ainsi qu'une attestation d'hébergement du 10 septembre 2021 par laquelle Mme A atteste héberger le requérant à son domicile depuis 2018, force est de constater que contrairement aux mentions de ce dernier document, il n'est joint aucun justificatif de domicile de Mme A. A cet égard, le fait que M. B ait indiqué sur ses avis d'imposition établis en 2019 et en 2020 ainsi que sur les courriers de la commission de médiation pour le droit au logement opposable une adresse commune et qu'il ait mentionné dans une demande de logement social du 20 janvier 2020 que Mme A était sa concubine, ne suffit pas à établir la réalité d'une adresse commune et en encore moins d'une communauté de vie affective. Il en va de même des virements effectués sur son compte par Mme A entre avril 2020 et décembre 2021, étant en outre relevé que dans une attestation 5 juin 2021, cette dernière a indiqué en tant que présidente de l'association Insignia qu'elle avait collaboré avec " Monsieur B D en tant que bénévole au sein de notre association () " et que ce dernier avait facturé à cette association les produits utilisés lors de ses interventions. Ainsi, le requérant n'établit pas la réalité du concubinage dont il se prévaut. Par ailleurs, il ne produit des justificatifs de présence en France que depuis le mois de juin 2018 et ne justifie d'aucune insertion particulière au titre du travail ou de ses études en France. Par suite, la préfète du Val-de-Marne n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en considérant que le requérant ne justifiait pas de motifs humanitaires ou exceptionnels justifiant la délivrance d'un titre de séjour au regard des dispositions précitées.
9. En cinquième lieu, M. B estime que la préfète du Val de Marne aurait commis une erreur de droit en ne faisant pas usage de son pouvoir général de régularisation. Toutefois, le requérant ne justifie pas avoir saisi la préfète du Val-de-Marne d'une demande titre de séjour sur ce fondement, de sorte qu'il ne peut utilement soutenir qu'elle aurait commis une erreur de droit en n'examinant pas sa demande sur ce fondement. En tout état de cause, il résulte de ce qui vient d'être dit au point 8 que le requérant n'établit pas que sa situation personnelle justifiait que le préfet fasse usage de ce pouvoir.
10. En sixième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. Il ressort de ce qui vient d'être dit au point 8, que M. B n'établit pas la réalité de la communauté de vie affective avec Mme A et ne justifie d'une durée de présence régulière en France que de trois ans et demi à la date de la décision attaquée, sur la base d'un titre de séjour étudiant ne lui donnant pas vocation à s'établir en France. Aucun des éléments produits ne permet de considérer que le centre des intérêts familiaux et privés est établi en France. En outre, il n'établit ni même allègue être dépourvu d'attache dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 27 ans. Dans ces conditions, la préfète du Val-de-Marne n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée et n'a, dès lors, pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. En septième lieu, M. B soutient que la préfète du Val-de-Marne aurait commis une erreur de fait en indiquant dans sa décision que son titre de séjour était expiré depuis l'année 2018, qu'il ne justifiait pas d'une inscription dans un établissement de formation, ni de conditions d'existence pérennes et suffisantes, ni d'une forte intégration au regard de sa situation de concubinage. Toutefois, ainsi qu'indiqué précédemment, les éléments produits l'intéressé ne permettent pas d'établir la réalité du concubinage dont il se prévaut. A supposer qu'il dispose de revenus réguliers et stables, le préfet pouvait légalement refuser la délivrance d'un titre de séjour étudiant en se fondant sur l'absence d'assiduité et de sérieux dans le suivi de ses études. De même, ainsi qu'il a été dit, son titre de séjour expirait le 12 septembre 2018, de sorte que la préfecture a dû lui fournir une attestation de régularité de séjour le 20 décembre 2018 dans l'attente de son rendez-vous du 19 mars 2019, sans que l'intéressé ne justifie d'ailleurs du récépissé du demande de titre de séjour qui devait lui être remis lors de ce dernier rendez-vous. En tout état de cause, le préfet ne s'est pas fondé sur la seule expiration de son visa de long séjour et a examiné sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant au regard des critères posés par la loi. Enfin, il ne justifie pas avoir adressé au préfet l'attestation d'inscription à l'Institut privé du luxe et du management de l'entreprise au titre de l'année scolaire 2021/2022, étant en outre relevé que l'absence de mention de cette inscription dans la décision est sans influence sur le sens de la décision attaquée, qui a pris en compte son absence d'assiduité dans ses études et de diplôme. Par suite, M. B n'est pas fondé à invoquer la nullité de la décision attaquée pour erreur de fait.
13. En huitième lieu, il résulte de tout ce qui vient d'être dit que M. B n'établit pas que la décision de refus de titre de séjour serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions dirigées contre la décision portant refus de titre de séjour doivent être rejetées.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
15. En premier lieu, la décision de refus de titre de séjour n'étant pas annulée, M. B n'est pas fondé à invoquer la nullité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire par voie de conséquence de l'annulation de la première décision.
16. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus concernant le refus de titre de séjour que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent, pour les motifs précédemment exposés, être écartés.
17. Il en résulte que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire.
En ce qui concerne le délai de départ volontaire :
18. M. B fait valoir que la décision lui fixant un délai de départ volontaire de trente jours serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa formation en cours et de son concubinage avec une ressortissante sénégalaise titulaire d'une carte de résident. Toutefois, ainsi qu'il a été dit aux points 5 et 8, le sérieux et la progression dans ses études ainsi que la réalité de son concubinage ne sont pas établis. Par suite, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne le pays de destination :
19. En premier lieu, la décision l'obligeant à quitter le territoire n'étant pas annulée, le requérant n'est pas fondé à invoquer la nullité de la décision fixant le pays de destination par voie de conséquence de la nullité de la première décision.
20. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment concernant la décision de refus de titre de séjour que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent, pour les motifs précédemment exposés, être écartés.
21. Il en résulte que les conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.
22. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B et à la préfète du Val-de-Marne.
Délibéré après l'audience du 12 mai 2023 , à laquelle siégeaient :
M. Dewailly, président,
Mme Bourdin, première conseillère,
M. Lacote , conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juin 2023.
La rapporteure,
S. BOURDIN
Le président,
S. DEWAILLY La greffière,
C. SISTAC
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026