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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2202435

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2202435

mardi 2 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2202435
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation7ème chambre
Avocat requérantJACQUEZ DUBOIS LAURE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 mars 2022, la SCI Souarid, représentée par le cabinet Hermexis avocats associés, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 10 janvier 2022 par lequel le maire de Villecresnes a refusé de lui délivrer un permis de construire portant sur la rénovation, l'extension et la surélévation d'une maison individuelle ainsi que la création et la modification des clôtures sur les parcelles cadastrées section 75 AT, n°s 765 et 767 situées 13 chemin des closeaux ;

2°) d'enjoindre à la commune de Villecresnes, à titre principal, de lui délivrer un permis de construire ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Villecresnes une somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice d'incompétence dès lors que son auteur, le maire de Villecresnes, avait délégué ses pouvoirs et sa signature à M. B, adjoint au maire ;

- il est entaché d'un défaut de motivation dès lors qu'un des motifs de refus est fondé sur un motif retenu dans le cadre de l'instruction d'une précédente décision de refus d'octroi d'une autorisation d'urbanisme ;

- le dossier de demande de permis de construire n'est pas incomplet et ne comprend pas d'inexactitude ; en tout état de cause, le maire ne pouvait fonder son refus de permis de construire sans lui avoir préalablement demandé de compléter son dossier ;

- le projet en litige ne méconnaît pas les dispositions de l'article UD 4 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors, d'une part, que le service instructeur devait saisir le syndicat mixte pour l'assainissement et la gestion des eaux du bassin versant Yerres-Seine (SyAGE), pour disposer d'un avis relatif à la compatibilité du projet au règlement de ce syndicat et, d'autre part, que la notice descriptive comporte tous les éléments relatifs aux eaux usées en conformité avec les dispositions précitées et, enfin, que la construction existante est d'ores et déjà raccordée au réseau d'assainissement ;

- il ne méconnaît pas les dispositions de l'article UD11 du règlement du plan local d'urbanisme relatives à l'aspect extérieur de la construction dès lors que la construction future et ses clôtures s'insèrent qualitativement dans son environnement ;

- il ne méconnaît pas les dispositions de l'article UD12 de ce même règlement dès lors que quatre places de stationnement sont envisagées dont l'une dans le volume de la construction et trois autres en extérieur sur la surface gravillonnée du terrain d'assiette.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 mai 2022, la commune de Villecresnes, représentée par Me Jacquez Duvois, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la SCI Souarid au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par la SCI Souarid ne sont pas fondés et sollicite du tribunal une substitution de motifs tirée de ce que la décision contestée pouvait être également fondée sur la méconnaissance des dispositions de l'article UD6 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que la construction existante est implantée au-delà des cinq mètres d'alignement et que sa transformation ne conserve ni le volume, ni la structure existante.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- Le code général des collectivités territoriales ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Duhamel,

- les conclusions de M. Grand, rapporteur public,

- et les observations de Me Jacquez Dubois, représentant la commune de Villecresnes.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 10 janvier 2022, le maire de Villecresnes a refusé de délivrer à la SCI Souarid, le permis de construire qu'elle avait sollicité en vue de réaliser des travaux de rénovation, d'extension et de surélévation d'une maison individuelle ainsi que la création et la modification des clôtures sur les parcelles cadastrées section 75 AT, n°s 765 et 767 situées 13 chemin des closeaux. La SCI Souarid demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : / a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu () ". Aux termes de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et, en l'absence ou en cas d'empêchement des adjoints ou dès lors que ceux-ci sont tous titulaires d'une délégation, à des membres du conseil municipal. () " ;

3. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué est signé par le maire de Villecresnes. La circonstance que le maire a délégué sa signature en matière d'urbanisme à un adjoint ne fait pas obstacle à ce qu'il exerce la compétence qu'il tient des dispositions précitées de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme. Il ne ressort, par ailleurs, d'aucune pièce du dossier que le délégataire de la signature aurait bénéficié d'une délégation de pouvoir comme l'allègue la SCI Souarid. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme dans sa rédaction applicable : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer ou comporte une dérogation ou une adaptation mineure aux règles d'urbanisme applicables. ".

5. Ces dispositions visent à imposer à l'autorité compétente de faire connaître tous les motifs susceptibles de fonder le rejet de la demande d'autorisation d'urbanisme ou de l'opposition à la déclaration préalable. En l'espèce, la décision attaquée se fonde sur la méconnaissance des dispositions des articles UD4, UD11 et UD12 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Villecresnes ainsi que sur les incohérences et les omissions du dossier de permis de construire listées exhaustivement. Si la SCI Souarid soutient que l'arrêté attaqué souffrirait néanmoins d'une insuffisance de motivation en ce qu'il se fonde sur la méconnaissance des dispositions de l'article UD4 du règlement du plan local d'urbanisme par référence à un premier arrêté de refus de permis de construire , il est constant qu'il précise en quoi cet article est méconnu tenant en l'absence de gestion des eaux pluviales à la parcelle conformément au principe " zéro rejet " imposé par le règlement du syndicat mixte pour l'assainissement et le gestion des eaux du bassin versant Yerres-Seine (SyAGE) et de conformité des réseaux d'assainissement des eaux usées et pluviales. Dans ces conditions, l'arrêté attaqué, qui vise également les dispositions pertinentes du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme, est suffisamment motivé en droit et en fait. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation doit être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 423-22 du même code : " Pour l'application de la présente section, le dossier est réputé complet si l'autorité compétente n'a pas, dans le délai d'un mois à compter du dépôt du dossier en mairie, notifié au demandeur ou au déclarant la liste des pièces manquantes dans les conditions prévues par les articles R. 423-38 et R. 423-41 ". Aux termes de l'article R. 423-38 du même code : " Lorsque le dossier ne comprend pas les pièces exigées en application du présent livre, l'autorité compétente, dans le délai d'un mois à compter de la réception ou du dépôt du dossier à la mairie, adresse au demandeur ou à l'auteur de la déclaration une lettre recommandée avec demande d'avis de réception, indiquant, de façon exhaustive, les pièces manquantes ".

7. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'autorité compétente pour instruire la demande, si elle s'estime insuffisamment informée, non de rejeter celle-ci, mais de demander au pétitionnaire de compléter son dossier, lequel, à défaut de notification de pièce manquante adressée par le service instructeur, est réputé complet un mois après son dépôt en vertu de l'article R. 423-22 du code de l'urbanisme.

8. Le maire de Villecresnes s'est notamment fondé, pour refuser de délivrer le permis de construire sollicité, sur l'incomplétude du dossier de demande de permis tenant à des insuffisances du plan de masse, l'absence d'échelle sur les plans, l'absence de mention du pourcentage de pente de la toiture et de la puissance de raccordement au réseau électrique et des incohérences quant à la surface de plancher déclarée par rapport à l'ancienne demande de permis de construire. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que le service instructeur de la commune de Villecresnes aurait adressé à la pétitionnaire une demande de production des pièces manquantes dans les conditions rappelées au point précédent, de sorte que le dossier de demande de permis de construire était réputé complet à l'issue du délai d'un mois après le dépôt de la demande en application des dispositions de l'article R. 423-22 du même code. Il s'ensuit que la SCI Souarid est fondée à soutenir que le caractère incomplet du dossier ne pouvait justifier légalement une décision de refus de délivrer le permis de construire sollicité.

9. En quatrième lieu, aux termes des dispositions de l'article UD11 du règlement du plan local d'urbanisme : " () Par leur aspect extérieur, les constructions et autres occupations du sol doivent présenter un aspect compatible avec le caractère ou l'intérêt des lieux avoisinants, du site et du paysage et s'insérer harmonieusement dans l'environnement existant aussi bien naturel que bâti ()./. La pente de toiture ne devra pas être inférieure à un angle de 30° (). "

10. Pour rechercher l'existence d'une atteinte de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il appartient à l'autorité administrative compétente d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction pourrait, compte tenu de sa nature et de ses effets, avoir sur le site. Il est exclu de procéder, dans le second temps du raisonnement, pour apprécier la légalité du permis de construire délivré, à une balance d'intérêts divers en présence, autres que ceux visés par le plan local d'urbanisme de la commune.

11. Il résulte des énonciations de l'arrêté attaqué que le maire de Villecresnes a opposé à la demande de la société pétitionnaire le motif tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UD11 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que la clôture sur rue ne s'inscrit pas harmonieusement dans l'environnement avec trois écritures architecturales différentes, que les éléments de clôture et de portails ne constituent pas un ensemble qualitatif pour l'espace public et que les façades sur rue et jardin ne sont pas qualitatives par l'implantation et le nombre d'ouvertures pratiquées. Dans ses écritures, la commune fait également valoir que le projet méconnaît les dispositions précitées dès lors que le pourcentage de pente de toiture est inférieur à 30 degrés. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, en particulier de la notice descriptive du dossier de demande de permis de construire et des photographies des maisons situées dans l'environnement du projet, que les constructions et clôtures situées dans cet environnement ne présentent aucune homogénéité de forme, de volume et d'aspect tant en ce qui concerne les couleurs que les matériaux utilisés. Il ressort, par ailleurs, des représentations graphiques, que les clôtures projetées, constituées d'un portillon plein à lames horizontales d'une hauteur d'1,47 m, d'un portail à barres métalliques fines d'une hauteur de 2,00 m et d'une clôture métallique à lames horizontales ajourées, présentent, une certaine cohérence d'ensemble tant du point de vue des couleurs (gris), des matériaux (métal) que du style contemporain constant. La circonstance que le projet en litige comporterait un trop grand nombre d'ouvertures en façade, alors qu'au surplus aucune disposition du règlement du plan local d'urbanisme n'impose un traitement particulier en terme de nombre d'ouvertures et que les constructions avoisinantes comprennent parfois quatre ouvertures par niveau, ne saurait caractériser un défaut d'insertion dans l'environnement. Il suit de là que la construction projetée ne saurait être regardée comme portant atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, ce qui ne saurait, en tout état de cause, résulter du seul pourcentage de l'angle de la toiture, alors qu'au surplus, cette pente doit être appréciée en degrés aux termes des dispositions de l'article UD 11 du règlement du plan local d'urbanisme sus-rappelées. Par suite, la SCI Souarid est fondée à soutenir que le maire de Villecresnes a inexactement apprécié les circonstances de l'espèce en retenant que le projet méconnaissait les dispositions de l'article UD 11 du règlement du plan local d'urbanisme.

12. En cinquième lieu, aux termes des dispositions de l'article UD4 du règlement du plan local d'urbanisme : " Compte tenu de leur fonction, tous les bâtiments sont assujettis à l'obligation de raccordement des seules eaux usées domestiques aux réseaux publics d'assainissement ; contrairement aux eaux usées non domestiques et aux eaux pluviales pour lesquelles il n'y pas la même obligation./. Toutes les constructions neuves devront disposer d'un réseau intérieur de type séparatif jusqu'en limite de propriété réalisé conformément à la réglementation en vigueur. Il en sera de même pour les constructions existantes faisant l'objet de réhabilitation ou de travaux d'amélioration, agrandissement, changement de destination, etc. L'assainissement des propriétés raccordées au réseau devra respecter les prescriptions énoncées dans le règlement d'assainissement du gestionnaire ou propriétaire du réseau sur lequel le raccordement est envisagé. Si le raccordement est envisagé sur le réseau départemental, il respectera les dispositions du Règlement de Service Départemental de l'Assainissement (). Les règlements du SYAGE en vigueur sont applicables sur le territoire de la commune en ce qui concerne les eaux usées et les eaux pluviales. () Les réseaux internes à la parcelle privative seront de type séparatif et devront respecter l'ensemble des dispositions règlementaires relatives à l'assainissement et à la gestion des eaux pluviales. () ".

13. D'une part, la SCI Souarid soutient que le maire de Villecresnes ne pouvait pas lui opposer le motif tiré de l'incompatibilité du projet avec le règlement du SyAGE sans avoir saisi préalablement ce syndicat qui est seul compétent en la matière. Toutefois, aucune disposition législative ou règlementaire n'impose que le service chargé de l'instruction de la demande de permis de construire soit tenu de saisir le gestionnaire du réseau. D'autre part, il ressort des pièces du dossier, en particulier de la notice descriptive du dossier de demande de permis de construire, que le projet prévoit un rejet dans le réseau unitaire de 2l/ha/seconde et une infiltration à la parcelle pour le surplus. Ce dispositif, en se connectant au réseau unitaire et non au réseau séparatif, méconnaît, par suite, les dispositions précitées. Enfin, la circonstance qu'un raccordement au réseau d'assainissement serait préexistant aux travaux envisagés est sans incidence sur l'obligation faite au pétitionnaire de se conformer aux dispositions précitées du règlement du plan local d'urbanisme qui s'appliquent également aux constructions existantes faisant, comme en l'espèce, l'objet d'un agrandissement. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UD4 du règlement du plan local d'urbanisme ne pourra qu'être écarté en toutes ses branches.

14. En sixième lieu, aux termes des dispositions de l'article UD12 du règlement du plan local d'urbanisme : " le nombre minimum de places de stationnement à réaliser, pour les locaux d'habitation () / T2 et plus est de 2 places par logement dont au moins une dans le volume de la construction () Les dimensions minimales de chaque place de stationnement devront être d'une longueur de 5,00 m pour une largeur de 2,50 m. A distribution, leur tracé en plan et les profils en long de leurs accès, doivent être étudiés de façon à éviter des manœuvres rendant l'usage de ces places illusoire, voire impossible. () le stationnement des deux roues doit être assuré avec au moins un emplacement par logement. ".

15. Il est constant que le projet en litige consiste en la création de deux logements, de sorte que quatre emplacements de stationnement doivent être créés dont deux au moins dans le volume de la construction, ainsi que deux emplacements dédiés au stationnement des deux roues. Il ressort des pièces du dossier que si quatre emplacements de stationnement sont prévus, seul l'un d'entre eux l'est dans le volume de la construction. A supposer même que cet emplacement situé dans le garage de la construction réponde aux exigences des dispositions précitées en terme de dimensionnement, cette unique place est insuffisante pour l'application de ces dispositions et justifie que le maire de Villecresnes ait opposé un refus à la demande de permis de construire pour ce motif.

16. Il ressort des pièces du dossier que le maire de Villecresnes aurait pris la même décision en ne se fondant que sur les seuls motifs tirés de la méconnaissance des dispositions des articles UD4 et UD12 du règlement du plan local d'urbanisme qui étaient de nature à eux seuls à justifier la décision de refus de permis de construire en litige.

17. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la demande de substitution de motifs soulevée par la commune de Villecresnes, que les conclusions à fin d'annulation présentées par la SCI Souarid doivent être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

18. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté attaqué, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées ne peuvent être accueillies.

Sur les frais liés au litige :

19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Villecresnes, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la SCI Souarid demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SCI Souarid une somme de 1 500 euros à verser à la commune de Villecresnes au titre de ces mêmes dispositions.

D E C I D E:

Article 1er : La requête de la SCI Souarid est rejetée.

Article 2 : La SCI Souarid versera une somme de 1 500 euros à la commune de Villecresnes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SCI Souarid et à la commune de Villecresnes.

Délibéré après l'audience du 18 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. D , président,

M. Duhamel, premier conseiller,

M. Cabal, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juillet 2024.

Le rapporteur,

B. DUHAMEL

Le président,

M. DLa greffière,

M. C

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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